Les incontournables : Office Space (1999)

lundi 05 mars 2012 à 13:23

Une nouvelle chronique voit le jour sur Critictoo Cinéma avec Les Incontournables. L’idée est simple et purement indispensable à tout blog cinéma qui se respecte – pour faire un peu d’emphase. Globalement, il s’agit de présenter nos films préférés et ceux qui nous ont marqués au fil des ans.

Commençons avec ce qui est déjà une vieille référence à la rédaction, à savoir : Office Space. C’est une comédie écrite et réalisée par Mike Judge, le papa de Beavis & Butt-Head. Je n’aime pas spécialement cet animé et, franchement, à l’époque où ça passait (je n’ai pas essayé le revival 2011), je ne pouvais pas rester devant sans avoir envie de balancer ma télécommande sur l’écran. Ce sont les grognements et rires stupides des personnages qui me tapaient sur les nerfs.

Bref, Office Space nous parle de Peter Gibbons, un gars qui est informaticien chez Initech, une boite complètement rongée par sa politique de management où le rôle de l’employé est de se taire et de faire ce qu’on lui dit sans réfléchir. Un jour, Peter pète un câble et commence à vivre comme il l’entend. Ironiquement, sa carrière professionnelle ne fait que s’améliorer et lui, il est plus heureux – pour faire simple.

Office Space m’a toujours parlé parce que je me suis immédiatement identifié à Peter, probablement à cause du fait que j’étais dans l’informatique. Il étouffe dans son univers où il est traité comme une commodité et où l’aspect répétitif du travail et le peu de fierté qu’il en retire ne font que le ronger de l’intérieur. Il s’ennuie et déprime, tout simplement.

De plus, Initech est le prototype parfait de l’entreprise capitaliste qui déshumanise ses employés pour en faire des drones interchangeables. Gary Cole est génial dans le rôle du célèbre Bill Lumberg, responsable du management qui prend le peu de pouvoir qu’il a pour torturer psychologiquement des employés qui ont trop peur de perdre leur job pour lui répondre. Peter deviendra finalement un électron libre qui reprend le contrôle de sa vie enlevant ainsi à Lumberg l’ascendant qu’il avait sur lui et qui était suffisant pour l’empêcher d’être heureux.

Dans tout ça, on trouve celui qui est véritablement à l’origine du film, Milton, ou celui qui a juste été tellement poussé à bout qu’il finit par devenir effrayant et imprévisible – genre, tu ne serais pas surpris de le voir arriver un jour avec un fusil au travail.

À la fin du film, Peter a compris que pour être heureux, il devait littéralement prendre l’air. Il a appris à redevenir un individu au contrôle de son existence, laissant derrière lui son travail dans un cubicle.

Bien entendu, Office Space étant une comédie, ça se doit marrant, et ça l’est. C’est pour ça que le film est devenu culte, car en plus de son message, le film recèle de scènes et de dialogues purement excellents, en plus d’une iconographie très marquante.

Je ne me lasse jamais de le revoir, car ses thématiques semblent juste intemporelles. On veut tous être heureux et ne pas être réduits à notre travail.

Réalisateur & Scénariste : Mike Judge.
Casting : Ron Livingston, Jennifer Aniston, David Herman, Ajay Naidu, Diedrich Bader, Gary Cole, Stephen Root, John C. McGinley.