Les Incontournables : Pitch Black (2000)

jeudi 12 septembre 2013 à 10:56

Pitch Black (2000)Avant la sortie en salle de la troisième aventure cinématographique de Riddick, toujours incarné par Vin Diesel, je me suis dit que j’allais revoir une fois de plus Pitch Black, étant donné que c’est une raison comme une autre de le faire. En général, je le regarde d’ailleurs sans raison. Il faut dire que ce film de David Twohy a étrangement trouvé une place confortable sur la liste de ceux que je ne me lasse pas de revoir. Ce n’était pas forcément gagner au départ.

En fait, je l’ai découvert parce que Claudia Black joue dedans. À l’époque, elle était également dans une excellente série de SF appelée Farscape. Du coup, au moment où Pitch Black est sorti, il a fait parler dans le milieu des sériephiles sur le net, on n’était finalement pas si nombreux que ça en 2000, les informations faisaient rapidement le tour et la réputation du long-métrage a vite grandie. Trop, puisque quand j’ai eu l’occasion de le voir, j’ai été légèrement déçu. Heureusement, je lui ai par la suite donné une seconde chance.

Pitch Black est un film assez simple et c’est pour cela qu’il est aussi efficace. Ça et le fait que son antihéros, le fameux Riddick est un véritable badass qui fascine. L‘histoire s’ouvre sur un vaisseau-cargo qui s’écrase sur une planète en apparence déserte qui est entourée par 3 soleils qui font que la nuit ne tombe qu’une fois tous les 22 ans – ce qui se trouve être dans les 24 heures qui viennent. Un petit groupe de survivants l’ignorent, mais découvrent sans tarder que, dans l’ombre de la planète, des aliens mortels résident en attendant de pouvoir chasser. La nuit arrivant, ils ne le restent pas beaucoup de temps pour s’enfuir.

Pitch Black (2000)

Globalement, le film est un survival horror de science-fiction qui s’appuie sur des ressorts dramatiques classiques. Il tire cependant son épingle du jeu grâce à une exposition efficace qui fait que l’on s’investit dans les personnages. Certains sont là pour se faire éliminer rapidement, mais les survivants évidents apportent une réelle dimension à l’histoire, tout particulièrement dans son exploration de la nature humaine et du mal qui réside en chacun. De leur côté, les aliens sont assez intéressants, mais ne volent pas la vedette pour autant.

À ce niveau, c’est Riddick qui s’affirme naturellement. Le fait est qu’il assume totalement son côté bestial pour ensuite finir par laisser une part d’humanité reprendre – même brièvement – le dessus, sert à dresser un portrait fascinant.

Tout ceci reste néanmoins à un niveau qui nous tient éloignés de l’œuvre métaphysique profonde. C’est tout de même suffisamment bien écrit et interprété pour que Pitch Black impose une véritable personnalité qui lui permet de s’élever légèrement au-dessus de la masse d’autres films de ce genre qui pullulaient à une époque.

Aujourd’hui en tout cas, il fait donc partie de ces films que je ne me lasse pas de revoir et, dans une moindre de mesure, sa suite, The Chronicles of Riddick, mérite également le coup d’œil. Elle ne possède pas l’efficacité Pitch Black, se perdant dans sa mythologie qui est trop lourdement amenée, et c’est probablement pour cette raison que le troisième opus retourne aux origines, en espérant qu’il trouve à son tour de quoi marquer sa différence.