Les Incontournables : Qui veut la peau de Roger Rabbit ? (1988)

vendredi 28 juin 2013 à 11:42

Qui veut la peau de Roger Rabbit ? (1988)Il fut un temps où le public perdait son intérêt dans le cinéma d’animation, Disney touchait alors plus les spectateurs avec ses films non-animés, jusqu’à ce qu’un long métrage hybride rencontre un gros succès et relança la machine.

Je parle bien entendu de Who Framed Roger Rabbit de Robert Zemeckis, la rencontre parfaite entre deux univers qui enchanta des millions de téléspectateurs à travers le monde, dont moi. J’ai adoré chaque visionnage et, même s’il a pris un léger coup de vieux, il tient aujourd’hui encore assez bien la route.

Sorte de mélange entre l’hommage et la parodie de film noir, Who Framed Roger Rabbit nous entraine en 1947, dans un Hollywood de Fantasy où les personnages de dessins animés sont réels et côtoient les humains. Le détective privé Eddie Valiant a une dent contre eux, mais il accepte tout de même de suivre Jessica Rabbit, la femme de Roger Rabbit, qu’il observa avec un homme, Marvin Acme, le propriétaire de Toontown – la ville des toons. Quand ce dernier est retrouvé mort, Roger est le suspect numéro 1 et il devra convaincre Eddie de l’innocenter.

Qui veut la peau de Roger Rabbit ? (1988)

Qui veut la peau de Roger Rabbit ? (1988)

La trame de l’histoire est assez basique, reprenant tous les codes du genre, mais en les adaptant à la folie des toons, et il y en a certains qui sont réellement dingues. Ça déborde d’imagination de tous les côtés et le rythme est parfaitement entretenu. Mais ce qui fait que ça fonctionne vraiment est que c’est fait sérieusement, en embrassant complètement le concept pour offrir une fusion totale entre deux univers aux règles différentes. Bob Hoskins qui est par ailleurs excellent en Eddie Valiant, fait la majorité du travail pour donner corps au monde animé qui l’entoure.

Tout cela ne date donc pas d’aujourd’hui et l’animation a pris quelques rides, ce qui donne un côté encore plus rétro à l’univers du film, mais ça n’entame pas spécialement son charme.

En tout cas, Who Framed Roger Rabbit reste vraiment divertissant. Une véritable réussite qui manque peut-être par moment de finesse, bien que le scénario ne soit pas pour autant dénué de subtilités – la construction de son intrigue et son regard sur l’industrie hollywoodienne et la transformation de Los Angeles le démontrent bien. Je suppose que l’avoir découvert à l’époque de sa sortie me rend indulgent sur certains points, néanmoins, il reste pour moi une œuvre importante.

Réalisateur : Robert Zemeckis ; Scénaristes : Jeffrey Price, Peter S. Seaman.
Casting : Bob Hoskins, Christopher Lloyd, Charles Fleischer, Stubby Kaye, Joanna Cassidy.