Les Incontournables : Rencontres du troisième type (1977)

jeudi 25 juillet 2013 à 13:56

Rencontres du troisième type (1977)Je crois avoir toujours eu un penchant pour la science-fiction, mais jamais je ne donnerais de crédit à E.T. pour ça. Par contre, il est indéniable que Close Encounters of the Third Kind a joué un rôle important. Je pense que c’est parce que Spielberg embrasse cette étrange sous-culture qui s’est développée autour des soi-disant rencontres avec des êtres venus de l’espace et lui donne corps sans la tourner à la dérision. Au contraire, il ajoute même un joli message d’espoir avec une touche humaniste.

Pour ceux qui ne connaissent pas, Close Encounters of the Third Kind nous parle de Roy Neary (Richard Dreyfuss), un électricien qui se rend sur le lieu d’une panne quand des soucoupes volantes croisent sa route. Après ça, il devient obsédé par une forme qu’il n’arrive pas à identifier. En parallèle, à différents endroits du globe, d’étranges évènements se produisent, entrainant l’équipe du Dr Lacombe (François Truffaut) sur la piste d’un moyen de communication avec les extra-terrestres.

Rencontres du troisième type (1977)

Le film suit donc plusieurs intrigues qui évoluent pour finalement se rassembler au pied de la montagne qui hante ceux qui ont eu une rencontre du premier type avec des soucoupes volantes. L’histoire est plus au sujet de la réponse à un traumatisme, du besoin viscéral de donner un sens à quelque chose que l’on ne peut pas comprendre, plus qu’à servir du suspense à grosse dose. D’ailleurs, Spielberg s’éloigne clairement d’une approche plus orientée sur le thriller pour privilégier l’observation des réactions de ses personnages avant de les envoyer dans une aventure qui les aidera à trouver ce qui leur manque dans leur existence. Les extra-terrestres ne sont pas remis en cause et sont par ailleurs représentés comme étant plus une récompense qu’autre chose. L’hostilité n’est pas de mise.

Rencontres du troisième type (1977)

Close Encounters of the Third Kind est peut-être trop optimiste dans ce sens, nous montrant l’esprit scientifique au contrôle, alimenté par la quête de réponses et jamais freiné par l’armée ou autre puissance inconnue. Il faut croire que Spielberg a tout de même oublié quelques poncifs du genre, comme les hommes en noirs. Ce n’est pas plus mal, ça évite que la carte paranoïaque enfonce le scénario dans une voie qui aurait sérieusement pu altérer sa tonalité générale.

En grandissant, Close Encounters of the Third Kind s’est imposé naturellement à moi d’un point de vue culturel. Je l’ai toujours trouvé étrangement fascinant sans jamais réellement parvenir à mettre le doigt sur ce qui faisait qu’il avait un tel impact sur moi. Peut-être que je me retrouvais à un degré léger dans l’obsession de Roy à moins que ce soit de voir la quête des scientifiques trouver sa voie vers l’inconnue pour finalement aboutir à une récompense plus grande qu’espérée ; ce n’est peut-être qu’un effet de la belle cinématographie. Allez comprendre, Spielberg sait comment faire rêver.

Réalisateur & scénariste : Steven Spielberg.
Casting : Richard Dreyfuss, François Truffaut, Melinda Dillon, Teri Garr, Cary Guffey, Bob Balaban, Josef Sommer, Lance Henriksen.