Let the Right One In (Morse – 2008)

mardi 28 septembre 2010 à 23:36

Résumé : Oskar est un adolescent fragile et marginal, totalement livré à lui-même et martyrisé par les garçons de sa classe. Pour tromper son ennui, il se réfugie au fond de la cour enneigée de son immeuble, et imagine des scènes de vengeance. Quand Eli s’installe avec son père sur le même palier que lui, Oskar trouve enfin quelqu’un avec qui se lier d’amitié. Ne sortant que la nuit, et en t-shirt malgré le froid glacial, la jeune fille ne manque pas de l’intriguer… et son arrivée dans cette banlieue de Stockholm coïncide avec une série de morts sanglantes et de disparitions mystérieuses. Il n’en faut pas plus à Oskar pour comprendre : Eli est un vampire. Leur complicité n’en pâtira pas, au contraire…

Tout d’abord, j’ai opté pour le titre anglais, au lieu du titre original, dans le titre, avant tout car c’est avec celui-là que je connais le film et que Fabien vous en a parlé plein de fois sur ces pages. Le titre original, c’est Låt den rätte komma in, et franchement, je ne me souvenais pas du tout du titre français.

Passons là-dessus. Cela fait maintenant très longtemps que j’aurais dû voir Let the Right One In, mais à force de ne pas le mettre, j’ai fini par simplement le laisser de côté, et l’approche du remake américain me semblait le moment opportun. D’autres en profiteront pour faire un revisionnage, moi simplement pour voir le métrage pour la première fois (sans passer par la case littéraire).

J’admets avoir eu quelques difficultés à rentrer dans l’histoire, surtout que s’il y a une chose que le film ne fait pas, c’est prendre son spectateur pour un idiot. Les dynamiques relationnelles ne sont pas explicitées, de même que le scénario ne tente aucunement de bourrer le film d’explications en tout genre. Le développement de l’histoire se chargera d’approfondir certaines questions.

Au départ, je trouvais donc un peu dommage que la relation entre Eli et « son père ». Mais au vu de la construction narrative, et du développement qui se fait entre Eli et Oskar, c’est assez logique. L’un au contact de l’autre, ils vont évoluer et créer un lien solide. En parallèle, j’ai beaucoup aimé le coup des chats et la transformation qui a lieu. Cela permet de bien enrichir l’univers du film et de fournir une approche plus pertinente à l’aspect surnaturel qu’Eli vient compléter à l’aide de quelques scènes.

L’ambiance du film se montre aussi assez pesante, et la musique est très belle. En tout cas, il est difficile de rester de marbre.

Réalisateur : Tomas Alfredson; Scénariste : John Ajvide Lindqvist
Casting : Kåre Hedebrant, Lina Leandersson, Per Ragnar