Love and Other Drugs (2010)

lundi 14 février 2011 à 23:43

C’est la Saint Valentin, prétexte comme un autre pour regarder Love, et autres drogues, comédie romantique de Edward Zwick.

À l’image des autres films du réalisateur, on tient un long-métrage assez long, surtout pour le genre, vu qu’on frôle les deux heures. Pas de surprises, Love and Other Drugs aurait gagné à voir au moins un quart d’heure passer à la trappe.

Le film met donc en scène Jake Gyllenhaal dans la peau d’un jeune commercial dans le New York des années 90. Il va se lancer dans la vente de produits pharmaceutiques, et utiliser son charme et son sourire pour ouvrir des portes. Après tout, cela fonctionne avec les femmes, et c’est elles qui donnent accès au médecin. De fil en aiguille, il va rencontrer Anne Hathaway, aussi indépendante et charmeuse que lui, mais qui a Parkinson. De là, je vous laisse déduire la suite !

Le film devait avoir son contexte pour lui, surtout qu’il y a l’arrivée du Viagra sur le marché. Le fait est que tout ceci permet de fournir un dynamisme et un rythme à l’ensemble, mais rien n’est complètement exploité. Il va se faire du pognon, et tant mieux pour lui. Pour le reste, on ne peut pas dire que l’histoire se donne la peine d’étoffer vraiment quoi que ce soit.

La romance est donc là, et tant qu’à faire, on fout les deux acteurs à poils. Pas de raison de se priver ! Enfin, l’histoire d’amour est construite sur les névroses psychologiques, la maladie et la nonchalance. Le résultat n’est pas désagréable à suivre, si ce n’est qu’il y a des moments où j’ai eu des difficultés à trouver la jeune femme sympathique. Le problème principal est qu’ils sont d’une prévisibilité déconcertante, tout en essayant de jouer la carte de la malignité. Par moment, c’est un peu chiant.

Bref, l’histoire prend des tournants vraiment évidents, pour nous mener tranquillement à sa conclusion. Il y avait du panache au point de départ, et un contexte riche, mais malgré la durée on ne peut pas dire que le film saura dignement exploiter son matériel. Cela reste sympathique à suivre, aidé par le charme de ses deux acteurs principaux, mais j’admets bien volontiers que j’aurais aimé que cela se révèle moins anodin.

Réalisateur : Edward Zwick; Scénaristes : Edward Zwick, Charles Randolph, Marshall Herskovitz
Casting : Jake Gyllenhaal, Anne Hathaway, Josh Gad, Judy Greer, Gabriel Macht , Oliver Platt, Hank Azaria, George Segal, Jill Clayburgh, Katheryn Winnick, Jaimie Alexander, Nikki DeLoach