Ocean’s Twelve (2004)

samedi 28 juillet 2012 à 12:06

Je gardais un souvenir plutôt négatif de ce second opus de la série des Ocean – quoique toujours mieux que le troisième. Pour le coup, je ne m’étais jamais replongée dans le film, jusqu’à présent.

Trois ans se sont passés depuis le premier film et Terry Benedict veut récupérer son argent. Il a touché l’assurance, mais c’est avant tout une question d’égo. Il retrouve donc Daniel Ocean et son équipe et leur annonce qu’ils ont deux semaines pour le rembourser – avec intérêt.

Autant dire que le point de départ apparait très vite poussif, même si l’explosion de la voiture de Rusty est là pour signifier la menace représentée par Benedict. D’une certaine façon, cela donne le ton, car si le premier se voulait être un film de braquage qui a la classe, le second plonge dans l’auto-parodie à tous les niveaux.

Pour le coup, revoir Ocean’s Twelve a été une sacrée bonne surprise, dans le sens où ce n’était pas du tout le film que j’avais en mémoire. Tout le monde est plus ou moins déchainé du début à la fin, alors que Soderbergh se lâche en retombant dans ses habitudes de réalisateur (particulièrement les passages dans les scènes d’hôtel).

Surtout, les dialogues sont bourrés de répliques à mourir de rire, de situations absurdes, d’exagération juste pour le fun. Les gags récurrents sont soient accentués ou tournés à la dérision, le tout avec une grande nonchalance. Clairement, tout dans ce film dit que c’est juste pour le délire et j’imagine que j’étais passée à côté la première fois. Pour le coup, alors que j’avais trouvé les personnages de Vincent Cassel et de Catherine Zeta-Jones plus encombrants qu’autre chose, c’est tout l’opposé cette fois-ci. Cassel en voleur français à l’égo surdimensionné vient apporter du crédit à l’exubérance de l’histoire, sans compter la scène-référence à Haute Voltige, qui est le bouquet final ; la romance entre Zeta-Jones et Brad Pitt est bien mieux traitée que je ne m’en souvenais, en jouant un rôle primordial dans le déroulement de l’intrigue.

En fait, le film connait un petit passage à vide avec Tess en Julia Roberts, bien trop forcé pour être convaincant, même s’il faut noter que Matt Damon est sans conteste l’acteur qui se donne le plus de mal dans l’ensemble. J’ai toujours gardé en mémoire qu’il était bon dans la série, et c’est vraiment le cas.

J’aurais dû donc revoir Ocean’s Twelve bien plus tôt, car il n’y a rien à dire, le film est énergique, boosté par l’alchimie de son casting et son sens de l’autodérision.

Réalisateur :  Steven Soderbergh ; Scénariste : George Nolfi
Casting : George Clooney, Brad Pitt, Matt Damon, Don Cheadle, Bernie Mac, Casey Affleck, Scott Caan, Shaobo Qin, Carl Reiner, Elliott Gould, Eddie Jemison, Julia Roberts, Catherine Zeta-Jones, Andy Garcia, Vincent Cassel, Bruce Willis, Albert Finney, Eddie Izzard, Robbie Coltrane.