TIFF’10: le palmarès

dimanche 19 septembre 2010 à 21:32

Le Toronto International Film Festival s’est terminé aujourd’hui, et avec la fin, vient la remise des prix. Pour rappel, il n’y a pas de compétition officielle, mais un jury se prononce pour les films canadiens, tandis que le public est invité à voter et que la Fipresci remet deux prix, comme vous pouvez le voir ci-dessous.

Le prix du public est donc remis à The King’s Speech et la Fipresci en a remis un à Beautiful Boy. Si je le signale, c’est que c’est clairement deux films que je verrais et qui viendront garnir les colonnes de Critictoo Cinema dans un futur incertain.

Meilleur court métrage canadien :
« Les fleurs de l’age » Vincent Biron

Meilleur premier film canadien (Skyy Vodka Award) :
« The High Cost Of Living » Deborah Chow

Meilleur film canadien (The City of Toronto Award) :
« Incendies » Denis Villeneuve

Prix « Découverte » de la Fédération internationale des critiques de cinéma (Fipresci) :
« Beautiful Boy » Shawn Ku

Prix « Présentation spéciale » de la Fédération internationale des critiques de cinéma (Fipresci) :
« L’Amour Fou » Pierre Thoretton

Prix du public :
« The King’s Speech » Tom Hooper
Second : « The First Grader » Justin Chadwick

Prix du public (Midnight Madness) :
« Stake Land » Jim Mickle
Second: « Fubar II » Michael Dowse

Prix du public (documentaire) :
« Force Of Nature: The David Suzuki Movie » Sturla Gunnarsson
Second: « Nostalgia For The Light » Patricio Guzman

(Untitled) (2009)

dimanche 19 septembre 2010 à 19:03

Résumé : Un musicien incompris rencontre une galeriste qui lui offre l’opportunité de trouver une audience pour son travail.

Voilà un film dont j’avais presque oublié l’existence, alors que j’avais pourtant bien envie de le voir quand le trailer était sorti.

C’est l’histoire d’un artiste musicale qui fait de l’art, mais qui n’a pas de succès. Il va rencontrer une galeriste qui va lui proposer de venir jouer lors de l’inauguration d’une de ses expositions. Là on va donc entrer dans le monde de Madeleine qui sert aux artistes pour s’exprimer. Mais qu’est-ce qu’est l’art ?

C’est la grosse question autour de laquelle tout tourne dans le film. On a l’artiste qui vend, mais n’a pas sa place dans une galerie, celui qui fait composer ses œuvres par d’autres, celui qui cherche à donner un sens au vide – littéralement – et l’acheteur qui n’y comprend rien, mais qui veut posséder des œuvres, non pas pour leur signification, leur beauté ou autre, mais parce qu’en faisant ainsi il a l’air moins chiant.

On plonge donc dans un ridicule ironique avec des personnages qui détestent l’ironie. Adrian tente de composer sa musique alors qu’on lui dit que c’est de la merde. Son frère hallucine son art et sa relation avec Madeleine, alors que celle-ci cherche tout le temps l’artiste qui marquera l’histoire.

Au final, la pointe de sagesse vient d’un vieux compositeur qui révèle à Adrian que c’est le processus créatif qui est important.

En tout cas, Adam Goldberg excelle une fois de plus dans le rôle du frustré. Le reste du casting est également assez juste et plutôt sobre, malgré l’ambiance proche de la caricature qui se dégage parfois.

Le problème du film est par contre qu’il donne trop de place à son sujet et pas assez à ses personnages. On tourne autour du sens et de la forme de l’art avec les artistes qui, au final, auraient mérité d’être moins accessoirisés.

En tout cas, (Untitled) est sympathique et possède un second degré qui n’est pas désagréable.

Réalisateur : Jonathan Parker ; Scénaristes : Catherine DiNapoli, Jonathan Parker.
Casting :
Adam Goldberg, Marley Shelton, Eion Bailey, Lucy Punch, Vinnie Jones, Zak Orth, Ptolemy Slocum..

The Special Relationship (2010)(TV)

dimanche 19 septembre 2010 à 18:19

Résumé : De 1992 à 2001, la relation spéciale entretenue par Tony Blair et Bill Clinton et l’influence qu’elle aura sur les évènements …

The Special Relationship est le troisième film écrit par Peter Morgan autour de Tony Blair. Après The Deal, le plus connu The Queen, il nous livre The Special Relationship, qui, comme son titre l’indique, se concentre sur la particulière relation qui lie UK-US.

Morgan tente donc de montrer l’influence de Clinton sur Blair, lui vendant le concept d’héritage, et qui poussera plus tard le PM à se battre pour le Kosovo. Le film débute avec un Tony Blair jeune et naïf pour terminer sur un homme prêt à se battre et politiquement juste. Ce qui entrainera la suite nous est introduit, et il n’est alors pas difficile de comprendre pourquoi Morgan a évoqué la possibilité d’en faire un 4e, car il manque bel et bien un chapitre.

Quoi qu’il en soit, le film va quelque peu peiner au début, montrant avant tout le grand pouvoir américain et le respect sans bornes que lui voue Blair et qui le poussera à chérir cette relation, au détriment de l’Europe. Un choix qui aura des conséquences. J’ai trouvé la France légèrement caricaturale, surtout là pour montrer la dévotion de Blair aux US, et le fait que les Européens ont histoire conflictuelle avec l’Amérique. Enfin, le mot conflictuel est trop sophistiqué dans le cas présent vu le peu de place que cela occupe dans le film.

Bref, c’est l’affaire Lewinsky qui donnera le coup de boost nécessaire à The Special Relationship pour réussir à donner l’ampleur nécessaire à l’histoire. Surtout, Hope Davis vole complètement la vedette en Hillary Clinton. D’ailleurs, le film met assez bien en valeur les différences de techniques qui existe entre les deux pays, là où les Américains poussent sur la ressemblance (Dennis Quaid ayant pris pas mal de poids pour coller au physique), tandis que les Anglais ont plus tendance à jouer sur l’essence du personnage, laissant plus facilement l’apparence de côté. À ce stade, Michael Sheen est Tony Blair, c’est indiscutable, et plus les films passent, plus il est meilleur.

Enfin, le Kosovo viendra se mettre entre les deux hommes, affirmant des positions différentes, amplifiées par la crise dans laquelle Clinton s’est lui-même mis. Pour obtenir ce dont il a besoin, Blair devra pousser son allié au coin du mur, ne lui laissant plus le choix. Une décision nait d’un sentiment de trahison.

À l’arrivée, The Special Relationship possède une maitrise et une assurance qu’il n’y avait pas dans The Deal, et qui avait été clairement acquise avec The Queen. Par contre, le sujet m’apparaît bien plus vaste, et il est difficile par moment de ne pas avoir la sensation qu’il y avait beaucoup à dire et que certaines choses auraient méritée d’être mieux explorées.

Réalisateur : Richard Loncraine; Scénariste : Peter Morgan
Casting : Michael Sheen, Dennis Quaid, Hope Davis, Helen McCrory, Mark Bazeley, Chris Wilson, Adam Godley.

Un nouveau trailer et plusieurs affiches pour Due Date

vendredi 17 septembre 2010 à 21:36

Nouveau jet promotionnel pour Due Date (Date Limite), qui nous apporte un nouveau trailer et des affiches.

C’est donc le premier trailer dans lequel on voit Michelle Monaghan, qui incarne la femme de Robert dans le film. Le trailer en montre donc un peu plus, et il y a de bons trucs dedans.

Rayon affiche, j’avais la première sur mon bureau depuis quelques temps, mais je ne l’avais pas posté sur le site. Je profite donc de ce billet pour la joindre avec les autres posters. J’aime bien le dernier, avec les miles, c’est bien pensé.

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Affiche UK : Let Me In

vendredi 17 septembre 2010 à 18:28

Je pensais avoir fait le tour pour les affiches de Let Me In, mais voila la britannique qui arrive et qui, comme la française, apporte un style différent qui me parait bien en accord avec l’histoire du film. Ce dernier a d’ailleurs reçu pas mal de bonne presse au TIFF ’10, ce qui est encourageant, même si ceux qui clament « meilleur que Let The Right One In » pourraient parler un peu vite, surtout quand on connaît l’aversion des américains pour les films en langue étrangère.

Galerie : The Kids Are All Right

jeudi 16 septembre 2010 à 19:07

Aujourd’hui, une petite galerie pour le film The Kids Are All Right car j’avais envie de faire une galerie, et que c’est un long-métrage que j’ai bien envie de voir.

L’histoire, c’est celle de deux enfants ayant été conçu par insémination artificiel qui décide de retrouver leur père biologique. Son arrivée dans la famille va créer quelques complications.

Au casting, il y a Annette Bening, Julianne Moore, Mark Ruffalo, Mia Wasikowska et Josh Hutcherson.

Le film sort le 6 octobre en France.

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Trailer : The Fighter

jeudi 16 septembre 2010 à 11:30

Le film de David O. Russell a le droit à son premier trailer. J’ai déjà parlé de The Fighter sur le blog avec quelques photos.

Enfin, le long-métrage se base sur l’histoire vraie – dans les années 80 – des frères Ward. Dicky Eklund (Christian Bale) est un boxer devenu entraineur après des problèmes de drogues. Son demi-frère, “Irish” Micky Ward (Mark Wahlberg), va donc avoir l’opportunité de s’imposer dans le milieu. Avec les deux acteurs principaux, il y a Amy Adams et Melissa Leo pour les premiers rôles féminins.

Trailer : The Tourist

mercredi 15 septembre 2010 à 19:32

Il y a des moments où je suis un peu déconnecté de l’actu et je passe légèrement à côté de certains projets de films. Du moment que je ne rate pas le trailer, tout va bien ! The Tourist, tout ce que j’en savais jusqu’à aujourd’hui, c’est que c’est avec Angelina Jolie et Johnny Depp. Honnêtement, c’est tout ce qu’il me faut pour le regarder de toute façon. Maintenant, il y a le trailer et il m’a véritablement donné envie de le voir. Je sais donc de quoi ça parle, mais je ne vous raconte pas, puisqu’il vous suffit de regarder pour le découvrir :

Portraits TIFF ’10 : Conviction, Trigger, Buried, Submarine, Rabbit Hole, Henry’s Crime

mercredi 15 septembre 2010 à 17:01

Nouvelle fournée de portraits du TIFF’10 plus importante que les précédentes, mais je n’ai rien posté sur le sujet hier. Dedans quelques films qui furent déjà évoqués dans le coin, comme Conviction, Trigger et Submarine. Avec eux, Buried, Rabbit Hole et Henry’s Crime.

Conviction – Pamela Gray, Melissa Leo, Juliette Lewis, Minnie Driver, Hilary Swank, Sam Rockwell, Tony Goldwyn et Betty Anne Walters.

Trigger – Le réalisateur Bruce MacDonald, Don McKellar, Molly Parker, et le scénariste Daniel MacIvor.

Buried – Ryan Reynolds, Rodrigo Cortes & Chris Sparling

Submarine – Ben Stiller, Craig Roberts, Richard Ayoade & Yasmin Roberts.

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Wild Target (Petits meurtres à l’Anglaise – 2010)

mardi 14 septembre 2010 à 22:57

Résumé : Victor Maynard , un assassin vieux et solitaire, vit pour satisfaire sa formidable mère Louisa. Sa routine professionnelle est interrompue quand il se trouve attiré par l’une de ses prochaines victimes, Rose. Il épargne sa vie et obtient inopinément un jeune apprenti dans le processus, Tony.

Wild Target est le remake du film français, Cible émouvante. D’ailleurs, le personnage principal porte le même nom, à une lettre près (chez nous, c’est Meynard, et non Maynard).

Enfin, passons sur l’historique, Wild Target est une comédie qui cherche avec son ton légèrement décalé à s’affirmer. Le résultat est plutôt mitigé dans le registre, car on surfe au final sur la pente de l’exubérance qui est en fait très conventionnelle.

Pour le coup, c’est le casting qui maintient le bateau à flot. Non pas que le film soit mauvais, il fait passer une soirée plutôt sympathique, mais il a plutôt une ambiance légère plus qu’il n’est parvenu à me faire rire.

Le problème, c’est que le début est assez entrainant, puis l’histoire relationnelle entre Victor et Rose finit par un peu trop prendre le dessus. Rupert Everett n’est alors jamais développé, et Martin Freeman souffre du même phénomène, alors qu’il y avait matière à faire pour les deux personnages.

Dans l’ensemble Rupert Grint en Tony est pas mal du tout, si ce n’est que lui aussi souffrira d’une absence de développement. En fait, c’est un peu le défaut majeur, il n’y a pas grand-chose d’étoffé.

Bref, c’est sans prise de tête, mais c’est un peu trop oubliable.

Réalisateur : Jonathan Lynn; scénariste : Lucinda Coxon
Casting : Bill Nighy, Emily Blunt, Rupert Grint, Rupert Everett, Eileen Atkins, Martin Freeman, Gregor Fisher, Graham Seed & Stephanie Lammond