Public Enemies (2009)

dimanche 01 novembre 2009 à 19:13

Public Enemies (2009)

Je ne sais pas si je dois présenter le film, car c’est encore un de ceux que tout le monde a vu avant moi, mais bon, on ne sait jamais qu’un jour quelqu’un tombe par hasard sur les archives du site et se demande de quoi je parle. Public Enemies est donc un film sur John Dillinger, le célèbre criminel américain des années 1930. A la réalisation, un Michael Mann qui ne lâche plus sa DV. Il en est tombé amoureux. On ne peut pas trop le lui reprocher, car il sait bien l’utiliser. Ici, cependant, ça pourrait déranger certains spectateurs, car cela offre une images parfois trop réaliste à un genre cinématographique qui s’appuie plus sur une iconographie qui fut justement relayée par le cinéma.

Je me demande parfois à quel moment Mann est devenu un cinéaste grand public, dans le sens blockbuster du terme. Ce Public Enemies, comme Miami Vice, possède la forme, mais clairement pas le fond, ce qui est au demeurant assez étrange quand on y pense. Moi, je ne vais pas m’en plaindre, Mann est un de mes réalisateurs préférés et j’aime voir dans ses films son obsession du détails mélangée à ses plans magnifiques au service d’un scénario qui offre des personnages à plusieurs dimensions – c’est la combinaison que j’ai justement du mal à assimiler aux blockbusters des studios US.

Bref, le point de départ du film est la volonté de Hoover de faire du bruit pour promouvoir son FBI et obtenir l’argent qu’il veut. Pour cela, il va lancer l’un de ses meilleurs agents et disciples, Melvin Purvis, à la poursuite de Dillinger, voleur de banque et accessoirement héros d’un peuple souffrant de la crise économique. Le problème pour Purvis va être de se rendre compte de ce que la méthodologie et les ambitions de son boss ne sont pas adaptés à l’arrestation de l’ennemi public numéro 1. Ce dernier en a bien conscience et profite de la vie comme elle vient, entre braquage de banque et la rencontre de l’amour de sa vie, Billie. Mais les temps changent et la police s’adapte composant avec la modernité de l’époque et apprenant des erreurs commises. Dans le fond, arrêté Dillinger n’aurait pas dû être aussi dure, mais les flics n’ont pas compris tout de suite qui il était et, surtout, sa façon de voir le monde et d’être fidèle envers ses amis.

Voilà donc, je ne vais pas m’étendre sur l’histoire plus longtemps, il y aurait probablement des pages entières à écrire dessus de toute façon. Quoi qu’il en soit, j’ai été très réceptif au film, bien que je craignais un peu la façon dont serait aborder la romance. Mais j’aurais dû être immédiatement plus confiant dans le réalisateur. D’ailleurs, ce dernier a réuni un casting tout bonnement impressionnant, et je ne parle pas que de Johnny Depp et Christian Bale qui sont très bons, mais aussi de l’interminable liste d’acteurs de talents qui peuplent le film d’un bout à l’autre, que ce soit dans un second rôle où pour deux scènes, à croire que tout le monde voulait en être.

Au final, 2h10 maîtrisée de bout en bout qui délivre une bonne dose de suspens, beaucoup d’intensité et une histoire captivante.

A