RocknRolla (2008)

samedi 10 janvier 2009 à 23:32

RocknRolla (2008)Caïd londonien, Lenny travaille à l’ancienne. Ce qui ne l’empêche pas de savoir à qui graisser la patte et de pouvoir faire pression sur n’importe quel ministre, promoteur immobilier ou malfrat en vue. D’un simple coup de fil, Lenny est capable de soulever des montagnes. Mais comme le lui dit Archy, son fidèle lieutenant, Londres est en train de changer : les mafieux des pays de l’Est, comme les petits voyous, cherchent tous à bouleverser les règles du milieu. Désormais, c’est toute la pègre londonienne, des gros bonnets aux petits poissons, qui tente de se remplir les poches en se disputant le coup du siècle. Mais c’est Johnny Quid, rock star toxico qu’on croyait mort, qui a les cartes bien en main…

Guy Richie s’est débarrassé de son poids mort et revient à ce qu’il sait faire. Avec la bande-annonce, on pouvait s’attendre à voir un Snatch en plus classe, vu qu’il y a, semble-t-il plus de fric et que les players sont plus classes… Résultat ? Tu te demandes. Et bien, non, Ritchie n’est pas vraiment de retour.

Bien entendu, il est assez clair que l’absence de Matthew Vaughn à la prod est certainement la principale raison de ce qui manque au film. Je ne dis pas que c’est mauvais, attention, mais même si Ritchie réussit à nous fournir un film plastiquement réussit, il n’en reste pas moins mou du bide.

Certaines scènes ont du punch, on retrouve par-ci par-là de belles réparties, il y a des plans artistiquement recherchés, mais l’ensemble manque de rythme, car ce brave Guy a voulu trop en dire, mais a perdu du temps sur du vent et il y a au final de gros manques.

Ce qui a de plus enthousiasmant c’est bien entendu le casting avec Tom Wilkinson que je vois, sans le faire exprès, pour la seconde fois de la semaine, Gerard Butler, Idris Elba, Mark Strong, Tom Hardy, Toby Kebbell, Matt King, mais également des Américains : Ludacris et Jeremy Piven. Ce dernier n’a malheureusement pas l’occasion de sortir le grand jeu, dommage. La partie féminine est un peu maigre, mais joliment représentée, avec une Thandie Newton totalement sous-exploitée et Gemma Arterton malheureusement presque anecdotique.

Du beau monde, mais la majorité ne sortira pas vraiment du moule. Butler étant celui qui s’en sort le mieux, tandis que Wilkinson est juste imposant comme d’habitude.

Bref, je me suis un peu ennuyé. Les scènes se suivent, simplement. Je pensais que l’imbroglio serait plus dur à suivre, mais c’est finalement assez linéaire vu qu’il n’y a que trop peu de joueurs à suivre.

Pour finir, le pire du film : la fin. Si ça ne sent pas le Layer Cake ! Non, mais franchement, là, c’est un peu énorme.

Petite déception donc, car je m’attendais, vu les critiques, à quelque chose de plus réussi et à moins de poudre aux yeux.

C+