Scott Pilgrim vs. the World (2010)

vendredi 29 octobre 2010 à 23:12

Résumé : Scott Pilgrim n’a jamais eu de problème à trouver une petite amie, mais s’en débarrasser s’avère plus compliqué. Entre celle qui lui a brisé le cœur et l’adolescente qui lui sert de distraction au moment où Ramona entre dans sa vie, l’amour n’a jamais été chose facile. Il va cependant vite réaliser que le nouvel objet de son affection traîne les plus singulières casseroles jamais rencontrées : une infâme ligue d’ex qui contrôlent sa vie amoureuse et sont prêts à tout pour éliminer son nouveau prétendant. Et s’il espère séduire l’amour de sa vie, il doit triompher de chacun d’eux avant que la partie soit bel et bien « over ».

Comme vous le savez, car vous êtes des lecteurs attentifs, Scott Pilgrim vs. The World est l’un des films qui m’intéressaient le plus cet année. Au début, parce que c’était le nouveau Edgar Wright, ensuite parce que j’ai adoré la BD.

C’est probablement à cause de ce second point que le film ne m’a pas parut aussi engageant que ça. Certes, au départ les deux formats sont assez similaires, mais ce qui est un vrai plaisir sur papier se transforme vite en une suite de clips flashy et agaçants à l’écran. Certes, l’iconographie référentielle était une part importante de la BD, mais l’histoire n’a jamais été sacrifiée par la surenchère, comme c’est le cas dans le film.

Heureusement, ça se calme un peu, mais l’histoire est vraiment synthétisée. Il est compréhensible que le scénario se libère d’une grosse partie de l’histoire originale, un film de pratiquement 2 heures ne peut pas contenir les 6 BDs, mais c’est dommage que l’on finisse par se retrouver avec une suite pratiquement ininterrompue de combats.

Cela dit, ceux-ci sont assez bien fait, même si le rythme du film rend parfois difficile l’appréciation du spectacle. D’un autre côté, ce n’est pas la seule chose qui est occasionnellement trop vite expédié.

Et pour revenir sur le côté adaptation, je n’étais pas convaincu par le choix de Michael Cera, car vous savez que je ne l’aime pas, vu qu’il ne sait jouer qu’un seul rôle. Ici, il ajoute une variante, car il fait comme d’hab, mais avec un peu plus d’énergie. Il reste mauvais, même si, pour le coup, c’est un peu à son avantage, car Scott est un personnage toujours à côté de la plaque et le scénario tend à supprimer ça. En fait, le Scott du film plane beaucoup moins que celui de la BD, pour le coup, ça élimine une grosse partie de l’humour, mais l’adaptation s’allège de tellement de choses, on ne peut pas forcément mettre ça au premier rang des victimes.

Bref, Cera n’est pas très bon, mais j’ai été content que ça ne soit pas le cas pour Kieran Culkin et Ellen Wong, car Wallace et Knives sont mes personnages préférés et ils conservent leur excellence à l’écran. D’ailleurs, les changements de l’histoire n’ont pas été trop nuisibles à Knives qui reste bien présente, même si son histoire est différente.

Quoi qu’il en soit, le film n’est pas à la hauteur de la BD, mais il faut passer outre, car c’était prévisible. Ce qui l’était moins, c’est que Wright livre un film plus tape à l’œil que dédié à ses personnages, contrairement aux précédents. Ici, Scott se fait trainer d’un bout à l’autre et nous avec. Pour le coup, arrivé au bout est assez éreintant.

Je suis donc quelque peu déçu, mais malgré toutes mes critiques, j’avoue que j’ai quand même apprécié le film même quand ça ressemble trop à Awkward Vs. Hipster. Ça divertit, c’est fun dans certaines limites, et les geeks les moins exigeants devraient être satisfaits des références.

Réalisateur : Edgar Wright ; Scénaristes : Michael Bacall & Edgar Wright.
Casting : Michael Cera, Mary Elizabeth Winstead, Chris Evans, Kieran Culkin, Anna Kendrick, Brandon Routh, Alison Pill, Brie Larson, Aubrey Plaza, Jason Schwartzman, Ellen Wong, Mae Whitman, Johnny Simmons, Mark Webber.