Slumdog Millionnaire (2008)

jeudi 15 janvier 2009 à 13:22

Slumdog Millionnaire (2008)

Résumé : Jamal Malik, 18 ans, orphelin vivant dans les taudis de Mumbai, est sur le point de remporter la somme colossale de 20 millions de roupies lors de la version indienne de l’émission Qui veut gagner des millions ? Il n’est plus qu’à une question de la victoire lorsque la police l’arrête sur un soupçon de tricherie.
Sommé de justifier ses bonnes réponses, Jamal explique d’où lui viennent ses connaissances et raconte sa vie dans la rue, ses histoires de famille et même celle de cette fille dont il est tombé amoureux et qu’il a perdue.
Mais comment ce jeune homme est-il parvenu en finale d’une émission de télévision ? La réponse ne fait pas partie du jeu, mais elle est passionnante.

Je suis à moitié maudite en ce mois de janvier. Après quelques désastres, j’avais opté pour Changeling, histoire de voir un bon film. Puis, voilà que j’ai l’impression que le cercle vicieux recommence, alors, naïve que je suis, je me dirige vers Slumdog Millionnaire, dont la pensée universelle a clamé que c’était un excellent film, golden globes à l’appui. Un certain consensus entoure donc le film, à son arrivée, nous promettant le meilleur Danny Boyle, là où tout le monde évite tant bien que mal de citer The Beach après son nom. On fait comme si ce n’était pas lui. Suis-je blasée ? Je ne crois pas, non. Mais des cercles vicieux comme celui-ci, ce n’est pas le premier. C’est un signe du destin, celui qui vous dit qu’il faut prendre ses distances, celui qui montre que vos goûts ont mûri, et que vous êtes aptes à vous forger de bonnes petites opinions par vous-même et de les exprimer. Plus personne ne peux vous corrompre, à part vous-même. Slumdog Millionnaire n’est pas un mauvais film, mais ce n’est pas un excellent film. C’est léché, oh oui, le monsieur, il sait filmer, il sait donner de belles images, celle que je qualifierais presque de typiquement anglaise, où on a passé le produit antiseptique dessus. Ça sent bon la naphtaline… C’est propre et c’est énervant. Slumdog Millionnaire, comme nous le dit le titre, c’est un pauvre qui va devenir riche. À la fameuse émission ‘Qui veut gagner des millions ?’ version Inde. Car le tout se passe là-bas. Why ? C’est l’adaptation d’un roman. Ce que je ne savais pas il n’y a pas deux semaines, voyez-vous. Mais on s’en fout. En Inde, on chope les Indiens et on les questionne, on les frappe pour savoir comment ils trichent à l’émission. Enfin, juste Jamal, qui nous raconte, flashback à l’appui, comment il connaissait les réponses. Dans sa plus grande misère, malheur ou bonheur, Boyle a trouvé le moyen de me rendre totalement hermétique. C’est trop gentil, c’est trop propre, c’est trop calculé. Pas de surprises au carrefour, l’émotion se veut absente, à l’exception peut-être du dernier quart d’heure de film. L’exaltation du jeu, que voulez-vous ! Va-t-il oui ou non gagner le million ? En tout cas, avec moi non.

A la télévision.

Réalisateur(s) : Danny Boyle et Loveleen Tandan; Scénariste : Simon Beaufoy, d’après le roman de Vikas Swarup.
Casting : Dev Patel, Freida Pinto, Azharuddin Mohammed Ismail, Ayush Mahesh Khedekar, Rubiana Ali, Madhur Mittal.