Smells Like Cheese : Warlock (1989)

jeudi 16 août 2012 à 10:04

Avant de devenir un scénariste respectable et respecté avec The Fugitive, David Twohy a signé quelques séries B. D’ailleurs, il ne s’est pas totalement arrêté après, mais c’est un autre sujet. Parmi ses premiers scénarii portés à l’écran, on trouve ainsi Warlock, l’histoire d’un sorcier qui fuit le Boston de 1691 où il est sur le point de se faire exécuter et se retrouve dans le Los Angeles de nos jours… celui de 1989 donc. Le tout est réalisé par Steve Miner a qui l’on doit surtout Forever Young, des films d’horreur à oublier et beaucoup d’épisodes de séries TV.

Quoi qu’il en soit, nous voilà en 1989 et c’est glorieux, tout particulièrement la garde-robe de Lori Singer. D’ailleurs, avant de continuer, je tiens à dire que ça faisait vraiment longtemps que je ne l’avais pas revue et c’est parce qu’elle a plus ou moins quitté le métier depuis l’annulation de VR.5, jusqu’à il n’y a peu, car elle a été guest star dans un épisode de L&O: SVU. Reprenons. La fin des années 80 ne sera pas pour autant responsable du pire de ce film, étant donné que les effets spéciaux sont simplement complètement moisis – vous voilà prévenus.

Je tourne un peu autour du pot, alors attaquons les choses dans l’ordre. Tout commence avec Julian Sands qui joue le Warlock et Richard E. Grant qui est Redferne, le chasseur de warlock – avec son accent, j’ai cru que c’était Redford au début (désolé). Le premier provoque une tempête spatiotemporelle et le second ne trouve rien de mieux à faire que le suivre. Hop, nous voilà en 1989 à Los Angeles. Pourquoi partir de Boston et arriver là ? Parce que le Diable veut que le Warlock réunisse The Grand Grimoire, un livre qui lui donnera le véritable nom de Dieu qu’il pourra utiliser pour annuler tout ce qu’il a fait – comprendre rebooter l’univers. Pourquoi voudrait-il mettre fin à toute la création ? Bonne question, mais il ne faut pas vraiment chercher à saisir les motivations du Warlock, il est juste la pire des pourritures qui s’amuse comme il peut, et en laissant des cadavres derrière lui généralement. Il est de toute manière convaincu que détruire l’univers est LA chose à faire pour obtenir le droit de se faire appeler le fils du Diable. N’a-t-il pas pensé qu’il n’y aurait plus personne à tourmenter après ça ? Il faut croire.

En tout cas, Redferne est déterminé à sauver le Monde, quoi de plus logique ! Il embarque Kassandra (Singer) dans l’aventure, même si elle est plus ou moins complètement paumée et pas spécialement équipée pour aider. Pas grave, puisqu’elle est là pour être un ressort comique et apporter une pointe de charme. Il fallait au moins ça, car tout le monde se prend tellement au sérieux pour vendre l’histoire qu’il y avait besoin de trouver quelqu’un pour tenter de relativiser l’absurdité de l’ensemble. Avec le temps, il était clairement nécessaire de mettre juste plus d’humour, parce que l’absence de second degré ne se marie pas réellement bien avec certaines scènes qui font plus que frôler le ridicule. Sérieusement, il faut voir le Warlock voler ! D’ailleurs, je pense vraiment que s’il était resté au sol plus longtemps le film aurait certainement pu s’en remettre. Ça n’aurait probablement pas été suffisant pour compenser tous les trous du scénario, mais ça n’aurait pas pu faire de mal.

La vérité est qu’avec ce méchant over the top et ce gentil couvert avec ses peaux d’animaux, il est dommage que Warlock ne soit simplement pas plus divertissant. Il se laisse regarder, mais je regrette que son charme ringard se soit complètement dilué. Il avait le potentiel pour fournir un grand moment de fun bien stupide, mais se montre juste pas désagréable à suivre. Pour le coup, je ne vous parlerai pas de Warlock: The Armageddon.

Réalisateur : Steve Miner ; Scénariste : David Thowy.
Casting : Julian Sands, Lori Singer, Richard E. Grant.