Snow Angels (2007)

samedi 03 janvier 2009 à 22:21

 

Snow Angels (2007)

Snow Angels est un film de David Gordon Green, le réalisateur de Pineapple Express. La pire intro possible pour ce film, soit dit en passant, car les deux métrages non pas vraiment grand chose en commun, à part le réalisateur, donc.

C’est un film indépendant que j’ai eu envie de la voir pour plusieurs raisons. La première et la plus évidente, le casting. Sam Rockwell au générique et je regarde, c’est comme ça. En plus, il a Amy Sedaris que j’aime beaucoup, mais que je vois trop rarement. Kate Beckinsale, par contre, je ne suis pas un fan. Elle n’est pas toujours très juste, mais elle est par contre toujours agréable à regarder, un bonne qualité à Hollywood, sauf qu’ici, on est plus dans le territoire de Sundance, mais ce n’est pas grave, car elle ne va pas décevoir, au contraire. La seconde (raison), c’est que j’ai lu de bonnes choses dessus. C’est toujours une bonne motivation.

Bref, comme le résumé le dit, on suit deux histoires qui ne sont pas totalement séparées en fait. D’un côté, les deux jeunes joués par Michael Angarano et Olivia Thirlby ont une intrigue qui est assez mineure, mais qui est aussi assez bien écrite. C’est plutôt touchant, si je puis dire. Il y a un côté pas du tout poussif, ce qui est plutôt pas mal, car ce genre de film a tendance à en faire trop pour jouer à fond la carte del’authenticité, alors que ce type de mise en scène à tendance à provoquer un sentiment totalement opposé chez moi.

Mais passons. De l’autre côté on a le mariage qui est en fin de vie. Sam Rockwell a un personnage qui a du mal à gérer la perte de sa famille et qui fait tout pour redresser la barre, tandis que Kate Beckinsale joue sa femme qui n’est pas aussi irréprochable qu’elle voudrait le croire. Et puis, il y a le drame. Je croyais que ça se produisait plus tôt dans l’histoire, mais il faut attendre la moitié. Je ne vous raconte pas, sinon ça vous gâcherait le plaisir. Façon de parler, car c’est quand même assez dure.

Le gros soucis du film est qu’il y a trop de longueurs. De plus, la première moitié manque sérieusement de consistance, on a aucune idée sur où cela est censé nous mener. Il y a trop de petites choses qui ne se révèleront pas vraiment importantes. Je n’ai rien contre les histoires qui prennent leur temps pour se construire, mais là c’est un peu soporifique par moment. De plus, certaines moments sont vraiment trop court, on passe d’un personnage à l’autre, et vu que l’on ne sait pas qu’elle direction va finir par dominer, ça n’aide pas à accrocher.

Donc, ce n’est pas un mauvais film, c’est sûre. Il y a de très bonnes choses qui ne sont pas suffisante pour occulter les défauts trop importants, mais qui permettent à l’ensemble de se révéler au final vraiment touchant — en particulier les prestations de Kate Beckinsale et Sam Rockwell.