Splice (2009)

vendredi 22 octobre 2010 à 23:13

Résumé : Clive et Elsa sont des superstars de la science : ils ont réussi à combiner l’ADN de différentes espèces animales pour obtenir de fantastiques hybrides. Ils sont amoureux l’un de l’autre autant que de leur travail et veulent à présent passer à l’étape suivante : fusionner de l’ADN animal et de l’ADN humain. Lorsque le laboratoire pharmaceutique qui les finance refuse de les soutenir, Clive et Elsa décident de poursuivre leurs expériences en secret. Ils créent Dren, une créature étonnante dont la croissance rapide la fait devenir adulte en quelques mois. Alors qu’ils redoublent d’efforts pour préserver leur secret, leur intérêt scientifique pour Dren se mue peu à peu en attachement. Dren finira par dépasser les rêves les plus fous du couple… et leurs pires cauchemars.

J’aime beaucoup le cinéma de Vincenzo Natali, il a une approche assez unique et, comme tous les réalisateurs, il a ses thématiques. Donc, une fois de plus, il va s’intéresser aux limites de l’homme avec, comme toile de fond, la science.

Elsa et Clive forment un couple à la ville et au travail. Des génies de la génétique qui vont se prendre pour Dieu et perdre leurs repères éthiques et moraux. Sous couvert de recherches dans le but d’aider l’humanité, ils vont satisfaire leurs besoins personnels et briser les barrières qui étaient censées les protéger.

Elsa vient d’une famille détruite par la maladie psychologique de sa mère et va voir dans sa création l’opportunité de compenser cela, tandis que Clive va se laisser porter, laissant sa passivité troubler sa perception du bien et du mal. Forcément, il y aura des conséquences et la fin deviendra vraiment malsaine.

Mais si cette étude comportementale n’est pas dénuée d’intérêt, il faut reconnaitre que le film va peiner à maintenir le mien d’un bout à l’autre.

Le début est presque bâclé. Le film aurait certainement gagné à faire plus d’exposition et pas qu’au niveau de l’environnement de travail, car le couple aurait vraiment bénéficié d’une introduction plus claire. On découvre presque tardivement le passé familial d’Elsa et c’est dommage, car ça aide à comprendre son comportement. Le truc est qu’il semble que certains éléments ont sciemment été mis de côté pour être utilisés sous la forme de twists servant à chaque fois à modifier notre regard sur la situation. C’est un choix un peu discutable par moment, car ça tourne de temps en temps un peu en rond et le film s’étire alors légèrement en longueur.

Malgré ça, Splice compense en ne laissant pas impassible et en offrant de quoi réfléchir. En plus, Natali est un réalisateur qui sait faire monter la pression quand il le faut et qui ne manque pas d’imagination, ce qui aide le film à être marquant, même si son scénario fait le plus gros du travail de ce côté-là.

Réalisateur : Vincenzo Natali ; Scénaristes : Vincenzo Natali, Antoinette Terry Bryant, Doug Taylor.
Casting : Adrien Brody, Sarah Polley, Delphine Chaneac, Abigail Chu, Brandon McGibbon, David Hewlett, Amanda Brugel, Stephanie Baird.