Star Trek IX : Insurrection (1998)

jeudi 12 novembre 2009 à 19:16

Star Trek IX : Insurrection (1998)

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Résumé : En mission d’observation auprès du peuple Ba’ku, Data est victime d’une erreur de fonctionnement qui corrompt la mission. L’équipage de l’Enterprise se rend alors sur place pour découvrir que les alliés de la Fédération, les Son’a, comptent délocaliser les habitants de la planète.

Quand on a demandé à Jonathan Frakes, déjà réalisateur de First Contact, ce qui a fait que cet Insurrection n’ait pas été aussi bon que le précédent, il a répondu que le scénario n’était clairement pas à la hauteur, et on ne peut pas lui dire qu’il a eu tort, surtout que pour sa peine, il fut le principal à prendre le blâmé pour le ratage.

Le problème de ce film n’est pas tant qu’il n’a pas la force de First Contact, mais que comme d’autres longs métrages de la franchise, il est bien trop assimilable à un gros épisode de la série, et pas un des meilleurs.

Malgré ça, Insurrection n’est pas entièrement dénué d’intérêt, au contraire. Certes, le fait d’une fois de plus explorer la directive première de la fédération n’était probablement pas la chose la plus pertinente qui soit, la série ayant déjà bien fait le tour de la question, mais la conjoncture présentée, à savoir : une Fédération vieillissante, n’est pas une approche vide de sens. C’est d’ailleurs un peu d’actualité en cette fin des années 1990, car la franchise vieillie et elle aurait bien besoin d’un coup de jeune.

Mais passons outre cette métaphore, un peu trop facile quand on connait la suite des évènements, pour nous intéresser au film. C’est donc l’histoire d’un petit peuple qui par pur hasard se retrouve sur une planète qui leur offre la vie éternelle, ou presque. Une capacité que les Son’a désirent acquérir, des accros à la chirurgie esthétique qui font tout pour combattre les effets du temps. Enfin, ce n’est qu’un côté de l’histoire, car derrière se cache une guerre parricide qui ne sera pas réellement étayée, comme trop d’autres choses.

L’intrigue se concentre sur des points parfois un peu futiles, laissant en arrière un développement plus en profondeur des liens entre ce qui se passe et ce qui en est à l’origine. Il faut dire que la jeunesse qui touche les protagonistes semble les motiver à s’intéresser un peu trop à des aspects moins graves de leur vie. Une bonne occasion pour offrir une ouverture à Riker et Troy afin de leur apporter une conclusion qu’ils méritent. Cela se fait avec une touche de frivolité qui ne sied pas forcément à l’ambiance générale, mais qui permet à des personnages secondaires d’obtenir un peu d’attention, ce qui leur a été refusé depuis le passage sur grand écran. Ce n’est pas le cas de Data qui, une fois de plus, trouvera un angle nouveau – mais pas très intéressant – à explorer dans sa quête d’humanité.

Avec tout ça, même Picard joue les jolis cœurs, nous rappelant quel tombeur il peut être. Une fois de plus ce n’était pas nécessaire vu le contexte, mais ça donne quand même une motivation supplémentaire aux personnages (qui n’en avaient pas besoin, certes).

Donc, ce neuvième opus cinématographique ne possède pas une histoire très complexe avec plusieurs niveaux de lecture ou une forte connexion avec l’Histoire Star Trek. Pour compenser, on nous délivre une bonne dose d’action et des scènes de batailles spatiales qui sont plutôt réussies, même si certains effets spéciaux commencent à vieillir.

Le résultat final est convenable, pas mémorable, mais divertissant, ce qui évite le ratage – de peu.

En location

Réalisateur : Jonathan Frakes ; Scénariste : Michael Piller
Casting : Patrick Stewart, Jonathan Frakes, Brent Spiner, Levar Burton, Michael Dorn, Gates McFadden, Marina Sirtis, F. Murray Abraham, Donna Murphy, Anthony Zerbe.