Star Trek X : Nemesis (2002)

dimanche 22 novembre 2009 à 18:22

Star Trek X : Nemesis (2002)

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Résumé : L’équipage de l’Enterprise est appelé dans le territoire des Romuliens afin de parler paix. Picard se retrouve alors face à Shinzon une version jeune de lui-même qui prône l’unification tout en planifiant la destruction de la Terre.

Dernier opus cinématographique de la Franchise avant sa refonte, Nemesis marque donc l’ultime aventure de l’équipage de Jean-Luc Picard. Jonathan Frakes laisse sa place à Stuart Baird derrière la caméra, ce qui, selon certains, est la raison de l’échec du film au box-office. Une déclaration qui n’a pas été faite sans fondements, car le montage final a principalement été allégé de ce qui constituait le développement des personnages, laissant ainsi place à l’action.

Mais passons. L’histoire nous emmène donc vers un affrontement entre Picard et Shinzon, un clone romulien du célèbre capitaine de l’Enterprise qui va pousser l’originale dans ses retranchements. Ça et l’arme surpuissante face à laquelle le vaisseau de la fédération est presque impuissant.

Mais avant de partir dans le gros de la bataille spatiale, on nous offre un mariage – celui de Troy et Riker – qui aborde une thématique assez claire dans cet opus qui laisse croire qu’à ce niveau, la franchise commençait à envisager un futur différent. En fait, Star Trek fut enterrée plus d’une fois, mais a toujours résisté. L’équipage de The Next Generation commence peut-être à aller de l’avant, comme on nous le fait comprendre, mais cela n’était pas forcé de devenir immédiatement une réalité.

Quoi qu’il en soit, Picard ne va pas prendre sa retraite tout de suite, surtout avant d’entamer un possible processus de paix avec les romuliens. Pris des mêmes doutes que Kirk a connus à l’époque avec les Klingons, le capitaine n’a pas confiance et cela va être amplifié par la confusion créée par les révélations de Shinzon. Il est son double, mais il n’est pas lui, ce qui va être difficile à accepter, surtout quand les plans pour la Terre seront révélés. Jean-Luc se sent responsable, comme s’il culpabilisait d’être lui-même. Il n’a pas de raison de l’être, car comme Data va le comprendre, ce n’est pas parce que l’on est construit pareil que l’on est les mêmes.

Encore une fois, l’androïde hérite lui aussi d’une storyline conséquente avec l’arrivée d’un prototype signé Dr. Soong qui lui est extérieurement identique, mais qui se révèlera bien moins évolué. Cela sert avant tout de parallèle avec Picard/Shinzon, mais pas seulement, car avec le sacrifice final de Data, Brent Spiner se voit offrir une possibilité de retour.

Bref, difficile de s’étaler longuement sur l’histoire, car il est vrai que l’action domine. De ce côté-là, c’est assez efficace. La bataille spatiale finale est impressionnante, bien que tirant un peu en longueur.

Sans être un ratage, Nemesis ne délivre pas ce que l’on aurait pu attendre de son histoire. Un potentiel mal exploité, en particulier à cause de l’aspect redondant de l’angle choisi. Malgré ça, renouer avec l’équipage de l’Enterprise est toujours bien agréable et le divertissement offert maintient l’intérêt d’un bout à l’autre.

En location

Réalisateur : Stuart Baird ; Scénariste : John Logan
Casting : Patrick Stewart, Brent Spiner, Dina Meyer, Gates McFadden, Jonathan Frakes, Levar Burton, Marina Sirtis, Michael Dorn, Ron Perlman, Tom Hardy.