Trailer : The Company Men
January 13th, 2010 by Fabien

Tous les ans, à Sundance, il y a des films qui ne semblent pas avoir leur place. C’est un peu le cas de The Company Men de John Wells qui arbore un casting 5 étoiles : Ben Affleck, Tommy Lee Jones, Kevin Costner, Chris Cooper, Maria Bello, Craig T Nelson, et Rosemarie DeWitt ; et qui a un je ne sais quoi qui lui donne des airs de film de studio. Mais bon, pour tenter de nous convaincre de le voir, voici surement l’un des plus mauvais teaser-trailer que j’ai vu. Il n’y a aucune indication sur le sujet du film, sur quelconques enjeux dramatiques censés nous donner envie de le voir, rien, juste le casting et des gens qui font des choses sur de la musique.

 
Extract (2009)
December 16th, 2009 by Fabien

Extract (2009)

Résumé : Joel est sur le point de vendre son usine quand un accident du travail va lancer une suite d’évènements qui va bouleverser sa vie personnelle et professionnelle.

Je me répète, mais vous savez sûrement que j’adore Office Space, du coup, je m’intéresse à ce que fait Mike Judge, même si son travail dans l’animation ne m’a jamais réellement accroché. Bref, il ne fait pas grand-chose, donc ça ne me demande pas beaucoup d’attention. Quand Extract est apparu avec Jason Bateman et son histoire qui semblait avoir des thématiques assez proches d’Office Space, je m’étais dit que ça serait surement une amélioration après Idiocracy qui possède ses bons côtés, mais était globalement moyen.

Extract c’est donc l’histoire de Jason Bateman qui va faire quelques mauvais choix motivés par sa vie qui se vide de tout intérêt. En gros, ça n’est pas la joie en ce moment et quand il rencontre la charmante Cindy il voit en elle un fantasme qui pourrait devenir réalité et qui pourrait lui procurer ce qui manque dans sa vie. Tout ça ne va pas prendre une très bonne tournure grâce à Ben Affleck qui joue son pote et qui a un certain talent pour l’entrainer dans des plans foireux dans lesquels il finit toujours sous l’influence d’une drogue. Tout part en vrille.

C’est là que ça aurait dû être fun, mais au lieu de ça, ça ne décolle pas. Je me dis que Mike Judge a perdu la recette, car c’est mou du bide et, en fait, la seule chose qui permet de remonter le niveau, c’est Ben Affleck qui, comme souvent quand il est dans un second rôle, est purement excellent. Je ne comprends pas pourquoi il a tant de mal à trouver des premiers rôles satisfaisants. Enfin, je ne généraliserais pas, il arrive quand même parfois à mettre la main sur le bon scénario, mais il est vrai qu’il a le nez pour les seconds rôles qui lui vont comme un gant.

Pour en revenir à Extract, j’ai trouvé dommage que l’intrigue avec Mila Kunis meure presque aussitôt après avoir été lancée, ça devient juste un prétexte qui se joint à un autre. Son personnage est uniquement là pour créer l’étincelle au début et perd son utilité quasi instantanément. Nous avons avec ça une série de personnages secondaires assez lourds, JK Simmons et Clifton Collins Jr. arrivent sans peine à sortir du lot, tandis que Dustin Milligan démarre bien, mais rejoint rapidement le rang des boulets en même temps que son intrigue s’essouffle, et c’est assez rapide. Le film tourne en rond et la pauvre Kristen Wiig doit attendre la fin pour enfin avoir du matériel à sa hauteur.

Je m’arrête là, vous l’avez compris, Extract est une déception à bien des niveaux, même s’il possède quelques bonnes choses, elles ne suffisent pas à compenser le reste. Question thématique développée, on reste sur du classique, et ce n’est pas vraiment pertinent ou intéressant au final. Je ne perds pas totalement espoir en Judge, mais je commence à me dire qu’il a eu son One Hit Wonder et qu’il n’arrivera pas à renouveler l’essai. Et ça fait quand même 10 ans.

A la télévision.

Réalisateur & scénariste : Mike Judge
Casting : Jason Bateman, Mila Kunis, Ben Affleck, Kristen Wiig, J.K. Simmons, Clifton Collins Jr., David Koechner, Dustin Milligan, T.J. Miller

 
Clerks II (2006)
August 15th, 2009 by Fabien

Clerks II (2006)

Le Quick Stop a brulé, Dante et Randall se retrouvent alors à travailler à Mooby’s, un fastfood. 1 an passe, c’est le dernier jour de Dante. Il part se marier en Floride, mais la journée va être pleine de surprises, une fois de plus.

Voilà une suite qui a mis du temps à venir, mais qui n’en est pas moins méritante, bien au contraire. On retrouve non seulement notre duo d’employés sans avenir qui passent leur journée à se lamenter et à débattre sur les sujets les plus futiles, mais en plus, on nous installe un nouvel environnement avec ses nouvelles têtes. Ce n’est pas pour ça que Kevin Smith part dans la démesure, bien au contraire, il reste dans le même esprit que son premier film, à part que cette fois, c’est en couleur et avec un peu plus d’argent et moins d’amateurs – mais les copains passent quand même dans le coin.

La grosse différence est donc le décors, ce qui n’empêche pas le film d’être blindé de références à son prédécesseur (et à la pop culture en général). Dans la trame, on retrouve beaucoup de choses, mais il ne s’agit pas d’une simple photocopie améliorée, car l’ensemble est consistant et apporte un travail dans l’écriture des personnages. En plus, ajoutons que c’est encore plus fun et décalé, mais aussi, peut-être de moins bon gout sur certains points de l’histoire. Cela n’empêche pas le film de posséder un côté assez touchant et franc (comme tout les meilleurs Smith).

Bref, une suite qui n’a pas à avoir honte et qui se montre, à mon avis, légèrement supérieure à son prédécesseur.

B++

 
State of Play (2009)
August 14th, 2009 by Fabien

State of Play (2009)

Voilà que je vois enfin State of Play. Cela tombe plutôt bien, car après la nullité de mon film d’hier, j’espérais remonté la pente et c’est chose faite. Bon, il faut être honnête, connaissant l’histoire, je n’ai pas eu de surprise, mais j’admets volonté que l’adaptation fut bien faite. Il y a quelques ratés, mais dans l’ensemble, le film délivre une histoire bien construite et correctement mené.

Donc, adaptation. La plus grosse partie supprimée est la relation entre Cal et Anne. Il y a aussi la suppression du personnage joué par James McAvoy qui fait que la partie avec Dominic Foy est très raccourcie et n’est pas introduite de façon crédible. Toutes ces suppressions ont poussé à une réorganisation de l’intrigue qui fonctionne plutôt bien du fait que l’investigation est réellement le centre d’intérêt et le moteur.

Bref, ça pourrait être détaillé bien plus longtemps, mais cela fait quelques temps que je n’ai pas vu la mini-série, donc je risquerais de dire des bêtises. Quoi qu’il en soit, le film offre une approche un peu old school du journaliste, du genre qui ne fait pas trop mal de voir. A cela, ajoutons que les acteurs sont assez bon, surtout Russel Crowe. Je ne suis pas un fan de Rachel McAdams que je trouve en général plutôt quelconque. Ici, elle ne se fait pas totalement écrasé par son partenaire, ce qui est positif, même si je préfère Kelly MacDonald dans le rôle (et sa façon de dire Sonia Baker). Ben Affleck est lui aussi plutôt pas mal, restant assez sobre. Son principale défaut est qu’il fait légèrement trop jeune à mon gout.

En tout cas, le film est bien foutu, le suspens bien géré et il y a ce qu’il faut pour que l’ensemble soit compréhensible, tout en gardant le fond du matériel originale.

B+

 
Chasing Amy (1997)
August 9th, 2009 by Fabien

Chasing Amy (1997)

Avant de me lancer dans le revisionnage des Clerks et de Zack et Miri, il m’en restait un à voir, Chasing Amy. C’est certainement l’un des films les plus côtés de Smith, mais je n’arrivais pas à me résoudre à le regarder pour une simple et bonne raison, je ne supporte pas Joey Lauren Adams. Ses mimics et surtout sa voix m’agacent. Mais bon, le Challenge étant là pour me pousser à dépasser ce genre d’obstacle, on fait avec.

C’est donc l’histoire d’Holden et Banky, les dessinateurs du comics Bluntman & Chronic. Ils sont amis d’enfance et rencontrent du succès avec leur BD. A une convention, ils rencontrent Alyssa. Holden va tomber amoureux d’elle, mais il apprend qu’elle est lesbienne, ce qui met un certain obstacle sur sa route. Et la mienne, car si le film démarre de manière assez sympathique, les discussions interminables entre Alyssa et Holden sur l’homosexualité, les sentiments et j’en passe, ça devient vraiment saoulant. Certaines scènes ne sont d’ailleurs pas vraiment aider par l’écriture, Smith n’excellant pas dans les déclarations d’amour interminable sous la pluie. D’ailleurs, si la majorité de ses films ont une partie sentimentale, celle-ci fonctionne toujours assez bien grâce à tout le contexte et le fait qu’elle ne soit pas centrale. Ici, c’est l’inverse, il ne s’agit que de ça et il manque vraiment un approfondissement de l’univers du film et des personnages secondaires. Banky aurait vraiment mérité d’être bien plus développé au lieu d’être ressorti par intermittence pour faire avancer l’histoire qui a tendance à se bloquer sans lui.

Bref, j’ai eu du mal à trouver mes marques, mais la seconde moitié se révèle plus intéressante, ce qui a un peu alléger mon ennui. Bon, c’est vrai aussi que les comédies romantiques, ce n’est pas ma tasse de thé, donc ça n’a pas aidé, mais le scénario est quand même trop linéaire.

Donc, j’aurais enfin vu Chasing Amy, ça sera déjà ça de gagner. Je ne pense par contre pas le revoir.

C-

 
Galerie: Extract
August 9th, 2009 by Fabien

Extract

Extract est le prochain Mike Judge, prévu à l’automne aux USA. C’est l’histoire de Jason Bateman qui est à la tête d’un Extract et doit gérer les problèmes de l’entreprise et sa femme probablement infidèle. En plus de Bateman, on retrouve Kristen Wiig qui est un peu partout dernièrement, mais aussi Ben Affleck en barman chevelu et barbu, J.K. Simmons, Clifton Collins Jr., Dustin Milligan, David Koechner et Mila Kunis qui joue l’employée sexy.

Comme vous le savez, j’adore Office Space, j’aime bien Idiocracy (plus pour ses idées que pour le reste), mais ce n’est pas pour ça que cet Extract m’enthousiasme beaucoup. Le casting est bien, certes, mais presque trop convenable et trop convenu. En fait, à part Affleck qui semble le plus hors-contexte (et c’est souvent là qu’il est le meilleur), les acteurs jouent trop dans le style qu’est le leur, pour ne pas aller jusqu’à dire que tous ça semble trop confortable. On verra, je ne demande qu’à être surpris.


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Dogma (1999)
August 2nd, 2009 by Fabien

Dogma (1999)

Le Challenge Kevin Smith avance à un bon rythme. Cette semaine, c’est au tour de Dogma de mériter un revisionnage. Pas le plus mémorable des films de Smith, c’est certain, mais il reste assez sympathique.

Matt Damon et Ben Affleck sont deux anges qui ont été virés du Paradis et un bug dans le système fait qu’ils trouve une manière de contourner le problème et de faire leur comeback. Malheureusement, cela occasionnerait la fin de tout. C’est là que Bethany (Linda Fiorentino) se retrouve envoyée pour les arrêter. Afin de l’aider, elle est accompagnée par Jay et Silent Bob qui se trouvent être deux prophètes. Sur leur route, il rencontre Rufus, le 13ème apôtre, oublié des livres, car il est noir, mais aussi une muse personnifiée par Salma Hayek. Fasse à eux, Jason Lee complote.

L’ensemble se trouve alors être un road movie assez particulier. L’idée de base est sympathique, mais le concept est forcé tant bien que mal dans l’univers de Smith et cela ne donne pas forcément que du bon. L’humour a tendance à être lourd. Le scénario prend des raccourcis un peu trop souvent, et Smith s’amuse plus à sudévelopper ses idées et concepts qu’à tenter de rendre le tout fluide. Résultat, quelques longueurs et scènes purement inutiles.

C’est donc sympa, un poil trop long et surtout appréciable pour le casting.

C

 
Jersey Girl (2004)
July 26th, 2009 by Fabien

Jersey Girl (2004)

Jersey Girl n’est certainement pas le film le plus populaire de Kevin Smith, mais après le visionnage, je serais prêt à parier que c’est son plus perseonnel.

Donc, à la base, j’avais dans l’idée que c’était un peu une comédie romantique. En fait non, c’est l’histoire d’un gars qui était au top et quand sa fille vient au monde, sa femme décède, il perd son job et se retrouve à vivre chez son père dans le New Jersey. 7 ans plus tard, il n’a pas bougé, mais regrette son ancienne vie et ne s’est toujours par remis du décès de sa femme.

L’histoire tourne autour d’Ollie et de sa fille Gertie, principalement. Là, il y a Maya (Liv Tyler) qui entre en jeu, mais elle restera en retrait, auprès des autres seconds rôles, ce qui, finalement est une bonne chose, car comme dans tous les films de Smith, il y a une part de romance et elle marche toujours à merveille en restant secondaire.

Bref, il y a de bons moments de rire, mais on n’a pas le potache qui tache. Il y a de la tendresse, des sentiments et un peu de drame. Tout trouve sa place avec facilité, les acteurs étant plutôt bons, c’est facile d’adhérer.

Après, c’est sûr, ce n’est pas parfait, principalement, car le scénario est trop prévisible, mais les petites choses font la différence et donne au film sa personnalité. En gros, j’ai beaucoup aimé alors que je n’en attendais rien, voir moins.

B

 
Mallrats (1995)
July 19th, 2009 by Fabien

Mallrats (1995)

Le Kevin Smith de la semaine est donc son second film, Mallrats. Ce qui est génial avec le ciné indé des années 90, c’est que non seulement il n’y avait pas un rond, mais en plus ça se voyait. Je trouve que ça donne du cachet, sans parler du fait que le scénario était vraiment étudier pour entrer dans les limites du budget. Résultat, tout se passe dans le décors du centre commercial, ou presque.

A cela ajoutons également que c’est pile le type de cinéma qui profitait de la simplicité de l’époque, dans le sens que les personnages n’ont pas besoin de beaucoup pour être définit, mais ne sont pas pour autant dénué d’intérêt ou qualifiable de clichés.

Malgré ça, il faut bien reconnaître que les acteurs ne sont pas excellents, à par peut-être Jason Lee qui prend bien les devants. Ben Affleck et son costard trop grand pour lui est hilarant à son insu, Jeremy London entre dans les standards de l’époque, tout comme Shannen Doherty. Claire Forlani n’est pas trop présente, mais s’en sort plutôt bien. Jay et Silent Bob sont égaux à eux-mêmes, et j’en passe.

Au niveau de l’histoire, ça ne cherche pas loin, Smith faisant ce qu’il peut pour entretenir le délire ambiant. Les dialogues font tout le boulot. D’ailleurs, on sent bien que c’est un gros geek qui l’a écrit et qu’il y a pris du plaisir à parler comics pendant au moins un tiers du film, que ce soit directement ou par référence.

Bref, ça ne cherche pas loin, mais c’est le genre de petit film qu’on ne se lasse pas de regarder, et je pense qu’il refera sans problème un tour dans la platine. En plus, il m’a coûté peanut.

C+

 
Jay and Silent Bob Strike Back (2001)
July 10th, 2009 by Fabien

Jay and Silent Bob Strike Back (2001) Donc, je commence mon exploration de l’”oeuvre” de Kevin Smith par Jay and Silent Bob Strike Back. Ce n’est pas mon premier choix logique, mais c’est celui que j’avais prévu de voir avant que cette idée de Challenge me vienne en tête. Donc, comme je le disais quand je parlais du déplorable Fanboys, Jay and Silent Bob c’est un road movie pour geeks, mais aussi mélangé à la sauce stoner. Complètement assumé avec la référence sur Cheech & Chong d’ailleurs. En fait, des références, le film en est blindé. ça va de la plus explicite, genre la Planète des Singes à la plus obscure, certainement Phantoms, car franchement qui avouerais avoir vu ce film ? Je déconne (vrai, c’est de l’humour).

En plus de l’aspect référentiel, il y a une longue liste de guests venues faire des caméos et se moquer d’eux même. La palme allant certainement à Ben Affleck, Matt Damon et Gus Van Sant, même si Jason Biggs et James Van Der Beek ne sont pas mal dans le genre. On retrouve également beaucoup d’habitués de l’univers du réalisateur, dont Jason Lee qui joue deux rôles.

Donc, tout commence par là où j’aurais du commencer, par l’univers de Clerks avec Randal et Dante, histoire de faire la liaison. On enchaîne sur la news à propos du film et une réplique qui donne le ton.

Jay: Miramax? I thought they only did classy pictures, like “The Piano” and “The Crying Game”.
Brodie: Yeah, but then they made “She’s All That” and it went downhill from there.

Après ça, on part donc directement dans le road trip enfumé et délirant. Petit intermède pour faire un casse et voler un singe. On ajoute Will Ferrell à l’histoire et on conclut tout ça dans un studio de cinéma, histoire d’en balancer encore une grosse couche sur l’industrie, Miramax et les films avec Ben Affleck. Le tout, continuellement assaisonné de blague gay, et accentuer par le flot quasi-incessant de Fuck provenant de Jay.

Cela donne donc un mélange assez improbable, mais qui fonctionne assez bien, car reposant sur le duo tout aussi improbable, Jay et Bob. C’est certain, il faut quand même être, à la base, un adepte du réalisateur pour entrer complètement dans le trip et saisir la plus grosse partie des vannes et références, mais vu que le sujet de ce challenge c’est justement Kevin Smith, on ne va pas franchement dire que c’est handicapant.

B

 
He’s Just Not That Into You / Ce que pensent les hommes (2009)
June 18th, 2009 by Carole

He’s Just Not That Into You / Ce que pensent les hommes (2009)

Résumé : Tandis qu’un groupe de jeunes femmes brillantes, originales et extrêmement déterminées s’efforcent de déchiffrer le langage amoureux, elles nous entraînent dans une réjouissante quête éperdue du grand amour…
Une chose reste certaine : s’il ne vous appelle pas, s’il ne couche pas avec vous, s’il est marié à quelqu’un d’autre ou s’il couche avec une autre… il y a de grandes chances qu’il ne s’intéresse pas à vous !

Quand j’ai lancé le film et regardait sa durée, j’ai su tout de suite que cela n’irait pas. Les comédies romantiques américaines de 2h de ces dernières années qui sont réussies sont planquées dans un coin tellement reculé qu’on ne sait même plus si cela existe.

Bien sûr, nous avons le droit à un gros casting, ce qui explique le fait qu’il faut donner de la place à tout le monde, à l’exception peut être de Drew Barrymore, qui aurait pu être joué par une inconnue tellement elle est sous employée. Chaque histoire/couple est là pour représenter une certaine catégorie : le couple marié, celui qui n’est pas encore marié, la célibataire désespérée, l’amoureux éperdu… Bref, tout le monde dans une jolie petite case bien dorée et on fait avec. Ironie de la vie, si on devait me mettre dans une case, il se trouve que cette dernière n’est pas représentée. Hihihi !

Tout n’est pas complètement mauvais : Ginnifer Goodwin est adorable (c’est dans ses gênes) et forme un duo convaincant avec Justin Long (je peux vous spoiler, c’est d’une telle évidence…). Ils sont mignons et mettent un peu de fun. Mignon d’ailleurs, Kevin Connoly l’est aussi (enfin, cela ne regarde que moi, mais j’avoue avoir un petit faible purement physique pour sa personne) mais l’homme est stupide, il est amoureux de Scarlett, qui ne brille pas. Comme il connaît Justin, joue un peu le romantique et fréquente des gays, eh bien, tout de suite, il est sympathique bien que son histoire n’est aucunement palpitante. Beaucoup plus loin, Jennifer Aniston et Ben Affleck forment un couple qui fonctionne bien (Ben doit bien aller avec les Jennifer) et j’ai trouvé l’histoire sympathique, même si totalement bidon.

Pour le reste, c’est mauvais : Jennifer Connelly est particulièrement mauvaise (cela arrive même aux meilleurs d’entre nous), Bradley Cooper peu inspiré, dans une intrigue amoureuse aux relents soapesques là pour nous dire qu’il faut aller de l’avant dans la vie, il faut se construire avant toute autre chose. Comme les autres histoires, vous l’avez compris, ne suscite pas passion, mais juste – au mieux – de la sympathie pour les personnages, sans pour autant qu’on s’intéresse à leur existence, le tout se croise et s’entrecroise pendant deux heures, soit facilement une demie heure de trop. On aurait pu donc facilement se débarrasser du trio du couple marié connaissant l’adultère, gagner du temps, et obtenir un film un peu plus décent, quoique toujours peu original.

Tout à fait oubliable, donc.

A la télévision.

Réalisateur : Ken Kwapis; Scénaristes : Abby Kohn & Marc Silverstein.
Casting : Ben Affleck, Jennifer Aniston, Drew Barrymore, Jennifer Connelly, Kevin Connoly, Bradley Cooper, Ginnifer Goodwin, Scarlett Johansson, Kris Kristofferson, Justin Long, Natasha Leggero, Busy Philipps.

 
Smokin’ Aces (2006)
March 8th, 2009 by Fabien

Smokin' Aces (2006)

Stanley Locke, directeur adjoint du FBI, envoie ses meilleurs agents, Richard Messner et Donald Carruthers, à Lake Tahoe. Ils ont pour mission de retrouver Buddy “Aces” Israel, un magicien louche de Las Vegas, et de le protéger de Primo Sparazza, un gros bonnet de la Mafia dont on dit qu’il a fait assassiner plus de 130 personnes. Buddy a en effet promis de donner à la justice des preuves contre Sparazza afin de sauver sa propre peau, et la Mafia offre un million de dollars pour le faire disparaître. Peu importe qui fait le boulot, du moment qu’il est abattu rapidement. Attirés par l’argent, mercenaires, assassins et tueurs à gages de tous horizons débarquent à Lake Tahoe. (Allocine)

C’est la troisième fois que je vois ce film. La première, j’ai été un peu déçu, car après Narc je m’attendais à une histoire plus complex, alors qu’ici Joe Carnahan a vraiment travaillé à fond l’esthétique au détriment de son scénario. La seconde fois, sachant ce que j’allais voir, j’ai plus apprécié. Ce coup-ci, et bien, je l’ai mis pour voir ce que je voulais voir, un film d’action pas trop compliqué avec un bon casting, quelques bonnes scènes, même si le rythme est moins soutenu qu’il aurait pu l’être.

Bref, c’est pas mal, ça fait passer la soirée sans stress.

B-

 
Affiche: State Of Play
February 1st, 2009 by Fabien

Oooh la belle affiche ! Ce film, je ne suis pas super convaincu par ce que ça peut donner. Bon, la série originale avait de bons acteurs et ce sont quelques uns des remplaçant qui me laisse perplexe. Si on oublie ceux qui ont été supprimé par le processus d’adaptation, il nous reste Russell Crowe, là, je pense que ça tiens la route, par contre, Ben Affleck ne m’a pas du tout convaincu dans le trailer. Que Bill Nighy laisse sa place à Helen Mirren, pourquoi pas, les personnages seront surement totalement différent de toute façon, car la vision du journalisme britannique est différente de l’américaine (bien que ce soit une anglaise qui tient le rôle…). Il nous reste sur cette affiche, Rachel McAdams qui n’a clairement pas la présence de Kelly MacDonald (ni l’accent!). En fait, elle n’a pas non plus le talent, donc, le reste suit. Bref, elle est plutôt fade en général.

Reste que l’affiche n’est pas moche, c’est déjà pas mal.

Affiche: State Of Play

 
State Of Play : le premier trailer
December 24th, 2008 by Fabien

Voilà enfin le premier trailer de l’adaptation ciné américaine de la série britannique State Of Play. Autant, le choix de Russel Crowe semble s’avérer judicieux, autant Ben Affleck… Il remplace quand même David Morrissey quoi ! Que Bill Nighy se transforme en Helen Mirren, bon ça peut aller. Rachel McAdams à la place de Kelly MacDonald, c’est plus dur, surtout sans l’accent, mais à la rigueur je me ferais une raison. Que James McAvoy… Lui, non, apparemment, la réduction de l’histoire l’a fait disparaître. Que Jason Bateman remplace Marc Warren, ouais, pourquoi pas. Que Robin Wright remplace Polly Walker, je m’en remettrais. Que Philip Glenister se change en Harry Lennix, pour ce qu’il fait… et puis, ce n’est pas la plus grande performance de ce brave Philip. Mais je trouve que Ben Affleck ne sonne pas juste du tout dans cette BA. A la base, je ne suis pas un de ses détracteurs, pour dire quand même. Enfin, à vous de juger.

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