Empire of the Sun (1987)A
January 6th, 2010 by Carole

Résumé : En 1941, la concession internationale de Shanghaï semble ignorer tout de l’occupation japonaise du reste du pays. James Graham, jeune fils d’un industriel britannique, y vit une existence protégée et pleine d’aventures imaginaires. Mais l’attaque de Pearl Harbour marque la fin de cet état de grâce, et James se retrouve séparé de sa famille. Condamné au statut d’errant, il se retrouve finalement emprisonné dans un camp de prisonniers où il doit apprendre à survivre…

J’ai découvert ce film assez tardivement, sûrement un jour de vacances sur une chaine française. Allez savoir pourquoi après tant d’années, je m’étais enfin décidé à le regarder, et qu’importe car je l’avais trouvé excellent. Je n’avais pas trop tardé à me procurer le DVD, de façon gratuite, j’avoue, avec les points Warner DVD Club (qui ne servent plus à rien aujourd’hui).

Tout ça pour dire que me voilà donc de nouveau devant ce film et que mon avis n’a pas changé : je le trouve tout bonnement excellent.

Ce qui ne m’avait par contre pas marqué la première fois, c’est à quel point le long métrage incarne réellement une autre époque et une autre façon de faire du cinéma. Même Spielberg ne fait plus ces films ainsi. C’est drôle de voir à quel point cet art a évolué, mais a étrangement aussi perdu.

L’empire du Soleil nous raconte donc l’histoire de Jamie/Jim, un peu avant l’attaque de Pearl Harbour jusqu’à la fin de la guerre. Jim va donc se retrouver séparé de ses parents, et va alors errer, jusqu’à ce qu’il se retrouve dans un camp de prisonniers civils. C’est donc à travers sa perception des évènements que l’histoire sera développée, et la particularité de Jamie, c’est qu’il est passionné par l’aviation, et a énormément de respect pour les pilotes japonais.

Le film offre un mélange d’histoire, d’action, d’aventure, de mystère avec une once de poésie et une beauté cinématographique incontestable. Je dois quand même porter un petit bémol sur la musique de John Williams, qui, allez savoir pourquoi car cela fait des années que je l’ai vu, m’a rappelé un peu E.T. et entre nous, ce n’est pas génial au vu du sujet.

C’est un détail, car Empire of the Sun reste un film magnifique, porté par un superbe casting – Christian Bale est excellent et John Malkovich tout bonnement génial – avec une histoire émotionnellement prenant.

Réalisateur : Steven Spielberg; Scénariste : Tom Stoppard, d’après le roman de J. G. Ballard.
Casting : Christian Bale, John Malkovich, Miranda Richardson, Nigel Havers, Leslie Phillips, Burt Kwouk, Paul McGann, Joe Pantoliano, Ben Stiller, Masatō Ibu et Guts Ishimatsu.

 
Rescue Dawn (2006)
November 25th, 2009 by Carole

Rescue Dawn (2006)

Résumé : 1965, aube de la guerre du Vietnam. Lors d’une mission secrète, Dieter Dengler, pilote de l’armée américaine, est abattu au-dessus du Laos. Retenu en pleine jungle, l’ennemi lui inflige les pires tortures et humiliations. Décidé à lutter pour sa survie, Dieter organise une évasion…

Rescue Dawn est un film déjà visionné, il y a de cela quelques temps, car je l’ai vu en VF. Signe qui ne trompe pas, je ne regarde que des versions originales maintenant. J’avais donc énormément aimé, à ma grande surprise, et comme souvent, malgré mon envie de revoir le film, cela s’accompagnait de quelques craintes, de peur de trouver le film franchement moins bon.

Finalement, je n’ai pas été aussi captivé cette fois-ci qu’au premier visionnage, mais le long-métrage reste d’excellente qualité. Si j’avais passé certaines choses à la trappe, en fait, il m’avait vraiment bien marqué. Il faut dire que je le trouve émotionnellement assez fort, donc c’est le genre de sensations qui aident à garder une empreinte dans ma petite tête.

Au moment de mon premier visionnage, j’avais lu quelques mots par-ci par là sur la pseudo-authenticité de l’histoire. A l’époque, cela ne n’avait pas fait tilter plus que cela, mais au visionnage, je me suis rendu compte qu’il est vrai que tout repose sur le personnage incarné par Christian Bale, Dieter Dengler, que l’on suit donc dès les débuts, de sa première mission à son évasion de captivité. Car, il n’est pas seul à être prisonnier, quand il finit par atteindre le camp (après multiples formes de tortures), il va se retrouver avec 4 autres hommes (dont, Steve Zahn, purement excellent dans ce film). Ces derniers semblent alors plutôt être pris dans son mouvement et entrainé par sa force de caractère (certains sont prisonniers depuis fort longtemps). C’est dommage, car dans la réalité, je doute qu’ils soient tous restés complètement passif dans la préparation de l’évasion et que Dengler ait tout orchestré. Aussi, on ne saura pas ce qui l’advient d’une part d’entre eux. Aucun mot à la fin ne nous le révèle. Il aurait été au moins sympathique de signaler – même si c’était pour dire qu’on ne savait pas.

En définitive, Rescue Dawn est un film qui reste assez prenant et intense,et qui est pour moi, à voir.

Petit bonus pour les fans de Lost (au delà de Jeremy Davies, of course), François Chau  (aka Dr. Pierre Chang) fait une scène.

Recommandé.

Réalisateur et scénariste : Werner Herzog
Avec : Christian Bale, Steve Zahn, Jeremy Davies.

 
Public Enemies (2009)
November 1st, 2009 by Fabien

Public Enemies (2009)

Je ne sais pas si je dois présenter le film, car c’est encore un de ceux que tout le monde a vu avant moi, mais bon, on ne sait jamais qu’un jour quelqu’un tombe par hasard sur les archives du site et se demande de quoi je parle. Public Enemies est donc un film sur John Dillinger, le célèbre criminel américain des années 1930. A la réalisation, un Michael Mann qui ne lâche plus sa DV. Il en est tombé amoureux. On ne peut pas trop le lui reprocher, car il sait bien l’utiliser. Ici, cependant, ça pourrait déranger certains spectateurs, car cela offre une images parfois trop réaliste à un genre cinématographique qui s’appuie plus sur une iconographie qui fut justement relayée par le cinéma.

Je me demande parfois à quel moment Mann est devenu un cinéaste grand public, dans le sens blockbuster du terme. Ce Public Enemies, comme Miami Vice, possède la forme, mais clairement pas le fond, ce qui est au demeurant assez étrange quand on y pense. Moi, je ne vais pas m’en plaindre, Mann est un de mes réalisateurs préférés et j’aime voir dans ses films son obsession du détails mélangée à ses plans magnifiques au service d’un scénario qui offre des personnages à plusieurs dimensions – c’est la combinaison que j’ai justement du mal à assimiler aux blockbusters des studios US.

Bref, le point de départ du film est la volonté de Hoover de faire du bruit pour promouvoir son FBI et obtenir l’argent qu’il veut. Pour cela, il va lancer l’un de ses meilleurs agents et disciples, Melvin Purvis, à la poursuite de Dillinger, voleur de banque et accessoirement héros d’un peuple souffrant de la crise économique. Le problème pour Purvis va être de se rendre compte de ce que la méthodologie et les ambitions de son boss ne sont pas adaptés à l’arrestation de l’ennemi public numéro 1. Ce dernier en a bien conscience et profite de la vie comme elle vient, entre braquage de banque et la rencontre de l’amour de sa vie, Billie. Mais les temps changent et la police s’adapte composant avec la modernité de l’époque et apprenant des erreurs commises. Dans le fond, arrêté Dillinger n’aurait pas dû être aussi dure, mais les flics n’ont pas compris tout de suite qui il était et, surtout, sa façon de voir le monde et d’être fidèle envers ses amis.

Voilà donc, je ne vais pas m’étendre sur l’histoire plus longtemps, il y aurait probablement des pages entières à écrire dessus de toute façon. Quoi qu’il en soit, j’ai été très réceptif au film, bien que je craignais un peu la façon dont serait aborder la romance. Mais j’aurais dû être immédiatement plus confiant dans le réalisateur. D’ailleurs, ce dernier a réuni un casting tout bonnement impressionnant, et je ne parle pas que de Johnny Depp et Christian Bale qui sont très bons, mais aussi de l’interminable liste d’acteurs de talents qui peuplent le film d’un bout à l’autre, que ce soit dans un second rôle où pour deux scènes, à croire que tout le monde voulait en être.

Au final, 2h10 maîtrisée de bout en bout qui délivre une bonne dose de suspens, beaucoup d’intensité et une histoire captivante.

A

 
The Prestige (2006)
September 19th, 2009 by Fabien

The Prestige (2006)

La première fois que j’ai vu The Prestige, j’ai eu du mal à accrocher. Ce n’était pas ce que je m’attendais à voir et il manquait quelque chose. En le revoyant, en connaissant le “truc”, je trouve ce film tout simplement brillant, car il suit à la lettre la logique même de ses personnage. Dans la construction, la façon dont sont disséminées les clés du mystères, et l’élaboration du prestige final, c’est vraiment très intelligent.

Certes, comme je l’ai dit, je connais le truc, donc ça m’a permis de voir tout autre chose, et c’est surement pour ça que j’ai tant aimé ce second visionnage, car le film n’est pas du tout le même quand on sait. Du coup, j’aurais certainement dû éviter de repousser éternellement l’échéance et de le revoir plus tôt, car je ne l’aurais pas regretté.

Sinon, côté acteurs, le duo Christian Bale/Hugh Jackman fonctionne à merveille, car il suit également la logique du film. Certains diront que Bale est tout simplement meilleur, ce n’est pas faux, mais c’est parce que c’était nécessaire pour réussir à ce que son personnage soit ce qu’il devait être alors que le personnage joué par Jackman n’avait pas dû tout besoin de la même chose pour être parfait. Il se devait d’être moins subtil et simplement plus grandiloquent. On ne peut par reprocher à l’acteur d’avoir été le moins bon des magiciens, vu que c’est la base de l’histoire.

Bref, un excellent film que je reverrais probablement plus rapidement cette fois.

A

 
Batman Begins (2005)
September 6th, 2009 by Carole

Batman Begins (2005)

J’avais été voir ce film au cinéma, à l’époque où j’allais donc encore au cinéma, et regardait des longs métrages en français. Ce temps est révolu, mais je garde le souvenir d’un sacré fou rire quand il a lâché son « Je suis Batman », car si les Américains en rigolent et en font référence, la VO n’arrive pas à la cheville de la VF, c’est moi qui vous le dit !

Christian Bale est donc le nouveau Batman de Nolan. Selon les dires de mon paternel, c’est moins « comics » que les précédents. Une pensée développée par un homme qui ne lit pas de comic books, je précise.

Quoi qu’il en soit, j’ai énormément apprécié de le revoir, cela faisait un bon moment maintenant, et c’était plus fun et plus prenant que dans mes souvenirs, et en fait meilleur que ce que je gardais en mémoire – c’est pourtant un film que j’aime bien, à la base. Donc pour le coup, c’était encore mieux !

Par contre, si jusque-là, je tolérais plus ou moins Katie Holmes, que tout le monde sait très mauvaise dans ce film, je dois dire qu’ici, cela m’a frappée : en plus d’être nulle, elle ne sert en rien l’intrigue. Elle semble presque forcée dans le décor. Son passé avec Bruce n’est pas du tout exploité, elle est la bonne fille idéaliste, mais n’importe quelle femme aurait pu jouer ce rôle. C’était se donner beaucoup de mal pour rien.

J’espère honnêtement que le personnage féminin de Batman 3 sera à la hauteur (et de préférence interprété par une actrice que j’aime bien, ça me ferait plaisir). En attendant ce jour, il y a The Dark Knight à revoir, donc je n’ai pas fini de parler de Batman dans ces colonnes.

P.S. : je ne crois pas qu’il soit vraiment nécessaire de le préciser, mais Michael Caine est tout bonnement génial dans ce film.

Recommandé.

Réalisateur : Christopher Nolan; Scénariste :David Goyer, Christopher Nolan
Casting : Christian Bale, Michael Caine, Liam Neeson, Katie Holmes, Gary Oldman, Cillian Murphy, Tom Wilkinson, Rutger Hauer, Ken Watanabe, Morgan Freeman, Linus Roache & Mark Boone Junior.

 
Equilibrium (2002)
August 21st, 2009 by Carole

Equilibrium (2002)

Résumé : Dans les années 2070, dans la citadelle de Libria, les émotions n’existent plus, supprimées par l’absorption quotidienne de Prozium. Les individus ont ainsi accepté de mettre de côté leur liberté pour vivre en harmonie avec leur dirigeant spirituel connu sous le nom de Père. Les personnes qui refusent de prendre leur dose sont considérées comme des rebelles et vivent en retrait de la ville. S’ils sont pris, c’est la peine de mort assurée. John Preston travaille au service de Père et applique la loi à la lettre. Un jour, celui-ci brise le flacon de sa dose et n’a pas le temps de s’en procurer une de rechange. Il est alors submergé par toute une gamme d’émotions. Victime d’un revirement spirituel qui le confronte à ses supérieurs hiérarchiques, il mène l’enquête sur ce nouvel état de vie.

J’aurais mis quasi une semaine pour écrire ce billet, j’ai vu le film le week-end dernier avec ma meilleure amie, qui ne l’avait pas vu (oui, je participe fortement à sa culture cinématographique, je suis une merveilleuse amie sur ce plan-là !) et dont on lui avait vanté les mérites. Moi, personnellement, je l’avais vu une fois il y a fort longtemps, et je le trouvais quelque peu surestimé.

Pour le coup, j’ai énormément apprécié ce revisionnage. Je n’avais plus beaucoup de souvenirs, à l’exception de quelques passages clés, donc c’était réellement comme une redécouverte et j’ai bien aimé. Bon, alors, en règle générale, mon amie vient toujours avec des questions qui mettent quelque peu à l’épreuve : « Comment font-ils pour se reproduire ? » par exemple, ou « Pourquoi doit-il aller chercher une autre dose de Prozium au lieu simplement d’en prendre une qu’il a déjà en stock ? ». Pile le type de questions où vous vous retrouvez à broder, car tout ceci n’est qu’une question d’imagination. Il existe peut-être à Libria une réglementation du Prozium, qu’en sais-je moi !

Par contre, je me rappelais m’être fait la réflexion au premier visionnage, et cette fois-ci encore : le personnage de Taye Diggs a des émotions. C’est limite s’il ne prend pas plaisir à aller tuer des gens, et à la différence de Bale, il sourit beaucoup dans le film. On ne sourit pas mécaniquement, cela sert à exprimer quelque chose, même quand c’est un faux sourire, il faut le commander au cerveau.

Enfin, Equilibrium développe les thématiques cher au genre, autour de l’individualisme, et ce qui nous définit en tant que tel. Finalement, l’une des plus grandes originalités ici est de montrer que l’amour comme la violence nait de nos émotions, et que pour être des êtres à part entière, cela signifie aussi de s’entretuer, car cela n’est qu’une forme d’expression. Au fond, cela est presque poétique.

Recommandé.

Réalisateur & Scénariste : Kurt Wimmer
Casting : Christian Bale, Taye Diggs, Emily Watson, Sean Bean, Angus MacFadyen, William Fichtner, Sean Pertwee, David Hemmings

 
Harsh Times / Bad Times (2005)
August 11th, 2009 by Carole

Harsh Times / Bad Times (2005)

Résumé : Vétéran de la Guerre du Golfe, Jim Davis a été profondément marqué par l’horreur des combats. A bout de ressources, il attend d’être appelé au sein de la police de Los Angeles, où un poste lui avait été promis. Si seulement il avait un boulot, il retrouverait son équilibre et sa vie aurait à nouveau un sens. Jim n’a qu’un seul réconfort au milieu de cette galère : son meilleur copain, Mike, également chômeur. Jim offre à Mike de l’aider à trouver un job, mais leur quête prend rapidement des allures de virée infernale dans les rues chaudes de South Central. Après avoir vu se refermer devant lui les portes du L. A. P. D., Jim accepte de travailler pour les services de la Sécurité du Territoire. Ses virées avec Jim dans les bas quartiers deviennent de plus en plus violentes et dramatiques. Une nouvelle guerre commence…

Harsh Times nous raconte l’histoire de Jim, ancien vétéran, au chômage, qui n’a plus de repères dans sa vie, et que sa seule bouée de sauvetage se trouve être Jim, aussi à la recherche d’un emploie. Ici, il s’agit d’un de ces films psychologiques basés sur un sujet commun qui doit au final beaucoup plus à son casting qu’à son histoire.

Dans la descente aux enfers des protagonistes, Harsh Times montre la galère et la merde dans laquelle ils se trouvent et surtout le comportement quelque peu autodestructeur de certains. Il n’y a pas, pour le personnage de Christian Bale (Jim Davis), de véritable échappatoire, ni une quelconque histoire de moralité au bout de la route. Un coup gentil, un coup complètement déboussolé, il fume, tue et entraîne son pote dans sa descente sans en avoir conscience. Si on peut facilement voir là une facilité scénaristique et un manque d’originalité dans le fait que son comportement soit dû en partie à son expérience de guerre, le film montre bien qu’il avait déjà avant de partir, des relations pas très nettes, et qu’il était déjà psychologiquement instable. La guerre n’a alors fait qu’empirer les choses. Il ne s’agit pas là de voir un cliché, mais plutôt une façon de montrer la destruction d’une personne complètement délaissée. L’histoire « vétéran », a à mon avis était choisie pour montrer que l’armée ne se préoccupait pas de ses hommes de retour au pays et que face aux chocs psychologiques, le retour pouvait être encore plus violent.

En parallèle, Mike (incarné par Freddy Rodriguez) est le bon pote parfois paumé que Jim traine avec lui. Le gars prêt à aller partout avec lui, présent pour le fun, mais aussi le témoin passif de la destruction de Jim, celui qui ne comprend qu’à moitié ce qui se passe.
Freddy Rodriguez joue parfaitement le bon copain, à la fois embourbé dans l’histoire et complètement déconnecté de ce qui se passe.

Le film traite donc d’une histoire classique, mais avec plus de véracité que beaucoup d’autres, avec la violence plus ou moins gratuite de l’univers dépeint. Et muni d’un excellent casting, le résultat vaut d’être vu au moins une fois.

En location.

Réalisateur & Scénariste : David Ayer.
Avec : Christian Bale, Freddy Rodriguez, Eva Longoria, Tammy Trull, Adriana Millan, Armando Cantina, Kenneth Choi, Terry Crews, Robert Dahey, Chaka Forman.

 
I’m Not There (2007)
August 4th, 2009 by Carole

I’m Not There (2007)

Résumé : Un voyage à travers les âges de la vie de Bob Dylan. Six acteurs incarnent Dylan tel un kaléidoscope de personnages changeants : poète, prophète, hors-la-loi, imposteur, comédien, martyr et “Born Again”. Ils participent tous à l’esquisse d’un portrait de cette icône américaine définitivement insaisissable.

Je me suis lancée à l’aveuglette dans I’m Not There, et ce que je savais se résume à peu près à cela : des acteurs différents incarnent Bob Dylan a différentes périodes de sa vie. Cela n’est pas exact, et c’est le film qui va me l’apprendre.

Donc, I’m Not There est le type de films qui fait un peu souffrir quand on ne sait pas vraiment ce qu’on va voir, et je suis de nature, justement, à regarder des films dont je n’ai pas vu une image. Ici, si l’envie vous en prend, je vous conseille de vous renseigner, histoire de savoir ce que vous allez regarder.

I’m Not There met en scènes différents Bob Dylan – portant d’autres noms – avant tout dans un état d’esprit, qui sert alors au passage à représenter une période de sa vie. Mais les dernières phrases du film résument très bien l’oeuvre :

“I wake and I’m one person, and when I go to sleep, I know for certain I’m somebody else. I don’t know who I am, most of the time. It’s like you got yesterday, today, and tomorrow, all in the same room. There’s no tellin’ what can happen.”

Pas de plan chronologique, des allers et venues entre différents états d’esprit de Dylan, avec, tout du long sa musique. C’est sans aucun doute le point fort du métrage, qui a certes de la ressource, mais ce n’est pas parce qu’on se veut référentiel, imaginatif, que ce que l’on montre est hautement palpitant.

Là, si pour une fois, j’ai trouvé que Cate Blanchett n’était pas mal du tout, voire même très bien, je dois bien dire qu’une partie en sa compagnie n’a pas réussi à m’intéresser. Et, c’est celle qui occupe le plus de temps – dans un long métrage de plus de 2h. La musique est sans conteste ce qui a maintenu le plus mon attention que cela soit avec Christian Bale (assez peu présent, finalement), Richard Gere, Marcus Carl Franklin. Moins présente avec Heath Ledger, je trouve que le problème de l’aspect familial, et du «Bob Dylan » qu’il incarne est que c’est assez répétitif. Le moins présent est le Dylan Poète, joué par Ben Whishaw, qui se contente de parler – poète, je vous ai dit ! mais il le fait bien, heureusement pour nous.

Un film qui pour moi tient donc sa force avant tout de sa musique, plus que tout le reste. Le résultat final pourrait presque passer pour un peu d’art et d’essais au vue de toute cette mise en scène et du montage. Une biographie qu’il faut reconnaître originale et qui peut séduire, mais n’est pas à recommander à tout le monde.

A la télévision.

Réalisateur :Todd Haynes; Scénariste :Todd Haynes, Oren Moverman
Casting :Christian Bale, Cate Blanchett, Marcus Carl Franklin, Richard Gere, Heath Ledger, Ben Whishaw, Julianne Moore, Michelle Williams, Charlotte Gainsbourg, David Cross.

 
3:10 to Yuma / 3h10 pour Yuma (2007)
July 28th, 2009 by Carole

3:10 to Yuma / 3h10 pour Yuma (2007)

Résumé : Revenu blessé de la guerre de Sécession, Dan Evans a établi sa famille dans un ranch. La sécheresse a ravagé ses terres, décimé son troupeau et miné la considération que lui portent sa femme et ses enfants, en particulier son aîné Will, âgé de 14 ans. A la suite d’une attaque de diligence, le célèbre bandit Ben Wade passe par la ville de Bisbee où il est arrêté avec le concours fortuit de Evans. Recherché pour ses hold-up et ses meurtres répétés, Wade doit être convoyé vers Contention, à trois jours de cheval, pour embarquer sur un train à destination de Yuma, où se trouve le tribunal fédéral. Contre une prime qui peut sauver son ranch, Dan Evans s’engage dans l’escorte qui doit accompagner le dangereux criminel. Il est bientôt rejoint par son fils Will, fasciné par l’aura du tueur.
Tandis que son gang organise son évasion, Wade engage sur le chemin de Contention un bras de fer psychologique avec ses gardiens, usant à la fois de la peur qu’il leur inspire et de la séduction qu’il exerce sur eux…

Je suis allée faire un tour dans mes archives, en l’honneur de Christian… Oui, car ma cargaison filmique est divisée, on va dire, en 3-4 piles, et disons que, par choix, certains sont envoyés dans les profondeurs du camion. Ce fut le destin de 3:10 to Yuma, malgré son casting alléchant – la raison de sa présence dans mon antre.

Pour les petits nouveaux, ceux qui ne l’ont pas lu dix fois déjà, je le réécris, avec la bonne règle scolaire qu’il faut considérer que son interlocuteur est un imbécile heureux qui ne sait rien : donc, je n’aime pas les westerns. Pour vous situer le problème, j’ai préféré Mon nom est Personne à Il était une fois dans l’Ouest qui m’a profondément ennuyé. Je crois que le film de western est pire que le film de guerre. Dans cette dernière catégorie, il y a des films que j’aime beaucoup. Je suis incapable de vous trouver un film de western que j’aime réellement. Mais, à la différence de certaines personnes, je suis incapable d’éliminer un genre. Même en sachant que je n’aime pas, je continue, et continue, et continue… Allez savoir pourquoi !

Tout d’abord, Russell Crowe a le beau rôle. Comprendre le personnage emblématique, celui avec lequel j’étais prédestiné à accrocher dès le début. Et, entre nous, Russell, il est plutôt sexy dans ce film ! Christian Bale a un personnage au premier abord un peu faible, c’est-à-dire que, avec un autre acteur, il se serait fait totalement écrasé par l’Australien. Deux têtes d’affiche que j’aime énormément,  appuyées par une jolie fournée de seconds rôles.

Le casting ne fait pas le film, et ne va pas me rendre amoureuse du western. Même pas Christian. Il a déjà joué dans des films de guerres que j’aime réellement, il ne peut pas être responsable d’autant de miracles, il ne faudrait pas abuser. Au fond, ce n’est pas mauvais, et, si un jour, par un heureux hasard, on m’offre la possibilité de le revoir, peut-être ma curiosité sera assez forte pour retenter l’expérience. Mais au fond, c’est un film qui a des moments tirant en longueur, et qui aurait bénéficié d’être raccourci d’au moins 15 minutes. Ce n’est pas mémorable, mais cela n’a pas été désagréable, et parfois, j’ai été prise dans l’histoire. Des bons points pour le film, quand même, au final.

Je ne suis peut-être pas friande du genre, mais ce que j’aime bien dans ce genre de périodes, c’est les costumes, les mentalités, le crime, les hommes avec leur chapeau… Et que cela tire. Je pense que l’avantage du film est qu’il y a pas mal d’actions, et donc cela a participé à rendre le visionnage plus agréable.

Pas besoin de vous faire un dessin, on ne tient pas ici mon Christian Bale préféré (ni mon Russell Crowe préféré par extension – c’est Gladiator, de toute façon).

En location.

Réalisateur : James Mangold ; Scénaristes : Stuart Beattie, Michael Brandt, Derek Haas.
Casting : Russell Crowe, Christian Bale, Logan Lerman, Dallas Roberts, Ben Foster, Peter Fonda, Vinessa Shaw, Alan Tudyk, Luce Rains, Gretchen Mol.

 
El Maquinista / The Machinist (2004)
July 21st, 2009 by Carole

El Maquinista / The Machinist (2004)
Résumé : Trevor Reznik est ouvrier dans une usine. Un métier répétitif, fatigant, usant, au milieu d’un bruit assourdissant, où la moindre inattention peut avoir des conséquences dramatiques. Une attention que Trevor a du mal à maintenir, car il est très fatigué. En fait, Trevor n’a pas dormi depuis un an.
Il partage ses nuits entre la cafétéria de l’aéroport, où il retrouve Marie, la serveuse, et l’appartement de la prostituée Stevie.

Depuis quelque temps, la vie de Trevor devient de plus en plus étrange. Qui laisse des messages codés dans son appartement ? Pourquoi Marie ressemble-t-elle tant à sa mère ? Quant à Stevie, elle semble bien connaître le nouvel employé de l’usine, Ivan. Pourquoi ne lui a-t-elle rien dit ? Un homme d’ailleurs très étrange, cet Ivan. Inquiétant, dérangeant, il semble surveiller sans cesse Trevor…

Si je n’avais pas vu ce film avant aujourd’hui, c’était par pur choix. Je ne comptais pas le voir, alors confronté au challenge Christian Bale, j’ai décidé de vite y passer, il ne servait à rien de repousser l’échéance.

Pourquoi si peu de motivation ? Eh bien, rien qu’à la vue des photos, je souffre. Réellement. C’était la seule et unique raison, une question physique, il m’était assez pénible de voir les os du torse de Christian Bale… Ouais, en fait simplement de le regarder. Je sonne peut être petite nature, mais je n’y peux rien. Il y a des choses qu’on supporte mieux que d’autres, et honnêtement, quand il est torse nu, c’est juste douloureux pour moi. S’il est habillé, c’est tolérable. Mais bon, il n’a pas perdu 28 kilos pour rien. Et on sait tous que Christian, il est un peu masochiste dans son travail. Ou, dirons-nous, très intense. En plus de s’affamer volontairement, il lui arrivait de ne pas dormir pendant deux jours pour tourner une scène. Cet homme a plus que de la volonté, arrivé à ce stade, j’admire.

Le film en lui-même suit donc Trevor, qui ne dort plus depuis un an, qui ne mange quasiment plus, et qui est rongé de l’intérieur. Il est détruit psychologiquement, mais il faut attendre la fin du film pour découvrir pourquoi. Sa santé psychologique se dégrade donc tout du long, et l’ambiance est donc quelque peu oppressante, même si elle ne fait pas son effet à toutes les scènes. Le film n’est pas mauvais en soi, mais une partie du twist final est bien trop prévisible (et, entre nous, pas très original), ce qui a pour conséquence de dévaloriser une partie du scénario. Disons que cela est ainsi moins percutant, fait moins effet, surtout qu’on atterrit sur une certaine banalité à la fin, qui manque d’intensité. Il y avait sûrement moyen de faire mieux là-dessus.

Rien à redire sur le plan des performances, ni sur l’aspect technique ou la réalisation, par ailleurs, là où cela pêche un peu, c’est donc sur le scénario, qui, même si cela reste un bon film, était perfectible.

En location.

Réalisateur : Brad Anderson; Scénariste : Scott Kosar
Casting : Christian Bale, Jennifer Jason Leigh, John Sharian, Aitana Sánchez-Gijón, Michael Ironside.

 
Terminator Salvation (2009)
July 14th, 2009 by Fabien

Terminator Salvation (2009)

Tada da da da… Tada da da da…

Oui, mon fredonnement du thème de Terminator est très abouti, je l’exerce depuis un bout de temps. Voilà donc le dernier épisode de la franchise qui nous met en scène l’ère post-Judgement Day dont nous ne connaissions que peu de choses avant que TSCC nous éclaire un peu plus sur la question, mais je pense que la série n’est pas entrée en ligne de compte ici.

Grosso modo, cela se situe bien avant la vision du futur que nous donne T2. Le T-800 entre seulement en production. L’histoire se centre sur Markus Wright, personnage énigmatique qui donna son corps à la science, Cyberdyne pour être précis, et qui se réveille 15 ans plus tard dans un monde en guerre contre les machines. Il ne saisit pas trop ce qui lui arrive, mais sa rencontre avec le jeune Kyle Reese va lui permettre de survivre et de trouver sa place.

Comme vous le savez, à l’origine, John Connor était inexistant dans le film. L’arrivée de Christian Bale changea la donne et ça se voit un peu à l’écran, le scénario souffrant parfois de raccourcis nécessaire pour donner une place au leader prophétique de la résistance. C’est donc Sam Worthington qui hérite du premier rôle (même s’il est éclipsé à la fin), et il en impose dès sa résurrection dans le futur. Il n’est pas seul, car il est accompagné durant un petit moment par Anton Yelchin qui m’a surpris, car pour ce que j’ai vu de l’acteur jusque là, j’avais un peu de quoi douter. Sinon, la belle Moon Bloodgood est égale à elle-même, mais hérite d’un rôle coupé au montage. En gros, on sait par exemple que sa fameuse scène de sexe avec Markus a été supprimée, et il y a des passages qui laisse croire que ce n’est pas la seule coupe qu’il y a eut. C’est sûrement la même chose pour Common qui reste inlassablement en retrait et sous-exploité. Bale de son côté assure ce qu’il faut dans l’action, mais ne bénéficie pas de la meilleure écriture qui soit, car comme je le disais, son rôle a été largement étendue, et par moment, on sent que des scènes ont été forcées dans le décors.

Côté mythologie, comme on ne peut pas vraiment éviter le sujet, j’ai apprécié la multitude de références à T2 (même si certaines lignes de dialogues ne sont là que pour ça et ça ne sort pas toujours très juste), et vu que la période retracée ici n’a jamais été détaillée auparavant, il y a une bonne liberté d’action. On notera que désormais, on sait comment John Connor a hérité de sa cicatrice.

Bref, globalement, le film m’a bien accroché. L’action est bien foutue, et l’histoire se déroule avec pas mal de fluidité, même si certaines coupes indélicates donnent l’impression que des raccourcis auraient pu facilement être éviter, notamment dans la seconde moitié. Le twist autour du personnage de Markus est prévisible dès le départ, mais est bien utilisé pour introduire des réflexions sur l’humanité qui donne des justifications pour la fin du film.

J’avais suivit le minimum sur ce film. Je ne voulais pas m’enthousiasmer à tort, ce qui m’a permis d’apprécier encore plus, je pense, le résultat final. McG prouve qu’il peut faire autre chose que des bouses et offre à la franchise Terminator un film de qualité qui a le mérite d’être plus marquant que le T3 oubliable (mais pas foncièrement mauvais). Je pense quand même qu’une DC ne serait pas un luxe pour rendre un peu de cohérence à certains passages et personnages.

B+

 
Trailer: Public Enemies
March 5th, 2009 by Fabien

Je suis objectif devant tout ce qui passe sur mon écran, mais quand c’est Michael Mann qui réalise, j’ai tendance à l’être un peu moins. On a tous nos faiblesse, alors quand en plus on trouve Depp et Bale sur l’affiche, il va falloir qu’il soit sacrément mauvais pour que j’en dise du mal de ce film.

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