The Boondock Saints II: All Saints Day (2009)C+
February 13th, 2010 by Fabien

Résumé : Les frères McManus vivent désormais une vie calme avec leur père en Irlande, mais quand ils apprennent la mort d’un prêtre à Boston par la mafia, ils font leur retour pour délivrer leur justice.

Les Saints sont donc de retour à Boston pour dispenser leur pardon à coup de flingues. La suite était attendue par beaucoup de fans dont certains ont été déçus. Honnêtement, il n’y a pas vraiment de raison, même si cette suite est inférieure à l’originale, mais c’était prévisible. Déjà, le premier n’était pas un chef-d’œuvre, mais un film totalement décomplexé qui poussa son délire au maximum avec son message impossible à assumer et ses personnages trop gros pour être vrais.

Le second ne refait pas l’histoire du premier, bien que certains éléments sont repris, comme par exemple le remplacement de Rocco par Romeo, les deux étant similaires dans le rôle du sidekick motivé, un peu à la ramasse, mais sont différents sur pas mal de points, notamment au niveau de la relation qui les lie aux frères. À part ça, on retrouve le trio de flics incapables, Rocco fait un retour dans des scènes de rêves, on revoit également brièvement Willem Dafoe qui est remplacé par Julie Benz (avec un accent du sud un peu gros), et il y a les mafieux qui se font descendre, comme on s’en doute.

Là où ça fonctionne moins bien, c’est dans l’histoire. La justification du retour est bien trouvée et tout le début est moyennement bien monté, mais tient la route convenablement. Quand Julie Benz dévoile un peu plus son jeu, ça commence à dérailler un peu, mais c’est surtout le fait que derrière toute l’affaire se cache une main à peine visible qui manipule tout et qui enlève pas mal de fluidité, sans parler de l’intérêt à certaines scènes. Judd Nelson en pâtit d’ailleurs beaucoup avec son rôle qui devient vite obsolète.

Enfin bref, dans l’ensemble, c’était plutôt sympa bien qu’un peu trop long (environ 1h50 quand même). Moi qui avait vraiment apprécié le premier, j’ai bien aimé cette suite, même si elle a vraiment tardé à venir. 10 ans, quand même ! Le gros avantage, c’est que l’esprit est le même, donc bien que ça n’est pas cinématographiquement mémorable, c’est toujours bien sympa pour faire passer la soirée.

Réalisateur & Scénariste : Troy Duffy.
Casting : Norman Reedus, Sean Patrick Flanery, Clifton Collins Jr., Judd Nelson
, Julie Benz, Peter Fonda, Billy Connolly, David Della Rocco, Brian Mahoney, David Ferry.

 
Brothers (2009)B
January 21st, 2010 by Carole

Résumé : Sam & Grace forment un couple parfait et sont les parents de deux petites filles. Sam est envoyé par l’ONU en mission à l’étranger et confie à Tommy, son frère tout juste sorti de prison, le soin de s’occuper de sa famille. Lorsque Sam est porté disparu et présumé mort, Tommy et Grace se rapprochent contre toute attente. C’est alors que Sam revient du front…

Brothers m’avait l’air d’un film assez classique, ce qui fait que je voguais entre l’envie de le voir (pour Jake et ma curiosité) et une certaine absence de motivation. Le postulat de départ est fort simple et trop banal : Sam est dans l’armée, incarnation du fils prodigue, alors que Tommy vient de sortir de prison et se trouve être le vilain petit canard. L’un s’en va pour la guerre, tandis que l’autre reste. Le premier est déclaré mort, et le second se reconstruit une vie, à l’aide de la femme et des deux filles de son frère. Comme le trailer nous l’annonçait, Sam va revenir au foyer. Avant cela, on suivra son expérience sur le terrain, tandis que sa famille le croit mort.

Malgré une idée un peu pré-maché (un sujet sérieux n’est pas forcément bien traité ou original), Brothers va véritablement s’affirmer, construisant un portrait familial solide, que ce soit  dans le relationnel ou dans les situations. La mort de Sam va entrainer des changements dans la dynamique de la famille, mais contrairement à ce qu’on nous laissait croire, le scénario va  éviter quelques clichés qui va clairement faire toute la différence, de même qu’après le retour de Sam chez lui.

Bien sûr, certains réactions sont prévisibles, mais l’évolution psychologique de Sam ou de Tommy est tangible et suit un cheminement logique, avec ses petits moments, ses regards, qui disent tout, avec une certaine subtilité, laissant le spectateur mettre tout seul des mots sur le ressenti, la colère ou l’impuissance que l’on peut avoir. Que ce soit Tobey Maguire ou Jake Gyllenhaal, – qui ont finalement peu de scènes ensemble -, ils offrent beaucoup de profondeur à leur personnage, et réussissent à établir une relation entre les deux qui ne tombent pas trop dans la facilité.

Le film n’est bien évidemment pas parfait, suit durant une partie une progression trop classique, épaulé par des scènes qui le sont tout autant. Mais l’ensemble se révèle être solide, et s’affirme grâce à son casting.

Réalisateur :Jim Sheridan; Scénaristes : David Benioff, Susanne Bier, Anders Thomas Jensen.
Casting :Tobey Maguire, Jake Gyllenhaal, Natalie Portman, Bailee Madison, Taylor Grace Geare, Mare Winningham, Sam Shepard, Clifton Collins Jr., Carey Mulligan, Patrick Flueger, Jenny Wade, Luce Rains, Omid Abtahi.

 
Extract (2009)
December 16th, 2009 by Fabien

Extract (2009)

Résumé : Joel est sur le point de vendre son usine quand un accident du travail va lancer une suite d’évènements qui va bouleverser sa vie personnelle et professionnelle.

Je me répète, mais vous savez sûrement que j’adore Office Space, du coup, je m’intéresse à ce que fait Mike Judge, même si son travail dans l’animation ne m’a jamais réellement accroché. Bref, il ne fait pas grand-chose, donc ça ne me demande pas beaucoup d’attention. Quand Extract est apparu avec Jason Bateman et son histoire qui semblait avoir des thématiques assez proches d’Office Space, je m’étais dit que ça serait surement une amélioration après Idiocracy qui possède ses bons côtés, mais était globalement moyen.

Extract c’est donc l’histoire de Jason Bateman qui va faire quelques mauvais choix motivés par sa vie qui se vide de tout intérêt. En gros, ça n’est pas la joie en ce moment et quand il rencontre la charmante Cindy il voit en elle un fantasme qui pourrait devenir réalité et qui pourrait lui procurer ce qui manque dans sa vie. Tout ça ne va pas prendre une très bonne tournure grâce à Ben Affleck qui joue son pote et qui a un certain talent pour l’entrainer dans des plans foireux dans lesquels il finit toujours sous l’influence d’une drogue. Tout part en vrille.

C’est là que ça aurait dû être fun, mais au lieu de ça, ça ne décolle pas. Je me dis que Mike Judge a perdu la recette, car c’est mou du bide et, en fait, la seule chose qui permet de remonter le niveau, c’est Ben Affleck qui, comme souvent quand il est dans un second rôle, est purement excellent. Je ne comprends pas pourquoi il a tant de mal à trouver des premiers rôles satisfaisants. Enfin, je ne généraliserais pas, il arrive quand même parfois à mettre la main sur le bon scénario, mais il est vrai qu’il a le nez pour les seconds rôles qui lui vont comme un gant.

Pour en revenir à Extract, j’ai trouvé dommage que l’intrigue avec Mila Kunis meure presque aussitôt après avoir été lancée, ça devient juste un prétexte qui se joint à un autre. Son personnage est uniquement là pour créer l’étincelle au début et perd son utilité quasi instantanément. Nous avons avec ça une série de personnages secondaires assez lourds, JK Simmons et Clifton Collins Jr. arrivent sans peine à sortir du lot, tandis que Dustin Milligan démarre bien, mais rejoint rapidement le rang des boulets en même temps que son intrigue s’essouffle, et c’est assez rapide. Le film tourne en rond et la pauvre Kristen Wiig doit attendre la fin pour enfin avoir du matériel à sa hauteur.

Je m’arrête là, vous l’avez compris, Extract est une déception à bien des niveaux, même s’il possède quelques bonnes choses, elles ne suffisent pas à compenser le reste. Question thématique développée, on reste sur du classique, et ce n’est pas vraiment pertinent ou intéressant au final. Je ne perds pas totalement espoir en Judge, mais je commence à me dire qu’il a eu son One Hit Wonder et qu’il n’arrivera pas à renouveler l’essai. Et ça fait quand même 10 ans.

A la télévision.

Réalisateur & scénariste : Mike Judge
Casting : Jason Bateman, Mila Kunis, Ben Affleck, Kristen Wiig, J.K. Simmons, Clifton Collins Jr., David Koechner, Dustin Milligan, T.J. Miller

 
Star Trek XI (2009)
November 26th, 2009 by Fabien

Star Trek XI (2009)

Vous pouvez retrouver cette critique sur Critictoo.

Résumé : En 2233, le vaisseau du romulien Nero apparait, sorti de nulle part, et s’attaquant à l’USS Kelvin venu observé les évènements. Des années plus tard, James T. Kirk est à l’académie de Starfleet quand Nero revient et planifie d’anéantir la planète des Vulcains.

Me voilà arrivé au bout de cette intégrale des films de la franchise Star Trek. C’est donc le moment du reboot de la série, de sa « réactualisation » grand public qui a pour but de la sortir de son ghetto pour vieux geeks afin de l’offrir à une nouvelle génération de spectateurs.

Le but est louable, c’est certain, mais pourquoi ne pas avoir simplement lancé une nouvelle franchise de SF ? Pourquoi Star Trek ? Allez savoir.

L’une des missions du long métrage était dès lors de ne pas renier son passé, mais de se créer un nouveau futur. Pour ce faire, le scénario d’Orci et Kurtzman (qui ont aussi signé Transformers) s’offre un petit voyage dans le temps qui permet de nous placer dans une nouvelle réalité, comme on nous l’explique très bien dans le film. Ainsi, Leonard Nimoy apparait pour nous dire que les dernières décennies d’histoire existent toujours dans une autre version de l’univers, mais dans cette nouvelle, les personnages n’ont pas vécu la même chose et tout est permis.

C’est assez crédible, mais alors pourquoi se fatiguer à vouloir créer un alibi scientifique si c’est pour ensuite enchainer sur tout sauf de la logique scientifique. Bon, il faut avouer qu’on pouvait le voir venir dès le départ, car ce qui explique le voyage de Nero est une pseudo matière rouge, reflet de l’obsession malsaine de J.J. Abrams pour les grosses bouboules rouges pleines de pouvoirs (cf. Alias).

Mais j’étais prévenu, l’aspect scientifique du film est quasiment inexistant et aucun effort n’est donc à faire pour trouver ici de la logique. C’est rassurant, car vu comment on enchaine les scènes qui n’arrivent à coller ensemble que par le plus gros des hasards et, aussi, avec de grosses ficelles scénaristiques difficilement camouflables, le contraire aurait été inquiétant.

Bref, C’est un bordel sans nom qui nous est vendu par une bande d’adulescents non qualifiés auxquels on a remis les clés de la Ferrari. C’est surement là l’aspect le plus difficile à avaler, le fait que l’on se retrouve avec le vaisseau qui fait la fierté de la Starfleet et qu’à son bord il y a un capitaine qui est en charge de la garderie, un groupe de cadets arrogants à peine en âge de boire de l’alcool (enfin, selon la législation actuelle). C’est exagéré, mais c’est l’impression générale. Le plus inquiétant est quand même qu’avant la moitié du film, et l’arrivée de Scotty, il semble qu’il n’y avait personne dans la salle des machines…

Pour nous emballer tout ceci, J.J. Abrams n’a pas dû faire appel à un directeur de la photographie, engageant plutôt un stagiaire pas vraiment qualifié. Enfin, il faut le croire vu les plans parfois bizarres que l’on nous sert, sans oublier les incessants reflets de lumières qui sont là pour nous éblouir, ou promouvoir la qualité du travail des femmes de ménage de Starfleet qui font tout briller… littéralement.

Mais je suis peut-être trop méchant. Certes, le scénario est stupide, la réalisation bancale – avec Abrams, on ne peut pas dire que ce soit une surprise –, mais malgré ça, ce Star Trek a quand même de bons côtés. Le principal est que c’est réellement divertissant, avec de l’action en presque continue et une certaine légèreté de ton (on rit certainement plus qu’on devrait face à certaines scènes involontairement débiles) qui fait que les moments graves ne fonctionnent jamais, mais on n’en a rien à faire, donc ça passe.

En gros, Abrams délivre un Star Trek décérébré, vidé de la philosophie et de l’intelligence de la franchise, mais qui est suffisamment fun pour faire passer un moment agréable.

En location

Réalisateur : J.J. Abrams ; Scénaristes : Roberto Orci, Alex Kurtzman
Casting : Chris Pine, Zachary Quinto, Eric Bana, Simon Pegg, Winona Ryder, John Cho, Ben Cross, Bruce Greenwood, Zoe Saldana, Karl Urban, Anton Yelchin, Leonard Nimoy, Tyler Perry, Jimmy Bennett, Clifton Collins Jr., Marlene Forte, Chris Hemsworth

 
Trailer: Boondock Saints II: All Saints Day
September 3rd, 2009 by Fabien

Après le premier film, voilà donc le trailer de la suite. Willem Dafoe n’est plus de la partie, il est remplacé par Julie Benz… Il semble que tout le reste du casting soit de retour avec des ajouts, forcément. Parmi ceux-ci, Judd Nelson, Peter Fonda et Clifton Collins Jr., ce qui n’est pas mal du tout. Reste à voir si le film réussit à avoir la même énergie que le premier.

 
Crank: High Voltage (2009)
August 11th, 2009 by Fabien

Crank: High Voltage (2009)

Chev Chelios revient à la vie, mais n’a plus son coeur. Il est sur batterie avec une pompe artificiel. Quand la batterie casse, il est obliger de se faire électrocuter régulièrement pour la recharger.

Le premier était une bonne surprise, dans le sens que c’était vraiment délirant dans le bon sens du terme. 1h20 d’une course poursuite déjantée, violente et imprévisible. Pour le deuxième, on prend le même concept, mais à la sauce Postal. Enfin, pas le Postal de Uwe Boll, non, le Postal jeu vidéo. En gros, ce Crank 2, c’est ce que Postal aurait du être sur grand écran : un monument de mauvais gout totalement assumé. On à un suite aléatoire de scènes complètement hallucinantes où les cadavres volent dans tous les sens, le sang gicle à tout va, il y a du sexe n’importe quand, des plans complètement insensés, et toute une iconographie sexiste, violente et purement débile.

Quand je parle mauvais gout, c’est faible, il faut le voir pour le croire. En plus, la majorité des personnages sont complètement débiles, les 3/4 des femmes dans le film sont pratiquement, voir totalement, à poil. Les gangsta latino coupent des bout de corps, pour un rien et ça dégouline le sang. Chelios défonce la tête de toute le monde et n’importe qui. Bref, ça n’a aucune direction, c’est parsemé de scènes sorties de nulle part qui ne font qu’emmener l’univers du film vers le bas.

Bref, ce n’est pas franchement le film que je recommanderais à mes parents. Côté réalisation, c’est fait style jeu vidéo / Clip survolté.

Je pense qu’ils se sont simplement enfoncé dans leur concept, ce qui fait que ça reste regardable, mais c’est clairement oubliable, car ça en fait tellement des tonnes que ça devient franchement lourd par moment.

C-

 
Galerie: Extract
August 9th, 2009 by Fabien

Extract

Extract est le prochain Mike Judge, prévu à l’automne aux USA. C’est l’histoire de Jason Bateman qui est à la tête d’un Extract et doit gérer les problèmes de l’entreprise et sa femme probablement infidèle. En plus de Bateman, on retrouve Kristen Wiig qui est un peu partout dernièrement, mais aussi Ben Affleck en barman chevelu et barbu, J.K. Simmons, Clifton Collins Jr., Dustin Milligan, David Koechner et Mila Kunis qui joue l’employée sexy.

Comme vous le savez, j’adore Office Space, j’aime bien Idiocracy (plus pour ses idées que pour le reste), mais ce n’est pas pour ça que cet Extract m’enthousiasme beaucoup. Le casting est bien, certes, mais presque trop convenable et trop convenu. En fait, à part Affleck qui semble le plus hors-contexte (et c’est souvent là qu’il est le meilleur), les acteurs jouent trop dans le style qu’est le leur, pour ne pas aller jusqu’à dire que tous ça semble trop confortable. On verra, je ne demande qu’à être surpris.


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The Horsemen (2009)
May 19th, 2009 by Fabien

The Horsemen (2009)

The Horsemen est un thriller avec du serial killer et des flics, le tout dans un genre qui est devenu très codifié et qui ne trouve son originalité que dans l’orchestration des meurtres. On pourrait appelé ça l’héritage Se7en, étant donné qu’après ce film il a été dur pour la concurrence de sortir la tête de l’eau.

Ici, on a Dennis Quaid qui chassent 4 tueurs qui se prennent pour les chevaliers de l’Apocalypse et qui ont une manière bien vicieuse de tuer. Le coup des références bibliques est pour moi un gros point faible, mais passé de ça, il y a pas mal d’idées. Si au début l’intérêt est principalement dans la réalisation -  inventive, stylisée et qui ne s’amuse pas à s’arrêter sur les cadavres pour se la jouer gore -, et dans le casting plutôt solide (sauf peut-être Zhang Ziyi qui ne sonne pas toujours terrible en anglais), le développement offrira un angle intéressant sur la psychologie des tueurs, en particulier à partir du moment où Patrick Fugit entrera dans le champs d’action de la caméra.

Il y a en effet pas mal de personnages qui s’ajouteront au fur et à mesure. Si on passe outre les chevaliers de l’Apocalypse, je trouve dommage que la fin soit si prévisible, mais la chute est rapide, comme si le scénariste avait conscience de la faiblesse de celle-ci.

Bref, dans le genre Thriller with serial Killer, The Horsemen vaut bien le coup d’œil.

B-

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