
Comme tout le monde, j’ai comme qui dirait, des phases. En ce moment, je suis en plein Douglas Coupland. Tout a commencé avec la série jPod, actuellement diffusée au Canada. J’ai bien accroché, et du coup, je me suis un peu renseigné sur l’auteur. Je suis en train de lire le livre jPod, et j’ai regardé le film que Coupland a scénarisé avant cela.
Everything’s Gone Green, c’est l’histoire de Ryan. Il a une vie pas franchement intéressante, un boulot qui le déprime et… et c’est tout. Sa copine le fout dehors, il se fait virer de son boulot, et ses parents gagnent au loto, mais pas vraiment, du coup, ils ne gagnent rien. Malgré tout cela, il décroche un petit boulot pour le magazine de la loterie. En gros, il va photographier les gagnants et écrire un article sur eux. Le jour de son entretien d’embauche, une baleine s’échoue sur la plage. Il s’arrête par curiosité et c’est là qu’il rencontre Ming…
Je ne vais pas tout raconter, l’histoire, c’est Ryan qui doit faire la paix avec lui-même dans un monde corrompu où l’argent ne fait pas le bonheur et n’y contribue pas non plus. Il va se retrouver mêlé à du blanchiment d’argent pour la mafia, ses parents font pousser de la marie-jeanne dans la cave, et l’argent qu’il gagne illégalement va l’emmener dans la luxure et la vanité. Au final, tout cela ne le rendra pas heureux, vous l’aurez compris.
On retrouve pas mal de thèmes et d’idées qui seront repris dans jPod, surtout d’un point de vue contextuel. Entre les deux œuvres, le fond semble différer, même si j’avoue ne pas pouvoir l’affirmer complètement, n’aillant pas encore terminer ni le livre, ni la série jPod.
C’est une comédie, même si on ne rit pas d’un bout à l’autre, il y a quelques bons moments comiques. J’ai bien aimé l’atmosphère du film, l’exploitation de Vancouver. On voit toujours la ville dans les séries et films, mais déguisé pour ressembler à des villes américaines. Ici, c’est Vancouver, la vraie. Je n’ai jamais trop aimé Paulo Costanzo, l’acteur qui joue Ryan. J’ai toujours trouvé qu’il dégageait une prétention assez irritante. Je ne sais pas pourquoi, ça ne passe pas. Ici, ça va, même si je ne l’aime toujours pas. À ses côtés, JR “Martouf” Bourne et son sourire Colgate. En dehors de Stargate, je l’ai toujours vu dans le rôle du playboy arrogant. Ça lui va comme un gant. On retrouve aussi Steph Song, qui joue dans jPod.
Ce que j’apprécie le plus dans le film, c’est son ambiance, et son message. Les scènes avec la grand-mère de Ming sont également toutes excellentes, et apportent un plus indéniable au film. Ce qui est dommage, c’est que le film ne part jamais à fond dans le délire, et souffre principalement de son personnage principal qui n’est pas très intéressant. Il y a aussi le fait que le message du film ne passe pas de manière toujours très subtile. Il y a de bonnes idées, et ça n’a pas trop de prétention, ce qui est un bon point pour le film.
En bref, même si ce n’est pas aussi délirant que ça aurait pu l’être, Everything’s Gone Green est un petit film indépendant sympathique. Vu qu’il n’est pas dispo en France, c’est sûr qu’il faut plus que a pour vouloir le voir.
Note imdb : 6.2
Site officiel : http://www.everythingsgonegreen.com/












