Giancarlo Esposito

Idris Elba prend la pause avec Shere Khan pour Le livre de la jungle

lundi 21 mars 2016 à 17:59

THE JUNGLE BOOK - Voiced by Idris Elba, Shere Khan bears the scars of man, which fuel his hatred of humans. Convinced that Mowgli poses a threat, the bengal tiger is determined to rid the jungle of the man-cub. "Shere Khan reigns with fear," says Elba. "He terrorizes everyone he encounters because he comes from a place of fear." Photo by: Sarah Dunn. ©2016 Disney Enterprises, Inc. All Rights Reserved.

Dans la nouvelle version du livre de la jungle, vous ne pourrez pas voir Idris Elba ou même Scarlett Johansson, mais vous pourrez les entendre. Bien entendu, avec quelques gros noms prêter leur voix à des personnages numériques n’aide pas réellement la promotion du film. C’est pour cela que Disney tente de les mettre en avant avec un beau photoshoot associant acteurs et créatures de la jungle.

Nous retrouvons ainsi Idris Elba avec Shere Khan, Scarlett Johansson et Kaa, Lupita Wyong’o auprès de Raksha, Sir Ben Kingsley avec Bagheera, Christopher Walken devant King Louie et Giancarlo Esposito avec Akela.

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Classic 101 : Do the Right Thing (1989)

vendredi 08 mars 2013 à 10:34

Do the Right Thing (1989)

Il n’est jamais trop tard pour visionner les films que l’on aurait déjà dû voir. Pour cette raison, Critictoo Cinema se penche sur ces longs-métrages qu’on appelle classiques et qui ont marqué le septième art.

Le film : Do the Right Thing (1989)

L’histoire : C’est le jour le plus chaud de l’été dans le quartier de Bedford-Stuyvesant, Brooklyn. Mookie se rend à son travail à la pizzéria de Sal, alors que les esprits s’échauffent dans la rue et que la journée s’annonce très longue.

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Rabbit Hole (2010)

lundi 17 janvier 2011 à 22:56

Il y a des sujets dans l’existence qui alimentent les films, mais qui ne peuvent pas aller au-delà d’une certaine réalité. Le deuil s’inscrit dans cette lignée, que le cinéma explore sous ses multiples formes, en bien ou en mal.

Rabbit Hole se frotte donc à cette question, en se penchant sur le couple formé par Aaron Eckhart et Nicole Kidman qui ont perdu leur fils il y a 8 mois de cela. Ils cherchent à aller de l’avant, mais la blessure est encore trop récente, et le quotidien ne facilite pas forcément les choses.

Chacun tente du mieux qu’il peut d’aller mieux, tout en voulant maintenir la cohésion d’un couple qui pourrait aisément se déchirer. Les possibilités pour que cela arrive reste nombreuses, accentué par le fait qu’ils ne font pas leur deuil de la même façon, l’homme étant à la recherche de réconfort et un besoin de sentir son fils, alors qu’elle est distante et préfère éloigner les souvenirs.

Elle choisira d’ailleurs d’entrer en contact avec le jeune homme qui conduisait la voiture ayant renversé son fils. C’est sans trop de surprises que le film opte pour cet angle d’approche, soit la mort accidentelle ou personne n’est fautif. Miles Teller ajoute un petit plus à l’histoire, en permettant de mieux cerner le personnage de Nicole Kidman et de trouver à travers l’histoire des mondes parallèles une sorte de douce idée fournissant un réconfort.

Avec ce genre de sujet, il faut admettre que l’une de mes craintes habituelles est que l’on sombre trop dans le dramatique à la limite du soutenable. Ce n’est pas trop le cas avec Rabbit Hole, parvenant à y mettre d’ailleurs quelques moments heureux et de légers rires. En parallèle, il y a des passages qui exploitent la gêne (celle d’autrui autant que la leur) et qui se montrent étouffants.

J’ai par contre trouvé que le film exploitait quelques cordes faciles, tel que la sœur enceinte ou le fait que sa mère avait perdu son fils, présent assurément pour appuyer la situation. Pas que cela soit mal traité ou amené, mais il y a un côté qui fait un peu trop calculé à cela.

Dans son ensemble, le film est un drame humain plutôt touchant, suivant finalement son couple vers ses véritables premiers pas vers la guérison.

Réalisateur : John Cameron Mitchell ; Scénariste : David Lindsay-Abaire.
Casting : Nicole Kidman, Aaron Eckhart, Dianne Wiest, Tammy Blanchard, Miles Teller, Sandra Oh, Patricia Kalember, Mike Doyle, Jon Tenney, Stephen Mailer, Giancarlo Esposito.

The Usual Suspects (1995)

dimanche 25 avril 2010 à 22:38

Résumé : Une légende du crime contraint cinq malfrats à aller s’acquitter d’une tâche très périlleuse. Ceux qui survivent pourront se partager un butin de 91 millions de dollars.

Il m’est soudain venu l’envie de revoir The Usual Suspects, c’est donc ce que j’ai fait. Si je l’ai vu deux fois, c’est un maximum et ça date au moins du siècle dernier. C’est donc avec un œil plus ou moins neuf que je me suis lancé dans ce visionnage. Le problème, c’est qu’il est difficile d’oublier le twist du film et que cela entache à tout jamais la façon dont on le perçoit.

Connaissant la fin, je n’ai pas pour autant eu de problème à me prendre à l’histoire, même si la façon dont certains éléments sont amenés m’est apparue un peu grossière. Malgré ça, le puzzle est quand même bien construit et si Bryan Singer s’est fait un nom avec ce film, c’est parce qu’au cinéma, les scénaristes sont rarement ceux qui obtiennent la gloire. Il faut être réaliste, sans le scénario de Christopher McQuarrie, Singer serait toujours un inconnu aujourd’hui, même si j’avoue que j’aime beaucoup Un élève doué – il faudrait d’ailleurs que je le revoie aussi.

Là où je veux en venir, c’est que l’histoire est habilement montée, en particulier le mythe de Keyser Söze qui sert à bâtir toute une variété de réinterprétations de l’histoire avant même que la vérité soit révélée. C’est très intelligemment fait et grâce à l’excellent casting, cela prend forme à merveille.

Ce film n’a pas fait que Singer, il a aussi fait Kevin Spacey, il a offert à Stephen Baldwin le rôle de sa carrière, il a donné à Kevin Pollak l’opportunité de changer de registre, il a lancé Del Toro et relancé Gabriel Byrne. Le casting était presque improbable et c’est certainement pour cela qu’il fonctionne aussi bien.

Mais au final, les qualités sont là, l’ambiance persiste, avec la réponse finale en main dès le départ, l’immersion n’est jamais totale et le plaisir est quelque peu teinté. Ça reste un bon film, une bonne histoire, mais il manque le truc qui fait qu’en connaissant le twist le revisionnage apporte toujours quelque chose.


Réalisateur : Bryan Singer ; Scénariste : Christopher McQuarrie.
Casting : Gabriel Byrne, Kevin Spacey, Stephen Baldwin, Kevin Pollak, Benicio Del Toro, Chazz Palminteri, Suzy Amis, Giancarlo Esposito & Pete Postlethwaite.