The Road (2009)C
February 27th, 2010 by Fabien

Résumé : Il y a maintenant plus de dix ans que le monde a explosé. Plus d’énergie, plus de végétation, plus de nourriture… Les derniers survivants rôdent dans un monde dévasté et couvert de cendre qui n’est plus que l’ombre de ce qu’il fut. Un père et son fils errent, suivant une ancienne autoroute menant vers l’océan. le père se souvient de sa femme et le jeune garçon découvre les restes de ce qui fut la civilisation. Durant leur périple, ils vont faire des rencontres dangereuses et fascinantes. Même si le père n’a ni but ni espoir, il s’efforce de rester debout pour celui qui est désormais son seul univers.

C’est donc la fin du Monde tel que Viggo l’a connu. Désormais il se balade avec son fils sur la route. Ils n’ont pas de but, une direction, mais pas de destination. C’est un peu comme le film qui nous entraine dans une suite de virages au détour desquels il n’y a que de la misère, plus de misère, et encore de la misère. Pas une once d’espoir. RIEN.

Je n’ai pas lu le livre, mais connaissant McCarthy, je ne serais pas surpris de découvrir que c’est pareil dans le livre. Malheureusement, c’est peut-être intéressant sur le papier, sur grand écran cela est plutôt ennuyeux.  Alors certes, il y a cette sauvegarde d’humanité et d’espoir qui peut fournir matière à réflexion, mais bon, moi, j’ai juste vu un film dépressif qui semble se satisfaire en ajoutant des couches de crasses les unes après les autres.

Sur un plan cinématographique, le film a des qualités indéniables, les acteurs sont bons, mais… pffffff. Tout ça est vain. Voilà. Il faut le dire, il n’y avait pas matière à faire un film et sans l’avoir lu je vous recommande le livre qui est probablement 10 fois mieux.

Réalisateur : John Hillcoat ; Scénariste : Joe Penhall.
Casting : Viggo Mortensen, Charlize Theron, Robert Duvall, Guy Pearce, Kodi Smit-McPhee, Michael K. Williams, Bob Jennings.

 
The Hurt Locker (2008)B+
February 8th, 2010 by Carole

Résumé : Bagdad. Le lieutenant James est à la tête de la meilleure unité de déminage de l’US Army. Leur mission : désamorcer des bombes dans des quartiers civils ou des théâtres de guerre, au péril de leur vie, alors que la situation locale est encore… explosive.

Kathryn Bigelow a eu des difficultés à diffuser son film, mais cela a clairement payé, vu le nombre de prix qu’il a récoltés et la réputation qu’il s’est fait. Le travail était d’une certaine façon pré-mâché à cause du sujet : l’histoire d’une unité de déminage de l’US Army. Un pan militaire qu’on ne voit pas souvent à l’action, et qui offre donc une nouvelle perspective pour un sujet qui ne cessera jamais de faire couler de l’encre : la guerre.

Je m’attendais à un film plus mouvementé, et au final, l’histoire joue bien plus sur le suspense au cours des scènes de déminages qu’à nous faire exploser ce qui traine dans le coin. On illustre le propos via différentes sortes de mines et bombes, et ce qui m’a le plus marqué, c’est sans conteste l’ingéniosité des emplacements – variés donc. J’ai par contre un peu tilté au cours d’une de leur mission où le Sgt. JT Sanborn dit au SFC William James que les lieux ont été évacué et qu’il peut laisser le boulot aux ingénieurs. N’est ce pas son travail de déminer ? Bref, j’ai trouvé cela un peu bizarre. De même, si la scène avec Ralph Fiennes est efficace en terme de tension et d’enjeux, je dois bien dire que le timing pour qu’il se fasse attaquer à cet endroit précis est quand même assez énorme.

Les scènes d’actions restent très efficaces et l’histoire développe avant tout la psychologie des hommes et leur lien à la guerre. Avec tout le monde pouvant y passer n’importe quand, la tension et le stress est palpable et extrêmement vivace.

Malgré cela, vous l’avez un peu compris, je n’ai pas été complètement convaincue par tout ce à quoi j’ai assisté. J’ai été aussi gêné par le côté un peu confiné de l’unité. Il y a bien quelques éléments extérieurs, mais la hiérarchie ne se fait pas ressentir, et cela manquait quelque peu à mon goût.

The Hurt Locker reste un bon film, qui réussit à apporter une brique à l’édifice de l’univers du film de guerre.

Enfin, pour terminer, vous pouvez lire la critique de Fabien sur le film.

Réalisatrice : Kathryn Bigelow; Scénariste : Mark Boal.
Casting : Jeremy Renner, Anthony Mackie, Brian Geraghty, Ralph Fiennes, Guy Pearce, Evangeline Lilly, David Morse.

 
First Snow (2006)
June 23rd, 2009 by Fabien

First Snow (2007)

On continue l’exploration de mes “retards” avec First Snow, un film indé signé Mark Fergus – scénariste pour Iron Man et Children of Men. Guy Pearce est Jimmy, une vendeur un peu connard sur les coin qui va un jour consulté un voyant, J.K. Simmons – excellent comme toujours -, qui va lui prédire de petites choses avant de bloquer et de le mettre dehors. Amusé, Jimmy croit que cela fait partie du numéro, mais quand toutes les prédictions vont se réaliser, il va paniquer et retourner voir le voyant pour apprendre qu’il n’y avait plus rien après les premières neiges.

Forcément, Jimmy va tout faire pour éviter sa mort annoncée. Je ne vous dit pas comment cela se termine, mais on passe par plusieurs stade, déni, paranoïa, et acceptation.

Comme toujours, un film avec Guy Pearce possède un petit attrait pour moi. Je le vois à l’affiche, je me dis que ça ne peut pas être mauvais. First Snow n’est pas mauvais, mais sans l’acteur, je ne pense pas qu’il aurait mérité que je m’y attarde. Je ne suis jamais réellement entré dans l’histoire qui pourtant avait quelques points pour s’accrocher, mais ils sont trop faibles. Là où le film se perd c’est quand il réduit le monde de Jimmy à lui seul. Si ses proches avaient été imposés plus fortement sur sa route, il y aurait certainement eut quelques rebondissements intéressants, mais là cela devient vite trop linéaire et on attend l’inévitable bien trop tôt.

C

 
The Proposition (2005)
May 26th, 2009 by Fabien

The Proposition (2005)Comme je le disais précédemment, je m’attaques aux archives, à ces dizaines de films que j’ai à voir, en commençant par un Western écrit par Nick Cave. C’est donc un western australien, écrit par un australien, interprété par des anglais, un beau casting d’ailleurs : Guy Pearce, Ray Winstone, Danny Houston, Emily Watson et John Hurt.

C’est l’histoire d’un capitaine qui entend bien civiliser l’arrière pays Australien, en commençant par le gang des frères Burns. Ainsi, il va en capturer un et proposer à son frère de tuer son autre frère pour sauver le plus jeune.

Western, certes, mais pas traditionnel. En fait, on n’y retrouve pas la palette complète des thèmes fort du genres, certainement car ce n’est pas dans le grand ouest. Certes, on a quand même droit à garder des repères familiers, mais ceux-ci sont principalement visuels. L’approche a donc le mérite d’être original, même si je trouve que quelques longueurs viennent un peu pénaliser l’ensemble.

En tout cas, la réalisation est vraiment bonne, et le montage sert vraiment à doser la violence du scénario, le tout renforcer par un casting sans faute. Bref, un film interessant, original pour le genre, pas exempt de défaut, mais qui mérite bien d’être vu par les adeptes de Western.

B

 
The Hurt Locker (2008)
February 19th, 2009 by Fabien

The Hurt Locker (2008)

Bagdad. Le lieutenant James est à la tête de la meilleure unité de déminage de l’US Army. Leur mission : désamorcer des bombes dans des quartiers civils ou des théâtres de guerre, au péril de leur vie, alors que la situation locale est encore… explosive. (Allociné)

Je vous ai parlé de ce film il y a quelques temps avec sa bande-annonce. Et bien, celle-ci est quelque peu mensongère sur le résultat final, car elle vend un film au rythme enlevé et bourré d’explosion. En fait, The Hurt Locker, c’est bien plus que ça. On suit donc une escouade de démineur à Bagdad durant leur dernier 40 jours. Après le décès de leur chef d’équipe, le Lt. Jamse arrive pour le remplacé. Il est sans peur et mené par l’adrénaline, ce qui va créer des tension avec ses deux coéquipiers.

Le film se compose d’une suite de missions que ce soit déminage ou autre. Chacune prend son temps, pas d’action démesurée ou autre, il y a un sentiment de réalisme qui transpire dans chaque scène, que ce soit dans la pression gralopante durant le désamorçage des bombes ou quand les corps tombent sous les balles d’un sniper. D’ailleurs, on comprend vite que personne n’est garanti de s’en sortir. Cela participe fortement à l’entretien de l’ambiance parfois vraiment oppresante, d’autant plus que personne ne semble épargné.

Il y a bien entendu plus que ça, bien plus, car la psychologie de ses démineurs est mise à très rude épreuve et jusqu’au bout on apprend à les connaitre.

Bref, il y a surement beaucoup de choses à dire, mais je suis un peu fatigué, alors je vais allé me coucher. Avant ça, je vous recommande de le voir, car c’est un film de guerre atypique qui offre un angle inédit sur la vie de soldat.

B++

 
Traitor
December 11th, 2008 by Fabien

TraitorTraitor est un film qui suit Don Cheadle dans une organisation terroriste, voyageant sur trois continents et aidant à organiser des attaques, tandis que Guy Pearce et Neal McDonough sont des agents du FBI qui le traquent. Tout ceci n’est pas si simple, car comme le film nous le montrera au bout d’un moment, Don, qui joue Samir, est en fait infiltré et travail avec Jeff Daniels qui est le seul à le savoir. La bande-annonce avait un peu trop teasé la dessus, du coup, il faut quand même attendre une heure pour que ce soit montré.

Bref, c’est un film que j’ai trouvé assez intelligent, montrant les deux côtés sans faire d’excès caricaturaux. L’histoire prend certes un peu trop son temps, ce qui va dérouter ceux qui s’attendent à voir un film d’action ricain dans le style The Kingdom. Ici, il n’y a pas les méchants islamistes d’un côté et les gentils américains de l’autre, car le scénario est vraiment fait pour ne pas tomber là dedans, c’est même une finalité un peu trop évidente.

L’histoire se construit, comme je l’ai dit, lentement. C’est à la fois une force et une faiblesse, car si on n’accroche pas, on risque de s’ennuyer. Moi, j’ai bien aimé, mais je n’ai pas été assez surpris. C’est vrai que l’histoire est original dans son traitement, mais Samir finit par devenir assez transparent, alors qu’au début il était intriguant. Dès que ses motivations ne sont plus en doutes, ses réactions deviennent trop évidentes.

L’une des plus grosses force du film est son casting. Don Cheadle est impeccable, bien que légèrement trop inexpressif par moment. Saïd Taghmaoui est toujours excellent. C’est sûrement le seul acteur français dont je suis un peu la carrière, car il tourne beaucoup dans des films américains. Le pire c’est que je n’en fait même pas exprès. Guy Pearce ne déçoit pas, par contre, Neal McDonough a déjà été plus subtil.

L’amitié entre Samir et Omar est ce qui m’a le plus plut et je pense que la fin aurait du être plus forte là dessus. D’ailleurs, il y a finalement trop de modération et c’est ce qui empêche le métrage d’être plus intense.

B

The Tangent Universe
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