Up in the Air (2009)B+
January 4th, 2010 by Carole

Résumé : Ryan Bingham est un spécialiste du licenciement à qui les entreprises font appel pour ne pas avoir à se salir les mains. Dans sa vie privée, celui-ci fuit tout engagement jusqu’à ce que sa rencontre avec deux femmes ne le ramène sur terre.

George Clooney prend l’avion dans la dernière réalisation de Jason Reitman, Up in the Air. Voilà des arguments de ventes de taille (pour moi) qui ont de quoi pousser dans les salles. Malheureusement, le film ne va pas remplir toutes les attentes que la presse a mises sur ses petites épaules.

Thank You For Smoking est un de mes films préférés, et autant le dire, ce n’est pas Up In The Air qui va le faire descendre de son trône. Reitman avait ensuite enchainé sur Juno, qui a fait sa notoriété, et qui reste un long-métrage réussi, mais qui n’a pas la force de caractère du premier.

Nous voilà avec le troisième, qui, dans sa première partie, va donc posséder tous les ingrédients pour en faire un excellent film. George Clooney est Ryan, spécialiste du renvoi, et dont la vie se passe dans les airs. Il est heureux, sans véritable attache, jusqu’au jour où Natalie vend à son patron – Jason Bateman – un concept foireux : virer les gens par vidéo conférence. On se range donc aisément du côté de Ryan qui, malgré un détachement complet sur le plan émotionnel pour survivre dans sa branche, veut quand même conserver un minimum de dignité, qui ne se trouve pas dans la méthode de Natalie. La demoiselle est jeune, à une image très préconçue de l’existence, et va se retrouver confronter à celle de Ryan quand il va lui faire un petit tour, histoire d’illustrer son point de vue.

Quand Ryan ne vire pas quelques visages familiers – Zach Galifianakis ou J. K. Simmons -, il se lie aussi avec Alex, au style de vie similaire au sien. Les deux femmes vont donc entrainer des changements dans l’existence de notre homme, et c’est là que le bât blesse plus ou moins. Car si le début est entrainant, catchy et intelligent, on atterrit en seconde partie pour tomber dans des facilités et des clichés qui font que le film en devient soudainement consensuel. Ce qui faisait la force des débuts s’évanouit pour laisser place  à une certaine banalité. Plus subtilement – et moyennement perceptible -, nous aurons le droit à quelques soubresauts dans la dernière ligne droite, mais ce n’est pas suffisant pour ranimer le sentiment des débuts.

Up in the Air se révèle alors plus banal que ne le laissait présager son excellent démarrage. Dans tout cela, le casting est impeccable, George Clooney au sommet de sa forme, soutenu par la charismatique Vera Farmiga et la débrouillarde Anna Kendrick. Le jeu mérite à lui seul qu’on se penche sur l’œuvre. Dommage que l’histoire ne tienne pas sur la durée.

Réalisateur : Jason Reitman; Scénaristes : Sheldon Turner et Jason Reitman, d’après le roman de Walter Kirn.
Casting : George Clooney, Vera Farmiga, Anna Kendrick, Jason Bateman, Amy Morton, Melanie Lynskey, J. K. Simmons, Sam Elliott, Danny McBride, Zach Galifianakis.

 
The Invention of Lying (2009)
December 29th, 2009 by Fabien

Résumé : Dans un monde contemporain où tout le monde dit la vérité, un homme décide de mentir…

Quand Ricky Gervais s’est lancé dans sa carrière cinématographique américaine, je me demandais un peu comment il allait faire son trou, mais j’ai trouvé que Ghost Town avait été un très bon choix qui lui correspondait. Avec The Invention of Lying, on retrouve un peu la même construction dans l’histoire, sauf que c’est Gervais et Matthew Robinson qui sont à la réalisation et au scénario.

L’idée ici est très forte : un monde où le concept de mensonge n’existe pas. C’est-à-dire que la vérité non plus, ni la religion, ni l’inhibition, ni doute. En fait, tout ce que chaque personne dit est une vérité générale. Il n’y a pas fiction, d’approximation. Rien. Juste ce que les gens pensent et font. C’est là que, sorti de nulle part, Mark Bellison découvre qu’il peut dire ce qui n’est pas. Il va donc s’en servir pour faire de l’argent et s’arranger une belle vie, jusqu’à ce qu’un malheureux accident le pousse à arranger ce qui n’est pas au point de créer Dieu et d’écrire des commandements.

Ça, c’est pour le plus gros morceau, car le film regorge de petites idées totalement géniales afin d’utiliser le concept, mais également, la façon dont est une vie où tout le monde dit la vérité et, en particulier, la façon dont les relations sont gérer. C’est là que la partie romantique trouve sa place. Jennifer Garner joue Anna qui ne veut pas, au démarrage, avoir une relation avec Mark, parce qu’il est un loser. Une fois qu’il n’en sera plus un, il restera un gros problème : son physique. Elle cherche un homme qui lui donnera les plus beaux enfants possible et Rob Lowe est un meilleur candidat. Anna aime Mark, mais les règles sociales qui gèrent leur vie vont contre eux, Mark se refusant à mentir pour forcer Anna dans ses bras.

C’est un peu le problème, car le dernier tiers du film va perdre beaucoup d’intérêt à cause de ça. Il y a une grosse baisse de rythme et il semble que tout est fait pour juste étirer l’histoire afin de mieux montrer la confusion d’Anna face à ses sentiments. Ça aurait pu être fait en parallèle du reste, mais ça permettra de caler quelques bonnes blagues quand même.

Bref, le film vaut principalement pour son concept et son exploitation. Cela est donc sympa, mais au final, le résultat est un peu faiblard narrativement parlant. J’ai bien tripé sur les détails, comme j’ai beaucoup aimé les personnages de Mark et Anna et la tonne de caméos qui peuplent le film – en particulier les passages avec Stephen Merchant et Shaun Pye, et celui avec Edward Norton –, mais sortie de ça, je n’ai pas été passionné, ce qui est assez étrange finalement.

Donc, c’est plutôt sympa, mais ça n’arrive pas à pleinement exploiter tout le potentiel présent.

En Location.

Réalisateurs & scénaristes : Ricky Gervais, Matt Robinson.
Casting : Ricky Gervais, Jennifer Garner, Jonah Hill, Jason Bateman, Tina Fey, Rob Lowe, Christopher Guest, Jeffrey Tambor, John Hodgman, Louis C.K., Martin Starr.

 
Extract (2009)
December 16th, 2009 by Fabien

Extract (2009)

Résumé : Joel est sur le point de vendre son usine quand un accident du travail va lancer une suite d’évènements qui va bouleverser sa vie personnelle et professionnelle.

Je me répète, mais vous savez sûrement que j’adore Office Space, du coup, je m’intéresse à ce que fait Mike Judge, même si son travail dans l’animation ne m’a jamais réellement accroché. Bref, il ne fait pas grand-chose, donc ça ne me demande pas beaucoup d’attention. Quand Extract est apparu avec Jason Bateman et son histoire qui semblait avoir des thématiques assez proches d’Office Space, je m’étais dit que ça serait surement une amélioration après Idiocracy qui possède ses bons côtés, mais était globalement moyen.

Extract c’est donc l’histoire de Jason Bateman qui va faire quelques mauvais choix motivés par sa vie qui se vide de tout intérêt. En gros, ça n’est pas la joie en ce moment et quand il rencontre la charmante Cindy il voit en elle un fantasme qui pourrait devenir réalité et qui pourrait lui procurer ce qui manque dans sa vie. Tout ça ne va pas prendre une très bonne tournure grâce à Ben Affleck qui joue son pote et qui a un certain talent pour l’entrainer dans des plans foireux dans lesquels il finit toujours sous l’influence d’une drogue. Tout part en vrille.

C’est là que ça aurait dû être fun, mais au lieu de ça, ça ne décolle pas. Je me dis que Mike Judge a perdu la recette, car c’est mou du bide et, en fait, la seule chose qui permet de remonter le niveau, c’est Ben Affleck qui, comme souvent quand il est dans un second rôle, est purement excellent. Je ne comprends pas pourquoi il a tant de mal à trouver des premiers rôles satisfaisants. Enfin, je ne généraliserais pas, il arrive quand même parfois à mettre la main sur le bon scénario, mais il est vrai qu’il a le nez pour les seconds rôles qui lui vont comme un gant.

Pour en revenir à Extract, j’ai trouvé dommage que l’intrigue avec Mila Kunis meure presque aussitôt après avoir été lancée, ça devient juste un prétexte qui se joint à un autre. Son personnage est uniquement là pour créer l’étincelle au début et perd son utilité quasi instantanément. Nous avons avec ça une série de personnages secondaires assez lourds, JK Simmons et Clifton Collins Jr. arrivent sans peine à sortir du lot, tandis que Dustin Milligan démarre bien, mais rejoint rapidement le rang des boulets en même temps que son intrigue s’essouffle, et c’est assez rapide. Le film tourne en rond et la pauvre Kristen Wiig doit attendre la fin pour enfin avoir du matériel à sa hauteur.

Je m’arrête là, vous l’avez compris, Extract est une déception à bien des niveaux, même s’il possède quelques bonnes choses, elles ne suffisent pas à compenser le reste. Question thématique développée, on reste sur du classique, et ce n’est pas vraiment pertinent ou intéressant au final. Je ne perds pas totalement espoir en Judge, mais je commence à me dire qu’il a eu son One Hit Wonder et qu’il n’arrivera pas à renouveler l’essai. Et ça fait quand même 10 ans.

A la télévision.

Réalisateur & scénariste : Mike Judge
Casting : Jason Bateman, Mila Kunis, Ben Affleck, Kristen Wiig, J.K. Simmons, Clifton Collins Jr., David Koechner, Dustin Milligan, T.J. Miller

 
State of Play (2009)
August 14th, 2009 by Fabien

State of Play (2009)

Voilà que je vois enfin State of Play. Cela tombe plutôt bien, car après la nullité de mon film d’hier, j’espérais remonté la pente et c’est chose faite. Bon, il faut être honnête, connaissant l’histoire, je n’ai pas eu de surprise, mais j’admets volonté que l’adaptation fut bien faite. Il y a quelques ratés, mais dans l’ensemble, le film délivre une histoire bien construite et correctement mené.

Donc, adaptation. La plus grosse partie supprimée est la relation entre Cal et Anne. Il y a aussi la suppression du personnage joué par James McAvoy qui fait que la partie avec Dominic Foy est très raccourcie et n’est pas introduite de façon crédible. Toutes ces suppressions ont poussé à une réorganisation de l’intrigue qui fonctionne plutôt bien du fait que l’investigation est réellement le centre d’intérêt et le moteur.

Bref, ça pourrait être détaillé bien plus longtemps, mais cela fait quelques temps que je n’ai pas vu la mini-série, donc je risquerais de dire des bêtises. Quoi qu’il en soit, le film offre une approche un peu old school du journaliste, du genre qui ne fait pas trop mal de voir. A cela, ajoutons que les acteurs sont assez bon, surtout Russel Crowe. Je ne suis pas un fan de Rachel McAdams que je trouve en général plutôt quelconque. Ici, elle ne se fait pas totalement écrasé par son partenaire, ce qui est positif, même si je préfère Kelly MacDonald dans le rôle (et sa façon de dire Sonia Baker). Ben Affleck est lui aussi plutôt pas mal, restant assez sobre. Son principale défaut est qu’il fait légèrement trop jeune à mon gout.

En tout cas, le film est bien foutu, le suspens bien géré et il y a ce qu’il faut pour que l’ensemble soit compréhensible, tout en gardant le fond du matériel originale.

B+

 
Galerie: Extract
August 9th, 2009 by Fabien

Extract

Extract est le prochain Mike Judge, prévu à l’automne aux USA. C’est l’histoire de Jason Bateman qui est à la tête d’un Extract et doit gérer les problèmes de l’entreprise et sa femme probablement infidèle. En plus de Bateman, on retrouve Kristen Wiig qui est un peu partout dernièrement, mais aussi Ben Affleck en barman chevelu et barbu, J.K. Simmons, Clifton Collins Jr., Dustin Milligan, David Koechner et Mila Kunis qui joue l’employée sexy.

Comme vous le savez, j’adore Office Space, j’aime bien Idiocracy (plus pour ses idées que pour le reste), mais ce n’est pas pour ça que cet Extract m’enthousiasme beaucoup. Le casting est bien, certes, mais presque trop convenable et trop convenu. En fait, à part Affleck qui semble le plus hors-contexte (et c’est souvent là qu’il est le meilleur), les acteurs jouent trop dans le style qu’est le leur, pour ne pas aller jusqu’à dire que tous ça semble trop confortable. On verra, je ne demande qu’à être surpris.


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Trailer: Couples Retreat
July 1st, 2009 by Fabien

Vince Vaugh et John Favreau de nouveau réunit + Jason Bateman. Voilà ce qui fait que malgré le côté pas franchement inspiré de ce trailer je vais donner une chance à ce film.

Le concept de base sent un peu des pieds. Les gags ont l’air légèrement foireux. Il y a Kristen Bell – ce qui dans mon cas n’est pas une bonne chose. Et… on verra bien. En attendant, ça reste une comédie qui a, donc, un bon casting masculin qui semble prêt à déconner, les seconds rôles paraissent sympathique, un décors de rêve et, quand même, il y a une ou deux blagues pas trop mauvaises dans ce trailer. Si la comédie n’était pas mon genre de prédilection, il est quand même probable que je ne lui aurait pas donné sa chance, à vous de voir :

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Trailer: The Invention of Lying
June 27th, 2009 by Fabien

Vu la chaleur qu’il fait dernièrement, je n’ai pas le courage temps de publier grand chose ici, donc, je m’en tiens au trailers, visiblement. Voila encore un film qu’il faut attendre avec impatience et qui est encore avec un acteur britannique que j’aime beaucoup : Ricky Gervais. J’avais vu des photos de tournages il y a quelques temps avec Jason Bateman, mais je ne crois pas l’avoir vu dans ce trailer. Par contre, il y a Jennifer Garner, Rob Lowe, Louis CK, Tina Fey et Jonah Hill. Il devrait également y avoir Jeffrey Tambor, Patrick Stewart qui fait la narration et, forcément, Stephen Merchant doit passer par là.

C’est co-écrit et co-réalisé par Gervais himself avec Matthew Robinson (inconnu au bataillon)

 
State Of Play : le premier trailer
December 24th, 2008 by Fabien

Voilà enfin le premier trailer de l’adaptation ciné américaine de la série britannique State Of Play. Autant, le choix de Russel Crowe semble s’avérer judicieux, autant Ben Affleck… Il remplace quand même David Morrissey quoi ! Que Bill Nighy se transforme en Helen Mirren, bon ça peut aller. Rachel McAdams à la place de Kelly MacDonald, c’est plus dur, surtout sans l’accent, mais à la rigueur je me ferais une raison. Que James McAvoy… Lui, non, apparemment, la réduction de l’histoire l’a fait disparaître. Que Jason Bateman remplace Marc Warren, ouais, pourquoi pas. Que Robin Wright remplace Polly Walker, je m’en remettrais. Que Philip Glenister se change en Harry Lennix, pour ce qu’il fait… et puis, ce n’est pas la plus grande performance de ce brave Philip. Mais je trouve que Ben Affleck ne sonne pas juste du tout dans cette BA. A la base, je ne suis pas un de ses détracteurs, pour dire quand même. Enfin, à vous de juger.

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