Un peu de glamour sur Critictoo Cinéma avec la cérémonie anglaise la plus réputée, la bien-nommée British Academy of Film and Television Arts (avec option Orange, le sponsor).
C’est donc l’occasion d’avoir un petit défilé. Ce que j’aime le plus dans les Baftas, c’est que c’est Anglais … Oui, je sais, c’est con, mais il y a des acteurs comme Nick Frost, Peter Capaldi, Romola Garai, Noel Clarke, Tom Hollander, Mackenzie Crook, Rebecca Hall ou même Jason Isaacs qu’on ne voit pas forcément de l’autre côté de l’Atlantique. Entre nous, je me passerait bien de RPatz, il n’a jamais l’air à sa place, mais au moins, il ne tire pas la gueule comme Kristen Stewart.
Sur le plan filmique, beaucoup (pas obligatoirement anglais donc) sont aussi aux Oscars, donc il y a aussi pas mal de visages qui enchainent les cérémonies (James Cameron, Kathryn Bigelow, Carey Mulligan, Jeremy Renner, Christoph Waltz).
Enfin, avant de vous laisser admirer les photos, vous pouvez voir les gagnants sur Imdb ou sur le site des Baftas, qui est on ne peut plus bien fait et sur lequel je ne me perd pas ce qui est un miracle !
Résumé : Bagdad. Le lieutenant James est à la tête de la meilleure unité de déminage de l’US Army. Leur mission : désamorcer des bombes dans des quartiers civils ou des théâtres de guerre, au péril de leur vie, alors que la situation locale est encore… explosive.
Kathryn Bigelow a eu des difficultés à diffuser son film, mais cela a clairement payé, vu le nombre de prix qu’il a récoltés et la réputation qu’il s’est fait. Le travail était d’une certaine façon pré-mâché à cause du sujet : l’histoire d’une unité de déminage de l’US Army. Un pan militaire qu’on ne voit pas souvent à l’action, et qui offre donc une nouvelle perspective pour un sujet qui ne cessera jamais de faire couler de l’encre : la guerre.
Je m’attendais à un film plus mouvementé, et au final, l’histoire joue bien plus sur le suspense au cours des scènes de déminages qu’à nous faire exploser ce qui traine dans le coin. On illustre le propos via différentes sortes de mines et bombes, et ce qui m’a le plus marqué, c’est sans conteste l’ingéniosité des emplacements – variés donc. J’ai par contre un peu tilté au cours d’une de leur mission où le Sgt. JT Sanborn dit au SFC William James que les lieux ont été évacué et qu’il peut laisser le boulot aux ingénieurs. N’est ce pas son travail de déminer ? Bref, j’ai trouvé cela un peu bizarre. De même, si la scène avec Ralph Fiennes est efficace en terme de tension et d’enjeux, je dois bien dire que le timing pour qu’il se fasse attaquer à cet endroit précis est quand même assez énorme.
Les scènes d’actions restent très efficaces et l’histoire développe avant tout la psychologie des hommes et leur lien à la guerre. Avec tout le monde pouvant y passer n’importe quand, la tension et le stress est palpable et extrêmement vivace.
Malgré cela, vous l’avez un peu compris, je n’ai pas été complètement convaincue par tout ce à quoi j’ai assisté. J’ai été aussi gêné par le côté un peu confiné de l’unité. Il y a bien quelques éléments extérieurs, mais la hiérarchie ne se fait pas ressentir, et cela manquait quelque peu à mon goût.
The Hurt Locker reste un bon film, qui réussit à apporter une brique à l’édifice de l’univers du film de guerre.
Réalisatrice : Kathryn Bigelow; Scénariste : Mark Boal. Casting : Jeremy Renner, Anthony Mackie, Brian Geraghty, Ralph Fiennes, Guy Pearce, Evangeline Lilly, David Morse.
Bagdad. Le lieutenant James est à la tête de la meilleure unité de déminage de l’US Army. Leur mission : désamorcer des bombes dans des quartiers civils ou des théâtres de guerre, au péril de leur vie, alors que la situation locale est encore… explosive. (Allociné)
Je vous ai parlé de ce film il y a quelques temps avec sa bande-annonce. Et bien, celle-ci est quelque peu mensongère sur le résultat final, car elle vend un film au rythme enlevé et bourré d’explosion. En fait, The Hurt Locker, c’est bien plus que ça. On suit donc une escouade de démineur à Bagdad durant leur dernier 40 jours. Après le décès de leur chef d’équipe, le Lt. Jamse arrive pour le remplacé. Il est sans peur et mené par l’adrénaline, ce qui va créer des tension avec ses deux coéquipiers.
Le film se compose d’une suite de missions que ce soit déminage ou autre. Chacune prend son temps, pas d’action démesurée ou autre, il y a un sentiment de réalisme qui transpire dans chaque scène, que ce soit dans la pression gralopante durant le désamorçage des bombes ou quand les corps tombent sous les balles d’un sniper. D’ailleurs, on comprend vite que personne n’est garanti de s’en sortir. Cela participe fortement à l’entretien de l’ambiance parfois vraiment oppresante, d’autant plus que personne ne semble épargné.
Il y a bien entendu plus que ça, bien plus, car la psychologie de ses démineurs est mise à très rude épreuve et jusqu’au bout on apprend à les connaitre.
Bref, il y a surement beaucoup de choses à dire, mais je suis un peu fatigué, alors je vais allé me coucher. Avant ça, je vous recommande de le voir, car c’est un film de guerre atypique qui offre un angle inédit sur la vie de soldat.
Voilà une petite sélection de trailers à voir cette semaine.
The Hurt Locker est le dernier Kathryn Bigelow avec Jeremy Renner, Guy Pierce, Ralph Fiennes et David Morse. C’est un film de guerre et il a l’air purement bourrin. C’est un style assez différent des derniers films du genre et, en tout cas, ça a l’air pas mal du tout.
Last House on the Left. Un remake, comme vous l’avez deviné, avec Monica Potter, Tony Goldwyn, Garret Dillahunt, Joshua Cox et Sara Paxton. Le début du trailer n’est pas terrible, mais la fin est purement exelente avec la cover de Sweet Child Of Mine, ça le fait vraiment bien.
Fighting. Celui là, je ne pense pas qu’il faille en attendre grand chose. C’est cliché et probablement pas plus que ça, mais ça peu faire passer la soirée sans une once de fatigue cérébrale. Pour finir, c’est avec : Channing Tatum, Terrence Howard, Luis Guzmán et Brian J. “tavon” White.
1. Blood Simple. (1984)
2. Raising Arizona (1987)
3. Miller’s Crossing (1990)
4. Barton Fink (1991)
5. The Hudsucker Proxy (1994)
6. Fargo (1996)
7. The Big Lebowski (1998)
8. O Brother, Where Art Thou? (2000)
9. The Man Who Wasn’t There (2001)
10. Intolerable Cruelty (2003)
11. The Ladykillers (2004)
12. No Country for Old Men (2007)
13. Burn After Reading (2008)
14. A Serious Man (2009)