Everybody’s Fine (2009)B
February 7th, 2010 by Carole

Résumé : Un homme veuf décide de jouer les touristes à travers les États-Unis et de réunir ses cinq enfants, disséminés dans tout le pays, afin de reprendre contact.

Sans y regarder de trop près, Everybody’s Fine sentait le film familial idéal pour les fêtes, duquel on n’attend strictement rien, avec un petit parfum de  Noël (l’histoire s’achevant sur cet évènement). En tout cas, c’est le sentiment que j’avais, en partie dû au marketing US.

Il se trouve que Everybody’s Fine n’est pas du tout ce genre de film, mais se révèle être un drame familial réaliste et touchant. C’est donc l’histoire de Frank, qui décide de renouer avec ses enfants avec qui il a perdu le contact depuis le décès de sa femme – cette dernière étant celle qui maintenait les liens familiaux.

Le voyage l’emmène à différents lieux des États-Unis, après n’avoir pas réussi à voir son premier fils David. S’ensuivra alors Amy, business woman accomplie mais traversant une crise familiale qu’elle dissimule, Robert musicien qui n’a pas atteint les ambitions de son père mais qui apprécie son style de vie malgré une certaine difficulté à gérer ce qu’il est et ce qu’on attendait de lui, puis le voyage se termine avec Rosie, danseuse à Las Vegas, ne souhaitant qu’être la fille à son papa, au prix d’un mensonge assez gros de peur de décevoir aussi.

En fait, Frank était un père exigeant ayant mis beaucoup de pression sur les épaules de ses enfants, qui vont tous lui mentir par peur de ne pas combler les attentes de ce dernier. Derrière cela, ils dissimulent tous un plus gros secret, lié à leur frère David.

Si dans certains moments vers la fin, le film plonge un peu trop dans une mise en scène accentuant le drama, Everybody’s Fine tombe rarement dans ce travers-là, réussissant à éviter pas mal d’écueils. L’histoire expose un portrait familial honnête, où il est difficile de ne pas connecter, chaque enfant ayant géré les exigences de leur père de façon différente, et offrant ainsi la difficulté qu’il y a à être soi-même tout en essayant de satisfaire autrui, ou ce qu’on pense qu’autrui attend de nous. Frank, au final, ne veut que le bonheur de ses enfants, ne sachant pas forcément ce qu’il est pour eux, et surtout les voyants toujours comme des enfants, même s’ils n’en sont plus (et c’est le cas de tous les parents, au final).

Je mentirais en disant qu’il ne manque pas quelque chose à Everybody’s Fine, même s’il est difficile de décrire quoi. On se rend bien trop compte des secrets dissimulés, et la révélation autour de David est surtout sauvée par la performance des acteurs et de ce qui en découle. Le film fonctionne avant tout grâce à son casting et au fait qu’en tant que spectateur, ce à quoi on assiste fait écho à des sentiments qui nous sont familiers.

En location.

Réalisateur et scénariste : Kirk Jones, d’après le scénario original du film Stanno tutti bene.
Casting : Robert De Niro, Drew Barrymore, Kate Beckinsale, Sam Rockwell, Katherine Moennig, Melissa Leo, James Frain, Ben Schwartz.

 
Whiteout (2009)C-
January 5th, 2010 by Fabien

Résumé : L’Antarctique. 14 millions de kilomètres carrés de glace isolés du monde et plongés dans la nuit six mois par an. Température minimale : – 84 °C. Vitesse du vent : 160 km/h. Jamais la nature n’a voulu que l’homme puisse survivre là-bas. Pourtant, pour Carrie Stetko, ce n’est pas l’environnement qui est le plus dangereux. Seule représentante de la loi dans ce territoire impitoyable, elle doit enquêter sur un corps retrouvé sur la glace. Le premier homicide de l’Antarctique. Cette découverte, effroyable par elle-même, va plonger Carrie dans un mystère plus étrange encore, et révéler des secrets longtemps enfouis sous la glace… Des secrets qui ont poussé quelqu’un à tuer pour les préserver. Carrie doit tout faire pour démasquer le meurtrier avant que lui ne la trouve. Mais l’hiver approche, et dans la blancheur immaculée de l’Antarctique, elle ne pourra voir l’assassin que lorsqu’il sera sur elle…

Si vous suivez le blog depuis longtemps, vous savez que j’ai un peu attendu ce film. Malheureusement, les retours n’étaient pas vraiment et je m’étais fait une raison. Déjà, je trouve que la BD n’est pas aussi merveilleuse que ça, malgré sa réputation, elle n’a pas un scénario aussi complexe que je l’aurais espéré. Du coup, l’adaptation ne pouvait pas être révolutionnaire, et elle ne le sera pas.

J’ai eu un peu de mal à retrouver la BD au départ. Il y a quelques modifications et les brefs flashbacks sur le passé de Carrie sont d’un désagréable au possible. Une fois qu’elle raconte son histoire, ils s’en vont et ce n’est pas un mal. Donc, des changements ont été faits, mais au final, j’ai trouvé que cela ne s’éloignait pas tant que ça et la présence de Greg Rucka au générique l’explique peut-être. Il y a un personnage qui change de sexe, probablement pour offrir quelque chose de plus conventionnel. Il y a aussi des éléments de l’histoire qui sont modifiés, même à la fin, mais dans l’ensemble cela ne fait pas d’écarts vraiment choquants. Cela n’est pas non plus transcendé, mais j’ai trouvé que, bien que sachant la fin, elle était moins prévisible, enfin, un peu moins.

Tout ceci n’est donc pas trop mauvais, mais la réalisation ne suit pas toujours. Ce n’est que Dominic Sena, on ne pouvait pas s’attendre à être surpris. Il fait ce qu’il peut, voir moins. Certaines scènes sont assez efficaces, mais l’abondance de neige numérique n’est pas toujours bien gérée. Les scènes d’actions ne sont quand même pas trop mal foutues, même si elles sont peu nombreuses. Pour le reste, c’est sans prise de risque.

Bref, Whiteout fait passer la soirée, en plus, avec Kate Beckinsale, je ne vais pas me plaindre.

Réalisateur : Dominic Sena ; Scénaristes : Erich Hoeber, Jon Hoeber, Chad Hayes, Carey Hayes, d’après la BD de Greg Rucka.
Casting : Kate Beckinsale, Gabriel Macht, Columbus Short, Alex O’Loughlin, Tom Skerritt, Shawn Doyle.

 
Whiteout, des vidéos de tournages et des interviews
August 29th, 2009 by Fabien

Voila deux vidéos sur le tournage de Whiteout. Ce n’est pas super captivant, car il n’y a pas de montage, juste du Behind the Scenes brut, mais c’est toujours intéressant de constater les véritables conditions de tournages, surtout pour un film de ce genre. Pour finir, des petites interviews de Kate Beckinsale, Columbus Short,… je ne mets que ces deux là, mais il y en a bien d’autres ici. Vu que le film sort dans deux semaines aux USA, c’est surprenant qu’il n’y ai pas plus de buzz, mais ça va peut-être rapidement changer. Si c’est le cas, je vous en parlerai.


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Affiche: Whiteout (Ver. 3)
August 9th, 2009 by Fabien

Je ne crois pas avoir poster les deux premières affiches teaser de Whiteout, mais cela ne m’empêche pas de poster la troisième que je trouve pas mal du tout, même si elle est moins dans le concept de la BD.

Whiteout (ver3)

 
Trailer: Whiteout #2
July 23rd, 2009 by Fabien

Avec le Comic Con, on va avoir une bonne dose de trailers et autres. Du coup, ce n’est pas surprenant de voir un nouveau trailer de Whiteout débarquer. Malheureusement, il ne fait que 20 secondes de plus que le précédent et ne délivre pas énormément d’images inédites. Le truc, c’est que maintenant que j’ai lu la BD, j’y voit un peu plus clair dans ce qui est montré et je reste assez perplexe face à la disparition d’un des personnages principaux. En tout cas, cela à quand même l’air prometteur.

 
Galerie Whiteout
June 22nd, 2009 by Fabien

Whiteout

Je vous ai mis la bande-annonce l’autre jours et je me suis souvenu avoir vu quelques photos promos qui trainaient quelque part. Après des heures et des heures à chercher, j’ai fini par les trouver. Bon, ce n’était peut-être pas aussi épique, pas du tout enf ait.

Donc, pour rappel, Whiteout, c’est avec Kate Beckinsale et c’est adapter d’un comics de Greg Rucka parut en 1998 chez Oni Press (je songe à le lire, faut que je me renseigne sur sa disponibilité).


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Trailer: Whiteout
June 17th, 2009 by Fabien

Voilà le trailer de Whiteout, le nouveau film de Dominic Sena. Ce n’est clairement pas un gage de qualité, mais nous avons là un thriller enneigé et j’ai toujours aimé ce type de contexte, coincé dans un milieu où il n’y a que de la neige et une menace qui rôde. A cela, ajoutons qu’il y a Kate Beckinsale et je ne vois pas de raison de passer à côté. Et vous ? non, c’est bien ce qu’il me semblait. En tout cas, le trailer n’est pas mauvais.

 
Emma (1996)
March 29th, 2009 by Carole

Emma (1996)

Résumé : Orpheline de mère, seule auprès d’un père en mauvaise santé, Emma Woodhouse, désormais la maîtresse de maison, s’est mise en tête de marier Harriett Smith, une jeune fille qu’elle a recueillie chez elle. Ce faisant, ne s’est-elle pas attribué un rôle qui n’est pas (ou pas encore) pour elle? Son inexpérience des coeurs et des êtres, ses propres émotions amoureuses, qu’elle ne sait guère interpréter ou traduire, lui vaudront bien des déconvenues et des découvertes…

Depuis le temps qu’il était en ma possession, il était plus que temps qu’il passe sur ma télévision, et le challenge Jane Austen a permis de le faire remonter la pile sans fin. Emma est un livre que j’ai bien aimé, quoiqu’un peu long, je dois bien admettre, mais rempli de bonnes choses. Par contre, je dois bien dire ne pas être une fan de Knightley, quel que soit le support.

Ce visionnage me fait aussi dire que je ne suis pas friande des adaptations du roman, car ayant déjà vu celle avec Gwyneth Paltrow, qui m’avait un peu ennuyée, je ne peux pas dire avoir été captivée par cette version, même si je la trouve supérieure.

La première demi-heure est un peu trop décousue. Elle va très vite, plaçant les grands évènements de l’ouvrage, sans se poser. À vrai dire, on sent bien ici que Davies à favoriser l’autre partie du roman (j’ai lu une édition divisée en deux romans, d’où cette étrange conclusion). Une fois passé cela, le rythme se calme, on peut enfin prendre le temps d’appréhender les personnages.

Le film m’a paru fidèle à la trame de l’ouvrage. Cela fait quand même un moment que je l’ai lu maintenant, donc je ne peux pointer les différences, mais les libertés prises ne m’ont pas paru inappropriées. J’ai trouvé qu’on ressentait bien la place sociale du personnage, Kate Beckinsale a le droit à des robes soignées, et j’ai beaucoup aimé ses chapeaux. Elle était donc tout en beauté (mais bon, c’est de Kate B. dont on parle !). J’ai beaucoup aimé Harriet, assez fidèle à l’image que je m’en faisais, tout comme Jane. Chaque adaptation possède toujours un casting d’acteurs impressionnant, mais malgré tout le bien que je pense de celui du film, je préfère celui de ce téléfilm, plus proche de l’idée que je me faisais des personnages.

Que j’aime ou non Knightley, une chose est toujours réussie pour moi : ce sont les déclarations. Mon petit cœur de midinette se réveille de son sommeil profond à chaque fois, cela ne rate pas.

En définitive, je dirais que le film est plaisant, mais il ne m’a pas captivée plus que cela.

A la télévision.

Réalisateur : Diarmuid Lawrence ; Scénariste : Andrew Davies, d’après le roman de Jane Austen.
Casting : Kate Beckinsale, Bernard Hepton, Mark Strong, Samantha Morton, Olivia Williams, James Hazeldine, Samantha Bond, Raymond Coulthard, Dominic Rowan, Lucy Robinson, Prunella Scales, Sylvia Barter, Guy Henry, Dido Miles, Alistair Petrie.

 
Nothing But the Truth (2008)
February 2nd, 2009 by Fabien

Nothing But the Truth (2008)

Après avoir dévoilé l’identité d’un agent de la CIA, une journaliste controversée est emprisonnée parce qu’elle refuse de livrer ses sources… (Allociné)

Nothing But the Truth est un film indé qui met en scène Kate Beckinsale qui se retrouve en prison parce qu’elle refuse de révéler sa source. Ou, pour faire clair, c’est une illustration, ou plutôt, un état des libertés de la presse aux Etats-Unis aujourd’hui. Le film met bien en avant ce qui a changé depuis le Watergate et le personnage de l’avocat, interprété par Alan Alda, l’explicitera encore plus quand il parlera à la Court Suprême. Bref, c’est un film avec un message qui mériterait d’être entendu.

Sorti de ça, la mise en scène est correcte, mais le réalisateur à du mal à éviter quelques moment de mou. Il faut dire que la construction du métrage a posé des pièges pas évidents à maîtriser. Dans l’ensemble, c’est quand même bon. Le casting est impeccable, en particulier Kate Beckinsale, forcément, vu qu’elle porte le film sur ses épaules. Je la trouve toujours impeccable quand elle n’est pas dans un blockbuster (Underwold 2 est a éviter).

Bref, moi et mon obsession sur la Liberté avont été servi. Ceux pour qui ce mot n’est qu’une excuse à sortir pour satisfaire un illusion égoïste ne seront sûrement pas réceptif et risque de s’ennuyer et de passer à côté du message.

B

 
Snow Angels (2007)
January 3rd, 2009 by Fabien

Snow Angels (2007)

Dans une petite ville de Pennsylvanie, un adolescent qui découvre son premier amour doit supporter la séparation de ses parents. Pendant ce temps, une mère de famille, harcelée par son ex-mari, tente de surmonter un terrible drame personnel. (Allociné)

Snow Angels est un film de David Gordon Green, le réalisateur de Pineapple Express. La pire intro possible pour ce film, soit dit en passant, car les deux métrages non pas vraiment grand chose en commun, à part le réalisateur, donc.

C’est un film indépendant, et je commence à me dire que j’en regarde trop des films indés, moi. Celui là, j’ai eu envie de la voir pour plusieur raison. La première et la plus évidente, le casting. Sam Rockwell au générique et je regarde, c’est comme ça. En plus, celui là, il a Amy Sedaris que j’aime beaucoup, mais que je vois trop rarement. Kate Beckinsale, par contre, je ne suis pas un fan. Elle n’est pas toujours très juste, mais elle est par contre toujours agréable à regarder, un bonne qualité à Hollywood, sauf qu’ici, on est plus dans le territoire de Sundance, mais ce n’est pas grave, car elle ne va pas décevoir, au contraire. La seconde (raison), c’est que j’ai lu de bonnes choses dessus. C’est toujours une bonne motivation.

Bref, comme le résumé le dit, on suit deux histoires, qui ne sont pas totalement séparées en fait. D’un côté, les deux jeunes joués par Michael Angarano et Olivia Thirlby ont une histoire qui est assez mineure, mais qui est aussi assez bien écrite. C’est plutôt “touchant” si je puis dire. Il y a un côté pas du tout poussif, ce qui est plutôt pas mal, car ce genre de film a tendance à en faire trop pour jouer à fond la carte “authenticité”, alors que ce genre de mise en scène à tendance à provoqué un sentiment totalement opposé chez moi.

Mais passons. De l’autre côté on a le mariage qui est en fin de vie. Sam Rockwell a un personnage qui a du mal à gérer la perte de sa famille et qui fait tout pour redresser la barre, tandis que Kate Beckinsale joue sa femme qui n’est pas aussi irréprochable qu’elle voudrait le croire. Et puis, il y a le drame. Je croyais que ça se produisait plus tôt dans l’histoire, mais il faut attendre la moitié. Je ne vous raconte pas, de toute façon, sinon ça vous gacherait le plaisir. Façon de parler, car c’est quand même assez dure.

Le gros soucis du film est qu’il y a trop de longueures. De plus, la première moitié manque sérieusement de consistance, on a aucune idée sur où cela est censé nous mener. Il y a trop de petites choses qui ne se révèleront pas vraiment importante. Je n’ai rien contre les histoires qui prennent leur temps pour se construire, mais là c’est un peu soporifique par moment. De plus, certaines moments sont vraiment trop court, on passe d’un personnage à l’autre, et vu que l’on ne sait pas qu’elle direction va finir par dominer, ça n’aide pas à accrocher.

Donc, ce n’est pas un mauvais film, c’est sûre. Il y a de très bonnes choses, et certains y trouveront surement leur compte, mais je crois que je regarde définitivement trop de film indé pour me laisser charmer par ce qui est inhérent à ce type de production au point d’occulter les défauts trop importants.

C+

The Tangent Universe
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