Les films de John Hughes

Les Films de John Hughes, mon bilan

jeudi 14 juin 2012 à 12:53

En début d’année, je me suis lancé dans un visionnage des films réalisés par John Hughes. Il n’y en a que 8, mais j’étais, volontairement pour certains, passé à côté. Ce fut donc de la découverte, mais pas du début à la fin, car certains de ces films sont bien inscrits dans la pop culture moderne, il est difficile de ne pas connaitre des éléments clés, voire plus.

Pour commencer, donc, j’ai constaté que les films de John Hughes n’étaient pas aussi bons qu’on pourrait le penser à entendre certaines personnes. En fait, il est indéniable que les plus connus sont divertissants à un certain degré, mais sans la nostalgie pour aller avec, il est parfois difficile de vraiment dépasser les gros défauts. C’est particulièrement le cas avec Ferris Bueller’s Day Off dont la légende est bien supérieure au film au final. Comme dans la majorité des films de Hughes, certains passages fonctionnent vraiment bien de manière indépendante, mais ne sont pas vraiment intéressants une fois intégrés à l’ensemble.

Il est également bien connu que les personnages écrits par John Hughes sont souvent de gros stéréotypes. Pas de quoi être déçu à ce niveau, car il n’y a pas un film qui passe à travers cette marque de fabrique. Cela dit, pour certains, ça marche vraiment mieux que pour d’autres.

Au final, même si je n’ai pas découvert un pan du cinéma qui est indispensable, je suis bien content d’avoir comblé ce trou dans ma culture des ‘80s. Je pense que l’impact de John Hughes sur la culture populaire est une surtout une question de timing, mais ça ne lui enlève rien pour autant. Au moins, il avait une véritable identité artistique et il a eu une réelle influence qui rend son œuvre pertinente.

Pour conclure, voilà mon classement de ses films par ordre de préférence.

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John Hughes’ Curly Sue (La P’tite arnaqueuse – 1991)

lundi 14 mai 2012 à 13:37

Dernier film réalisé par John Hughes, Curly Sue n’est clairement pas le plus populaire, ce qui n’est pas vraiment une surprise. L’histoire se centre sur James Belushi qui est un vagabond des plus honnêtes qui voyage avec la jeune Curly Sue qu’il élève depuis qu’elle est bébé. À Chicago, ils vont pousser Grey, une avocate rigide, à leur payer un repas. Alors qu’ils vont tenter d’en tirer un peu plus d’elle, les choses tournent accidentellement réellement dans leur sens, mais les risques sont grands.

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John Hughes’ Weird Science (Une créature de rêve – 1985)

lundi 30 avril 2012 à 16:41

Tiré d’une histoire sortant d’une anthologie en comic books, Weird Science est une teen Sci-Fi comédie qui nous parle de Gary et Wyatt, deux losers (façon ‘80s), qui vont créer à l’air de leur boui-boui informatique la femme de leurs rêves. Elle va les prendre par la main et leur apprendre à se comporter comme des winners pour qu’ils aient les filles et la popularité. Tout cela va rapidement devenir hors de contrôle, mais les deux amis vont tout de même apprendre à  ne pas être de simples losers, et tout est bien qui finit bien.

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John Hughes’ Uncle Buck (L’Oncle Buck – 1989)

lundi 16 avril 2012 à 16:20

De l’extérieur, Uncle Buck semble emballée comme une slapstick comedy sur un oncle over the top qui tyrannise, mais qui est malgré ça sympathique (c’est John Candy quand même). En réalité, il s’agit d’une gentille comédie familiale sur un oncle qui a laissé le temps passer en refusant de faire quelque chose de sa vie. Il se retrouve à garder les enfants de son frère et il réalisera qu’il veut lui-même une famille. Buck n’a pas le style de vie le plus clean qui soit, mais il n’est pas laxiste pour autant, bien au contraire, au grand dam de sa nièce qui espérait se la couler douce – surtout qu’elle est en pleine crise d’adolescence et que ses parents veulent lui nuire à tout prix.

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John Hughes’ The Breakfast Club (1985)

mardi 27 mars 2012 à 14:38

Les films de John Hughes tendent à se résumer à la mise en scène de personnages ultra-stéréotypés qui tentent d’exister dans les limites de l’univers qu’ils représentent. Avec The Breakfast Club, le réalisateur a rapidement atteint le sommet de son art dans ce registre, car il prend 5 jeunes qui représentent chacun un cliché. Il les met ensemble et montre qu’ils sont finalement tous pareils : leurs parents sont des cons et être ado, c’est dur. Il faut reconnaitre que le message semble universel quand on est adolescent, ce qui explique très bien pourquoi une génération entière de jeunes des ‘80s adore ce film. Qui n’aimerait pas aller au cinéma passer 1h30 devant un long métrage qui dit que l’on a raison d’un bout à l’autre ?

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John Hughes’ She’s Having a Baby (La Vie en plus – 1988)

vendredi 09 mars 2012 à 13:04

Avec un titre pareil, je pensais que ça allait être Neuf Mois version ‘80s, ce qui ne m’enchantait pas trop. En fait, Jake et Kristy se sont mariés alors qu’ils étaient encore bien jeunes et, depuis ce moment, Jake a l’impression qui lui manque quelque chose, mais il ne sait pas quoi. Il passe son temps à se questionner sur ce vide, tout en bâtissant pour lui et sa femme une vie des plus convenables. Ils ont une carrière, une maison et des voisins obsédés par leur tondeuse.

Aux trois quarts du film (voire un plus loin encore !), Kristy tombe enceinte et va donc avoir un bébé. Pourquoi donner un tel titre quand ce n’est pas le sujet ? En fait, très indirectement, c’est le sujet, mais passons. Pour du Hughes, c’est assez mature, même si Jake met justement du temps à mûrir. Il y a d’occasionnelles pointes d’humour et quelques délires par-ci par-là. Je regrette que Kristy soit si peu développée et que Davis, le meilleur ami joué par Alec Baldwin, ne soit pas plus présent. À part ça, c’est une dramédie d’assez bonne facture et Kevin Bacon est excellent d’un bout à l’autre.

Next : The Breakfast Club

Réalisateur & Scénariste : John Hughes.
Casting : Kevin Bacon, Elizabeth McGovern, Alec Baldwin, William Windom, Holland Taylor, Cathryn Damon, John Ashton, James Ray, Bill Erwin, Dennis Dugan, Larry Hankin, Edie McClurg, Nancy Lenehan, Isabel García Lorca.

John Hughes’ Planes, Trains & Automobiles (Un Ticket pour deux – 1987)

mardi 21 février 2012 à 12:16

Après deux comédies pour ados, je me tourne vers le classique de Thanksgiving de Mr Hughes, Planes, Trains & Automobiles. C’est basiquement un road trip des plus classiques dans lequel deux hommes qui n’ont rien en commun se retrouvent à voyager ensemble dans le but d’atteindre Chicago à temps pour le repas familial de Thanksgiving. Forcément, ils finiront par devenir amis et tout se terminera avec un peu de pathos.

Avant ça, c’est surtout une comédie avec Steve Martin et John Candy ce qui, selon mes standards, devrait garantir quelque chose de très bon au niveau des rires. Grosse déception de ce côté-là, car si certains gags fonctionnent encore très bien, la routine comique se reposant sur les deux antagonistes est légèrement usée. Cela dit, les deux acteurs sont excellents, tout particulièrement John Candy – mais j’ai toujours été un adepte de l’acteur. Au final, dans le même style et sans aucun rapport avec John Hughes, je recommande Midnight Run qui est de la même époque et dont l’humour fonctionne encore assez bien aujourd’hui.

Next : She’s Having a Baby

Réalisateur & Scénariste : John Hughes.
Casting : Steve Martin, John Candy, Laila Robins, Michael McKean, Kevin Bacon, Dylan Baker, Martin Ferrero.

John Hughes’ Sixteen Candles (Seize bougies pour Sam – 1984)

jeudi 09 février 2012 à 13:54

L’aventure John Hughes se poursuit avec les aventures de Sam qui a seize ans et qui est secrètement amoureuse de Jake. Dans sa famille, personne ne lui souhaite son anniversaire, mais ce n’est que le début d’une journée pleine de déceptions qui sera ponctuée par un bal et quelques larmes. Au milieu, on trouve Anthony Michael Hall dans une pré-version (pour ne pas dire un des premiers brouillons) de Ferris Bueller, mais en plus sympathique.

Première réalisation de Hughes, Sixteen Candles est déjà marqué par la présence de son style et de ses mimiques. Cela se passe sur une courte période de temps, la majorité des personnages sont des stéréotypes identifiables au premier coup d’œil et on frôle en permanence la folie légère. L’humour est efficace, les personnages sont attachants, et le charme opère donc d’un bout à l’autre, même si tout est plus ou moins prévisible et grossièrement amené – et écrit. Au moins, les parents ne sont pas des abrutis, ce qui compense à peine pour les grands-parents – il est préférable de ne pas trop détailler à ce sujet.

Next : Planes, Trains & Automobiles

Réalisateur & Scénariste : John Hughes.
Casting : Molly Ringwald, Justin Henry, Michael Schoeffling, Anthony Michael Hall, Gedde Watanabe, Haviland Morris, Paul Dooley, Carlin Glynn, Blanche Baker, Edward Andrews, Billie Bird, Carole Cook, Max Showalter, Liane Alexandra Curtis, John Cusack, Darren Harris, Deborah Pollack, Joan Cusack, John Kapelos, Jami Gertz, Brian Doyle-Murray, Zelda Rubinstein

John Hughes’ Ferris Bueller’s Day Off (La Folle Journée de Ferris Bueller – 1986)

jeudi 26 janvier 2012 à 13:48

Lecteurs attentionnés, vous avez surement remarqué que je regardais pas mal de comédies, notamment de années 80-90. Certains, dans ce domaine, ne connaissent que les films de John Hughes, moi, c’est le contraire, même si à force d’en entendre parler j’avais l’impression de les avoir vu.

On commence donc l’intégrale des John Hughes par Ferris Bueller’s Day Off. Un jour, Ferris a décidé de sécher le lycée pour la 9ème fois cette année, ce qui pourrait le faire redoubler. Pas grave, Ferris est juste plus malin. Il embarque alors avec lui sa petite-amie Sloane et son meilleur ami névrosé Cameron. Ils vont faire tout ce que les jeunes faisaient pour s’éclater dans les ‘80s : visiter un musée, aller au restaurant, monter en haut d’un gratte-ciel pour admirer la beauté de la ville et assister à une parade. Le tout en étant badass, enfin, comme on pouvait l’être dans les années 80.

Ici, les parents sont stupides, les running gags ne fonctionnent que modérément, Charlie Sheen a déjà des problèmes de drogue, et Matthew Broderick n’était pas un bon acteur. Le film a également de gros problèmes de rythme. Cela dit, c’est toujours engageant dans une certaine forme, les années ne se font pas trop sentir, mais c’est peut-être parce que j’ai trente ans et que je suis nostalgique de la naïveté des comédies de l’époque. L’humour ne fonctionne pas énormément, et il est clair que ce qui accroche le plus c’est l’irrévérence du personnage principal qui est pourtant un smartass douchebag comme ce n’est pas permis. L’ensemble se laisse donc regarder, mais sur un plan cinématographique, c’est pauvre – heureusement, ce n’est pas à ce niveau que les gens apprécient le film.

Next : Sixteen Candles

Réalisateur & Scénariste : John Hughes.
Casting : Matthew Broderick, Alan Ruck, Mia Sara, Jeffrey Jones, Jennifer Grey, Lyman Ward, Cindy Pickett, Edie McClurg, Ben Stein, Del Close, Charlie Sheen, Richard Edson, Kristy Swanson, Jonathan Schmock, Virginia Capers.