Confessions of a Dangerous Mind (2002)A
March 17th, 2010 by Carole

Résumé : Parallèlement à sa carrière d’animateur du Gong Show, un jeu télévisé américain qui dura quatre ans, de 1976 à 1980, Chuck Barris aurait mené une carrière de tueur professionnel. Il aurait officié pour le compte de la CIA sous le nom de Sunny Sixkiller. Confessions d’un homme dangereux se penche sur ce destin peu ordinaire.

Venant récemment de lire le livre de Chuck Barris, j’ai décidé dans la foulée d’enchainer avec un revisionnage du premier film de George Clooney, dont la sortie chez nous remonte à 2003.

Si je peux prendre le temps de raconter ma vie, j’ai un rapport particulier avec ce film, car à l’époque, j’allais voir au cinéma tous les films de George Clooney, le plus souvent avec une même amie avec laquelle je partageais donc un intérêt prononcé pour le beau George (nous l’appelions toujours ainsi!). En fait, Confessions of a Dangerous Mind marque une rupture, car il est le premier d’une longue liste que je n’ai pas vu en salles. Il y a de forte chances qu’il soit resté très peu de temps dans ma ville de toute façon, mais j’imagine pour des raisons d’emploi du temps et de finances, je m’en souviens parfaitement, et finalement, j’imagine, à partir de là, mes séances dans les salles noires se sont faites plus rare.

Quoi qu’il en soit, le long-métrage nous relate donc la vie particulière de Chuck Barris, producteur de jeux télévisées que beaucoup considère responsable du développement de la télé poubelle, et tueur pour la CIA. Histoire vrai ou non ? Mystère. L’important est que cela fournit une excellente histoire.

Comme cela faisait très longtemps que j’avais vu le film, je me souvenais principalement de la partie CIA, mais en fait, sa carrière télé est somme toute plutôt bien représenté. Par rapport au livre, il y a des libertés de tons de prises, des évènements placés à des endroits différents (CIA ou télé d’ailleurs), et quelques digressions. C’est un peu dommage pour certains moments qui sont bien supérieurs sur papier, mais en soi, George Clooney est dans l’ensemble rester fidèle à l’ouvrage et à l’auteur, allant exprimer le mal être qu’il pouvait retranscrire sur un ton plus humoristique d’une autre façon. Il utilise d’ailleurs les images pour faire passer certains messages critiques de manière extrêmement subtile.

George Clooney est donc extrêmement habile avec sa caméra, et pour tout dire,  j’avais un souvenir d’un style plus Soderbergh - c’était à l’époque de Section 8 – alors qu’en fait, cela ne se ressent pas tant que cela, et au contraire, je trouve qu’il y a des passages vraiment bien pensés affirmant bien son style personnel.

Ma mémoire m’avait fait aussi faux bond sur les seconds rôles, dont Michael Cera dans la peau du jeune Chuck Barris, ou la présence pour deux scènes de Maggie Gyllenhaal. Le cameo de Brad Pitt et Matt Damon, on en convient, est inoubliable !

Dans le film, car je n’en ai pas dit assez de bien, Sam Rockwell et George Clooney sont purement excellents, Julia Roberts est vraiment pas mal du tout, et Drew Barrymore en intérêt amoureux est mignonne, bien qu’un peu trop soft par moment.

Cela faisait donc longtemps que j’avais vu le film, Good Night and Good Luck étant mon préféré et celui que je regarde quasi tous les ans. En fait, j’aurais du revoir Confessions of a Dangerous Mind beaucoup plus tôt. J’avais gardé une image assez sombre du métrage, qui possède un humour noir que j’avais légèrement oublié et surtout, le film est excellent, bien plus que ce que je m’en souvenais.

Réalisateur : George Clooney; Scénariste : Charlie Kaufman, d’après le roman de Chuck Barris.
Casting : Sam Rockwell, Drew Barrymore, George Clooney, Julia Roberts.

 
The Informant! (2009)D+
February 9th, 2010 by Fabien

Résumé : Quelle mouche a donc piqué Mark Whitacre ? Pourquoi un des cadres supérieurs les plus brillants du géant agroalimentaire Archer Daniel Midlands (ADM) décide-t-il soudain de dénoncer les pratiques de sa société et de devenir le chevalier blanc du consommateur ? Se prend-il pour un justicier ? Un héros ? Espère-t-il une médaille ou la reconnaissance éternelle du bon peuple ? Avant d’obtenir tout cela, Whitacre va devoir fournir au FBI des preuves concrètes des manœuvres illicites d’ADM. Porter un micro, jouer les agents secrets… L’ennui, c’est qu’il a tiré lui-même des profits non négligeables des dites manœuvres, et que son témoignage, pour le moins… fluctuant, risque fort de compromettre le travail des enquêteurs. Peut-on se fier à cet homme à l’imagination galopante? Y a-t-il la moindre parcelle de vérité dans ses allégations ?

Matt Damon est Mark Whitacre un informateur un peu particulier, car il n’a rien à gagner à faire ce qu’il fait. D’ailleurs, son travail d’informateur ne durera que le temps d’une heure de métrage, le reste nous emmenant sur une tout autre affaire. En fait, Mark est un menteur et un escroc, mais étonnement, il semble trop candide pour qu’on y croie. Le fait est qu’il est mythomane et même s’il a aidé à mettre un jour un scandale, il est lui-même coupable.

Le film ne tourne pas autour de cette affaire de prix arrangés par les grosses compagnies et de l’espion qui les fait tomber, non, ça tourne autour de Mark.

Enfin bref, le film est sympathique, mais oubliable. Sa plus grosse qualité est probablement son casting de premiers, mais également de seconds rôles. Par contre, la musique… non pas trop. Elle n’est pas là pour accompagner le film, mais pour imposer un ton qui se voudrait comique. Il m’a fallu un peu de temps pour arriver à ne plus y faire attention, car cela est un peu du grand n’importe quoi par moment.

Que dire de plus ? J’ai l’impression que j’aurais dû me marrer, mais à part quelques moments de comédie de situation, l’ensemble est bien trop théâtral pour réellement intriguer ou faire rire. Le problème est surement que les situations paraissent mises en scène pour que l’on réagisse aux énormités qui ne font que s’aligner, mais tout parait trop manipulé pour que je parvienne à entrer dans le jeu. Dommage, car le trailer annonçait un film plutôt marrant, mais ça finit par être vraiment lourd et ennuyeux.

Réalisateur : Steven Soderbergh ; Scénariste : Scott Z. Burns.
Casting : Matt Damon, Scott Bakula, Joel McHale, Melanie Lynskey, Mike O’Malley, Andrew Daly, Adam Paul, Eddie Jemison, Rusty Schwimmer, Thomas F. Wilson, Rick Overton, Tom Papa.

 
Invictus (2009)B+
January 3rd, 2010 by Fabien

Résumé :  En 1994, l’élection de Nelson Mandela consacre la fin de l’Apartheid, mais l’Afrique du Sud reste une nation profondément divisée sur le plan racial et économique. Pour unifier le pays et donner à chaque citoyen un motif de fierté, Mandela mise sur le sport, et fait cause commune avec le capitaine de la modeste équipe de rugby sud-africaine. Leur pari : se présenter au Championnat du Monde 1995…

Pour être honnête, ce que je savais du film avant de le voir était bien maigre : c’est Clint qui réalise, Morgan Freeman y tient le rôle de Nelson Mandela, il y a Matt Damon qui joue au rugby. En gros, je tenais les éléments clés.

C’est donc l’histoire de Nelson Mandela qui, après son élection, travailla à bâtir un pays unifié. Pas facile, n’est-il pas ? Là où le rugby trouve sa place est simple, car comme on le sait en France si bien, le sport unifie une nation et surtout lors d’une coupe du monde. Mandela va donc tout faire pour encourager l’équipe de son pays qui est dirigée par Matt Damon, donc, aka François. Ce dernier va trouver dans son président et son histoire l’inspiration qui lui est nécessaire pour guider son équipe vers la victoire. Globalement c’est ça.

Ce n’est pas un film de sport, ni un film politique, mais plus un film d’histoire qui mélange tout ça. Il faut le dire, c’est un peu trop long, et parfois même il y a un excès de consensualisme dans la symbolique de certaines scènes, mais dans l’ensemble, le film se montre assez bien monté et facile et agréable à suivre. Sinon, je ne suis pas trop convaincu par la soundtrack qui se fait remarquer étrangement par moment.

À part ça, Invictus bénéficie d’une mise en scène qui sait se faire discrète pour laisser les acteurs faire leur travail et ils le font très bien. Pour les scènes de sports, il est clair que l’on a vu mieux, mais ne connaissant rien au rugby, je n’ai pas trop souffert du cadrage, par contre, c’est un peu trop répétitif à la fin.

Bref, Eastwood délivre un film perfectible, légèrement trop didactique, ce qui diminue la place pour la construction des personnages, mais qui a avant tout un énorme crédit grâce à son histoire très forte en signification et en leçon. Associé avec le duo d’acteurs, le visionnage est quand même bien nécessaire.

Réalisateur : Clint Eastwood ; Scénariste : Anthony Peckham.
Casting : Matt Damon, Morgan Freeman, Scott Eastwood, Robert Hobbs, Langley Kirkwood, Bonnie Henna, Grant Roberts.

Pour être honnête, ce que je savais du film avant de le voir était bien maigre : c’est Clint qui réalise, Morgan Freeman y tient le rôle de Nelson Mandela, il y a Matt Damon qui joue au rugby. En gros, je tenais les éléments clés.

C’est donc l’histoire de Nelson Mandela qui, après son élection, travailla à bâtir un pays unifié. Pas facile, n’est-il pas ? Là où le rugby trouve sa place est simple, car comme on le sait en France si bien, le sport unifie une nation et surtout lors d’une coupe du monde. Mandela va donc tout faire pour encourager l’équipe de son pays qui est dirigée par Matt Damon, donc, aka François. Ce dernier va trouver dans son président et son histoire l’inspiration qui lui est nécessaire pour guider son équipe vers la victoire. Globalement c’est ça.

Ce n’est pas un film de sport, ni un film politique, mais plus un film d’histoire qui mélange tout ça. Il faut le dire, c’est un peu trop long, et parfois même il y a un excès de consensualisme dans la symbolique de certaines scènes, mais dans l’ensemble, le film se montre assez bien monté et facile et agréable à suivre. Sinon, je ne suis pas trop convaincu par la soundtrack qui se fait remarquer étrangement par moment.

À part ça, Invictus bénéficie d’une mise en scène qui sait se faire discrète pour laisser les acteurs faire leur travail et ils le font très bien. Pour les scènes de sports, il est clair que l’on a vu mieux, mais ne connaissant rien au rugby, je n’ai pas trop souffert du cadrage, par contre, c’est un peu trop répétitif à la fin.

Bref, Eastwood délivre un film perfectible, légèrement trop didactique, ce qui diminue la place pour la construction des personnages, mais qui a avant tout un énorme crédit grâce à son histoire très forte en signification et en leçon. Associé avec le duo d’acteurs, le visionnage est quand même bien nécessaire.

 
Trailer : Green Zone
October 27th, 2009 by Fabien

Voilà un film dont je n’avais pas entendu parlé depuis très longtemps, mais il semble que finalement on va le voir. En fait, il sort en mars aux USA. C’est donc le fameux film sur l’Irak de Paul Greengrass avec Matt Damon. Le trailer est, à mon avis, mal foutu, car clairement fait pour ressembler à “Jason Bourne in Irak” dans un certain sens. Vu que les films sur le sujet n’ont pas fait de carton jusqu’ici, c’est peut-être normal qu’Universal veuille le vendre ainsi et, si ça se trouve, c’est exactement ce que le film est, mais il y a pas mal d’éléments scénaristiques qui ne semble pas du tout aller dans ce sens. On verra bien.

 
Chasing Amy (1997)
August 9th, 2009 by Fabien

Chasing Amy (1997)

Avant de me lancer dans le revisionnage des Clerks et de Zack et Miri, il m’en restait un à voir, Chasing Amy. C’est certainement l’un des films les plus côtés de Smith, mais je n’arrivais pas à me résoudre à le regarder pour une simple et bonne raison, je ne supporte pas Joey Lauren Adams. Ses mimics et surtout sa voix m’agacent. Mais bon, le Challenge étant là pour me pousser à dépasser ce genre d’obstacle, on fait avec.

C’est donc l’histoire d’Holden et Banky, les dessinateurs du comics Bluntman & Chronic. Ils sont amis d’enfance et rencontrent du succès avec leur BD. A une convention, ils rencontrent Alyssa. Holden va tomber amoureux d’elle, mais il apprend qu’elle est lesbienne, ce qui met un certain obstacle sur sa route. Et la mienne, car si le film démarre de manière assez sympathique, les discussions interminables entre Alyssa et Holden sur l’homosexualité, les sentiments et j’en passe, ça devient vraiment saoulant. Certaines scènes ne sont d’ailleurs pas vraiment aider par l’écriture, Smith n’excellant pas dans les déclarations d’amour interminable sous la pluie. D’ailleurs, si la majorité de ses films ont une partie sentimentale, celle-ci fonctionne toujours assez bien grâce à tout le contexte et le fait qu’elle ne soit pas centrale. Ici, c’est l’inverse, il ne s’agit que de ça et il manque vraiment un approfondissement de l’univers du film et des personnages secondaires. Banky aurait vraiment mérité d’être bien plus développé au lieu d’être ressorti par intermittence pour faire avancer l’histoire qui a tendance à se bloquer sans lui.

Bref, j’ai eu du mal à trouver mes marques, mais la seconde moitié se révèle plus intéressante, ce qui a un peu alléger mon ennui. Bon, c’est vrai aussi que les comédies romantiques, ce n’est pas ma tasse de thé, donc ça n’a pas aidé, mais le scénario est quand même trop linéaire.

Donc, j’aurais enfin vu Chasing Amy, ça sera déjà ça de gagner. Je ne pense par contre pas le revoir.

C-

 
Dogma (1999)
August 2nd, 2009 by Fabien

Dogma (1999)

Le Challenge Kevin Smith avance à un bon rythme. Cette semaine, c’est au tour de Dogma de mériter un revisionnage. Pas le plus mémorable des films de Smith, c’est certain, mais il reste assez sympathique.

Matt Damon et Ben Affleck sont deux anges qui ont été virés du Paradis et un bug dans le système fait qu’ils trouve une manière de contourner le problème et de faire leur comeback. Malheureusement, cela occasionnerait la fin de tout. C’est là que Bethany (Linda Fiorentino) se retrouve envoyée pour les arrêter. Afin de l’aider, elle est accompagnée par Jay et Silent Bob qui se trouvent être deux prophètes. Sur leur route, il rencontre Rufus, le 13ème apôtre, oublié des livres, car il est noir, mais aussi une muse personnifiée par Salma Hayek. Fasse à eux, Jason Lee complote.

L’ensemble se trouve alors être un road movie assez particulier. L’idée de base est sympathique, mais le concept est forcé tant bien que mal dans l’univers de Smith et cela ne donne pas forcément que du bon. L’humour a tendance à être lourd. Le scénario prend des raccourcis un peu trop souvent, et Smith s’amuse plus à sudévelopper ses idées et concepts qu’à tenter de rendre le tout fluide. Résultat, quelques longueurs et scènes purement inutiles.

C’est donc sympa, un poil trop long et surtout appréciable pour le casting.

C

 
Jay and Silent Bob Strike Back (2001)
July 10th, 2009 by Fabien

Jay and Silent Bob Strike Back (2001) Donc, je commence mon exploration de l’”oeuvre” de Kevin Smith par Jay and Silent Bob Strike Back. Ce n’est pas mon premier choix logique, mais c’est celui que j’avais prévu de voir avant que cette idée de Challenge me vienne en tête. Donc, comme je le disais quand je parlais du déplorable Fanboys, Jay and Silent Bob c’est un road movie pour geeks, mais aussi mélangé à la sauce stoner. Complètement assumé avec la référence sur Cheech & Chong d’ailleurs. En fait, des références, le film en est blindé. ça va de la plus explicite, genre la Planète des Singes à la plus obscure, certainement Phantoms, car franchement qui avouerais avoir vu ce film ? Je déconne (vrai, c’est de l’humour).

En plus de l’aspect référentiel, il y a une longue liste de guests venues faire des caméos et se moquer d’eux même. La palme allant certainement à Ben Affleck, Matt Damon et Gus Van Sant, même si Jason Biggs et James Van Der Beek ne sont pas mal dans le genre. On retrouve également beaucoup d’habitués de l’univers du réalisateur, dont Jason Lee qui joue deux rôles.

Donc, tout commence par là où j’aurais du commencer, par l’univers de Clerks avec Randal et Dante, histoire de faire la liaison. On enchaîne sur la news à propos du film et une réplique qui donne le ton.

Jay: Miramax? I thought they only did classy pictures, like “The Piano” and “The Crying Game”.
Brodie: Yeah, but then they made “She’s All That” and it went downhill from there.

Après ça, on part donc directement dans le road trip enfumé et délirant. Petit intermède pour faire un casse et voler un singe. On ajoute Will Ferrell à l’histoire et on conclut tout ça dans un studio de cinéma, histoire d’en balancer encore une grosse couche sur l’industrie, Miramax et les films avec Ben Affleck. Le tout, continuellement assaisonné de blague gay, et accentuer par le flot quasi-incessant de Fuck provenant de Jay.

Cela donne donc un mélange assez improbable, mais qui fonctionne assez bien, car reposant sur le duo tout aussi improbable, Jay et Bob. C’est certain, il faut quand même être, à la base, un adepte du réalisateur pour entrer complètement dans le trip et saisir la plus grosse partie des vannes et références, mais vu que le sujet de ce challenge c’est justement Kevin Smith, on ne va pas franchement dire que c’est handicapant.

B

 
Trailer: The Informant
July 1st, 2009 by Fabien

Tourné il y a maintenant un an, voilà enfin le premier trailer de The Informant. Au programme, du Soderbergh fun, même si on ne pensait plus que ça existait. Matt Damon s’est certainement bien amusé en tout cas. Comme toujours avec une affiche pareil, le casting secondaire est aussi plutôt bon. En tout cas, ça promet d’être au moins divertissant.

The Tangent Universe
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