
Résumé : Parallèlement à sa carrière d’animateur du Gong Show, un jeu télévisé américain qui dura quatre ans, de 1976 à 1980, Chuck Barris aurait mené une carrière de tueur professionnel. Il aurait officié pour le compte de la CIA sous le nom de Sunny Sixkiller. Confessions d’un homme dangereux se penche sur ce destin peu ordinaire.
Venant récemment de lire le livre de Chuck Barris, j’ai décidé dans la foulée d’enchainer avec un revisionnage du premier film de George Clooney, dont la sortie chez nous remonte à 2003.
Si je peux prendre le temps de raconter ma vie, j’ai un rapport particulier avec ce film, car à l’époque, j’allais voir au cinéma tous les films de George Clooney, le plus souvent avec une même amie avec laquelle je partageais donc un intérêt prononcé pour le beau George (nous l’appelions toujours ainsi!). En fait, Confessions of a Dangerous Mind marque une rupture, car il est le premier d’une longue liste que je n’ai pas vu en salles. Il y a de forte chances qu’il soit resté très peu de temps dans ma ville de toute façon, mais j’imagine pour des raisons d’emploi du temps et de finances, je m’en souviens parfaitement, et finalement, j’imagine, à partir de là, mes séances dans les salles noires se sont faites plus rare.
Quoi qu’il en soit, le long-métrage nous relate donc la vie particulière de Chuck Barris, producteur de jeux télévisées que beaucoup considère responsable du développement de la télé poubelle, et tueur pour la CIA. Histoire vrai ou non ? Mystère. L’important est que cela fournit une excellente histoire.
Comme cela faisait très longtemps que j’avais vu le film, je me souvenais principalement de la partie CIA, mais en fait, sa carrière télé est somme toute plutôt bien représenté. Par rapport au livre, il y a des libertés de tons de prises, des évènements placés à des endroits différents (CIA ou télé d’ailleurs), et quelques digressions. C’est un peu dommage pour certains moments qui sont bien supérieurs sur papier, mais en soi, George Clooney est dans l’ensemble rester fidèle à l’ouvrage et à l’auteur, allant exprimer le mal être qu’il pouvait retranscrire sur un ton plus humoristique d’une autre façon. Il utilise d’ailleurs les images pour faire passer certains messages critiques de manière extrêmement subtile.
George Clooney est donc extrêmement habile avec sa caméra, et pour tout dire, j’avais un souvenir d’un style plus Soderbergh - c’était à l’époque de Section 8 – alors qu’en fait, cela ne se ressent pas tant que cela, et au contraire, je trouve qu’il y a des passages vraiment bien pensés affirmant bien son style personnel.
Ma mémoire m’avait fait aussi faux bond sur les seconds rôles, dont Michael Cera dans la peau du jeune Chuck Barris, ou la présence pour deux scènes de Maggie Gyllenhaal. Le cameo de Brad Pitt et Matt Damon, on en convient, est inoubliable !
Dans le film, car je n’en ai pas dit assez de bien, Sam Rockwell et George Clooney sont purement excellents, Julia Roberts est vraiment pas mal du tout, et Drew Barrymore en intérêt amoureux est mignonne, bien qu’un peu trop soft par moment.
Cela faisait donc longtemps que j’avais vu le film, Good Night and Good Luck étant mon préféré et celui que je regarde quasi tous les ans. En fait, j’aurais du revoir Confessions of a Dangerous Mind beaucoup plus tôt. J’avais gardé une image assez sombre du métrage, qui possède un humour noir que j’avais légèrement oublié et surtout, le film est excellent, bien plus que ce que je m’en souvenais.
Réalisateur : George Clooney; Scénariste : Charlie Kaufman, d’après le roman de Chuck Barris.
Casting : Sam Rockwell, Drew Barrymore, George Clooney, Julia Roberts.