The Hurt Locker (2008)B+
February 8th, 2010 by Carole

Résumé : Bagdad. Le lieutenant James est à la tête de la meilleure unité de déminage de l’US Army. Leur mission : désamorcer des bombes dans des quartiers civils ou des théâtres de guerre, au péril de leur vie, alors que la situation locale est encore… explosive.

Kathryn Bigelow a eu des difficultés à diffuser son film, mais cela a clairement payé, vu le nombre de prix qu’il a récoltés et la réputation qu’il s’est fait. Le travail était d’une certaine façon pré-mâché à cause du sujet : l’histoire d’une unité de déminage de l’US Army. Un pan militaire qu’on ne voit pas souvent à l’action, et qui offre donc une nouvelle perspective pour un sujet qui ne cessera jamais de faire couler de l’encre : la guerre.

Je m’attendais à un film plus mouvementé, et au final, l’histoire joue bien plus sur le suspense au cours des scènes de déminages qu’à nous faire exploser ce qui traine dans le coin. On illustre le propos via différentes sortes de mines et bombes, et ce qui m’a le plus marqué, c’est sans conteste l’ingéniosité des emplacements – variés donc. J’ai par contre un peu tilté au cours d’une de leur mission où le Sgt. JT Sanborn dit au SFC William James que les lieux ont été évacué et qu’il peut laisser le boulot aux ingénieurs. N’est ce pas son travail de déminer ? Bref, j’ai trouvé cela un peu bizarre. De même, si la scène avec Ralph Fiennes est efficace en terme de tension et d’enjeux, je dois bien dire que le timing pour qu’il se fasse attaquer à cet endroit précis est quand même assez énorme.

Les scènes d’actions restent très efficaces et l’histoire développe avant tout la psychologie des hommes et leur lien à la guerre. Avec tout le monde pouvant y passer n’importe quand, la tension et le stress est palpable et extrêmement vivace.

Malgré cela, vous l’avez un peu compris, je n’ai pas été complètement convaincue par tout ce à quoi j’ai assisté. J’ai été aussi gêné par le côté un peu confiné de l’unité. Il y a bien quelques éléments extérieurs, mais la hiérarchie ne se fait pas ressentir, et cela manquait quelque peu à mon goût.

The Hurt Locker reste un bon film, qui réussit à apporter une brique à l’édifice de l’univers du film de guerre.

Enfin, pour terminer, vous pouvez lire la critique de Fabien sur le film.

Réalisatrice : Kathryn Bigelow; Scénariste : Mark Boal.
Casting : Jeremy Renner, Anthony Mackie, Brian Geraghty, Ralph Fiennes, Guy Pearce, Evangeline Lilly, David Morse.

 
Nouveau trailer pour Clash of the Titans
December 13th, 2009 by Carole

Fabien avait posté le teaser ici, je mets le nouveau trailer, car il est évident qu’il n’y a jamais assez de grosses machines hollywoodiennes décidé à nous en foutre plein les yeux avec style (avec Gemma en option, qui a les faveur de Critictoo Cinema). Faut reconnaitre que cela a de la gueule, et promet bien plus que les derniers blockbusters (Prince of Persia compris, dont le trailer sonne ultra creux).

Pour épauler le film, de bons acteurs : Sam Worthington, Liam Neeson, Ralph Fiennes, Gemma Arterton, Jason Flemyng, Mads Mikkelsen et Alexa Davalos.

 
Harry Potter and the Half-Blood Prince (2009)
October 17th, 2009 by Fabien

Harry Potter and the Half-Blood Prince (2009)

Traditionnellement, mes textes sur les films Harry Potter sont longs et détaillés, mais comme vous avez pu vous en rendre compte dernièrement, je ne suis plus très motivé par ce que je fais sur ces pages et j’ai donc tendance à ne pas m’étendre. À dire vrai, j’ai toujours des choses à dire et à partager sur le cinéma, mais je ne suis plus sûr que la forme actuelle du site me convienne. Mais bon, je n’ai pas encore fait quoi que ce soit pour y remédier et, à dire vrai, je n’ai pas non plus pris le temps de réfléchir sur la question.

Pour revenir sur Harry Potter & The Half Blood Prince, je n’avais pas eu des échos très positifs ou le contraire autour de moi, à croire qu’il a laissé indifférent. D’ailleurs, je soupçonne que c’est le mal que le temps fait à une franchise qui est quand même d’assez bonne facture.

Comme souvent avec les Harry Potter, j’ai l’impression qu’il y a tellement à dire, mais pas la place et le temps. Pour rappel, je n’ai pas lu les livres. Donc, j’ai tendance à me dire régulièrement durant le visionnage qu’il aurait été pas mal d’explorer ceci ou cela, mais bon, ce n’est pas grave.

L’histoire en elle-même se construit de manière plus franche qu’à l’accoutumée. Il faut dire que pour une fois on a le plaisir de passer pas mal de temps en compagnie de Dumbledore, lui qui passait habituellement la majorité des films je ne sais où.

La première moitié est quand même plus légère, j’ai particulièrement aimé toutes les petites histoires autour de Ron, comme j’ai regretté que lui et Hermione soient absents de pratiquement tout le dernier tiers du film. J’aime toujours revoir Lupin, mais il ne reste jamais assez longtemps, tout comme Snape qui est pourtant plus présent, mais on ne le voit que très peu. J’ai apprécié le nouveau professeur Slughorn, en particulier tout le passage avec Hagrid.

Sinon, cette affaire de Half Blood Prince est totalement anecdotique, pourquoi titrer là-dessus, on peut se le demander.

Voilà en gros mes impressions. Côté réalisation, c’est pas mal, ma sœur a critiqué le montage, mais je l’ai trouvé similaire aux précédents films, donc…

Harry Potter & The Half Blood Prince n’est pas le meilleur film de la franchise pour moi, mais il est quand même pas mal du tout, intelligent, marrant par moment, maladroit à d’autres, un peu poussif dans les coins, mais c’est un peu la faute à l’histoire de base. Bref, j’ai bien aimé.

P.-S. : Pour une fois, Tom Felton arrive à aligner ses lignes de dialogues, c’est appréciable.

B+

 
The Reader (2008)
July 27th, 2009 by Carole

The Reader (2008)

Résumé : Allemagne de l’Ouest, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Un adolescent, Michael Berg, fait par hasard la connaissance de Hanna, une femme de trente-cinq ans dont il devient l’amant. Commence alors une liaison secrète et passionnelle. Pendant plusieurs mois, Michael rejoint Hanna chez elle tous les jours, et l’un de leurs jeux consiste à ce qu’il lui fasse la lecture. Il découvre peu à peu le plaisir qu’elle éprouve lors de ce rituel tandis qu’il lui lit L’Odyssée, Huckleberry Finn et La Dame au petit chien. Hanna reste pourtant mystérieuse et imprévisible. Un jour, elle disparaît, laissant Michael le coeur brisé.
Huit ans plus tard, devenu étudiant en droit, Michael assiste aux procès des crimes de guerre Nazi. Il retrouve Hanna… sur le banc des accusés. Peu à peu, le passé secret de Hanna est dévoilé au grand jour…

L’amour entre un adolescent et une femme d’âge mûr… Une thématique du cinéma que l’on retrouve au cours des errements dans les salles obscures, et qui a souvent le droit à un traitement différent. Ici, la vie de Michael va être marquée à jamais par sa rencontre avec Hanna et cette romance intense d’un été. Elle sera la première femme avec qui il ira, et ainsi, aura de l’importance dans sa vie, plus que n’importe qui. Sans le savoir, Hanna aura eu sur la vie de Michael un impact incroyable, qui sera alors encore plus amplifié, des années plus tard, quand, étudiant en droit, il assiste à un procès pour crime de guerres, et découvre qu’Hanna se trouve sur le banc des accusés.

Le film se divise aisément en trois parties : la première nous raconte la romance entre Hannah et Michael, leur temps ensemble, les heures de lecture, leurs disputes et leurs ébats. Malgré la banalité – si on peut dire cela – d’une relation, les deux s’épanouissent au contact l’un de l’autre, forment un couple que l’on voit se construire, et les acteurs donnent la crédibilité et l’intensité pour que cette partie ne tombe aucunement à plat, pour que l’on voit très bien l’influence que cette romance a sur la vie de Michael.

Le seconde partie sera celle consacré au procès, celle où Hannah n’aura pas réellement connaissance de la présence de Michael dans les lieux, et qui, pourtant, va le marquer encore plus profondément, découvrant des secrets insoupçonnées sur la femme qu’il n’a jamais cessé d’aimer – un sentiment qui restera jusqu’à la fin. L’amour refoulé, si on peut dire, celui qui s’exprime de loin, dans le silence, et qui torture une âme.

Inaction, silence et temps qui coule nous amènera à la troisième partie du film, celle avec un Michael adulte, que l’on a vu au tout début du film, que l’on recroise rapidement pendant le film et qui va alors réellement se dévoiler ici, et nous montrer à quel point Hannah aura eu un impact sur sa vie, entre amour et crime de guerres.

L’amour traverse le temps, parfois à deux, parfois tout seul. Il est aussi marqué par des évènements, et forge à sa façon l’être que l’on devient. C’est ainsi qu’entre émotion et sobriété, romance d’un temps, et de toujours, The Reader – mené par son casting – ne tombe jamais dans le drame excessif, ni dans les clichés, – par moment un peu trop conventionnel dans son style, – mais offre une belle histoire teintée d’Histoire.

Recommandé.

Réalisateur : Stephen Daldry; Scénariste : David Hare, d’après le roman de Bernhard Schlink
Casting : Kate Winslet, Ralph Fiennes, David Kross, Alexandra Maria Lara, Bruno Ganz, Karoline Herfurth, Linda Bassett, Susanne Lothar, Hannah Herzsprung.

 
Teaser: Cemetery Junction
July 9th, 2009 by Fabien

Cemetery Junction - Ricky Gervais & Stephen Merchant

Ricky Gervais et Steven Merchant ont débuté il y a peu le tournage de leur premier long métrage ensemble, Cemetery Junction. Pour rappel, c’est le fameux film qu’ils voudraient dériver en série. Au casting, on trouve Christian Cooke, Felicity Jones, Emily Watson, Ralph Fiennes, Matthew Goode, Matthew Holness et j’en passe. En tout cas, ils ont fait un petit teaser bien sympathique que voilà :

Je profite de l’occasion pour parler de Fame, un spectacle de Ricky Gervais que j’ai regardé, genre cette semaine ou la semaine dernière, je ne sais plus, les jours passent si vite. Ricky y parle donc des avantages et inconvénients d’être comme lui, une star. Il balance sur Dawn French, parle des causes pour lesquelles il n’apporterait pas son aide, ponctue le tout avec des anecdotes de ses débuts, l’ensemble fait avec un certain sens de la dérision et bien entendu, tout ce qui fait l’humour de Ricky Gervais.

En tout cas, ça m’a bien fait marré. J’en ai un autre en stocks, Animals, je vous en parlerais peut-être.

Sinon, pour finit sur Cemetery Junction ça pourrait être pas mal s’ils refaisaient la même avec Christian Cooke.

 
The Hurt Locker (2008)
February 19th, 2009 by Fabien

The Hurt Locker (2008)

Bagdad. Le lieutenant James est à la tête de la meilleure unité de déminage de l’US Army. Leur mission : désamorcer des bombes dans des quartiers civils ou des théâtres de guerre, au péril de leur vie, alors que la situation locale est encore… explosive. (Allociné)

Je vous ai parlé de ce film il y a quelques temps avec sa bande-annonce. Et bien, celle-ci est quelque peu mensongère sur le résultat final, car elle vend un film au rythme enlevé et bourré d’explosion. En fait, The Hurt Locker, c’est bien plus que ça. On suit donc une escouade de démineur à Bagdad durant leur dernier 40 jours. Après le décès de leur chef d’équipe, le Lt. Jamse arrive pour le remplacé. Il est sans peur et mené par l’adrénaline, ce qui va créer des tension avec ses deux coéquipiers.

Le film se compose d’une suite de missions que ce soit déminage ou autre. Chacune prend son temps, pas d’action démesurée ou autre, il y a un sentiment de réalisme qui transpire dans chaque scène, que ce soit dans la pression gralopante durant le désamorçage des bombes ou quand les corps tombent sous les balles d’un sniper. D’ailleurs, on comprend vite que personne n’est garanti de s’en sortir. Cela participe fortement à l’entretien de l’ambiance parfois vraiment oppresante, d’autant plus que personne ne semble épargné.

Il y a bien entendu plus que ça, bien plus, car la psychologie de ses démineurs est mise à très rude épreuve et jusqu’au bout on apprend à les connaitre.

Bref, il y a surement beaucoup de choses à dire, mais je suis un peu fatigué, alors je vais allé me coucher. Avant ça, je vous recommande de le voir, car c’est un film de guerre atypique qui offre un angle inédit sur la vie de soldat.

B++

 
Badass trailer compilation : The Hurt Locker, Last House on the Left, Fighting
January 9th, 2009 by Fabien

Voilà une petite sélection de trailers à voir cette semaine.

The Hurt Locker est le dernier Kathryn Bigelow avec Jeremy Renner, Guy Pierce, Ralph Fiennes et David Morse. C’est un film de guerre et il a l’air purement bourrin. C’est un style assez différent des derniers films du genre et, en tout cas, ça a l’air pas mal du tout.

Last House on the Left. Un remake, comme vous l’avez deviné, avec Monica Potter, Tony Goldwyn, Garret Dillahunt, Joshua Cox et Sara Paxton. Le début du trailer n’est pas terrible, mais la fin est purement exelente avec la cover de Sweet Child Of Mine, ça le fait vraiment bien.

Fighting. Celui là, je ne pense pas qu’il faille en attendre grand chose. C’est cliché et probablement pas plus que ça, mais ça peu faire passer la soirée sans une once de fatigue cérébrale. Pour finir, c’est avec : Channing Tatum, Terrence Howard, Luis Guzmán et Brian J. “tavon” White.

 
The Duchess (2008)
November 19th, 2008 by Carole

 The Duchess (2008)

Résumé : Fin du XVIIIe siècle, en Angleterre. Comme Lady Diana, dont elle est l’ancêtre, Georgiana, Duchesse du Devonshire, est une femme belle, charismatique, et adulée par la population. Mariée au richissime Duc, elle est contrainte d’accepter un ménage à trois avec la maîtresse de celui, Bess, qui est aussi sa meilleure amie… Insatisfaite, elle s’engage dans la vie publique en faisant campagne pour le parti libéral et en luttant pour les droits des femmes. C’est ainsi qu’elle s’éprendra du futur premier ministre Charles Grey…

Quelque chose prédomine fortement dans les films historiques de cette période moderne, c’est l’intérêt que l’on porte à la vie privée. La Duchesse du Devonshire était politiquement impliquée, et le film parsème quelques éléments pour nous le montrer, mais fait le choix comme beaucoup, de se concentrer sur la vie privée de G. Je ne dis pas que les coucheries d’époque n’étaient pas intéressantes, personnellement, si on me donnait le pognon, je vous ferais un film épique sur Henry IV. Avec genre 34 maitresses, des guerres et un traité qu’il n’a pas aidé à voir aboutir, ce serait une masterpiece. Je ne sais pas pourquoi personne ne s’intéresse plus que cela à ce roi. Enfin, passons, je n’ai jamais aimé la politique contemporaine, mais je l’apprécie beaucoup en ce qui concerne l’époque moderne, sûrement à cause du fait que tout à l’époque était lié, et qu’il y avait à tous les coups, quelques part, un conflit religieux ou je ne sais quelles pseudo révolution, ou manigances. Dommage donc qu’on ne s’arrête pas sur les évènements de l’époque.

The Duchess nous offre le portrait d’une femme qui se retrouve marié à un homme qui ne l’aime pas, ou qui ne sait pas le moins du monde montrer ce qu’il ressent. Blessée, déchirée et meurtrie, on avance dans le film, et on franchit chaque passage. C’est beau, comme toujours, et c’est bien interprété. Cela n’apporte strictement rien de neuf, si ce n’est pour nous frenchies qui ne connaissons pas la dame, dont le parallèle avec la vie de Diana est là. Il aurait été encore plus évident, si, justement, l’implication sociale de G. avait été plus développée.

Le film perd en rythme dans sa dernière demi-heure, et on souffre un peu de la répétition dans le jeu de Keira Knightley.

En définitive, The Duchess est un film dans la veine de beaucoup d’autres dans ce genre. Il ne se démarque pas spécialement, mais il ne fait pas du tout honte à ses autres copains. Si vous aimez ces films, vous pouvez y aller les yeux fermés, il fait partie de la bonne pile.

En location.

Réalisateur : Saul Dibb; Scénariste(s) : Jeffrey Hatcher, Anders Thomas Jensen, Saul Dibb, d’après le roman de Amanda Foreman.
Casting : Keira Knightley, Ralph Fiennes, Hayley Atwell, Charlotte Rampling, Dominic Cooper.

The Tangent Universe
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