Iron Man 2 (2010)B
September 4th, 2010 by Carole

Résumé : Le monde sait désormais que l’inventeur milliardaire Tony Stark et le super-héros Iron Man ne font qu’un. Malgré la pression du gouvernement, de la presse et du public pour qu’il partage sa technologie avec l’armée, Tony n’est pas disposé à divulguer les secrets de son armure, redoutant que l’information atterrisse dans de mauvaises mains. Avec Pepper Potts et James “Rhodey” Rhodes à ses côtés, Tony va forger de nouvelles alliances et affronter de nouvelles forces toutes-puissantes…

L’homme de fer est de retour dans un second opus, qui a pour objectif de nous en foutre plein la vue, tout en évitant le mieux possible d’avoir un scénario qui pourrait s’avérer plus étoffé que le premier.

Donc en gros, le film s’ouvre sur beaucoup d’esbroufe, un élément qui viendra pimenter comme il se doit le métrage de quasiment 2 heures à plusieurs reprises. C’est censé bien entendu nous montrer le narcissisme et la mégalomanie de Tony Stark, un homme qui aime avoir les projecteurs portés sur lui. Ce n’est pas une mauvaise idée, surtout que cela participe à créer un peu de duplicité vis-à-vis de l’homme qui ne porte pas l’armure et qui est en train de se noyer dans la bouteille pour mieux affronter la mort. Il y a donc une certaine volonté de jouer sur la psychologie du personnage, et même si je préfère le Tony Stark plus complexe et ingénieur de génie que le showman, les deux sont là pour créer le personnage (Robert Downey Jr. étant excellent sur toutes les facettes). Le problème est que le film est en roue libre, ce qui empêche réellement ces thématiques de prendre l’épaisseur nécessaire et pousser Iron Man 2 au rang supérieur.

Au lieu de cela, j’ai trouvé que le film jouait dans la même cour que le premier, et un peu de complexité n’aurait pas fait de mal. L’adversaire – aka Justin Hammer – se révèle à mon goût un peu trop caricatural. Le personnage est unidimensionnel et le scénario joue  sur le fait qu’il aimerait avoir l’envergure de son concurrent. En parallèle, il y a de l’abus à le rendre pas très compétent, ce qui ne le crédibilise pas beaucoup (il est quand même à la tête d’une énorme entreprise). Peut-être que s’il trouve sa route dans Iron Man 3 ou 4, le personnage pourra s’affirmer. Là il est juste bloqué entre le show de Iron Man et la volonté de Ivan Vanko de faire la peau à l’adversaire. J’ai d’ailleurs bien aimé sa façon de prendre ce que Justin Hammer lui donnait pour détruire Tony Stark à sa façon (bien que c’est sûrement sur le seul point où Hammer a raison). Bref, c’est gâcher le talent de Sam Rockwell.

Dans tout ça, le film nous prépare aussi à Avengers, en nous introduisant la veuve noire et Le Shield. La première tire son épingle du jeu, même si je n’ai pas été ultra convaincue par la scène d’action (et là, je parle de la mise en scène, pas de Scarlett qui s’en tire bien). Autrement, Samuel L. Jackson ne fait pas un très bon Nick Fury à mes yeux, ou disons qu’il ne parait pas vraiment se donner la peine de jouer quoi que ce soit. Tout ceci n’est pas forcément des plus utiles, mais ce ne sont pas des obstacles au développement du film.

Et puis, il n’y a pas la scène ou Pepper (j’aime ce prénom!) embrasse le casque d’Iron Man comme on voyait dans la bande annonce ! Je sais, on s’en fout, mais j’aime bien cette scène, et j’aime toujours énormément la relation Pepper/Tony.

Enfin, Iron Man 2 offre ce qu’on peut attendre de lui, il lui manque juste un peu de la fraicheur du premier opus.

Réalisateur : Jon Favreau; Scénariste : Justin Theroux
Casting : Robert Downey Jr., Gwyneth Paltrow, Don Cheadle, Mickey Rourke, Scarlett Johansson, Samuel L. Jackson, Sam Rockwell, Clark Gregg, Olivia Munn, Kate Mara, Garry Shandling

 
Safe Men (Casses en tous genres – 1998)C-
August 25th, 2010 by Carole

Résumé : A la suite d’un quiproquo, Sam et Eddie, les deux plus mauvais chanteurs de la ville de Providence, sont pris pour deux perceurs de coffres-forts chevronnés. C’est ainsi qu’ils se retrouvent au service de la mafia juive locale qui se résume à deux hommes, Big Fat Bernie Gayle, et son rival, Good Stuff Leo. Sam et Eddie sont bientôt crédités des exploits et des échecs d’un autre duo, Mitchell et Frank, les vrais experts en perçage de coffres-forts. Et pour arranger le tout, Sam tombe amoureux d’Hannah, qui vient justement de se séparer de Frank.

Sam Rockwell et Steve Zahn jouent deux losers qui vont être pris pour des perceurs de coffre fort par la mafia juive. En fait, ce ne sont pas que les deux losers du film, car la marque de fabrique du long-métrage semble de mettre en scène des personnages un peu décalé, à côté de la plaque, et bon, des losers.

Bref, de là va découler des situations de quiproquo et quelques rires. Malheureusement, à ma grande déception, Safe Men n’est pas très engageant. Le film manque de consistance et a principalement pour lui son casting qui met pas mal d’énergie à rendre les personnages sympathiques. Cela a du cœur, mais ce n’est pas suffisant pour rendre le tout vivant. Il n’est pourtant pas très long, mais comme l’histoire semble ne pas progresser par rapport à quelque chose de solide, j’ai fini par m’ennuyer. Mais, comme dit plus haut, j’ai ris, et à vrai dire, quand c’est arrivé, ce n’était pas qu’un simple sourire. Il y avait donc un véritable potentiel pour un film vraiment drôle, mais j’ai l’impression que son excentricité a réellement empêché cela.

Réalisateur et scénariste : John Hamburg
Casting : Sam Rockwell, Steve Zahn, Michael Lerner, Paul Giamatti, Michael Schmidt, Christina Kirk, Mark Ruffalo, Josh Pais, Harvey Fierstein, Peter Dinklage

 
Trailer : The Winning Season
August 7th, 2010 by Carole

Comme souvent, après les photos, nous avons le droit au trailer. Donc, vous n’êtes pas surpris de voir surgir le trailer de The Winning Season. Le pitch de base ne laissait pas forcément transparaître la réelle tonalité du film, et je dois bien dire être contente de constater que le film semble jouer dans le registre comédie indie sans prétention, qui fait que cette bande-annonce m’a réellement donner envie de le voir.

Le film raconte donc l’histoire d’un coach has-been (ancien alcoolique et pas très aimé) incarné par Sam Rockwell qui se voit offrir une seconde chance en s’occupant de l’équipe de basketball à laquelle appartient sa fille (Emma Roberts) qu’il ne voit qu’une fois par semaine.

 
Photos : Emma Roberts dans The Winning Season
August 4th, 2010 by Carole

Quand j’ai vu qu’il y avait de nouvelles photos d’Emma Roberts dans The Winning Season, je me suis dit : “What ?” Je n’ai pas de problème avec l’actrice, mais j’avais fini par croire que le film ne sortirait jamais. Il était à Sundance en 2009, donc il y a quand même un an et demi maintenant.

Il a donc une date aux USA : le 3 septembre. Je suppose que cela ai du au fait que l’actrice s’est construit un nom et que Sam Rockwell (la raison pour laquelle je connais l’existence du film donc) a gagné en popularité avec Iron Man 2.

Tout ça, on s’en fout, car à l’arrivée, l’important c’est de pouvoir voir le film. Celui-ci parle donc d’un coach has-been qui va se voir offrir une seconde chance quand on lui demande de s’occuper de l’équipe féminine de basketball locale.

Avec Emma Roberts et Sam Rockwell, il y a aussi Rob Corddry, Shareeka Epps & Emily Rios.

Ci-dessous, les deux dernières photos qui ont fait surface, ainsi que celles qui étaient déjà trouvables avant (tant qu’à faire!) :


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Matchstick Men (Les Associés – 2003)B
August 1st, 2010 by Carole

Résumé : Deux professionnels de l’arnaque à la petite semaine – Roy, le vétéran du tandem, et Franck, son jeune et ambitieux émule – fourguent à des coûts prohibitifs des “systèmes de filtrage d’eau” bas de gamme, assortis de lots alléchants : voitures, bijoux ou croisières tropicales, que leurs victimes ne collecteront bien sûr jamais. Ces opérations sont juteuses, mais la vie privée de Roy est moins reluisante. Agoraphobe et sujet à des tics obsessionnels compulsifs, il consulte un psy pour continuer à fonctionner. C’est alors qu’il découvre qu’il a une fille – une enfant dont il soupçonnait l’existence, mais qu’il n’avait jamais cherché à rencontrer. L’arrivée impromptue de Angela, 14 ans, bouleverse les routines névrotiques de Roy, mais passé le choc initial, celui-ci commence à prendre goût à sa tardive paternité…

Cela faisait un moment que j’avais envie de revoir le film, alors je me suis enfin décidé. Je l’avais visionné à l’époque sur France 3, si mes souvenirs sont bon, et j’avais beaucoup aimé.

Le second visionnage fonctionne légèrement moins bien. Ce n’est par parce que cela fait maintenant quelques années que je l’ai vu que j’ai oublié ce qui se passait dedans. Disons que “l’arnaque” une fois connue est moins efficace. Je ne l’avais pas vu venir la première fois, et c’est plutôt bien emballé, il faut le dire.

Enfin pour le coup, si j’aime bien les films d’arnaques, il faut avouer que ce n’est pas un genre que je revois souvent, tout particulièrement quand ils sont basés sur leur coup. Une fois qu’on connais le truc, ce n’est plus pareil.

La force de Matchstick Men c’est clairement le fait que le film va au-delà de cela, en utilisant l’univers dans lequel évolue un excellent Nicolas Cage pour mettre en avant ses tics et son évolution. L’histoire le fait réellement progresser, ce qui fait que le film possèdera toujours cette valeur humaine, qui dépasse le simple film avec un coup. Il y a donc plus, et il y avait quand même pas mal de détails dont je ne me rappelais plus qui sont toujours sympathique à redécouvrir.

Bref, j’avais été agréablement surprise la première fois, et le film reste toujours de bon calibre pour un second visionnage.

Réalisateur : Ridley Scott; Scénaristes : Eric Garcia, Nicholas Griffin & Ted Griffin.
Casting : Nicolas Cage, Sam Rockwell, Alison Lohman, Bruce Altman, Bruce McGill, Jenny O’Hara, Steve Eastin, Beth Grant, Sheila Kelley.

 
The Hitchhiker’s Guide to the Galaxy (2005)B+
May 4th, 2010 by Carole

Résumé : Sale journée pour le Terrien Arthur Dent. Sa maison est sur le point d’être rasée par un bulldozer, il découvre que son meilleur ami, Ford Prefect, est un extraterrestre et pour couronner le tout, la Terre va être pulvérisée dans quelques minutes pour faire de la place à une voie express hyperspatiale. Arthur a une chance de survivre, mais il doit pour cela se faire prendre en stop par un vaisseau spatial, avec l’aide de Ford.

J’ai eu envie de revoir The Hitchhiker’s Guide to the Galaxy, et comme je n’avais aucune raison de me priver, je l’ai fait.

Pour tout dire, j’avais dû le voir une fois, et je suis comme convaincue que c’était en français. Je ne me rappelais pas que c’était Stephen Fry qui narrait le film (cet homme a une voix faite pour la narration), ni que le film était dédié à Douglas Adams, bien que ce dernier point soit plus que logique.

Enfin, j’avoue que j’ai toujours des difficultés à comprendre certains fans qui en disent du mal, car H2G2 respecte bien l’esprit des livres. Adams était quelqu’un qui avait beaucoup d’idées, mais ce n’était pas un romancier et c’est souvent de ce côté là que les livres pêchaient.

D’une certaine manière, on peut dire que le film a les qualités et les défauts de l’œuvre, car en règle générale c’est décalé, régulièrement complètement allumé et tout ceci fait progresser l’histoire. Cela, c’est la meilleure partie, car il y a la romance entre Arthur et Trillian et c’est le gros point faible du film pour moi. Franchement, c’est juste bateau et sans beaucoup de substance. Bon, Trillian a toujours été le personnage que j’aimais le moins, mais je la trouvais quand même plus intéressante sur papier. De toute façon, Zooey Deschanel se fait éclipser par ses collègues masculins quasiment tout du long, et par Marvin, l’une des meilleures inventions de la SF (et le meilleur robot) – enfin pour moi, bien entendu !

H2G2 c’est une comédie de science-fiction efficace. Je ne me rappelais plus que derrière cela se cachait un message plutôt habile et intelligent. Mais bon, même si je n’aime pas dire ce genre de chose, c’est de l’humour britannique, il ne faut pas perdre cela de vue, et si on ne rentre pas dans le délire, difficile d’apprécier.

Réalisateur : Garth Jennings; Scénaristes : Douglas Adams, Karey Kirkpatrick.
Casting : Sam Rockwell, Mos Def, Zooey Deschanel, Martin Freeman, Bill Nighy, Anna Chancellor, John Malkovich, Stephen Fry, Alan Rickman, Warwick Davis.

 
Confessions of a Dangerous Mind (2002)A
March 17th, 2010 by Carole

Résumé : Parallèlement à sa carrière d’animateur du Gong Show, un jeu télévisé américain qui dura quatre ans, de 1976 à 1980, Chuck Barris aurait mené une carrière de tueur professionnel. Il aurait officié pour le compte de la CIA sous le nom de Sunny Sixkiller. Confessions d’un homme dangereux se penche sur ce destin peu ordinaire.

Venant récemment de lire le livre de Chuck Barris, j’ai décidé dans la foulée d’enchainer avec un revisionnage du premier film de George Clooney, dont la sortie chez nous remonte à 2003.

Si je peux prendre le temps de raconter ma vie, j’ai un rapport particulier avec ce film, car à l’époque, j’allais voir au cinéma tous les films de George Clooney, le plus souvent avec une même amie avec laquelle je partageais donc un intérêt prononcé pour le beau George (nous l’appelions toujours ainsi!). En fait, Confessions of a Dangerous Mind marque une rupture, car il est le premier d’une longue liste que je n’ai pas vu en salles. Il y a de forte chances qu’il soit resté très peu de temps dans ma ville de toute façon, mais j’imagine pour des raisons d’emploi du temps et de finances, je m’en souviens parfaitement, et finalement, j’imagine, à partir de là, mes séances dans les salles noires se sont faites plus rare.

Quoi qu’il en soit, le long-métrage nous relate donc la vie particulière de Chuck Barris, producteur de jeux télévisées que beaucoup considère responsable du développement de la télé poubelle, et tueur pour la CIA. Histoire vrai ou non ? Mystère. L’important est que cela fournit une excellente histoire.

Comme cela faisait très longtemps que j’avais vu le film, je me souvenais principalement de la partie CIA, mais en fait, sa carrière télé est somme toute plutôt bien représenté. Par rapport au livre, il y a des libertés de tons de prises, des évènements placés à des endroits différents (CIA ou télé d’ailleurs), et quelques digressions. C’est un peu dommage pour certains moments qui sont bien supérieurs sur papier, mais en soi, George Clooney est dans l’ensemble rester fidèle à l’ouvrage et à l’auteur, allant exprimer le mal être qu’il pouvait retranscrire sur un ton plus humoristique d’une autre façon. Il utilise d’ailleurs les images pour faire passer certains messages critiques de manière extrêmement subtile.

George Clooney est donc extrêmement habile avec sa caméra, et pour tout dire,  j’avais un souvenir d’un style plus Soderbergh - c’était à l’époque de Section 8 – alors qu’en fait, cela ne se ressent pas tant que cela, et au contraire, je trouve qu’il y a des passages vraiment bien pensés affirmant bien son style personnel.

Ma mémoire m’avait fait aussi faux bond sur les seconds rôles, dont Michael Cera dans la peau du jeune Chuck Barris, ou la présence pour deux scènes de Maggie Gyllenhaal. Le cameo de Brad Pitt et Matt Damon, on en convient, est inoubliable !

Dans le film, car je n’en ai pas dit assez de bien, Sam Rockwell et George Clooney sont purement excellents, Julia Roberts est vraiment pas mal du tout, et Drew Barrymore en intérêt amoureux est mignonne, bien qu’un peu trop soft par moment.

Cela faisait donc longtemps que j’avais vu le film, Good Night and Good Luck étant mon préféré et celui que je regarde quasi tous les ans. En fait, j’aurais du revoir Confessions of a Dangerous Mind beaucoup plus tôt. J’avais gardé une image assez sombre du métrage, qui possède un humour noir que j’avais légèrement oublié et surtout, le film est excellent, bien plus que ce que je m’en souvenais.

Réalisateur : George Clooney; Scénariste : Charlie Kaufman, d’après le roman de Chuck Barris.
Casting : Sam Rockwell, Drew Barrymore, George Clooney, Julia Roberts.

 
Piccadilly Jim (2004)B+
March 15th, 2010 by Carole

Résumé : L’histoire d’amour dans les années 1930 d’un homme qui essaie de se dépêtrer de sa réputation scandaleuse…

Je me sens honteuse de l’avouer, mais je ne suis plus à un auteur anglais près, donc je n’ai jamais lu un P. G. Wodehouse, et je pense qu’il va falloir que je remédie à cela bien vite.

Donc, ce n’est pas la première adaptation de Piccadilly Jim, mais la plus récente, qui met en scène Sam Rockwell dans la peau Jim Crocker, buveur, fumeur, tombeur de ces dames et qui pourrit l’existence de sa belle-mère, Allison Janney, héritant de costumes on ne peut plus mémorables, et exubérants – ce dernier critère collant bien à l’ambiance générale.

Le film surfe donc du côté de la farce théâtrale, avec des personnages qui sont assez hauts en couleur, des situations poussées à l’extrême, des portes secrètes, une romance bâtit sur le mensonge, et un peu de n’importe quoi quelque peu inexplicable.

C’est anglais, alors entre 2-3 Américains, il n’y a que du beau monde et ils se font quasiment tous concurrence : Hugh Bonneville en faux prétendant allemand, Tom Hollander en chercheur toujours à côté de la plaque (un peu fou) et les crises de Frances O’Connor, c’est assez mouvementé. En fait, le personnage le plus faible du lot est celui de Brenda Blethyn, qui est plus là pour permettre aux autres de s’exprimer plus qu’autre chose. Disons qu’elle reste bien trop coincée dans son rôle de base.

C’est donc assez simple : j’ai aimé Piccadilly Jim. Plus que ce que je n’attendais, donc j’en suis ravie.

Réalisateur : John McKay; Scénariste : Julian Fellowes, d’après le roman de P.G. Wodehouse
Casting : Sam Rockwell, Frances O’Connor, Tom Wilkinson, Lucy Brown, Hugh Bonneville, Brenda Blethyn, Cassandra Bell, Dan Cade, Jake Canuso, Cosima Shaw, Allison Janney & Tom Hollander

 
Gentlemen Broncos (2009)F
February 18th, 2010 by Fabien

Résumé : Benjamin écrit des histoires de SF-Fantasy depuis qu’il est tout jeune. Un jour, à un camp d’écriture, il soumet sa dernière création à un concours. L’un des juges et un héros de Benjamin, Ronald Chevalier va alors le plagier.

Ce film a plusieurs bonnes choses pour lui : Sam Rockwell, carry on my wayward son, Jemaine Clement et quelques bonnes idées. Malheureusement, combiné avec tout le reste, cela reste bien maigre pour réussir à compenser tout ce qui ne va pas.

Déjà, on retrouve un peu l’ambiance de Napoleon Dynamite, mais sans PedroLonnie ne lui arrivant pas à la cheville – cela devient vite pénible. Ensuite, l’histoire du plagiat n’est découverte qu’au 4/5ème du film, avant cela on a le droit d’assisté au massacre de l’histoire par ce pseudo-cinéaste peu inspiré de Lonnie, surtout qu’à la base, elle n’était pas terrible.

Le personnage de Michael Angarano tire la tronche pendant 95% du métrage et on le comprend, je ne sais pas si je pourrais moi-même vivre dans sa vie sans être neurasthénique.

Gentlemen Broncos avait de bonnes bases, mais manque cruellement de fraicheur et d’énergie. Avec son héros à la traine qui ne fait que subir et subir pendant que l’on détruit devant ses yeux ses rêves, avec une grosse dose de beaufitude… C’est lourd et pas franchement passionnant.

Bref, j’étais parti avec l’idée que j’allais passer un bon moment et ce fut un peu trop pénible. Il y avait des idées, mais tout est trop forcé dans la mauvaise direction et les délires sont aussi lourdingues que répétitifs, ce qui nuit à l’humour.

Bon, j’arrête là. Grosse déception et j’ai vraiment l’impression que Jared Hess n’arrivera jamais à égaler Napoleo Dynamite, et je ne considère même pas ce film comme aussi bon que certains.

Réalisateur : Jared Hess ; Scénaristes : Jared Hess & Jerusha Hess.
Casting : Michael Angarano, Jennifer Coolidge, Jemaine Clement, Mike White, Sam Rockwell, Josh Pais, Suzanne May.

 
Premières images de Hilary Swank et Sam Rockwell dans Betty Anne Waters
February 12th, 2010 by Carole

Il n’y a pas très longtemps, Fox Searchlight a acquis Betty Anne Waters, qui n’est pas prévu de sortie avant l’automne 2010, mais ce qui n’empêche pas le studio de dévoiler les deux premières photos, où l’on y voit Hilary Swank et Sam Rockwell.

Betty Anne Waters c’est donc l’histoire d’une mère célibataire (Swank donc) qui va passer plus de dix ans à travailler – à commencer par se former en droit – pour sortir son frère (Sam Rockwell) de prison, arrêté pour meurtre. Dans le film réalisé par Tony Goldwyn, on retrouve aussi Minnie Driver, Melissa Leo, Juliette Lewis et Peter Gallagher. Au cas où vous ne l’auriez pas deviné, c’est basé sur une histoire vraie.

 
Everybody’s Fine (2009)B
February 7th, 2010 by Carole

Résumé : Un homme veuf décide de jouer les touristes à travers les États-Unis et de réunir ses cinq enfants, disséminés dans tout le pays, afin de reprendre contact.

Sans y regarder de trop près, Everybody’s Fine sentait le film familial idéal pour les fêtes, duquel on n’attend strictement rien, avec un petit parfum de  Noël (l’histoire s’achevant sur cet évènement). En tout cas, c’est le sentiment que j’avais, en partie dû au marketing US.

Il se trouve que Everybody’s Fine n’est pas du tout ce genre de film, mais se révèle être un drame familial réaliste et touchant. C’est donc l’histoire de Frank, qui décide de renouer avec ses enfants avec qui il a perdu le contact depuis le décès de sa femme – cette dernière étant celle qui maintenait les liens familiaux.

Le voyage l’emmène à différents lieux des États-Unis, après n’avoir pas réussi à voir son premier fils David. S’ensuivra alors Amy, business woman accomplie mais traversant une crise familiale qu’elle dissimule, Robert musicien qui n’a pas atteint les ambitions de son père mais qui apprécie son style de vie malgré une certaine difficulté à gérer ce qu’il est et ce qu’on attendait de lui, puis le voyage se termine avec Rosie, danseuse à Las Vegas, ne souhaitant qu’être la fille à son papa, au prix d’un mensonge assez gros de peur de décevoir aussi.

En fait, Frank était un père exigeant ayant mis beaucoup de pression sur les épaules de ses enfants, qui vont tous lui mentir par peur de ne pas combler les attentes de ce dernier. Derrière cela, ils dissimulent tous un plus gros secret, lié à leur frère David.

Si dans certains moments vers la fin, le film plonge un peu trop dans une mise en scène accentuant le drama, Everybody’s Fine tombe rarement dans ce travers-là, réussissant à éviter pas mal d’écueils. L’histoire expose un portrait familial honnête, où il est difficile de ne pas connecter, chaque enfant ayant géré les exigences de leur père de façon différente, et offrant ainsi la difficulté qu’il y a à être soi-même tout en essayant de satisfaire autrui, ou ce qu’on pense qu’autrui attend de nous. Frank, au final, ne veut que le bonheur de ses enfants, ne sachant pas forcément ce qu’il est pour eux, et surtout les voyants toujours comme des enfants, même s’ils n’en sont plus (et c’est le cas de tous les parents, au final).

Je mentirais en disant qu’il ne manque pas quelque chose à Everybody’s Fine, même s’il est difficile de décrire quoi. On se rend bien trop compte des secrets dissimulés, et la révélation autour de David est surtout sauvée par la performance des acteurs et de ce qui en découle. Le film fonctionne avant tout grâce à son casting et au fait qu’en tant que spectateur, ce à quoi on assiste fait écho à des sentiments qui nous sont familiers.

Réalisateur et scénariste : Kirk Jones, d’après le scénario original du film Stanno tutti bene.
Casting : Robert De Niro, Drew Barrymore, Kate Beckinsale, Sam Rockwell, Katherine Moennig, Melissa Leo, James Frain, Ben Schwartz.

 
Tag : questionnaire Libération/ Soderberg
November 11th, 2009 by Carole

Emperor Zurg (Toy Story 2)

Alex m’a taggué sur mon ancien blog. Le sujet étant le cinéma, je me suis dit que c’était un beau moyen de faire mon premier message ici. Je n’ai pas eu le temps d’ouvrir tous les cartons, je n’ai donc pas fini le déménagement, mais histoire de se sentir chez soi, autant commencer à poster un peu de neuf, et pour des lecteurs du coin, j’imagine, faire un peu plus connaissance.

Le film que vos parents vous ont empêché de voir ?

Basic Instinct. Soit disant à cause de la violence et non du sexe (rien ne vaut une excuse bidon parentale). J’avais tendance à ne pas les écouter, et en règle générale, à trouver le moyen de voir le film que je n’avais pas le droit de voir, mais celui-ci est ancré dans ma mémoire pour la simple et bonne raison que je ne l’ai toujours pas vu.

Une scène fétiche ou qui vous hante ?

- Pour une scène qui me hante, je dirais Tippi Hedren coincé dans le coin, avec l’oiseau qui l’attaque. J’avais regardé le film ultra tard (malgré la désapprobation de mes parents, par ailleurs), et pour le coup, j’en ai cauchemardé. Je pense que si je l’avais regardé dans des conditions différentes, Les Oiseaux ne m’aurait jamais marqué.
- Pour une scène fétiche, c’est un peu plus compliqué. Je dirais le champ de blé et la main Maximus les caressant dans Gladiator.

Vous dirigez un remake : lequel ?

J’aurais tendance à dire aucun. Cela n’empêche aucunement certains remakes d’être bons, mais il y a à côté tellement de films pourris. Dans ces cas-là, si je devais en faire un, ce serait plus revisité l’adaptation d’un livre, de préférence à moitié pas connue, de façon à ne pas être trop victime de l’œuvre qui aura précédé. Un bon livre qui a eu le droit à une adaptation pourri. Voilà!

Le film que vous avez le plus vu ?

Ça se joue entre Jurassic Park (1), Donnie Darko et Hors d’atteinte, avec je pense, une légère longueur d’avance pour le dernier.

Qui ou qu’est-ce qui vous fait rire ?

Personne n’est infaillible, et encore moins ceux spécialisés dans le genre. Alors, je vais citer l’incontournable Office Space, et de bien moindre qualité, mais que j’ai vu de fortes nombreuses fois, Eurotrip. Scotty doesn’t know!

Votre vie devient un biopic…

Ma vie est inintéressante, mais bon, ce n’est pas grave. Jouons les prétentieuses, je vais dire Guillermo del Toro, car il faudra donner le jour à un univers visuel assez riche et coloré, pour la simple et bonne raison que pour rendre le film intéressant, il faudra mettre en scène un paquet de délires visuels.

Le cinéaste absolu ?

Techniquement parlant, Terrence Malick. Au-delà de cela, Nolan est le seul cinéaste avec lequel je semble être en accord complet à l’heure actuelle (si ce n’est que j’ai toujours pas vu Insomnia, malgré cela et toutes les bonnes choses qu’en dit Fabien. Honte à moi). Autrement, il y a George Clooney, malgré le faux pas Leatherheads. Suffit juste d’oublier.

Le film que vous êtes le seul à connaître ?

Là, je ne vois pas trop. Il y a toujours quelqu’un qui connait. Ce que j’ai de plus pauvre dans ma dvdthèque, c’est A Dog’s Breakfast (sorti sous l’ignoble titre Mon beauf ma soeur et moi en France) et Junebug. C’est une question qu’il faudrait que je creuse, je dois avoir vue franchement bien plus obscure sans difficulté, mais cela ne me vient pas à l’esprit maintenant.

Une citation de dialogue que vous connaissez par coeur ?

Buzz Lightyear: I’ll never give in. You killed my father!
Emperor Zurg: No, Buzz. I *am* your father!
Buzz Lightyear: NOOOOOOOOOOOOOO!

C’est le moment opportun pour préciser que je suis nulle au jeu des citations! hihi!

L’acteur que vous auriez aimé être ?

Une question que je ne me suis jamais posée… Je n’ai pas particulièrement envie de me la poser, mais bon, on va dire Sam Rockwell.

Et l’actrice ?

Pfiuuu… Allez Sigourney Weaver ou Angelina Jolie. (une réponse pareille a de quoi faire méditer le lectorat)

Le dernier film que vous avez vu ? Avec qui ? C’était comment ?

- Tenderness, toute seule. C’était moyen. Vous pouvez d’ailleurs retrouver l’avis de Fabien ici. Je suis assez d’accord. Les acteurs étaient par contre très bien, et la musique pas mal du tout.

Un livre que vous adorez, mais impossible à adapter ?

Inadaptable ? Suffit simplement de s’éloigner du matériel original, ils savent tellement bien faire cela à Hollywood. Je ne crois pas adorer un livre qui soit inadaptable. Le plus difficile serait de rendre crédibles certains univers, c’est tout. Par contre, je pense qu’il y a quelque chose d’agréable à laisser certaines oeuvres à la simple imagination. Si quelqu’un pouvait s’en rappeler.

Quelque chose que vous ne supportez pas dans un film ?

Cela dépend du sujet, alors pour généraliser, tout ce qui est fait gratuitement, de la scène de sexe inutile au dialogue pompeux, en passant par le plan de caméra prétentieux. Qu’importe. J’ai un problème avec ce qui est fait ‘gratuitement’ ou pour l’esbroufe. Dire que je ne supporte pas est sûrement un peu fort (c’est parfois impressionnant comment le cinéma peut faire ressortir le peu de patience que j’ai en moi), mais c’est ce qui s’en rapproche le plus.

Le cinéma disparaît. Une épitaphe ?
Thanks for all the fish.

On termine par le plus difficile, toujours, c’est trouvé quelqu’un a taggué, et je vais donc dire Caro, Vance, Shopgirl et  Fashion, qui a déjà eu un tag ciné il n’y a pas si longtemps, mais j’aime sa prose!

 
Moon (2009)
October 26th, 2009 by Carole

Moon (2009)

Résumé :En mission de 3 ans sur la station lunaire où il gère l’extraction de l’hélium 3, Sam Bell s’apprête à rentrer sur Terre pour retrouver sa femme et sa fille. Mais, deux semaines avant la fin de son contrat avec l’entreprise Lunar, Sam se met à voir et entendre des choses étranges…

Moon est un de ces films (de SF) à petit budget qui fut plutôt bien soutenue par la presse américaine, possédant alors des échos plus que positifs. Mais, car oui, il y a un mais, ce genre de choses est définitivement à prendre avec des pincettes, les critiques ont tendance à s’emballer un peu vite, particulièrement quand il s’agit de cinéma indépendant.

Alors, pour le coup, il y a une étrange sensation qui ressort de Moon. Le film a un concept assez simple, suffisamment abouti et réfléchi, et qui en plus, ne fait pas trainer les choses en longueur. Seulement, ce qu’on peut qualifier de ‘twist’ du film est révélé très tôt, et par conséquent, j’avoue que j’attendais un revirement final qui n’arrivera jamais. Moon est au final un film plutôt simpliste, reposant sur des questionnements humains plus que sur un scénario ‘tricky’.

Le film tient donc entièrement sur la performance de Sam Rockwell, seul ou presque sur la lune. Il est en compagnie de la machine Gerty, à qui Kevin Spacey prête sa voix. Et, il a une voix parfaite pour cela! Ajoutons à cela, qu’à mon goût, Gerty est fort inspiré, loin de pas mal de ses confrères, et c’est complètement rafraichissant ne pas tomber dans les travers des clichés des machines de l’espace, si je puis dire.

Moon est un bon film, mais mon verdict sur la question reste reservé. Je reverrais le film avec plaisir, d’abord parce que c’était bien, et ensuite, car pour me faire un avis définitif sur la question et la qualité du métrage, cela, au vu de ma position, me parait indispensable. J’avais lu trop de choses sur ce qu’était Moon, et beaucoup d’entre elles ne se sont pas retrouvé dans ce que j’ai vu.

Recommandé.

Réalisateur : Duncan Jones ; scénariste : Duncan Jones & Nathan Parker
Casting : Benedict Wong, Dominique McElligott, Kaya Scodelario, Kevin Spacey, Matt Berry, Robin Chalk, Sam Rockwell.

 
G-Force / Mission G (2009)
October 1st, 2009 by Carole

G-Force / Mission G (2009)
Résumé : Le gouvernement a mis au point un programme classé secret défense qui forme des animaux à devenir de parfaits espions. Armés des tous derniers gadgets de haute technologie, des cochons d’Inde hyper entraînés découvrent que le destin du monde est entre leurs pattes. La Mission-G est constituée de Darwin, le chef d’équipe, déterminé à remplir sa mission coûte que coûte, Blaster, expert en armement et amateur de tout ce qui est extrême, et Juarez, une pro des arts martiaux sexy. L’équipe compte aussi une mouche experte en reconnaissance, Mooch, et une taupe, Speckles, spécialiste en informatique.

Pourquoi voulais-je voir ce film ? C’est une question qu’on peut se poser, et la réponse se trouve dans  le listing d’acteurs (prêtant leurs voix ou non). Et pour tout dire, je trouve que le casting de ce long-métrage est bien trop bon pour le résultat. G-Force, c’est donc des cochons d’indes agents secrets. C’est un concept on ne peut plus ridicule, qui sonnait comme un bon prétexte pour fournir un peu de fun et de parodie de films d’action et d’espionnage. Et, si, de temps en temps, cela le fait, le défaut principal, c’est qu’à l’arrivée, c’est du classique film d’action. La seule différence : ce sont des animaux. Les rebondissements, les dialogues, les relations entre les protagonistes, tout est d’un prévisible que, si cela passe un temps, l’ennui finit par pointer le bout de son nez.

Les enfants y trouveront plus leur compte que leurs parents. Cela reste regardable, mais c’est plus que franchement dispensable et oubliable.

Passez votre chemin.

Réalisateur : Hoyt Yeatman ; Scénaristes : Cormac et Marianne Wibberley
Acteurs : Bill Nighy, Chris Ellis, Jon Favreau, Kelli Garner, Michael Papajohn, Tyler Patrick Jones, Nicolas Cage, Penélope Cruz, Sam Rockwell, Steve Buscemi, Will Arnett, Zach Galifianakis.

 
Joshua (2007)
July 15th, 2009 by Carole

Joshua (2007)

Résumé : Dans leur superbe appartement de l’Upper East Side, Brad et Abby Cairn célèbrent la naissance de leur deuxième enfant, Lily. Joshua, le grand frère, ne voit pas l’arrivée de sa soeur d’un bon oeil. D’une intelligence et d’une précocité rares, sa politesse et son calme apparent contrastent fortement avec son âge et masquent à peine la jalousie viscérale qu’il éprouve envers sa petite soeur. La vie de famille va peu à peu se fissurer. Entre les pleurs incessants de Lily et les travaux de rénovation de l’immeuble, entre l’étrange dépression postnatale d’Abby et les événements troublants que le couple va vivre, l’existence de rêve de la famille Cairn va virer au cauchemar.
Est-ce le fruit du hasard, d’un redoutable concours de circonstances, ou sont-ils la proie d’un esprit maléfique et machiavélique, celui de Joshua ?

Sam Rockwell and Creepy Kid. Je me dis que c’est fait pour moi, car j’aime les gamins creepy. Je n’en fais pas une spécialité, il ne faut pas abuser, mais n’ayant aucun instinct maternel, j’imagine que cela doit expliquer un peu pourquoi j’aime bien qu’on montre que l’enfant peut être instable psychologiquement parlant. Je n’aime pas du tout qu’on les considère comme des petits anges ou des petites teignes s’ils sont méchants, mais sans jamais réellement donner d’ampleur à leurs actions. Alors que pourtant, c’est à ce moment-là que se joue nos plus gros traumatismes, signifiant ainsi que l’enfant est réellement alerte émotionnellement parlant, tout du moins plus que ce que certains ont l’air de le croire.

Passons sur la psychologie de comptoir que je suis en train de vous servir, et parlons du film, qui n’était pas mal du tout. Sam Rockwell et Vera Farmiga jouent les parents de Joshua, enfant qui est bien plus intelligent que la moyenne, déjà plus intelligent que ses parents. Le couple vient d’avoir une petite fille et quelques sous-entendus sont faits puis vite dévoilés : bébé, Joshua pleurait sans fin, sa mère n’arrivait pas à gérer, et, on le saura assez vite, elle a des problèmes psychologiques (c’est dans la famille, le frère aussi). Sa petite dernière, Lily, est merveilleuse, et résultat, elle délaisse Joshua. Enfin, moi je le vois ainsi. Le père fait ce qu’il peut pour aimer son fils, mais il le sait différent. Cela sera explicité dans une scène, plus loin dans le film. Pour le coup, le gamin, il regarde tout cela de loin, en silence, jusqu’à une nuit, où, à cause des pleurs de Lily, le cauchemar va démarrer. Le bébé pleure sans fin, la mère replonge dans les difficultés psychologiques, et le père tente de maintenir la barque de la famille, en luttant comme il peut.

Joshua installe tranquillement son ambiance, sans nous expliciter les actions du gamin, virtuose de la musique, et passionné par l’Egypte et ses coutumes mortuaires. Alors, au début, je pensais qu’il était juste psychopathe, voyais le genre, mais le film va être plus subtile que cela, ce qui n’est pas un mal. Cela joue pas mal sur la tension, ce n’est pas non plus la grosse angoisse, mais certaines scènes font bien leur effet, même si quelques passages avec le gamin font un peu trop stéréotype du genre. Le résultat final est donc pas trop mal, et s’inscrit dans la lignée de ce type de films. Sans créer de révolution, il est assez bien fait pour qu’on s’en souvienne.

En location.

Réalisateur : George Ratliff; Scénaristes : George Ratliff, David Gilbert
Casting : Sam Rockwell, Vera Farmiga, Celia Weston, Dallas Roberts, Michael McKean, Jacob Kogan

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