Il y a pas mal de trailers – et affiches – sortis dernièrement qui ne sont pas passés par Critictoo Cinéma parce que j’ai été occupé, mais je ne pouvais pas rater le dernier Kevin Smith, ex-A Couple of Dicks devenu Cop Out. Au premier abord, il y a des trucs assez marrants, comme il y a des trucs qui me laissent un peu perplexe. Vu que ce n’est pas scénarisé par Smith, je sais qu’il ne faut pas que je m’attende au même humour, mais j’espère qu’il a réussi à en faire quelque chose de bien au final. Le bon point est que Tracy Morgan m’a fait rire ici plus que durant les derniers épisodes de 30 Rock et Bruce Willis a quelques bonnes lignes de dialogues. Bref, sans être super motivé à bloc, je suis un peu motivé, surtout que c’est un type de comédie que j’aime bien et je trouve que l’on n’en fait plus assez de nos jours.

Doug est assistant manager dans un supermarché. La chaine va en ouvrir un autre et il est en tête pour obtenir le poste de manager. Cela ne sera plus le cas quand Teddy, fraichement arrivé du Canada, commence à travailler avec lui.
A la base, je pensais que ça allait être une comédie, alors que l’on est dans une dramédie pas franchement portée que l’aspect comique. Le problème c’est que c’est l’histoire de deux gars bien sous tout rapport qui ont besoin d’une promotion. Ils vont donc tenter de faire du mieux possible pour l’obtenir, mais en restant correct, là où on aurait pu s’attendre à ce que ça vire balistique.
Du coup, c’est plutôt chiant. En plus, Doug et Teddy n’ont rien contre eux au point que je me disais que ça serait bien de trouver une solution pour qu’ils obtiennent tous les deux une promotion. Mais voilà, il n’y a qu’un poste de libre et la situation se débloque juste avant la fin de façon à qu’on ne soit même pas étonné d’apprendre qui gagne.
Bref, l’idée de rester réaliste était bonne, mais la vie, c’est chiant, c’est pour ça qu’on regarde des films qui racontent des choses incroyables. Au moins, c’est court.
C+
Donc, je commence mon exploration de l’”oeuvre” de Kevin Smith par Jay and Silent Bob Strike Back. Ce n’est pas mon premier choix logique, mais c’est celui que j’avais prévu de voir avant que cette idée de Challenge me vienne en tête. Donc, comme je le disais quand je parlais du déplorable Fanboys, Jay and Silent Bob c’est un road movie pour geeks, mais aussi mélangé à la sauce stoner. Complètement assumé avec la référence sur Cheech & Chong d’ailleurs. En fait, des références, le film en est blindé. ça va de la plus explicite, genre la Planète des Singes à la plus obscure, certainement Phantoms, car franchement qui avouerais avoir vu ce film ? Je déconne (vrai, c’est de l’humour).
En plus de l’aspect référentiel, il y a une longue liste de guests venues faire des caméos et se moquer d’eux même. La palme allant certainement à Ben Affleck, Matt Damon et Gus Van Sant, même si Jason Biggs et James Van Der Beek ne sont pas mal dans le genre. On retrouve également beaucoup d’habitués de l’univers du réalisateur, dont Jason Lee qui joue deux rôles.
Donc, tout commence par là où j’aurais du commencer, par l’univers de Clerks avec Randal et Dante, histoire de faire la liaison. On enchaîne sur la news à propos du film et une réplique qui donne le ton.
Jay: Miramax? I thought they only did classy pictures, like “The Piano” and “The Crying Game”.
Brodie: Yeah, but then they made “She’s All That” and it went downhill from there.
Après ça, on part donc directement dans le road trip enfumé et délirant. Petit intermède pour faire un casse et voler un singe. On ajoute Will Ferrell à l’histoire et on conclut tout ça dans un studio de cinéma, histoire d’en balancer encore une grosse couche sur l’industrie, Miramax et les films avec Ben Affleck. Le tout, continuellement assaisonné de blague gay, et accentuer par le flot quasi-incessant de Fuck provenant de Jay.
Cela donne donc un mélange assez improbable, mais qui fonctionne assez bien, car reposant sur le duo tout aussi improbable, Jay et Bob. C’est certain, il faut quand même être, à la base, un adepte du réalisateur pour entrer complètement dans le trip et saisir la plus grosse partie des vannes et références, mais vu que le sujet de ce challenge c’est justement Kevin Smith, on ne va pas franchement dire que c’est handicapant.
B
Danny et Wheeler, deux VRPs pour le moins immatures, saccagent le camion de leur employeur au terme d’une énième journée passée à promouvoir une boisson énergisante auprès d’adolescents blasés. Le juge leur donne le choix : le trou ou 150 heures de travaux d’intérêts généraux dans une association à but pédagogique. Après leur première rencontre avec les gosses dont ils doivent s’occuper, un timide adolescent de 16 ans obsédé par les jeux de rôles moyennâgeux et un autre aux manières de chartier, la prison ne semble peut être pas une si terrible option ! Quand enfin Sweeny, la directrice de l’association, une ancienne droguée, leur donne un ultimatum, Danny et Wheeler sont obligés d’adapter leur “immaturité adulte” dans l’intérêt de leurs élèves. S’ils passent avec succès leur période de sursis, les pires éducateurs offriront la preuve que l’idiot du village peut parfois se révéler un bon pédagogue.
Role Models est une comédie que j’ai envie de voir depuis que j’ai vu le trailer, mais j’ai tardé à le faire. Dommage, car c’est exactement ce que je m’attendais à découvrir, sauf peut-être que je ne pensais pas que la partie jeu de rôles serait aussi développer. J’ai bien aimé d’ailleurs qu’il n’y ai pas cette poussé vers la “normalité”. Bon, c’est vrai aussi que les rôles et les personnages sont assez standards et les rebondissements un peu trop calculés, notamment celui où tout dérape – forcément, ça devait arriver.
Malgré ça, les dialogues sont vraiment excellents, les running gags ne s’essoufle pas, même celui sur Ben Affleck qui n’est pourtant pas très frais. Sean William Scott maîtrise ce type de personnage avec naturel, tout comme Paul Rudd qui va quand même sortir par moment un peu des clous, particulièrement au début. Jane Lynch fait du Jane Lynch, on n’en attend pas moins d’elle, surtout qu’elle se lâche bien ici.
Voilà, Role Models, c’est donc très bien. Pas déçu, au contraire.
B+

Gary Houseman, un concierge d’école secondaire ambitieux, tente de mener l’équipe de tennis de l’école, composée de nuls, à la finale de l’état. grâce à des techniques d’enseignement peu orthodoxes. (lecinema.ca)
Seann William Scott est Gary, concierge et prof de tennis dans cette comédie sportive. Au premier abord, je m’attendais à quelque chose de classique, comme c’est souvent le cas avec les film sportif, mais dès l’introduction le ton est donné. Gary est légèrement vulgaire, totalement excentrique, pas très futé, mais est complètement survolté. Il a son propre mode de pensée. Le personnage est le cœur et l’âme de ce film un peu allumé, vraiment con et très hilarant. C’est pile mon genre de comédie, ça me fait triper du début à la fin mélangeant débilité, humour vaseux, blagues scato et personnages haut en couleur. Je le répète, c’est très con, mais il faut le dire, ça ne cherche pas non plus à être intelligent. En plus, pas mal de clichés du genre son évités, complètement perdu par l’imprévisibilité de Gary.
Bref, si c’est mon genre de comédie, je ne le recommande pas, car, comme toujours, on va me dire que c’est nul. Vous êtes prévenus. Oh ! et c’est réalisé par le Danny Leiner à qui l’on doit Harold et Kumar.
B















