Trekkies (1997)B
March 8th, 2010 by Fabien

Résumé : L’univers des fans de Star Trek vu par les fans de Star Trek.

La critique est aussi disponible sur Critictoo.

Pour ceux qui l’ignorent, trekkies est le nom des fans de Star Trek, ou trekkers, selon la personne. À dire vrai, ils essaient d’éclaircir ça à un moment dans le film, mais ce n’est pas très clair. Bref, les trekkies sont des fans de Star Trek et Denise Crosby – qui jouait Tasha Yar (et Sela) dans ST : TNG – est allée les interviewer durant des conventions.

Cela fait maintenant quelques années que je n’avais pas revu ce documentaire et je dois dire qu’il a pris un petit coup de vieux, principalement parce que la franchise a bien évolué en plus de dix ans. Malgré ça, dès le départ il est facile de se rendre compte que son intérêt reste intact, car il se concentre sur les adeptes d’un univers qui trouve son origine à la télévision et qui est devenu un phénomène culturel à grande échelle.

Certes, certains sont un peu plus excentrique que la moyenne environnante, mais dans l’ensemble, l’effort est fait pour montrer qu’être fan d’une série tv ne rend pas une personne différente d’un fan de sport. Le problème est peut-être que, par moment, le message devient un peu trop poussif de ce côté-là. Peu importe, car Trekkies veut également illustrer l’influence concrète de la série sur la vie quotidienne d’américain moyen.

De ce côté-là, le but est atteint, même s’il est dommage que certaines personnes qui obtiennent plus d’attention que d’autres en diminuent l’impact final.

À cela, ajoutons que ce qui est vraiment intéressant ce sont les interviews des acteurs des différentes séries – Leonard Nimoy, DeForest Kelley, Majet Barrett, Walter Koenig, James Doohan, Nichell Nichols, George Takei, LeVar Burton, Jonathan Frakes, Brent Spiner, Wil Wheaton, Kate Mulgrew,… – qui livrent leur vision des fans, leurs expériences, et leurs sentiments sur tout ça. Des témoignages qui apportent une dimension supplémentaire à ce qui est montré, car cela offre une crédibilité indiscutable au phénomène.

Quoi qu’il en soit, plus d’une décennie après sa réalisation, Trekkies s’est quelque peu transformé en document à nature historique. Bien ancré dans son thème, le documentaire nous illustre également ce qu’est un fan dans le sens le plus strict du terme.  Celui qui fait plus que flirter avec un sujet qui l’intéresse, celui qui le vit. C’est le genre de choses que beaucoup de sériephiles, même ceux qui ne sont pas passionnés par Star Trek, peuvent comprendre et apprécier à leurs justes valeurs, et c’est certainement pour ça que ce film est important.

Réalisateur : Roger Nygard.
Avec : Brent Spiner, DeForest Kelley, Denise Crosby, George Takei, James Doohan, Jonathan Frakes, Kate Mulgrew, Leonard Nimoy, LeVar Burton, Majet Barrett, Nichell Nichols, Walter Koenig, Wil Wheaton.

 
Space, The Star Trek Movies Challenge : The Conclusion
November 27th, 2009 by Fabien

Star Trek

Comme vous pouvez le constater, j’ai achevé hier le challenge Star Trek ! Il a fallut un peu de temps, 11 films, ça occupe. Je l’ai fait en parallèle avec Critictoo (séries), mais je vais vous pointer vers les critiques ici présente :

  1. Star Trek:The Motion Picture (1979)
  2. The Wrath of Khan (1982)
  3. The Search for Spock (1984)
  4. The Voyage Home (1986)
  5. The Final Frontier (1989)
  6. The Undiscovered Country (1991)
  7. Generations (1994)
  8. First Contact (1996)
  9. Insurrection (1998)
  10. Nemesis (2002)
  11. Star Trek (2009)

Ce fut long donc, j’avoue avoir par moment perdu un peu de ma motivation, mais l’avantage du challenge, c’est qu’il faut le terminer. J’ai pris du plaisir à en revoir certains que je n’avais pas vu depuis longtemps, mais ce ne fut pas le cas pour tous, car il faut bien avouer qu’ils ne sont pas tous qualifiable de réussite et je n’étais pas forcément enthousiaste à l’idée de les revoir, surtout que ce fut au moment où j’ai commencé à perdre ma motivation.

Peu importe, car je suis arrivé au bout et que, de manière générale, j’ai quand même passé un bon moment devant toute cette série de films. A plusieurs reprises j’ai eu envie de me lancer dans les versions tv, mais là, le temps me manque malheureusement trop, j’ai déjà des centaines d’heures de visionnage à venir (mais pour quand ?).

Bref, il me reste maintenant à déterminer sur quoi je vais enchainer. Si je choisis rapidement et dans ce cas là, vous aurez un billet pour vous faire la présentation rapidement, sinon, ne vous inquiétez pas j’ai toujours pleins de films à voir, je ne vais manquer de rien.

 
Star Trek X : Nemesis (2002)
November 22nd, 2009 by Fabien

Star Trek X : Nemesis (2002)

Vous pouvez retrouver cette critique sur Critictoo.

Résumé : L’équipage de l’Enterprise est appelé dans le territoire des Romuliens afin de parler paix. Picard se retrouve alors face à Shinzon une version jeune de lui-même qui prône l’unification tout en planifiant la destruction de la Terre.

Dernier opus cinématographique de la Franchise avant sa refonte, Nemesis marque donc l’ultime aventure de l’équipage de Jean-Luc Picard. Jonathan Frakes laisse sa place à Stuart Baird derrière la caméra, ce qui, selon certains, est la raison de l’échec du film au box-office. Une déclaration qui n’a pas été faite sans fondements, car le montage final a principalement été allégé de ce qui constituait le développement des personnages, laissant ainsi place à l’action.

Mais passons. L’histoire nous emmène donc vers un affrontement entre Picard et Shinzon, un clone romulien du célèbre capitaine de l’Enterprise qui va pousser l’originale dans ses retranchements. Ça et l’arme surpuissante face à laquelle le vaisseau de la fédération est presque impuissant.

Mais avant de partir dans le gros de la bataille spatiale, on nous offre un mariage – celui de Troy et Riker – qui aborde une thématique assez claire dans cet opus qui laisse croire qu’à ce niveau, la franchise commençait à envisager un futur différent. En fait, Star Trek fut enterrée plus d’une fois, mais a toujours résisté. L’équipage de The Next Generation commence peut-être à aller de l’avant, comme on nous le fait comprendre, mais cela n’était pas forcé de devenir immédiatement une réalité.

Quoi qu’il en soit, Picard ne va pas prendre sa retraite tout de suite, surtout avant d’entamer un possible processus de paix avec les romuliens. Pris des mêmes doutes que Kirk a connus à l’époque avec les Klingons, le capitaine n’a pas confiance et cela va être amplifié par la confusion créée par les révélations de Shinzon. Il est son double, mais il n’est pas lui, ce qui va être difficile à accepter, surtout quand les plans pour la Terre seront révélés. Jean-Luc se sent responsable, comme s’il culpabilisait d’être lui-même. Il n’a pas de raison de l’être, car comme Data va le comprendre, ce n’est pas parce que l’on est construit pareil que l’on est les mêmes.

Encore une fois, l’androïde hérite lui aussi d’une storyline conséquente avec l’arrivée d’un prototype signé Dr. Soong qui lui est extérieurement identique, mais qui se révèlera bien moins évolué. Cela sert avant tout de parallèle avec Picard/Shinzon, mais pas seulement, car avec le sacrifice final de Data, Brent Spiner se voit offrir une possibilité de retour.

Bref, difficile de s’étaler longuement sur l’histoire, car il est vrai que l’action domine. De ce côté-là, c’est assez efficace. La bataille spatiale finale est impressionnante, bien que tirant un peu en longueur.

Sans être un ratage, Nemesis ne délivre pas ce que l’on aurait pu attendre de son histoire. Un potentiel mal exploité, en particulier à cause de l’aspect redondant de l’angle choisi. Malgré ça, renouer avec l’équipage de l’Enterprise est toujours bien agréable et le divertissement offert maintient l’intérêt d’un bout à l’autre.

En location

Réalisateur : Stuart Baird ; Scénariste : John Logan
Casting : Patrick Stewart, Brent Spiner, Dina Meyer, Gates McFadden, Jonathan Frakes, Levar Burton, Marina Sirtis, Michael Dorn, Ron Perlman, Tom Hardy.

 
Star Trek VIII : First Contact (1996)
November 5th, 2009 by Fabien

Star Trek VIII : First Contact (1996)

Vous pouvez retrouver cette critique sur Critictoo.

Les Borg se dirigent vers la Terre pour assimiler les êtres humains. L’Enterprise arrive à temps pour anéantir le Cube, mais une boule s’échappe et part vers le passé pour empêcher le premier contact entre l’humanité et les Vulcains. Le vaisseau de la fédération les suit, mais découvre rapidement qu’ils sont abordés par la terrible race cybernétique.

Je ne suis pas sûr de pouvoir être objectif avec ce First Contact, car c’est peut-être bien mon préféré de toute la série cinématographique. Il faut dire que Brannon Braga et Ronald D. Moore – cette fois encore au scénario – répondent à l’une des règles primordiales du cinéma d’action : avoir un bon méchant. Qu’y a-t-il de plus terrible que les Borg ? Une chose est sûre, ils sont à la hauteur de l’ambition du film – réalisé par Jonathan Frakes himself – qui va nous permettre de découvrir un pan de l’histoire trekkienne, tout en offrant à Jean-Luc Picard le combat de sa vie – dans tous les sens du terme.

Nous avons donc deux storylines. L’une sur Terre, en compagnie du célèbre Zefram Cochrane (James Cromwell) et l’autre sur l’Enterprise-E, avec le combat contre les Borg.

Sur Terre, donc. Le mythique Cochrane s’apprête à faire l’Histoire, mais il ne le sait pas. Quand il va l’apprendre, il va avoir du mal à le digérer. Il faut dire que l’homme n’est pas un saint, il aime l’alcool, les femmes et l’argent, ce qui est suffisant pour le motiver à construire sa navette. La paix dans le monde, ce n’est pas encore dans son objectif. Choc culturel/temporel quand il se retrouve face à une bande d’ingénieurs adorateurs de sa personne. Les enjeux sont donc ici majeurs, car si le savant un peu fou ne parvient pas à accomplir sa mission, le cours de l’évolution de l’humanité sera altéré, mais cela sera contrebalancé par le fait que c’est la partie la plus légère du film. Un humour pas trop lourd, car dans les standards de la série. Les fans apprécieront les clins d’œil et autres références à l’univers qui passent par des anecdotes et des visages familiers – pas de quoi perturber le néophyte. Côté personnages, ce sont Riker et Geordi qui ont la vedette, le second nous introduisant d’ailleurs à ses yeux. Deanna est elle présente au début, mais sera mise en retrait. Il faut bien reconnaitre qu’ils auraient tous trois pu profiter d’un peu plus d’approfondissement, mais l’intrigue ne laisse pas trop de place à cela.

Il faut dire que nous avons une grosse bataille sur l’Enterprise et cela devient ainsi l’élément dominant du métrage. Picard se retrouve face à l’une de ses plus grandes peurs : les Borg – donc. L’invasion est stratégique et Data va rapidement se faire prisonnier. Comme dans Générations, le robot va de nouveau bénéficier d’un développement autour de sa quête d’humanité. Une thématique forte dans le cadre présent, vu que les Borg cherchent à assimiler pour devenir parfaits, alors que lui veut acquérir les imperfections des humains. C’est avec autant d’intérêt que les motivations de Picard seront développées, construites autour d’un fort ressentiment datant de son assimilation 6 ans plus tôt. Une fois de plus, on connecte avec l’histoire de la série, ramenant le fantôme de Locutus. Pour aider à l’immersion, Lily (Alfre Woodard), collègue de Cochrane qui se retrouve sur le vaisseau pour être soignée, va faire une partie du voyage avec le capitaine, lui offrant ainsi la vision extérieure qui lui permettra d’accepter la vraie nature de ses motivations.

Le tout est bien entendu agrémenté d’une bonne dose d’action qui nous emmènera même sur la coque externe de l’Enterprise-E, au grand dam de Neal McDonough, Red Shirt malgré lui.

First Contact bénéficie donc d’un scénario qui reste accessible aux gens qui ne connaissent pas les précédentes aventures de Picard et de son équipage, mais qui offre énormément plus à ceux qui sont familiers avec l’Histoire Star Trek et celle de The Next Generation en particulier. Certes, certains personnages sont sous-exploités, mais cela ne va aucunement handicaper le déroulement du film qui est déjà assez chargé. Une densité narrative fort appréciable et sur laquelle il y a encore beaucoup à dire, mais je vais m’arrêter là.

A–

 
Plus que deux mois…
November 1st, 2009 by Fabien

Shrink

… avant la fin de l’année ! Le temps est passé bien vite. Pour le coup, un nouveau petit point sur l’activité du site. Déjà l’expérience Tumblr se révèle aussi concluante que celle de Twitter, comprendre que ça me lasse déjà. Le concept de la plateforme est intéressant, mais je me suis rendu compte que la majorité des gens se contentait de balancer tout et n’importe quoi aléatoirement ou par paquet. Les autres piochent. Bref, ça donne l’impression que tout le monde tente d’agréger du contenu plus que d’en produire. Résultat, je me suis mis à faire de même et ait perdu par la même occasion tout mon intérêt pour son aspect pratique et rapide qui m’avait séduit au point de départ.

Je penses que tout ça était juste un moyen de changer un peu d’air, car Critictoo m’a énormément occupé depuis la rentrée et que je n’avais pas trop la tête dans TTU, ayant quelque peu perdu le fil avec l’actu ciné. Je vais donc me ressaisir ici et peut-être abandonner le 100% cinéma, même si j’avoue que niveau lecture, je trouve ça plus agréable de ne rien écrire dessus, donc je vais voir ce que je vais faire côté contenu.

Pour ce qui est du Challenge. En cours, c’est toujours Star Trek. Il me reste 4 films à voir et ils vont arrivés dans les semaines qui viennent. J’ai déjà perdu pas mal de temps, il faut que je le termine. En ce moment, je suis en train de réfléchir au suivant d’ailleurs ! Je pense m’orienter sur la filmographie d’un réalisateur, je ne suis pas tenter par faire celle d’un acteur en particulier. Je vais étudier la question et vous dire tout ça d’ici peu.

A part tout ça, je ne sais pas si c’est parce que je sors d’un mauvais rhume qui m’a anesthésier le cerveau et que celui-ci, en se remettant en route, a cogité de travers, mais comme souvent, je me sent l’envie de changer une fois de plus le décors. Bon, il faut être honnête, la majorité d’entre-vous me lise par flux RSS et je ne sais pas si les plus fidèles de mes lecteurs savent à quoi ressemble le site en ce moment, mais il y a quand même pas mal de monde qui vient par Google (et qui ne reste pas vraiment) qui pourront apprécier brièvement la nouveauté, quand j’aurais le temps et une idée – ce qui veut dire que peut-être que rien ne va changer.

Ce sera tout pour le moment.

 
Star Trek VII: Generations (1994)
October 29th, 2009 by Fabien

Star Trek VII: Generations (1994)

Comme toujours, vous pouvez retrouver cette critique sur Critictoo.

Lors du voyage d’inauguration de L’Enterprise-B, le Nexus, une vague d’énergie qui traverse l’univers, va emprisonner deux vaisseaux. Lors de la mission de sauvetage, le capitaine Kirk disparait. 78 ans plus tard, L’Enterprise-D se retrouve à devoir poursuivre Soran, un fou qui compte retourner dans le Nexus à n’importe quel prix, même si des millions doivent périr.

Generations est donc le passage de relais cinématographique entre Kirk et Picard qui survient quelques mois après l’arrêt de la série. C’est donc le bon moment et cela se révèlera être un succès au box office.

Mais pour justifier cette rencontre et satisfaire les fans, il fallait une histoire qui tienne la route et qui soit suffisamment logique pour appuyer toute la construction du métrage. Brannon Braga et Ronald D. Moore ont donc inventé le Nexus, sorte de vague d’énergie en dehors du temps dans laquelle les personnes qui s’y retrouvent bloquées vivent dans la joie. Un bonheur éternel que Soran compte bien retrouver. Ce dernier est joué par Malcolm McDowell, car il fallait un acteur qui en impose un peu pour tenir tête à la fois à Picard et à Kirk.

La première fois que j’ai vu ce film, et les suivantes jusqu’à maintenant, je ne m’étais pas rendu compte à quel point il se repose sur la mythologie de Star Trek : The Next Generation. L’équipage de Picard n’est pas véritablement introduit et l’on retrouve plus d’un élément provenant de la série et qui ne seront pas réellement expliqués. L’exemple le plus probant étant certainement la puce à émotions de Data.

Cela s’ajoute à bien d’autres pour donner l’impression que ce long métrage est avant tout un gros épisode de la série plus qu’un film indépendant. D’ailleurs, on voit bien que l’occasion est saisie pour tenter de réaliser des choses qui n’étaient pas possibles avec les moyens d’une série tv, par exemple, la séparation en deux du vaisseau qui est suivit par un crash spectaculaire de la soucoupe. Cela n’était clairement pas nécessaire, sauf si, bien entendu, on veut y voir là un acte symbolique : la destruction de l’Enterprise-D qui fut au cœur de la série, justement. Maintenant que l’équipage de Picard est sur grand écran, il va falloir upgrader le décor, cela se fera dès le prochain film.

L’équipage justement. On le connait, et comme je le disais, il n’est pas (re)présenté. Il n’est d’ailleurs pas tellement utilisé non plus. Si chacun tient convenablement son rôle sur le vaisseau, seul Jean-Luc Picard aura le droit à un véritable développement. Entre le décès de son neveu, qui est là pour installer une sorte de dilemme une fois dans le Nexus, et la rencontre avec Kirk, il a le droit d’être sur les devants d’un bout à l’autre. Seul Guinan aura le droit à quelques miettes, car le film lui offre des origines, elle qui a toujours eu une certaine part de mystère, en voilà un de résolu.

Et Kirk dans tout ça ? Et bien, il a la forme et William Shatner ne déçoit pas, même si on ne le voit clairement pas assez.

Au final, ce Generations offre plus une transition entre le petit et le grand écran pour The Next Generation qu’il sert de transition entre les générations, justement. Trop ancré dans son héritage télévisuel, le scénario est un peu hermétique et se montre aussi trop mécanique et pas assez orienté sur les personnages pour délivrer une intrigue totalement satisfaisante pour du Star Trek. Malgré ça, dans la forme, le divertissement est bien là et l’aventure a des enjeux suffisant pour offrir un suspens qui tient en haleine jusqu’au bout.

B

 
Star Trek V: The Final Frontier (1989)
September 26th, 2009 by Fabien

Star Trek V: The Final Frontier (1989)

Comme toujours, vous pouvez retrouver cette critique sur Critictoo.

Alors qu’ils sont en repos, les membres de l’équipage de l’Enterprise sont rappelés pour partir en mission de sauvetage. Sur une planète neutre, une prise d’otage nécessite leur intervention. Kirk découvrira trop tard qu’il s’agissait d’un piège tendu par Sybok, demi-frère rebelle de Spock qui voulait capturer un vaisseau pour se rendre là où aucun homme n’est allé avant.

Après deux films dirigés par Leonard Nimoy, c’est au tour de William Shatner de se mettre dans la chaise du réalisateur pour ce 5ème volet des aventures cinématographiques de l’équipage de l’Enterprise.

Entre acteurs mécontents du scénario, problèmes budgétaires et grève des scénaristes, le film fut difficile à boucler, et le résultat est là.

Pour commencer, l’histoire va, un peu comme le précédent, mais de façon bien plus considérable, se concentrer sur le trio Kirk/Spock/McCoy. Au départ, l’idée n’est pas mauvaise, car leur relation possède un véritable potentiel qui ne demande qu’à s’exprimer. Malheureusement, l’opportunité de la faire ne sera pas saisie et ils vont se retrouver coincés dans des scènes parfois maladroitement comiques ou à la force dramatique peu convaincante.

Il faut dire que l’intrigue de base rencontre dès le commencement quelques difficultés à convaincre. Cette histoire de demi-frère de Spock devenu rebelle et qui se transforme en une sorte d’apôtre qui délivre les gens de leurs fardeaux afin de les emmener avec lui dans son voyage vers Dieu… c’est un peu faible sur bien des aspects. En plus, il faut ajouter un équipage de Klingons un peu stupide qui est censé paraitre menaçant sans jamais vraiment parvenir à insinuer un début de crainte.

Bref, difficile d’adhérer, surtout que Shatner ne va pas se montrer aussi inspiré que son collègue derrière la caméra. Il offre ainsi des plans trop longs pour rien, sans parler de scènes qui s’étirent au point de perdre leur impact et d’installer l’ennui. Le budget réduit a poussé une réduction des coûts au niveau des effets spéciaux et cela ne vient alors que s’additionner à ce qui ne va pas.

The Final Frontier est considéré comme étant l’un des (le?) plus mauvais films de la franchise et ce n’est certainement pas démérité. Malgré ça, on peut tout de même y trouver quelques bonnes choses, notamment quand on a développé un certain attachement aux personnages, mais ce n’est pas forcément suffisant. Ce 5ème opus cinématographique est toujours celui que j’oublie, et à chaque fois que je le revois, je me rappelle bien pourquoi. Il n’est pas mémorable et je vais donc rapidement me tourner vers le film suivant qui m’a laissé un souvenir plus marquant.

C–

 
Star Trek IV: The Voyage Home (1986)
September 13th, 2009 by Fabien

Star Trek IV: The Voyage Home (1986)

Comme toujours, vous pouvez retrouver cette critique sur Critictoo.

L’équipe de feu l’Enterprise se décide à rentrer sur Terre pour faire face à leur sentence, mais arrivée sur place, une immense sonde est sur le point d’anéantir la planète, car elle ne reçoit pas de réponse à son signal. Kirk décide donc de partir dans le passé pour ramener la solution : une baleine.

Troisième et dernière partie de la fameuse trilogie – toujours réalisée par Leonard Nimoy – qui commence d’ailleurs par un petit rappel de tout ce qui s’est passé avant, mais qui ne nous prépare pas au type d’aventure qui nous attend.

Il faut dire que l’approche est nettement différente de celle des deux précédents films, et ce, de manière totalement volontaire. Ici, pas de bad guy, pas de bataille interstellaire, pas de victimes de guerre, et en plus, on y trouve un message écologique encore d’actualité aujourd’hui. Ajoutons à cela qu’il y a un humour bien plus présent qui permet d’offrir une légèreté qui s’associe aisément avec le décalage créé par le scénario.

Le gros souci avec tout ça, c’est la mise en place de l’intrigue. La justification du voyage temporel avec cette affaire de baleine est vite emballée, mais cela n’est pas suffisant pour évincer son côté légèrement grotesque. Bien que, finalement, il n’est pas difficile de passer outre, car la suite se montre des plus réjouissantes.

L’idée est donc d’opposer la vision pacifique et propre du 23ème siècle aux absurdités de la société moderne. Jouer sur l’utopie de l’univers Star Trek en la confrontant à notre réalité. On pourrait presque dire que c’est brillant, même si pour arriver à faire entrer tout cela dans le métrage, quelques raccourcis et des clichés vont devoir être utilisés. Rien de bien handicapant, l’enthousiasme plus qu’apparent de tout le casting aidant à faire digérer quelques couleuvres.

D’ailleurs, l’aspect humain du film en est un de ses points forts, car depuis l’arrivée de la franchise sur grand écran, c’est la première fois que la relation entre Kirk, Bones et McKoy trouve la place pour s’exprimer.

Sur un autre plan, les plus pointilleux auront par contre quelques difficultés avec toute l’affaire du voyage temporel, notamment avec la fin réservée au personnage joué par la seconde moitié des Camden à visiter l’univers trekkien (cf The Motion Picture), Catherine Hicks. Cette dernière interprète une océanographe qui va se retrouver à faire équipe avec Kirk pour protéger les baleines qu’elle aime tant. Elle finit par partir pour le futur, mais je crois qu’arrivé à ce niveau du film, on n’est plus réellement à un paradoxe temporel près.

Quand j’étais (vraiment) bien plus jeune, ce quatrième volet me fascinait, principalement à cause de ce mélange d’univers qui poussa Spock dans les rues de San Francisco (la ville en elle-même faisait rêver le jeune spectateur que j’étais). Aujourd’hui, je me rends compte que c’est son approche orientée vers le divertissement qui l’a surtout rendu plus grand public et donc, facile d’accès. Ça n’est certainement pas le film de la franchise le plus réussi à beaucoup de niveaux, mais il reste très agréable à regarder et, en plus, on doit à son succès la naissance de Star Trek : The Next Generation, ce qui n’est pas rien.

B

 
Star Trek III: The Search for Spock (1984)
September 6th, 2009 by Fabien

Star Trek III: The Search for Spock (1984)

Comme toujours, vous pouvez retrouver cette critique sur Critictoo.

Afin de récupérer le corps de Spock, l’Amiral Kirk subtilise l’Enterprise, aidé par son équipage, et retourne sur Genesis.

Suite directe de The Wrath of Khan, The Search for Spock est le premier film de la franchise réalisé par l’un de ses acteurs, à savoir, Leonard Nimoy. Cela tombe plutôt bien, car Spock n’est pas très présent à l’écran, ce qui lui a certainement permis de se concentrer sur autre chose que sa performance.

Donc, on commence par la fin du film précédent. Rien de mieux pour remettre les choses en place. Certes, ce n’est pas non plus la façon la plus dynamique qui soit, mais pour compenser ça, nous sommes rapidement introduits aux Klingons du film, notamment à Kruge – interprété par Christopher Lloyd – qui servira à fournir les derniers éléments de l’histoire de Genesis que les nouveaux spectateurs avaient besoin.

Après cela, il faut remettre tout le monde en scelle et, comme dans les précédents films, il faut faire repartir l’Enterprise. Cela sera cependant fait de manière différente, grâce à un contexte dont les enjeux nous sont présentés hâtivement. Peut-être trop, car il n’est pris aucune mesure pour permettre aux spectateurs peu familiers avec l’univers d’adhérer aux concepts que l’on nous impose. La culture des vulcains n’est pas la plus simple qui soit.

Mais peu importe, nous n’avons pas de temps à perdre, il faut partir à la recherche de Spock (d’où le titre). Enfin, « recherche », c’est un peu fort, car on sait approximativement où il se trouve. Le truc, c’est d’y aller. Kirk met alors en place un petit stratagème qui lui coutera cher (cf, la fin de Star Trek IV). Mais bon, à ce niveau, les conséquences ne sont pas encore à l’ordre du jour, il y a une mission à mener à bien.

Si tout était simple, l’Enterprise aurait pu se rendre sur Genesis, récupérer le corps et repartir. Mais non, car en plus des Klingons, nous retrouvons David et Saavik sur la nouvelle planète. Ils découvrent que celle-ci évolue trop vite. C’est un petit twist pas trop mal pensé, même si son explication est un peu facile. Tel père, tel fils, dixit Saavik. David a voulu tricher et il va en payer le prix – à noter que Robin Curtis remplace Kristie Alley dans le rôle de la vulcain.

Tout ceci va petit à petit converger vers une rencontre de tous les personnages, dans l’atmosphère la plus risquée qui soit, nous offrant une grosse dose de drame, de rebondissements pas trop mal agencés et bien entendu, la célèbre première destruction de l’Enterprise. C’est certainement le fait le plus connu de ce film, car il faut bien reconnaitre que le reste manque un peu de force.

Kruge n’est pas Khan, mais ce n’était pas non plus un mauvais vilain. Le problème est ailleurs, comme je l’ai souligné, les éléments clés de l’histoire sont trop vite mis en place et cela fragilise fortement les fondations du film.

Résultat, The Search for Spock n’arrive pas à atteindre le niveau qu’on aurait espéré retrouver, et se retrouve réduit à un épisode de transition. Certes, le divertissement est plutôt agréable, certains passages ont de la force, mais, finalement, le scénariste s’est trop focalisé sur l’endroit où il voulait nous emmener, négligeant un peu la route à suivre pour y parvenir. Spock est donc de retour, les aventures peuvent continuer.

B–

 
Star Trek II: The Wrath of Khan (1982)
August 30th, 2009 by Fabien

Star Trek II: The Wrath of Khan (1982)

Vous pouvez retrouver cette critique sur Critictoo.

Khan trouve le moyen de mettre fin à son exil et se lance à la recherche du mystérieux projet Genesis. Il profite de l’occasion pour attirer l’Amiral Kirk dans un piège.

Sorti en 1982, soit trois ans après le premier film, The Wrath of Khan, m’a toujours apparu comme étant le véritable lancement de la franchise au cinéma. On y trouve un rythme, une ambiance et une énergie qui permettent à Star Trek de légitimement intégrer le monde du cinéma.

L’histoire derrière le film est longue, pleine de rebondissements et d’anecdotes passionnantes, mais c’est le résultat qui compte ici. Donc, pour commencer à parler de ce premier volet de la célèbre trilogie, je vais juste m’en tenir aux faits qu’il est nécessaire de préciser. Le personnage de Khan est apparu pour la première fois dans l’épisode Space Seed (1.22). Il était un tyran, sur Terre, dans les années 1990 – durant les guerres Eugéniques – et finit par s’enfuir à bord du S.S. Botany Bay où il fut maintenu en sommeil, avec ses suivants, jusqu’à ce que Kirk tombe sur lui en 2267.

Il a donc fini par se faire exiler sur une planète déserte et c’est là que Chekov et son capitaine, Terrell, tombent sur lui. Une histoire qui nous est racontée en parallèle du nouveau lancement de l’Enterprise. Comme dans le précédent film, le NCC-1701 est à quai et sous un nouveau commandement, celui de Spock. Ce dernier forme la prochaine génération, ce qui nous permet de rencontrer Saavik (Kristie Alley). Même si cette dernière joue son rôle (finalement mineur) dans l’intrigue, j’avoue que cette volonté à insister sur le vieillissement de l’équipage et, surtout, sur sa future obsolescence est un peu pesante – en particulier sur Kirk. Certes, tout cela est tourné de manière à faire partie intégrante du voyage du célèbre Captain devenu Amiral, mais avait-il besoin d’un jeune pour lui rappeler qu’il n’était pas si vieux ?

Passons, car le décollage va avoir lieu. On retrouve pour l’occasion des versions courtes et dynamiques des scènes d’introduction du vaisseau qui étaient présentes dans le précédent film – rendant ce dernier encore plus mou.

James T. Kirk : “Khaaaaaaaaaaaaaannnnnnnnnn !

Entre Khan et son fils, Kirk doit gérer un passé qui lui revient violemment en pleine figure. Cela s’ajoute avec un anniversaire qui lui rappelle un peu trop qu’il vieillit alors qu’il n’a qu’une envie : reprendre l’aventure. C’est là l’un des principaux thèmes du film et ce qui sera la clé pour légitimer la pérennité de Kirk sur grand écran. La position d’Amiral, qui ne sera plus un fardeau pour très longtemps, était probablement la plus mauvaise idée qui ait été pour lui. Il regrette même de l’avoir acceptée. On le comprend, car il n’est pas fait pour rester sur Terre.

Quoi qu’il en soit, cela va donc prendre place dans une bataille pour Genesis, un projet de Terraformation dont les retombés scientifiques sont immenses, tout comme ses conséquences sur le plan moral, pour ne pas parler de religion. Spock, trouve de la logique dans tout ça, là où Bones s’énerve. Il est dommage que la discussion soit coupée pour laisser place à l’action, mais Khan n’attend pas. La vengeance l’anime et elle sera plus forte que sa liberté.

Entre combats d’égo et d’intellect, le film se lance dans sa seconde moitié dans une course poursuite faite de parties de cache-cache et d’attaques-surprises. J’ai d’ailleurs toujours été à la fois perplexe et positivement surpris par la conclusion du combat final. L’approche archaïque de la navigation spatiale de Khan peine à trouver une logique, surtout avec son intelligence, mais sur l’écran, cela fonctionne plutôt bien.

Avec tout ceci, l’action dans l’Enterprise ne faiblit pas, comme on s’en doute, même si la mort de Spock est un peu forcée, semblant avant tout servir à l’ouverture de la suite de cette trilogie. Mais ce n’est pas trop grave, car on ne peut pas dire que cela n’apporte pas le nécessaire d’émotions fortes qui conclut à merveille cette aventure trépidante.

Si Star Trek II: The Wrath of Khan est considéré comme étant le meilleur de la série sur grand écran, c’est qu’il possède un scénario qui est à la fois intelligemment mené et ancré dans la mythologie de la série originale. De plus, même si sur le plan technique, tout n’est pas au point, certaines scènes étaient véritablement innovantes et le film se montre dynamique d’un bout à l’autre. On pourra peut-être regretter que certains acteurs soient un peu moyens, bien que l’âge avancé du métrage tende à estomper ce type de défauts en leur conférant un aspect kitsch.

En conclusion, il aurait certainement mieux fallu commencer par celui-là.

B++

 
Space, The Star Trek Movies Challenge
August 11th, 2009 by Fabien

Space, The Star Trek Movies Challenge

À l’origine, j’avais prévu de revoir l’intégralité des films Star Trek que le dernier est sorti. Oui, sur le coup, je suis en retard. D’ailleurs, à l’origine, je devais chroniquer cette aventure dans la Writers Room de Critictoo, résultat, je ne sais pas comment tout ceci va prendre place, mais une chose est sûre, j’écrirais des reviews pour TTU.

Question « version », j’ai en ma possession le coffret DVD avec les 9 premiers films qui date de 2002, donc pas de version collector, ou remasterisée. En fait, le premier est en Director’s Cut. Pour Nemesis, c’est l’édition basique sortie à l’époque.

Pour le reste, s’il y a un reste, je vais faire ça comme pour le Challenge Kevin Smith qui va bientôt se terminer.

Voilà, c’est tout pour le moment, et préparez vous à partir pour l’ultime frontière (oui, elle était facile).

 
Stewie meets The Star Trek: TNG crew
March 16th, 2009 by Fabien

C’est pour dans deux semaines sur la Fox, alors voilà la première photo promo !Stewie meets The Star Trek: TNG crew

 
Live long and prosper
November 25th, 2008 by Fabien

Live long and prosper

Une nouvelle version de la bande-annonce de Star Trek vient de sortir avec en plus une scène, une seule, celle qui est justement illustrée au dessus de ce texte. Spock version Nimoy qui nous sort un “Live long and prosper“.

Pourquoi ne pas l’avoir mise dans la première version ? Simple, l’équipe d’Abrams est spécialisée dans le buzz internet et donc, pour refaire parler une fois de plus de la bande-annonce ils ont pensé à ça. Ingénieux, non ? Au bout d’un moment, je trouve par contre que ces gens ont tendance à devenir vraiment très lourd, alors j’espère qu’avec Star Trek ils sauront s’arrêter plus tôt que pour Cloverfield. La promo c’est bien, en abuser…

 
Star Trek Rap – Prime Directive and Galaxy Class
November 22nd, 2008 by Fabien

Pour rester dans l’humour Star Trek, voici un petit rap qui trouvera surement son public parmi les spectateurs de feu Star Trek: NG.

A noter, pour ceux qui, comme Carole, l’avait oublié (le temps fait des ravages), la référence à Ashley Judd n’est pas bidon, elle a joué dans la série et était à l’académie avec Wesley.

 
Star Trek : The 90210 version
November 19th, 2008 by Fabien

Voilà une vidéo qui m’a bien fait rire. Certaines personnes trouvent que le Star Trek de JJ Abrams ressemble à 90210. Voilà donc l’illustration de leur propos:

The Tangent Universe
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