La cérémonie des Oscars a lieu ce dimanche 7 mars, alors que je suis arrivée au bout de la liste des 10 principaux films ce 2 mars. J’y ai mis du cœur pour finir à temps, et je dois bien confesser que je rêve de films non oscarisables actuellement !
Trêve de plaisanterie, les Oscars, c’est toujours un lot de bons films, mais pas forcément d’excellents films. Il y a beau en avoir 10, cela n’y change pas grand chose. Je ne suis pas très douée pour les pronostics, alors je n’en ferais pas. D’un point de vue tout à fait personnel, ma préférence va à deux films de la liste : District 9 et Up. Le premier car c’est un pur film de SF et que malgré un côté conventionnel possède pas mal d’idées et n’est pas très académique. Son style et son genre font que cela ferait réellement quelque chose de le voir gagner. D’ailleurs, l’un des gros oubliés à mon goût est Sharlto Copley dans la catégorie meilleur acteur car il est purement excellent dans le film. Pour approximativement les mêmes raisons, Up a aussi mes faveurs. Je suis toujours gênée par l’idée même qu’un film animé ne soit pas nommé à la même enseigne qu’un film live, ce qui tend à diminuer le travail de l’équipe du long-métrage, et je trouve cela dommage. Up n’est peut-être pas le meilleur Pixar, mais cela serait aussi quelque chose d’avoir un animé remporter la statuette.
Ayant par la même occasion vu tous les films cités dans la catégorie meilleur réalisateur, j’en profite pour dire que sur la question, je le donnerais personnellement à Quentin Tarantino pour Inglourious Basterds, clairement le plus inspiré dans le registre. Il faut dire que le réalisateur a toujours eu un style iconographique marqué et cela se ressent fortement dans sa réalisation. Et oui, je ne suis au final pas très académique, je pense que la principale révolution à devoir toucher les Oscars se trouve justement là, ils doivent essayer de sortir des sentiers battus et célébrer la différence au lieu du conventionnel.
Enfin voilà ! Ci-dessous, un récapitulatif des films :
Résumé : Bagdad. Le lieutenant James est à la tête de la meilleure unité de déminage de l’US Army. Leur mission : désamorcer des bombes dans des quartiers civils ou des théâtres de guerre, au péril de leur vie, alors que la situation locale est encore… explosive.
Kathryn Bigelow a eu des difficultés à diffuser son film, mais cela a clairement payé, vu le nombre de prix qu’il a récoltés et la réputation qu’il s’est fait. Le travail était d’une certaine façon pré-mâché à cause du sujet : l’histoire d’une unité de déminage de l’US Army. Un pan militaire qu’on ne voit pas souvent à l’action, et qui offre donc une nouvelle perspective pour un sujet qui ne cessera jamais de faire couler de l’encre : la guerre.
Je m’attendais à un film plus mouvementé, et au final, l’histoire joue bien plus sur le suspense au cours des scènes de déminages qu’à nous faire exploser ce qui traine dans le coin. On illustre le propos via différentes sortes de mines et bombes, et ce qui m’a le plus marqué, c’est sans conteste l’ingéniosité des emplacements – variés donc. J’ai par contre un peu tilté au cours d’une de leur mission où le Sgt. JT Sanborn dit au SFC William James que les lieux ont été évacué et qu’il peut laisser le boulot aux ingénieurs. N’est ce pas son travail de déminer ? Bref, j’ai trouvé cela un peu bizarre. De même, si la scène avec Ralph Fiennes est efficace en terme de tension et d’enjeux, je dois bien dire que le timing pour qu’il se fasse attaquer à cet endroit précis est quand même assez énorme.
Les scènes d’actions restent très efficaces et l’histoire développe avant tout la psychologie des hommes et leur lien à la guerre. Avec tout le monde pouvant y passer n’importe quand, la tension et le stress est palpable et extrêmement vivace.
Malgré cela, vous l’avez un peu compris, je n’ai pas été complètement convaincue par tout ce à quoi j’ai assisté. J’ai été aussi gêné par le côté un peu confiné de l’unité. Il y a bien quelques éléments extérieurs, mais la hiérarchie ne se fait pas ressentir, et cela manquait quelque peu à mon goût.
The Hurt Locker reste un bon film, qui réussit à apporter une brique à l’édifice de l’univers du film de guerre.
Réalisatrice : Kathryn Bigelow; Scénariste : Mark Boal. Casting : Jeremy Renner, Anthony Mackie, Brian Geraghty, Ralph Fiennes, Guy Pearce, Evangeline Lilly, David Morse.
Qu’y a t-il de plus glamour dans l’univers des cérémonies de cinéma que les Oscars ? Les Baftas, peut-être, pour peu qu’on aime la version britannique … Enfin, cette année, avec dix films en compétition, les Oscars compliquent le jeu, tout en étant d’une prévisibilité à toute épreuve. Il n’empêche, l’appel des paillettes reste parfois irresistible, et je me suis dit que c’était là l’occasion de me pousser à voir des films que j’ai en ma possession depuis fort longtemps et aussi de donner le jour à un challenge qui a le mérite d’être assez varié. Dans le lot, certains films ont déjà été critiqué par Fabien, récemment ou pas. Je mets donc un lien vers sa critique, et je me fendrais pour la plupart d’un avis personnel, ces avis datant de l’année passée. Je fais une exception pour A Serious Man, que je vais regarder et je ferais un billet à ce moment-là, mais à moins d’avoir un avis opposé au sien, je ne donnerais pas le jour à une critique à proprement parler. Mon second obstacle est je dois l’avouer Up que j’ai vu si mes souvenirs sont bons en décembre, donc pas forcément l’envie de le revoir. J’essaierais de donner le jour à un petit texte, vu que je n’avais rien écrit à l’époque dessus.
J’ai en dessous listé les autres films présents en compétition dans les catégories principales – sauf pour “Films étrangers” car ce n’est aucunement notre tasse de thé ici – et j’ai fait un lien vers les critiques. Il n’y a qu’Invictus que je n’ai pas encore vu et que Fabien a critiqué. Quand c’est sa critique, nous partageons approximativement la même opinion (so go to see In the Loop!). Pour les autres, beaucoup risque de passer sous nos yeux, le temps décidera simplement quand, et on verra à ce moment-là où nous en sommes.
Le but serait forcément d’avoir vu les films principaux avant le grand jour, soit le 7 mars, mais je ne suis pas convaincue que cela soit totalement faisable – Avatar par exemple, étant un grand obstacle, à moins que d’ici là, quelqu’un me paie le cinéma. Enfin, j’essaierais d’en avoir vu un max, et si vous voulez vous lancer dans l’aventure avec moi, n’hésitez pas !
Vous devez forcément vous souvenir de The Hurt Locker, vu que je vous en ai parlé en février dernier ! Quelle mémoire! Sinon lire ma review. Si je ramène le sujet aujourd’hui, c’est que le film va bientôt sortir aux USA, en limité, et que depuis le temps, il y a eut plusieurs affiches. Je me suis dit que j’allais les collecter et que ça ferait beau sur mon blog:
A noter que la 4ème est celle qui devrait accompagner la sortie US.
Bagdad. Le lieutenant James est à la tête de la meilleure unité de déminage de l’US Army. Leur mission : désamorcer des bombes dans des quartiers civils ou des théâtres de guerre, au péril de leur vie, alors que la situation locale est encore… explosive. (Allociné)
Je vous ai parlé de ce film il y a quelques temps avec sa bande-annonce. Et bien, celle-ci est quelque peu mensongère sur le résultat final, car elle vend un film au rythme enlevé et bourré d’explosion. En fait, The Hurt Locker, c’est bien plus que ça. On suit donc une escouade de démineur à Bagdad durant leur dernier 40 jours. Après le décès de leur chef d’équipe, le Lt. Jamse arrive pour le remplacé. Il est sans peur et mené par l’adrénaline, ce qui va créer des tension avec ses deux coéquipiers.
Le film se compose d’une suite de missions que ce soit déminage ou autre. Chacune prend son temps, pas d’action démesurée ou autre, il y a un sentiment de réalisme qui transpire dans chaque scène, que ce soit dans la pression gralopante durant le désamorçage des bombes ou quand les corps tombent sous les balles d’un sniper. D’ailleurs, on comprend vite que personne n’est garanti de s’en sortir. Cela participe fortement à l’entretien de l’ambiance parfois vraiment oppresante, d’autant plus que personne ne semble épargné.
Il y a bien entendu plus que ça, bien plus, car la psychologie de ses démineurs est mise à très rude épreuve et jusqu’au bout on apprend à les connaitre.
Bref, il y a surement beaucoup de choses à dire, mais je suis un peu fatigué, alors je vais allé me coucher. Avant ça, je vous recommande de le voir, car c’est un film de guerre atypique qui offre un angle inédit sur la vie de soldat.
Voilà une petite sélection de trailers à voir cette semaine.
The Hurt Locker est le dernier Kathryn Bigelow avec Jeremy Renner, Guy Pierce, Ralph Fiennes et David Morse. C’est un film de guerre et il a l’air purement bourrin. C’est un style assez différent des derniers films du genre et, en tout cas, ça a l’air pas mal du tout.
Last House on the Left. Un remake, comme vous l’avez deviné, avec Monica Potter, Tony Goldwyn, Garret Dillahunt, Joshua Cox et Sara Paxton. Le début du trailer n’est pas terrible, mais la fin est purement exelente avec la cover de Sweet Child Of Mine, ça le fait vraiment bien.
Fighting. Celui là, je ne pense pas qu’il faille en attendre grand chose. C’est cliché et probablement pas plus que ça, mais ça peu faire passer la soirée sans une once de fatigue cérébrale. Pour finir, c’est avec : Channing Tatum, Terrence Howard, Luis Guzmán et Brian J. “tavon” White.
1. Blood Simple. (1984)
2. Raising Arizona (1987)
3. Miller’s Crossing (1990)
4. Barton Fink (1991)
5. The Hudsucker Proxy (1994)
6. Fargo (1996)
7. The Big Lebowski (1998)
8. O Brother, Where Art Thou? (2000)
9. The Man Who Wasn’t There (2001)
10. Intolerable Cruelty (2003)
11. The Ladykillers (2004)
12. No Country for Old Men (2007)
13. Burn After Reading (2008)
14. A Serious Man (2009)