Space, The Star Trek Movies Challenge : The Conclusion
November 27th, 2009 by Fabien

Star Trek

Comme vous pouvez le constater, j’ai achevé hier le challenge Star Trek ! Il a fallut un peu de temps, 11 films, ça occupe. Je l’ai fait en parallèle avec Critictoo (séries), mais je vais vous pointer vers les critiques ici présente :

  1. Star Trek:The Motion Picture (1979)
  2. The Wrath of Khan (1982)
  3. The Search for Spock (1984)
  4. The Voyage Home (1986)
  5. The Final Frontier (1989)
  6. The Undiscovered Country (1991)
  7. Generations (1994)
  8. First Contact (1996)
  9. Insurrection (1998)
  10. Nemesis (2002)
  11. Star Trek (2009)

Ce fut long donc, j’avoue avoir par moment perdu un peu de ma motivation, mais l’avantage du challenge, c’est qu’il faut le terminer. J’ai pris du plaisir à en revoir certains que je n’avais pas vu depuis longtemps, mais ce ne fut pas le cas pour tous, car il faut bien avouer qu’ils ne sont pas tous qualifiable de réussite et je n’étais pas forcément enthousiaste à l’idée de les revoir, surtout que ce fut au moment où j’ai commencé à perdre ma motivation.

Peu importe, car je suis arrivé au bout et que, de manière générale, j’ai quand même passé un bon moment devant toute cette série de films. A plusieurs reprises j’ai eu envie de me lancer dans les versions tv, mais là, le temps me manque malheureusement trop, j’ai déjà des centaines d’heures de visionnage à venir (mais pour quand ?).

Bref, il me reste maintenant à déterminer sur quoi je vais enchainer. Si je choisis rapidement et dans ce cas là, vous aurez un billet pour vous faire la présentation rapidement, sinon, ne vous inquiétez pas j’ai toujours pleins de films à voir, je ne vais manquer de rien.

 
Star Trek XI (2009)
November 26th, 2009 by Fabien

Star Trek XI (2009)

Vous pouvez retrouver cette critique sur Critictoo.

Résumé : En 2233, le vaisseau du romulien Nero apparait, sorti de nulle part, et s’attaquant à l’USS Kelvin venu observé les évènements. Des années plus tard, James T. Kirk est à l’académie de Starfleet quand Nero revient et planifie d’anéantir la planète des Vulcains.

Me voilà arrivé au bout de cette intégrale des films de la franchise Star Trek. C’est donc le moment du reboot de la série, de sa « réactualisation » grand public qui a pour but de la sortir de son ghetto pour vieux geeks afin de l’offrir à une nouvelle génération de spectateurs.

Le but est louable, c’est certain, mais pourquoi ne pas avoir simplement lancé une nouvelle franchise de SF ? Pourquoi Star Trek ? Allez savoir.

L’une des missions du long métrage était dès lors de ne pas renier son passé, mais de se créer un nouveau futur. Pour ce faire, le scénario d’Orci et Kurtzman (qui ont aussi signé Transformers) s’offre un petit voyage dans le temps qui permet de nous placer dans une nouvelle réalité, comme on nous l’explique très bien dans le film. Ainsi, Leonard Nimoy apparait pour nous dire que les dernières décennies d’histoire existent toujours dans une autre version de l’univers, mais dans cette nouvelle, les personnages n’ont pas vécu la même chose et tout est permis.

C’est assez crédible, mais alors pourquoi se fatiguer à vouloir créer un alibi scientifique si c’est pour ensuite enchainer sur tout sauf de la logique scientifique. Bon, il faut avouer qu’on pouvait le voir venir dès le départ, car ce qui explique le voyage de Nero est une pseudo matière rouge, reflet de l’obsession malsaine de J.J. Abrams pour les grosses bouboules rouges pleines de pouvoirs (cf. Alias).

Mais j’étais prévenu, l’aspect scientifique du film est quasiment inexistant et aucun effort n’est donc à faire pour trouver ici de la logique. C’est rassurant, car vu comment on enchaine les scènes qui n’arrivent à coller ensemble que par le plus gros des hasards et, aussi, avec de grosses ficelles scénaristiques difficilement camouflables, le contraire aurait été inquiétant.

Bref, C’est un bordel sans nom qui nous est vendu par une bande d’adulescents non qualifiés auxquels on a remis les clés de la Ferrari. C’est surement là l’aspect le plus difficile à avaler, le fait que l’on se retrouve avec le vaisseau qui fait la fierté de la Starfleet et qu’à son bord il y a un capitaine qui est en charge de la garderie, un groupe de cadets arrogants à peine en âge de boire de l’alcool (enfin, selon la législation actuelle). C’est exagéré, mais c’est l’impression générale. Le plus inquiétant est quand même qu’avant la moitié du film, et l’arrivée de Scotty, il semble qu’il n’y avait personne dans la salle des machines…

Pour nous emballer tout ceci, J.J. Abrams n’a pas dû faire appel à un directeur de la photographie, engageant plutôt un stagiaire pas vraiment qualifié. Enfin, il faut le croire vu les plans parfois bizarres que l’on nous sert, sans oublier les incessants reflets de lumières qui sont là pour nous éblouir, ou promouvoir la qualité du travail des femmes de ménage de Starfleet qui font tout briller… littéralement.

Mais je suis peut-être trop méchant. Certes, le scénario est stupide, la réalisation bancale – avec Abrams, on ne peut pas dire que ce soit une surprise –, mais malgré ça, ce Star Trek a quand même de bons côtés. Le principal est que c’est réellement divertissant, avec de l’action en presque continue et une certaine légèreté de ton (on rit certainement plus qu’on devrait face à certaines scènes involontairement débiles) qui fait que les moments graves ne fonctionnent jamais, mais on n’en a rien à faire, donc ça passe.

En gros, Abrams délivre un Star Trek décérébré, vidé de la philosophie et de l’intelligence de la franchise, mais qui est suffisamment fun pour faire passer un moment agréable.

En location

Réalisateur : J.J. Abrams ; Scénaristes : Roberto Orci, Alex Kurtzman
Casting : Chris Pine, Zachary Quinto, Eric Bana, Simon Pegg, Winona Ryder, John Cho, Ben Cross, Bruce Greenwood, Zoe Saldana, Karl Urban, Anton Yelchin, Leonard Nimoy, Tyler Perry, Jimmy Bennett, Clifton Collins Jr., Marlene Forte, Chris Hemsworth

 
Star Trek X : Nemesis (2002)
November 22nd, 2009 by Fabien

Star Trek X : Nemesis (2002)

Vous pouvez retrouver cette critique sur Critictoo.

Résumé : L’équipage de l’Enterprise est appelé dans le territoire des Romuliens afin de parler paix. Picard se retrouve alors face à Shinzon une version jeune de lui-même qui prône l’unification tout en planifiant la destruction de la Terre.

Dernier opus cinématographique de la Franchise avant sa refonte, Nemesis marque donc l’ultime aventure de l’équipage de Jean-Luc Picard. Jonathan Frakes laisse sa place à Stuart Baird derrière la caméra, ce qui, selon certains, est la raison de l’échec du film au box-office. Une déclaration qui n’a pas été faite sans fondements, car le montage final a principalement été allégé de ce qui constituait le développement des personnages, laissant ainsi place à l’action.

Mais passons. L’histoire nous emmène donc vers un affrontement entre Picard et Shinzon, un clone romulien du célèbre capitaine de l’Enterprise qui va pousser l’originale dans ses retranchements. Ça et l’arme surpuissante face à laquelle le vaisseau de la fédération est presque impuissant.

Mais avant de partir dans le gros de la bataille spatiale, on nous offre un mariage – celui de Troy et Riker – qui aborde une thématique assez claire dans cet opus qui laisse croire qu’à ce niveau, la franchise commençait à envisager un futur différent. En fait, Star Trek fut enterrée plus d’une fois, mais a toujours résisté. L’équipage de The Next Generation commence peut-être à aller de l’avant, comme on nous le fait comprendre, mais cela n’était pas forcé de devenir immédiatement une réalité.

Quoi qu’il en soit, Picard ne va pas prendre sa retraite tout de suite, surtout avant d’entamer un possible processus de paix avec les romuliens. Pris des mêmes doutes que Kirk a connus à l’époque avec les Klingons, le capitaine n’a pas confiance et cela va être amplifié par la confusion créée par les révélations de Shinzon. Il est son double, mais il n’est pas lui, ce qui va être difficile à accepter, surtout quand les plans pour la Terre seront révélés. Jean-Luc se sent responsable, comme s’il culpabilisait d’être lui-même. Il n’a pas de raison de l’être, car comme Data va le comprendre, ce n’est pas parce que l’on est construit pareil que l’on est les mêmes.

Encore une fois, l’androïde hérite lui aussi d’une storyline conséquente avec l’arrivée d’un prototype signé Dr. Soong qui lui est extérieurement identique, mais qui se révèlera bien moins évolué. Cela sert avant tout de parallèle avec Picard/Shinzon, mais pas seulement, car avec le sacrifice final de Data, Brent Spiner se voit offrir une possibilité de retour.

Bref, difficile de s’étaler longuement sur l’histoire, car il est vrai que l’action domine. De ce côté-là, c’est assez efficace. La bataille spatiale finale est impressionnante, bien que tirant un peu en longueur.

Sans être un ratage, Nemesis ne délivre pas ce que l’on aurait pu attendre de son histoire. Un potentiel mal exploité, en particulier à cause de l’aspect redondant de l’angle choisi. Malgré ça, renouer avec l’équipage de l’Enterprise est toujours bien agréable et le divertissement offert maintient l’intérêt d’un bout à l’autre.

En location

Réalisateur : Stuart Baird ; Scénariste : John Logan
Casting : Patrick Stewart, Brent Spiner, Dina Meyer, Gates McFadden, Jonathan Frakes, Levar Burton, Marina Sirtis, Michael Dorn, Ron Perlman, Tom Hardy.

 
Star Trek IX : Insurrection (1998)
November 12th, 2009 by Fabien

Star Trek IX : Insurrection (1998)

Vous pouvez retrouver cette critique sur Critictoo.

Résumé : En mission d’observation auprès du peuple Ba’ku, Data est victime d’une erreur de fonctionnement qui corrompt la mission. L’équipage de l’Enterprise se rend alors sur place pour découvrir que les alliés de la Fédération, les Son’a, comptent délocaliser les habitants de la planète.

Quand on a demandé à Jonathan Frakes, déjà réalisateur de First Contact, ce qui a fait que cet Insurrection n’ait pas été aussi bon que le précédent, il a répondu que le scénario n’était clairement pas à la hauteur, et on ne peut pas lui dire qu’il a eu tort, surtout que pour sa peine, il fut le principal à prendre le blâmé pour le ratage.

Le problème de ce film n’est pas tant qu’il n’a pas la force de First Contact, mais que comme d’autres longs métrages de la franchise, il est bien trop assimilable à un gros épisode de la série, et pas un des meilleurs.

Malgré ça, Insurrection n’est pas entièrement dénué d’intérêt, au contraire. Certes, le fait d’une fois de plus explorer la directive première de la fédération n’était probablement pas la chose la plus pertinente qui soit, la série ayant déjà bien fait le tour de la question, mais la conjoncture présentée, à savoir : une Fédération vieillissante, n’est pas une approche vide de sens. C’est d’ailleurs un peu d’actualité en cette fin des années 1990, car la franchise vieillie et elle aurait bien besoin d’un coup de jeune.

Mais passons outre cette métaphore, un peu trop facile quand on connait la suite des évènements, pour nous intéresser au film. C’est donc l’histoire d’un petit peuple qui par pur hasard se retrouve sur une planète qui leur offre la vie éternelle, ou presque. Une capacité que les Son’a désirent acquérir, des accros à la chirurgie esthétique qui font tout pour combattre les effets du temps. Enfin, ce n’est qu’un côté de l’histoire, car derrière se cache une guerre parricide qui ne sera pas réellement étayée, comme trop d’autres choses.

L’intrigue se concentre sur des points parfois un peu futiles, laissant en arrière un développement plus en profondeur des liens entre ce qui se passe et ce qui en est à l’origine. Il faut dire que la jeunesse qui touche les protagonistes semble les motiver à s’intéresser un peu trop à des aspects moins graves de leur vie. Une bonne occasion pour offrir une ouverture à Riker et Troy afin de leur apporter une conclusion qu’ils méritent. Cela se fait avec une touche de frivolité qui ne sied pas forcément à l’ambiance générale, mais qui permet à des personnages secondaires d’obtenir un peu d’attention, ce qui leur a été refusé depuis le passage sur grand écran. Ce n’est pas le cas de Data qui, une fois de plus, trouvera un angle nouveau – mais pas très intéressant – à explorer dans sa quête d’humanité.

Avec tout ça, même Picard joue les jolis cœurs, nous rappelant quel tombeur il peut être. Une fois de plus ce n’était pas nécessaire vu le contexte, mais ça donne quand même une motivation supplémentaire aux personnages (qui n’en avaient pas besoin, certes).

Donc, ce neuvième opus cinématographique ne possède pas une histoire très complexe avec plusieurs niveaux de lecture ou une forte connexion avec l’Histoire Star Trek. Pour compenser, on nous délivre une bonne dose d’action et des scènes de batailles spatiales qui sont plutôt réussies, même si certains effets spéciaux commencent à vieillir.

Le résultat final est convenable, pas mémorable, mais divertissant, ce qui évite le ratage – de peu.

En location

Réalisateur : Jonathan Frakes ; Scénariste : Michael Piller
Casting : Patrick Stewart, Jonathan Frakes, Brent Spiner, Levar Burton, Michael Dorn, Gates McFadden, Marina Sirtis, F. Murray Abraham, Donna Murphy, Anthony Zerbe.

 
Star Trek VIII : First Contact (1996)
November 5th, 2009 by Fabien

Star Trek VIII : First Contact (1996)

Vous pouvez retrouver cette critique sur Critictoo.

Les Borg se dirigent vers la Terre pour assimiler les êtres humains. L’Enterprise arrive à temps pour anéantir le Cube, mais une boule s’échappe et part vers le passé pour empêcher le premier contact entre l’humanité et les Vulcains. Le vaisseau de la fédération les suit, mais découvre rapidement qu’ils sont abordés par la terrible race cybernétique.

Je ne suis pas sûr de pouvoir être objectif avec ce First Contact, car c’est peut-être bien mon préféré de toute la série cinématographique. Il faut dire que Brannon Braga et Ronald D. Moore – cette fois encore au scénario – répondent à l’une des règles primordiales du cinéma d’action : avoir un bon méchant. Qu’y a-t-il de plus terrible que les Borg ? Une chose est sûre, ils sont à la hauteur de l’ambition du film – réalisé par Jonathan Frakes himself – qui va nous permettre de découvrir un pan de l’histoire trekkienne, tout en offrant à Jean-Luc Picard le combat de sa vie – dans tous les sens du terme.

Nous avons donc deux storylines. L’une sur Terre, en compagnie du célèbre Zefram Cochrane (James Cromwell) et l’autre sur l’Enterprise-E, avec le combat contre les Borg.

Sur Terre, donc. Le mythique Cochrane s’apprête à faire l’Histoire, mais il ne le sait pas. Quand il va l’apprendre, il va avoir du mal à le digérer. Il faut dire que l’homme n’est pas un saint, il aime l’alcool, les femmes et l’argent, ce qui est suffisant pour le motiver à construire sa navette. La paix dans le monde, ce n’est pas encore dans son objectif. Choc culturel/temporel quand il se retrouve face à une bande d’ingénieurs adorateurs de sa personne. Les enjeux sont donc ici majeurs, car si le savant un peu fou ne parvient pas à accomplir sa mission, le cours de l’évolution de l’humanité sera altéré, mais cela sera contrebalancé par le fait que c’est la partie la plus légère du film. Un humour pas trop lourd, car dans les standards de la série. Les fans apprécieront les clins d’œil et autres références à l’univers qui passent par des anecdotes et des visages familiers – pas de quoi perturber le néophyte. Côté personnages, ce sont Riker et Geordi qui ont la vedette, le second nous introduisant d’ailleurs à ses yeux. Deanna est elle présente au début, mais sera mise en retrait. Il faut bien reconnaitre qu’ils auraient tous trois pu profiter d’un peu plus d’approfondissement, mais l’intrigue ne laisse pas trop de place à cela.

Il faut dire que nous avons une grosse bataille sur l’Enterprise et cela devient ainsi l’élément dominant du métrage. Picard se retrouve face à l’une de ses plus grandes peurs : les Borg – donc. L’invasion est stratégique et Data va rapidement se faire prisonnier. Comme dans Générations, le robot va de nouveau bénéficier d’un développement autour de sa quête d’humanité. Une thématique forte dans le cadre présent, vu que les Borg cherchent à assimiler pour devenir parfaits, alors que lui veut acquérir les imperfections des humains. C’est avec autant d’intérêt que les motivations de Picard seront développées, construites autour d’un fort ressentiment datant de son assimilation 6 ans plus tôt. Une fois de plus, on connecte avec l’histoire de la série, ramenant le fantôme de Locutus. Pour aider à l’immersion, Lily (Alfre Woodard), collègue de Cochrane qui se retrouve sur le vaisseau pour être soignée, va faire une partie du voyage avec le capitaine, lui offrant ainsi la vision extérieure qui lui permettra d’accepter la vraie nature de ses motivations.

Le tout est bien entendu agrémenté d’une bonne dose d’action qui nous emmènera même sur la coque externe de l’Enterprise-E, au grand dam de Neal McDonough, Red Shirt malgré lui.

First Contact bénéficie donc d’un scénario qui reste accessible aux gens qui ne connaissent pas les précédentes aventures de Picard et de son équipage, mais qui offre énormément plus à ceux qui sont familiers avec l’Histoire Star Trek et celle de The Next Generation en particulier. Certes, certains personnages sont sous-exploités, mais cela ne va aucunement handicaper le déroulement du film qui est déjà assez chargé. Une densité narrative fort appréciable et sur laquelle il y a encore beaucoup à dire, mais je vais m’arrêter là.

A–

 
Star Trek VII: Generations (1994)
October 29th, 2009 by Fabien

Star Trek VII: Generations (1994)

Comme toujours, vous pouvez retrouver cette critique sur Critictoo.

Lors du voyage d’inauguration de L’Enterprise-B, le Nexus, une vague d’énergie qui traverse l’univers, va emprisonner deux vaisseaux. Lors de la mission de sauvetage, le capitaine Kirk disparait. 78 ans plus tard, L’Enterprise-D se retrouve à devoir poursuivre Soran, un fou qui compte retourner dans le Nexus à n’importe quel prix, même si des millions doivent périr.

Generations est donc le passage de relais cinématographique entre Kirk et Picard qui survient quelques mois après l’arrêt de la série. C’est donc le bon moment et cela se révèlera être un succès au box office.

Mais pour justifier cette rencontre et satisfaire les fans, il fallait une histoire qui tienne la route et qui soit suffisamment logique pour appuyer toute la construction du métrage. Brannon Braga et Ronald D. Moore ont donc inventé le Nexus, sorte de vague d’énergie en dehors du temps dans laquelle les personnes qui s’y retrouvent bloquées vivent dans la joie. Un bonheur éternel que Soran compte bien retrouver. Ce dernier est joué par Malcolm McDowell, car il fallait un acteur qui en impose un peu pour tenir tête à la fois à Picard et à Kirk.

La première fois que j’ai vu ce film, et les suivantes jusqu’à maintenant, je ne m’étais pas rendu compte à quel point il se repose sur la mythologie de Star Trek : The Next Generation. L’équipage de Picard n’est pas véritablement introduit et l’on retrouve plus d’un élément provenant de la série et qui ne seront pas réellement expliqués. L’exemple le plus probant étant certainement la puce à émotions de Data.

Cela s’ajoute à bien d’autres pour donner l’impression que ce long métrage est avant tout un gros épisode de la série plus qu’un film indépendant. D’ailleurs, on voit bien que l’occasion est saisie pour tenter de réaliser des choses qui n’étaient pas possibles avec les moyens d’une série tv, par exemple, la séparation en deux du vaisseau qui est suivit par un crash spectaculaire de la soucoupe. Cela n’était clairement pas nécessaire, sauf si, bien entendu, on veut y voir là un acte symbolique : la destruction de l’Enterprise-D qui fut au cœur de la série, justement. Maintenant que l’équipage de Picard est sur grand écran, il va falloir upgrader le décor, cela se fera dès le prochain film.

L’équipage justement. On le connait, et comme je le disais, il n’est pas (re)présenté. Il n’est d’ailleurs pas tellement utilisé non plus. Si chacun tient convenablement son rôle sur le vaisseau, seul Jean-Luc Picard aura le droit à un véritable développement. Entre le décès de son neveu, qui est là pour installer une sorte de dilemme une fois dans le Nexus, et la rencontre avec Kirk, il a le droit d’être sur les devants d’un bout à l’autre. Seul Guinan aura le droit à quelques miettes, car le film lui offre des origines, elle qui a toujours eu une certaine part de mystère, en voilà un de résolu.

Et Kirk dans tout ça ? Et bien, il a la forme et William Shatner ne déçoit pas, même si on ne le voit clairement pas assez.

Au final, ce Generations offre plus une transition entre le petit et le grand écran pour The Next Generation qu’il sert de transition entre les générations, justement. Trop ancré dans son héritage télévisuel, le scénario est un peu hermétique et se montre aussi trop mécanique et pas assez orienté sur les personnages pour délivrer une intrigue totalement satisfaisante pour du Star Trek. Malgré ça, dans la forme, le divertissement est bien là et l’aventure a des enjeux suffisant pour offrir un suspens qui tient en haleine jusqu’au bout.

B

 
Star Trek VI: The Undiscovered Country (1991)
October 8th, 2009 by Fabien

Star Trek VI: The Undiscovered Country (1991)

Comme toujours, vous pouvez retrouver cette critique sur Critictoo.

L’équipage de l’Enterprise doit servir d’escorte à un ambassadeur Klingon qui se rend à la conférence où doit être signée la paix. Dans les deux camps, ils se trouvent des conspirateurs prêts à tout pour empêcher que les hostilités prennent fin. Kirk et McCoy vont alors être les victimes d’un plan vidant à empêcher que la conférence n’ait lieu.

Après le bide retentissant à tous les niveaux de Star Trek V, seul le 25ème anniversaire de la franchise permit de justifier la mise en chantier de ce sixième film.  Et ce n’est pas parce qu’elle fut sauvée de peu que la franchise revient au cinéma avec une production sans ambition, bien au contraire.

En plus de renouer avec l’équipage de base, d’ajouter des acteurs de renom comme Christopher Plummer et Kurtwood Smith, l’histoire du film va marquer l’Histoire de Star Trek, tout simplement. La paix entre les Klingons et la fédération, ce n’est pas rien et pour la mettre en route on nous offre une aventure pleine de rebondissements et de suspens.

Il y a de quoi être enthousiaste, mais c’est aussi parce que, dès le commencement, on nous pose des éléments solides et Kirk ne tarde pas à se mettre aux commandes de l’Enterprise. Cela a le mérite de nous emmener directement au cœur d’une intrigue qui possède des enjeux d’envergure.

Bref, réputé pour ses dialogues incisifs et son casting plus en forme que jamais, The Undiscovered Country n’est probablement pas le plus intelligent des films de la franchise, mais il n’en reste pas moins l’un des plus complets sur le plan du divertissement. Malgré tout le bien que je pourrais en dire – ce sixième étant certainement celui que j’ai le plus vu et apprécié de la période Kirk –, il n’est pas pour autant exempt de défauts. Le plus gros étant dans l’utilisation du personnage interprété par Kim Cattrall, Lieutenant Valeris, et qui se montre très rapidement ennuyeux. Ce qui tourne autour d’elle se révèle trop prévisible, car on lui accorde plus d’attention que nécessaire. De même, une fois en exil, l’alliée que se trouvent Kirk et McCoy est dès le départ suspect, ce qui gâche le retournement de situation qui précède leur sauvetage.

A un autre niveau, le parallèle avec l’histoire contemporaine, comprendre la chute de l’URSS (le film datant de 1991), n’a pas été très bien perçu par les critiques à l’époque. Aujourd’hui, il passe complètement inaperçu et cela n’enlève rien à l’histoire.

Star Trek VI: The Undiscovered Country offre en tout cas tout ce qu’on pouvait espérer après le ratage précédent et permet à tout l’équipage de Kirk de partir sur une note positive.

Note de fin, Michael Dorn et Rene Auberjonois apparaissent dans le film dans des rôles différents de ceux qu’ils tiennent respectivement dans ST : The Next Generation et ST : DS9.

B

 
Star Trek V: The Final Frontier (1989)
September 26th, 2009 by Fabien

Star Trek V: The Final Frontier (1989)

Comme toujours, vous pouvez retrouver cette critique sur Critictoo.

Alors qu’ils sont en repos, les membres de l’équipage de l’Enterprise sont rappelés pour partir en mission de sauvetage. Sur une planète neutre, une prise d’otage nécessite leur intervention. Kirk découvrira trop tard qu’il s’agissait d’un piège tendu par Sybok, demi-frère rebelle de Spock qui voulait capturer un vaisseau pour se rendre là où aucun homme n’est allé avant.

Après deux films dirigés par Leonard Nimoy, c’est au tour de William Shatner de se mettre dans la chaise du réalisateur pour ce 5ème volet des aventures cinématographiques de l’équipage de l’Enterprise.

Entre acteurs mécontents du scénario, problèmes budgétaires et grève des scénaristes, le film fut difficile à boucler, et le résultat est là.

Pour commencer, l’histoire va, un peu comme le précédent, mais de façon bien plus considérable, se concentrer sur le trio Kirk/Spock/McCoy. Au départ, l’idée n’est pas mauvaise, car leur relation possède un véritable potentiel qui ne demande qu’à s’exprimer. Malheureusement, l’opportunité de la faire ne sera pas saisie et ils vont se retrouver coincés dans des scènes parfois maladroitement comiques ou à la force dramatique peu convaincante.

Il faut dire que l’intrigue de base rencontre dès le commencement quelques difficultés à convaincre. Cette histoire de demi-frère de Spock devenu rebelle et qui se transforme en une sorte d’apôtre qui délivre les gens de leurs fardeaux afin de les emmener avec lui dans son voyage vers Dieu… c’est un peu faible sur bien des aspects. En plus, il faut ajouter un équipage de Klingons un peu stupide qui est censé paraitre menaçant sans jamais vraiment parvenir à insinuer un début de crainte.

Bref, difficile d’adhérer, surtout que Shatner ne va pas se montrer aussi inspiré que son collègue derrière la caméra. Il offre ainsi des plans trop longs pour rien, sans parler de scènes qui s’étirent au point de perdre leur impact et d’installer l’ennui. Le budget réduit a poussé une réduction des coûts au niveau des effets spéciaux et cela ne vient alors que s’additionner à ce qui ne va pas.

The Final Frontier est considéré comme étant l’un des (le?) plus mauvais films de la franchise et ce n’est certainement pas démérité. Malgré ça, on peut tout de même y trouver quelques bonnes choses, notamment quand on a développé un certain attachement aux personnages, mais ce n’est pas forcément suffisant. Ce 5ème opus cinématographique est toujours celui que j’oublie, et à chaque fois que je le revois, je me rappelle bien pourquoi. Il n’est pas mémorable et je vais donc rapidement me tourner vers le film suivant qui m’a laissé un souvenir plus marquant.

C–

 
Star Trek IV: The Voyage Home (1986)
September 13th, 2009 by Fabien

Star Trek IV: The Voyage Home (1986)

Comme toujours, vous pouvez retrouver cette critique sur Critictoo.

L’équipe de feu l’Enterprise se décide à rentrer sur Terre pour faire face à leur sentence, mais arrivée sur place, une immense sonde est sur le point d’anéantir la planète, car elle ne reçoit pas de réponse à son signal. Kirk décide donc de partir dans le passé pour ramener la solution : une baleine.

Troisième et dernière partie de la fameuse trilogie – toujours réalisée par Leonard Nimoy – qui commence d’ailleurs par un petit rappel de tout ce qui s’est passé avant, mais qui ne nous prépare pas au type d’aventure qui nous attend.

Il faut dire que l’approche est nettement différente de celle des deux précédents films, et ce, de manière totalement volontaire. Ici, pas de bad guy, pas de bataille interstellaire, pas de victimes de guerre, et en plus, on y trouve un message écologique encore d’actualité aujourd’hui. Ajoutons à cela qu’il y a un humour bien plus présent qui permet d’offrir une légèreté qui s’associe aisément avec le décalage créé par le scénario.

Le gros souci avec tout ça, c’est la mise en place de l’intrigue. La justification du voyage temporel avec cette affaire de baleine est vite emballée, mais cela n’est pas suffisant pour évincer son côté légèrement grotesque. Bien que, finalement, il n’est pas difficile de passer outre, car la suite se montre des plus réjouissantes.

L’idée est donc d’opposer la vision pacifique et propre du 23ème siècle aux absurdités de la société moderne. Jouer sur l’utopie de l’univers Star Trek en la confrontant à notre réalité. On pourrait presque dire que c’est brillant, même si pour arriver à faire entrer tout cela dans le métrage, quelques raccourcis et des clichés vont devoir être utilisés. Rien de bien handicapant, l’enthousiasme plus qu’apparent de tout le casting aidant à faire digérer quelques couleuvres.

D’ailleurs, l’aspect humain du film en est un de ses points forts, car depuis l’arrivée de la franchise sur grand écran, c’est la première fois que la relation entre Kirk, Bones et McKoy trouve la place pour s’exprimer.

Sur un autre plan, les plus pointilleux auront par contre quelques difficultés avec toute l’affaire du voyage temporel, notamment avec la fin réservée au personnage joué par la seconde moitié des Camden à visiter l’univers trekkien (cf The Motion Picture), Catherine Hicks. Cette dernière interprète une océanographe qui va se retrouver à faire équipe avec Kirk pour protéger les baleines qu’elle aime tant. Elle finit par partir pour le futur, mais je crois qu’arrivé à ce niveau du film, on n’est plus réellement à un paradoxe temporel près.

Quand j’étais (vraiment) bien plus jeune, ce quatrième volet me fascinait, principalement à cause de ce mélange d’univers qui poussa Spock dans les rues de San Francisco (la ville en elle-même faisait rêver le jeune spectateur que j’étais). Aujourd’hui, je me rends compte que c’est son approche orientée vers le divertissement qui l’a surtout rendu plus grand public et donc, facile d’accès. Ça n’est certainement pas le film de la franchise le plus réussi à beaucoup de niveaux, mais il reste très agréable à regarder et, en plus, on doit à son succès la naissance de Star Trek : The Next Generation, ce qui n’est pas rien.

B

 
Star Trek III: The Search for Spock (1984)
September 6th, 2009 by Fabien

Star Trek III: The Search for Spock (1984)

Comme toujours, vous pouvez retrouver cette critique sur Critictoo.

Afin de récupérer le corps de Spock, l’Amiral Kirk subtilise l’Enterprise, aidé par son équipage, et retourne sur Genesis.

Suite directe de The Wrath of Khan, The Search for Spock est le premier film de la franchise réalisé par l’un de ses acteurs, à savoir, Leonard Nimoy. Cela tombe plutôt bien, car Spock n’est pas très présent à l’écran, ce qui lui a certainement permis de se concentrer sur autre chose que sa performance.

Donc, on commence par la fin du film précédent. Rien de mieux pour remettre les choses en place. Certes, ce n’est pas non plus la façon la plus dynamique qui soit, mais pour compenser ça, nous sommes rapidement introduits aux Klingons du film, notamment à Kruge – interprété par Christopher Lloyd – qui servira à fournir les derniers éléments de l’histoire de Genesis que les nouveaux spectateurs avaient besoin.

Après cela, il faut remettre tout le monde en scelle et, comme dans les précédents films, il faut faire repartir l’Enterprise. Cela sera cependant fait de manière différente, grâce à un contexte dont les enjeux nous sont présentés hâtivement. Peut-être trop, car il n’est pris aucune mesure pour permettre aux spectateurs peu familiers avec l’univers d’adhérer aux concepts que l’on nous impose. La culture des vulcains n’est pas la plus simple qui soit.

Mais peu importe, nous n’avons pas de temps à perdre, il faut partir à la recherche de Spock (d’où le titre). Enfin, « recherche », c’est un peu fort, car on sait approximativement où il se trouve. Le truc, c’est d’y aller. Kirk met alors en place un petit stratagème qui lui coutera cher (cf, la fin de Star Trek IV). Mais bon, à ce niveau, les conséquences ne sont pas encore à l’ordre du jour, il y a une mission à mener à bien.

Si tout était simple, l’Enterprise aurait pu se rendre sur Genesis, récupérer le corps et repartir. Mais non, car en plus des Klingons, nous retrouvons David et Saavik sur la nouvelle planète. Ils découvrent que celle-ci évolue trop vite. C’est un petit twist pas trop mal pensé, même si son explication est un peu facile. Tel père, tel fils, dixit Saavik. David a voulu tricher et il va en payer le prix – à noter que Robin Curtis remplace Kristie Alley dans le rôle de la vulcain.

Tout ceci va petit à petit converger vers une rencontre de tous les personnages, dans l’atmosphère la plus risquée qui soit, nous offrant une grosse dose de drame, de rebondissements pas trop mal agencés et bien entendu, la célèbre première destruction de l’Enterprise. C’est certainement le fait le plus connu de ce film, car il faut bien reconnaitre que le reste manque un peu de force.

Kruge n’est pas Khan, mais ce n’était pas non plus un mauvais vilain. Le problème est ailleurs, comme je l’ai souligné, les éléments clés de l’histoire sont trop vite mis en place et cela fragilise fortement les fondations du film.

Résultat, The Search for Spock n’arrive pas à atteindre le niveau qu’on aurait espéré retrouver, et se retrouve réduit à un épisode de transition. Certes, le divertissement est plutôt agréable, certains passages ont de la force, mais, finalement, le scénariste s’est trop focalisé sur l’endroit où il voulait nous emmener, négligeant un peu la route à suivre pour y parvenir. Spock est donc de retour, les aventures peuvent continuer.

B–

 
Star Trek II: The Wrath of Khan (1982)
August 30th, 2009 by Fabien

Star Trek II: The Wrath of Khan (1982)

Vous pouvez retrouver cette critique sur Critictoo.

Khan trouve le moyen de mettre fin à son exil et se lance à la recherche du mystérieux projet Genesis. Il profite de l’occasion pour attirer l’Amiral Kirk dans un piège.

Sorti en 1982, soit trois ans après le premier film, The Wrath of Khan, m’a toujours apparu comme étant le véritable lancement de la franchise au cinéma. On y trouve un rythme, une ambiance et une énergie qui permettent à Star Trek de légitimement intégrer le monde du cinéma.

L’histoire derrière le film est longue, pleine de rebondissements et d’anecdotes passionnantes, mais c’est le résultat qui compte ici. Donc, pour commencer à parler de ce premier volet de la célèbre trilogie, je vais juste m’en tenir aux faits qu’il est nécessaire de préciser. Le personnage de Khan est apparu pour la première fois dans l’épisode Space Seed (1.22). Il était un tyran, sur Terre, dans les années 1990 – durant les guerres Eugéniques – et finit par s’enfuir à bord du S.S. Botany Bay où il fut maintenu en sommeil, avec ses suivants, jusqu’à ce que Kirk tombe sur lui en 2267.

Il a donc fini par se faire exiler sur une planète déserte et c’est là que Chekov et son capitaine, Terrell, tombent sur lui. Une histoire qui nous est racontée en parallèle du nouveau lancement de l’Enterprise. Comme dans le précédent film, le NCC-1701 est à quai et sous un nouveau commandement, celui de Spock. Ce dernier forme la prochaine génération, ce qui nous permet de rencontrer Saavik (Kristie Alley). Même si cette dernière joue son rôle (finalement mineur) dans l’intrigue, j’avoue que cette volonté à insister sur le vieillissement de l’équipage et, surtout, sur sa future obsolescence est un peu pesante – en particulier sur Kirk. Certes, tout cela est tourné de manière à faire partie intégrante du voyage du célèbre Captain devenu Amiral, mais avait-il besoin d’un jeune pour lui rappeler qu’il n’était pas si vieux ?

Passons, car le décollage va avoir lieu. On retrouve pour l’occasion des versions courtes et dynamiques des scènes d’introduction du vaisseau qui étaient présentes dans le précédent film – rendant ce dernier encore plus mou.

James T. Kirk : “Khaaaaaaaaaaaaaannnnnnnnnn !

Entre Khan et son fils, Kirk doit gérer un passé qui lui revient violemment en pleine figure. Cela s’ajoute avec un anniversaire qui lui rappelle un peu trop qu’il vieillit alors qu’il n’a qu’une envie : reprendre l’aventure. C’est là l’un des principaux thèmes du film et ce qui sera la clé pour légitimer la pérennité de Kirk sur grand écran. La position d’Amiral, qui ne sera plus un fardeau pour très longtemps, était probablement la plus mauvaise idée qui ait été pour lui. Il regrette même de l’avoir acceptée. On le comprend, car il n’est pas fait pour rester sur Terre.

Quoi qu’il en soit, cela va donc prendre place dans une bataille pour Genesis, un projet de Terraformation dont les retombés scientifiques sont immenses, tout comme ses conséquences sur le plan moral, pour ne pas parler de religion. Spock, trouve de la logique dans tout ça, là où Bones s’énerve. Il est dommage que la discussion soit coupée pour laisser place à l’action, mais Khan n’attend pas. La vengeance l’anime et elle sera plus forte que sa liberté.

Entre combats d’égo et d’intellect, le film se lance dans sa seconde moitié dans une course poursuite faite de parties de cache-cache et d’attaques-surprises. J’ai d’ailleurs toujours été à la fois perplexe et positivement surpris par la conclusion du combat final. L’approche archaïque de la navigation spatiale de Khan peine à trouver une logique, surtout avec son intelligence, mais sur l’écran, cela fonctionne plutôt bien.

Avec tout ceci, l’action dans l’Enterprise ne faiblit pas, comme on s’en doute, même si la mort de Spock est un peu forcée, semblant avant tout servir à l’ouverture de la suite de cette trilogie. Mais ce n’est pas trop grave, car on ne peut pas dire que cela n’apporte pas le nécessaire d’émotions fortes qui conclut à merveille cette aventure trépidante.

Si Star Trek II: The Wrath of Khan est considéré comme étant le meilleur de la série sur grand écran, c’est qu’il possède un scénario qui est à la fois intelligemment mené et ancré dans la mythologie de la série originale. De plus, même si sur le plan technique, tout n’est pas au point, certaines scènes étaient véritablement innovantes et le film se montre dynamique d’un bout à l’autre. On pourra peut-être regretter que certains acteurs soient un peu moyens, bien que l’âge avancé du métrage tende à estomper ce type de défauts en leur conférant un aspect kitsch.

En conclusion, il aurait certainement mieux fallu commencer par celui-là.

B++

 
Star Trek: The Motion Picture (1979)
August 23rd, 2009 by Fabien

Star Trek: The Motion Picture (1979)

Comme convenu, je me lance dans le revisionnage de l’intégrale des films de la franchise Star Trek. Je le fais ici, mais mes textes sont également publiés sur Critictoo (d’où le 1§ d’explication). Je n’ai pas voulu faire deux textes différents, ça n’aurait servi à rien. Dans le principe, comme avec le Challenge Kevin Smith, je devrais revoir un film par semaine, si possible. Mais commençons :

Une entité d’origine extra-terrestre sans précédent se dirige vers la Terre en détruisant tout sur son passage. L’équipage de l’USS Enterprise est chargé de stopper ce nouvel ennemi. Alors que le Capitaine Decker se prépare à diriger la mission, il est relevé de ses fonctions et remplacé par le fameux Amiral Kirk, absent des commandes du vaisseau depuis plus de deux ans…

Avec la sortie du reboot signé J.J. Abrams et son équipe, Star Trek a été au cœur de beaucoup de discussions sur l’interweb. À l’heure actuelle, je n’ai toujours pas vu ce film, mais je compte le faire. Mon idée était de profiter de l’été pour revoir les autres films de la franchise avant de m’attaquer à l’ultime qui reprendrait tout à zéro. Le temps est passé, et donc, j’ai tardé à m’y mettre, jusqu’à maintenant.

Star Trek : The Motion Picture est sortie dans les salles américaines en 1979 (en mars 1980 pour la France), et donc, je n’étais pas né à l’époque. Ceci n’explique pas forcément pourquoi ce premier film n’est pas le premier que j’ai eu l’occasion de voir. En y repensant bien, je n’arrive pas à me souvenir lequel j’ai vu en premier. On dira qu’au moins, la série était passée sur mon petit écran avant, et c’était suffisant pour commencer.

Alors, 10 ans après l’arrêt de la série James T. Kirk retrouve les commandes de l’Entreprise. C’est en gros ce qu’on nous raconte là. Sauf qu’il y a également une intrigue avec un ennemi inconnu et tout puissant qui se dirige vers la Terre. Non, ce n’est pas encore l’histoire des baleines, pire, c’est une affaire de reliques de la conquête spatiale (toujours une affaire de pollution en quelque sorte). Mais ça, c’est la fin. Au départ, il y a Stephen Collins, première moitié des Camden – la seconde étant dans le 4ème – qui se trouve être Le capitaine du vaisseau, avant que Kirk ne revienne. On nous monte un gros bateau pour le garder à bord, du genre tellement poussif que son implication dans le twist final semble téléphonée depuis la moitié du film, quand Ilia, son ex, devient l’interface de communication entre l’ennemi mécanique et nous, les êtres de carbone. Mais je saute des étapes, car il faut plus d’une demi-heure pour l’Enterprise se décide à prendre son envol.

Le gros défaut du film est son aspect contemplatif et fade. Pour le premier, les dix minutes à faire le tour du vaisseau avant d’entrer dedans expliquent le tout (et ce n’est que le début), pour le second, il suffit de regarder la couleur des uniformes pour comprendre. Que s’est-il passé à la laverie de la fédération ? Heureusement que dès le film suivant on retrouve un peu de couleur dans les pyjamas.

Enfin bon, pire que la lenteur du voyage spatial – on est loin de franchir la barrière du Warp 10 qui transformera Paris et Janeway en reptiles –,  la vitesse de la caméra est affolante, surtout quand on se rend compte que ce n’est pas du ralenti. Pour ne rien arranger, on pourrait parler de la musique qui est parfois purement horrible, surtout au départ (on finit par s’habituer). Ce n’est pas constant, certains morceaux sont vraiment très bons, mais quelques passages agressent les tympans plus que de raison.

Tout ceci est bien dommage, car si on enlève tout ce qui est inutile, il nous reste un scénario plutôt intelligent qui aurait bien pu tenir dans un épisode de la série TV.

Moi, en tout cas, avec la chaleur de ce mois d’août étouffant, j’ai somnolé durant une bonne partie. J’avoue même avoir du passé un peu en accélérer le fameux premier tour de l’Enterprise, désespérant de voir un jour Kirk monté à bord.

Même si je savais que ce ne serait pas génial, j’avais conservé un souvenir plus flatteur de ce premier film. Espérons que le revisionnage de la suite ne décevra pas.

C-

 
Space, The Star Trek Movies Challenge
August 11th, 2009 by Fabien

Space, The Star Trek Movies Challenge

À l’origine, j’avais prévu de revoir l’intégralité des films Star Trek que le dernier est sorti. Oui, sur le coup, je suis en retard. D’ailleurs, à l’origine, je devais chroniquer cette aventure dans la Writers Room de Critictoo, résultat, je ne sais pas comment tout ceci va prendre place, mais une chose est sûre, j’écrirais des reviews pour TTU.

Question « version », j’ai en ma possession le coffret DVD avec les 9 premiers films qui date de 2002, donc pas de version collector, ou remasterisée. En fait, le premier est en Director’s Cut. Pour Nemesis, c’est l’édition basique sortie à l’époque.

Pour le reste, s’il y a un reste, je vais faire ça comme pour le Challenge Kevin Smith qui va bientôt se terminer.

Voilà, c’est tout pour le moment, et préparez vous à partir pour l’ultime frontière (oui, elle était facile).

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