Toby Jones

Red Lights (2012)

lundi 24 septembre 2012 à 11:32

Accueilli un peu froidement à Sundance cette année, Red Lights est le genre de film auquel je suis prêt à donner une chance à cause du casting, en l’occurrence ici : Robert De Niro, Sigourney Weaver et Cillian Murphy. On a tous nos faiblesses, il faut croire, car le résultat est clairement à la hauteur de la pauvre réputation que se traine cette réalisation de Rodrigo Cortés.

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Snow White and the Huntsman (Blanche Neige et le chasseur – 2012)

mercredi 12 septembre 2012 à 10:10

Avec Mirror Mirror, Snow White and the Huntsman (Blanche Neige et le chasseur) était l’autre film de l’année à s’attaquer au conte de Blanche Neige. Si le premier était une comédie, le second se présente comme un ambitieux film de fantasy qui tient difficilement ses promesses.

Kristen Stewart est Blanche neige, princesse de Tabor, fille du roi Magnus et de la reine Eleanor. Vous connaissez l’histoire : sa mère meurt et la méchante belle-mère s’installe, puis finit par engager le chasseur pour se débarrasser d’elle. Ici, la méchante belle-mère est incarnée par Charlize Theron qui prend le pouvoir à l’aide d’une stratégie cheval de Troie (qui semble à différents niveaux avoir inspiré pour le récit).

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Toby Jones est Alfred Hitchcock dans le teaser de The Girl

vendredi 24 août 2012 à 22:41

Nous avons plusieurs projets autour d’Alfred Hitchcock actuellement en production et The Girl sera le premier à  arriver. Il n’y a pas encore de date pour la diffusion sur BBC Two, mais HBO annonce le 20 octobre.

Et donc, The Girl met en scène Toby Jones et Sienna Miller dans les rôles respectifs d’Alfred Hitchcock et Tippi Hedren sur le tournage de The Birds et Marnie. Je vais peut-être mettre ces deux films en tête de la liste de visionnage de la rétrospective Hitchcock, histoire d’avoir des souvenirs frais pour apprécier la reconstitution. En tout cas, ce trailer fait des clins d’œil au style du réalisateur qui pourrait ne pas en sortir indemne. le film a été projeté il y a peu et vous pouvez retrouver les premiers retours sur le site du Telegraph.

Anthony Hopkins est Alfred Hitchcock, et il le prouve en photo

jeudi 19 avril 2012 à 10:22

FOX Searchlight est fier du travail effectué par ses employés pour faire d’Anthony Hopkins un Alfred Hitchcock plus vrai que vrai. Et ils ont bien raison de l’être. Tout ceci est, rappelons-le, pour le biopic consacré au réalisateur et à la relation qu’il entretenait avec sa femme pendant le tournage de Psycho. Pour le moment, le film s’appelle juste Hitchcock (adapté du livre Alfred Hitchcock and the Making of Psycho), et il n’est pas le seul en développement en ce moment, puisqu’il y en aura également un intitulé The Girl pour la télévision (BBC Two) avec Toby Jones dans le rôle du réalisateur.

Première image de Toby Jones et Sienna Miller en Alfred Hitchcock et Tippi Hedren dans The Girl

mercredi 21 mars 2012 à 10:03

Comme c’est souvent le cas dans le milieu, quand il y a un projet en développement sur un sujet, vous pouvez être quasi sûr qu’il y en a un deuxième pas très loin. Semble-t-il, c’est la période pour se pencher sur Hitchcock, car nous allons avoir le droit à deux films mettant en scène le fameux réalisateur.

Celui qui nous concerne maintenant est pour BBC Two et, comme l’image le montre, c’est Toby Jones et Sienna Miller qui tiennent les premiers rôles de The Girl, un film qui se concentre sur la relation obsessive du réalisateur pour son actrice. Julian Jarrold (Becoming Jane) se trouve derrière la caméra avec le biographe Donald Spoto engagé pour assuré l’exactitude de l’œuvre.

La première image de Toby Jones et Sienna Miller est en tout cas convaincante :

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Les Aventures de Tintin qui sont en fait les Aventures de Milou

mercredi 22 février 2012 à 15:59

Steven Spielberg donne vie à Tintin avec le Motion Capture dans The Adventures of Tintin, premier volet d’une trilogie annoncée. N’ayant pas lu la bande dessinée depuis au moins 10 ans, je ne me lancerais pas dans un article détaillé sur la fidélité ou non de l’œuvre, en m’arrêtant simplement au fait qu’il est évident que nous ne sommes plus dans le même siècle et qu’il est bien difficile de redonner le jour à cet esprit qui habite les œuvres passées.

En définitive, Les Aventures de Tintin : Le Secret de La Licorne est avant tout un gros film d’aventures où notre héros, en compagnie de son fidèle ami à quatre pattes, puis du fameux Capitaine Haddock, voyagent sur le globe pour résoudre le secret de la Licorne, avec de grosses scènes d’action et de la course poursuite. Malheureusement, ces deux aspects sont quasi-continu et l’ensemble ne manque pas de cachet, mais bien d’âme. Les développements des protagonistes sont au minimum, surtout que le film entre directement dans le vif du sujet, imposant dès les débuts qui est en fait le héros de ce premier long-métrage. Et, contrairement à mes attentes, cela ne changera pas, Milou sera bien LA star d’un bout à l’autre, sauvant les miches de Tintin du début à la fin. Il est comme ça, Milou, il le vaut bien.

Réalisateur : Steven Spielberg ; scénaristes : Steven Moffat, Edgar Wright, Joe Cornish
Casting : Jamie Bell, Andy Serkis, Daniel Craig, Nick Frost, Simon Pegg, Tony Curran, Toby Jones, Gad Elmaleh, Mackenzie Crook, Daniel Mays, Kim Stengel, Joe Starr, Sonje Fortag, Cary Elwes.

Il faut être britannique ou néo-zélandais pour jouer le nain

mardi 31 janvier 2012 à 21:20

La dernière image de Snow White and The Huntsman ainsi que celle de The Hobbit nous montre le héros en compagnie des nains (pas tous, clairement, vu le nombre qu’il y a logiquement chez Bilbo). Ce qui ne m’empêche pas de constater qu’on les a recrutés au même endroit – soit au Royaume-Uni, quand ils n’ont pas été pris sur place, en Nouvelle-Zélande.

Snow White and The Huntsman

Ian McShane : Caesar
Johnny Harris : Nero
Bob Hoskins : Constantine
Toby Jones : Cladius
Eddie Marsan : Hadrian
Eddie Izzard : Tiberius
Ray Winstone : Trajan
Nick Frost : Nion

The Hobbit: An Unexpected Journey

Jed Brophy : Nori,
Dean O’Gorman : Fili
Mark Hadlow : Dori
James Nesbitt : Bofur
Peter Hambleton : Gloin
Graham McTavish : Dwalin
Richard Armitage : Thorin Oakenshield
Ken Stott : Balin
John Callen : Oin
Stephen Hunter: Bombur
William Kircher : Bifur
Adam Brown : Ori
Aidan Turner : Kili

Tinker Tailor Soldier Spy (La Taupe – 2011)

jeudi 19 janvier 2012 à 15:04

Il y a plusieurs mois de cela, j’abordais la minisérie Tinker Tailor Soldier Spy sur les pages de Critictoo Séries. Je continue donc avec la même histoire de John Le Carré, mais cette fois-ci format cinéma et qui a pour elle d’être toute récente. Je dois bien admettre que pour se plonger dans l’ambiance, ce n’est pas désagréable d’avoir une sublime image et de reconnaître tous les acteurs qui occupent l’image.

There’s a mole. Right at the top of the circus. He’s been there for years.

Tinker Tailor Soldier Spy est une riche histoire d’espionnage qui prend place à l’époque de la guerre froide. Loin de James Bond, de sa belle voiture et de ses folles aventures, le monde dépeint par Le Carré est plus froid et gratte-papier. Gary Oldman incarne George Smiley qui est sorti de sa retraite pour découvrir la taupe qui se cache depuis des années au sein du Cirque – soit le MI-6. Il sera assisté par Peter Guillam, joué par Benedict Cumberbatch, dont la vie privée a été modifiée ici pour y ajouter une dimension différente. Je n’y croyais pas trop au début, mais cela fonctionne assez bien.

Les deux acteurs sont en tout cas les figures les plus présentes du film, bien que le sujet pousse naturellement à un retrait. Pour Smiley, il s’agit d’éplucher le passé à l’aide de rencontres et de vieux souvenirs. Il écoute et se rappelle, Tinker Tailor Soldier Spy naviguant entre les différentes histoires des personnages pour reconstruire le récit et découvrir qui est la taupe. Il est donc plus que nécessaire d’être attentif à ce qui se passe, car à l’exception d’un ou deux dialogues, Smiley ne guide pas. Il sait exactement ce qu’il fait. Gary Oldman offre le portrait d’un espion de talent qui ne se laisse pas submergé par ses travers et qui exerce un contrôle continu sur l’enquête qu’il doit mener tout en faisant preuve de distance. On pourrait presque oublier qu’il est dans la pièce des fois.


C’est donc Peter Guillam qui est en charge de récupérer la plupart des documents et aussi de faire régulièrement monter la tension. Le film utilise le personnage pour montrer plus que tout ce que l’on peut perdre dans le monde impitoyable de l’espionnage. Dans une position plutôt bancale au départ, il faut bien avouer que le sourire à la fin est parfait pour signifier la victoire durement gagnée.

Toby Jones, David Dencik, Ciaran Hinds et Colin Firth sont quant à eux les taupes possibles, des visages facilement identifiables qui aident à placer les hommes les uns par rapport aux autres ; ils ont peu de temps pour y parvenir, mais les rivalités, duplicités et arrangements se font très bien ressentir, avec le premier en Alleline et le dernier en Bill Haydon se distinguant le plus.

Autour, George Smiley explore la chute de Control (John Hurt) qui était à la recherche de la taupe et là encore, c’est bourré de visages familiers, dont Mark Strong en Jim Prideaux et Tom Hardy en Ricki Tarr qui s’imposent grâce à des développements très bien articulés. J’ai particulièrement apprécié, malgré certains changements narratifs, que le film ne délaisse pas les approfondissements plus psychologiques au nom de la recherche de la taupe. Ainsi, Prideaux peut réellement prendre de la dimension, et son comportement, ainsi que celui de Tarr, n’en est alors que plus compréhensible.

Enfin, on peut aussi croiser Stephen Graham qui aime être un peu partout (il aura été occupé en 2011), Simon McBurney, Konstantin Khabenskiy, Christian McKay ou encore Kathy Burke – car il faut bien un peu de femmes dans ce récit mené par les hommes. Un casting d’envergure pour porter le film, donc.

Le réalisateur Tomas Alfredson, qui s’est fait un nom international avec Let the Right One In, offre une réalisation minutieuse. L’esthétique scandinave se mélange sans difficulté au style britannique. L’ambiance sonore est aussi un atout indéniable, le bruit des téléphones et du papier se faisant régulièrement remarquer.

Tinker Tailor Soldier Spy dépeint l’univers froid de l’espionnage, principe appliqué à jusqu’à l’exposition de la taupe, qui tombe comme une non-révélation. Cette représentation donne le jour à un film où la paranoïa et l’anxiété des personnages se ressentent indéniablement et sont des instruments d’une intrigue dense. Avec son impeccable casting en costumes et ses plans inspirés, l’ensemble est une excellente remise au goût du jour du roman de Le Carré.

Réalisateur : Tomas Alfredson ; scénaristes : Bridget O’Connor, Peter Straughan
Casting : Gary Oldman, Benedict Cumberbatch, Colin Firth, Tom Hardy, John Hurt, Toby Jones, Mark Strong, Ciarán Hinds, David Dencik, Stephen Graham, Simon McBurney, John Hurt, Svetlana Khodchenkova, Kathy Burke, Konstantin Khabensky.

The Mist (2007)

dimanche 11 décembre 2011 à 23:17

Frank Darabont aime adapter des histoires de Stephen King ; après The Shawshank Redemption et The Green Mile, c’est donc The Mist. L’histoire se repose sur un point de départ plutôt classique au film de science-fiction/horreur : alors qu’une mystérieuse menace apparait, un groupe de personnes trouvent refuge ensemble. La menace ici, c’est la brume – ou plutôt ce qui vient avec elle. Le lieu : un supermarché sans pharmacie (ce détail est utile au scénario, pas à ma critique).

Pour réunir tant de monde dans un petit supermarché, il a fallu une grosse tempête juste avant. Thomas Jane s’y rend alors avec son gamin, ainsi que Marcia Gay Harden, qui va nous prêcher la bonne parole. Tous deux vont se retrouver à la tête de deux groupes bien distincts. Sûrement, car Darabont aime cela, le plus horrible des monstres n’est pas forcément à l’extérieur, mais soyons honnêtes, c’est juste fait pour compliquer la situation et créer de l’angoisse. Pour le coup, il faut bien dire, c’est à se demander pourquoi cela ne vire pas à la baston générale plus rapidement. J’imagine qu’il ne fallait pas les laisser s’entretuer pour le bien de l’histoire. Heureusement, Laurie Holden est quand même là pour y glisser un peu de bon sens. De même, Toby Jones, l’assistant du magasin, se révélera plutôt débrouillard.

Quoi qu’il en soit, The Mist se montre rapidement frustrant. Non pas que tous ces clichés ne fonctionnent pas, à un certain degré, ils sont plutôt efficaces, même si le film aurait gagné à être un peu plus court. C’est plutôt que savoir ce qui va arriver et voir les personnages mettre tant de temps à s’exécuter est plutôt agaçant. Pour ne rien arranger, ils prennent bien le temps de s’écouter parler parfois, laissant notre prêcheuse convertir les foules.

Malgré tout, The Mist réussit à faire son effet, ne serait-ce que parce que savoir ce qui va se passer dans ce genre de films a toujours un effet sur mes nerfs, ce qui s’accorde assez bien avec l’ambiance générale du métrage.

Réalisateur et scénariste : Frank Darabont, d’après un roman de Stephen King.
Casting : Thomas Jane, Marcia Gay Harden, Laurie Holden, Andre Braugher, Toby Jones, William Sadler, Jeffrey DeMunn, Frances Sternhagen, Nathan Gamble, Alexa Davalos, Chris Owen, Robert Treveiler, David Jensen, Sam Witwer, Buck Taylor.

Harry Potter and the Deathly Hallows: Part 2 (2011)

mardi 18 octobre 2011 à 23:13

Nous voilà enfin à la conclusion ! Harry Potter Vs. Voldemort, avec en plus un dragon et la semi-destruction d’Hogwarts, ça en fait beaucoup, mais tout a été bien entamé avec la première partie.

D’ailleurs, c’est toujours un peu dérangeant quand un film est coupé en deux, surtout ici où la reprise est vraiment faite comme si on venait de voir le précédent. Cela dit, s’il n’y a pas vraiment d’introduction, on peut se consoler en profitant du fait que l’on plonge ainsi directement dans l’aventure, et vers le dragon, donc.

Quoi qu’il en soit, ce film contient beaucoup d’action, mais c’est réalisé de manière à se concentrer sur les personnages et non sur les explosions et autres actes de bravoure. On ne quitte jamais des yeux les différents buts à atteindre. Tant de modération finit par donner à l’ensemble un côté surréaliste qui est amplifié par la B.O.qui ne s’emballe pas – le silence est souvent privilégié sur la cacophonie.

En tout cas, cette seconde partie affiche fièrement tous les partis pris de la réalisation de David Yates qui ont façonné la fin de la série. On est à l’apogée et jamais on ne tombe dans la facilité. C’est d’autant mieux que l’histoire, elle, abuse par moment des morts gratuites pour faire des points qui n’étaient pas nécessaires à cette échelle.

Globalement, la seconde partie se montre supérieure à la première, car tout prend forme rapidement et l’histoire se déroule avec fluidité, mais toujours sans précipitation. Et puis, il faut bien reconnaitre que l’affrontement final était attendu depuis tellement longtemps qu’il est difficile de ne pas juste s’emballer rien que pour ça.

Mon seul reproche au final serait au sujet de la conclusion. Je ne vois pas l’intérêt de la scène 19 ans plus tard. J’aurais préféré une sorte de grande célébration ou quelque chose de plus enlevé qu’un départ pour Hogwarts, aussi symbolique puisse-t-il être. Pour le reste, rien à redire, et c’est d’autant mieux comme ça.

Réalisateur : David Yates ; Scénariste : Steve Kloves.
Casting : Daniel Radcliffe, Rupert Grint, Emma Watson, Ralph Fiennes, Alan Rickman, Helena Bonham Carter, Evanna Lynch, Tom Felton, Matthew Lewis, James Phelps, Oliver Phelps, Bonnie Wright, David Thewlis, Brendan Gleeson, Geraldine Somerville, Natalia Tena, Mark Williams, Domhnall Gleeson, Ciarán Hinds, Julie Walters, Jason Isaacs, Timothy Spall, Nick Moran, Chris Rankin, Ian Kelly, Clémence Poésy, Jamie Campbell Bower, Stanislav Ianevski, Frances de la Tour, John Hurt, Miranda Richardson, Toby Jones, Warwick Davis.