Tom Hardy

Inception (2010)

dimanche 31 octobre 2010 à 18:25

Résumé : Dom Cobb est un voleur expérimenté – le meilleur qui soit dans l’art périlleux de l’extraction : sa spécialité consiste à s’approprier les secrets les plus précieux d’un individu, enfouis au plus profond de son subconscient, pendant qu’il rêve et que son esprit est particulièrement vulnérable. Très recherché pour ses talents dans l’univers trouble de l’espionnage industriel, Cobb est aussi devenu un fugitif traqué dans le monde entier qui a perdu tout ce qui lui est cher. Mais une ultime mission pourrait lui permettre de retrouver sa vie d’avant – à condition qu’il puisse accomplir l’impossible : l’inception. Au lieu de subtiliser un rêve, Cobb et son équipe doivent faire l’inverse : implanter une idée dans l’esprit d’un individu. S’ils y parviennent, il pourrait s’agir du crime parfait. Et pourtant, aussi méthodiques et doués soient-ils, rien n’aurait pu préparer Cobb et ses partenaires à un ennemi redoutable qui semble avoir systématiquement un coup d’avance sur eux. Un ennemi dont seul Cobb aurait pu soupçonner l’existence.

Comme souvent avec les succès du Box Office, j’arrive après tout le monde (je n’ai toujours pas vu Avatar d’ailleurs). En tout cas, j’ai réussi le petit miracle de ne pas me faire spoiler au point que je n’ai vu que le premier trailer et, pour le coup, je ne savais même pas de quoi parlait le film. Un avantage quand des gens y font référence, car comme ça je ne savais pas de quoi il était question.

J’ai donc découvert Inception avec l’idée que le film était compliqué. C’est un peu gênant, car la première grosse moitié du métrage est basiquement une longue explication des règles qui sont même résumées de manière ponctuelle par la suite.

Je regrette donc un peu d’avoir trop cherché la petite bête là où elle n’était pas et j’ai fini par me laisser porter par l’action en pensant qu’il y aurait un gros twist à la fin qui allait exploser mes neurones. Ça n’est pas arrivé non plus, mais je m’en remettrai.

Quoi qu’il en soit, le scénario n’en reste pas moins très bien foutu, légèrement trop linéaire par contre, mais vu les concepts employés, on ne peut pas trop reprocher à Nolan de ne pas avoir cherché à créer de la confusion.

Ce que j’aime d’ailleurs dans le cinéma de Nolan, c’est que malgré une apparente démesure, ce sont les personnages qui restent au cœur du film, et non le besoin de faire du spectacle. C’est ça qui fait que ses films ont une âme, là où d’autres blockbusters ont préféré la remplacer par la froideur des CGI.

Mais pour que cela tienne, il fallait un bon casting et avec DiCaprio dans le premier rôle, le travail était à moitié fait. La distribution des rôles secondaires étant également très solide, on peut presque regretter que certains ne trouvent pas la place pour être développés. En tout cas, j’ai vraiment apprécié Joseph Gordon-Levitt que je trouvais de plus en plus figé dernièrement et qui parvient ici à réellement s’imposer. Tom Hardy manque d’ailleurs presque de présence face à lui, alors qu’il a largement de quoi en imposer plus, mais comme les autres, il reste à sa place, et c’est pour ça que ça fonctionne.

En tout cas, j’ai aimé les concepts employés dans le film et la réalisation fait un sans faute. Inception n’est finalement qu’un film d’arnaque avec une légère part de mélo, une grosse dose d’adrénaline, et une approche fantastique. C’est du cinéma de divertissement et c’est fait avec un scénario intelligent qui ne prend pas les spectateurs pour des abrutis, mais qui, par contre, les assiste beaucoup trop. J’ai énormément apprécié la forme et le fond, j’aurais probablement aimé des twists moins évidents et quelque chose qui m’explose véritablement les neurones, mais je suis probablement trop exigeant à ce point, il faut savoir apprécier ce que l’on a.

Réalisateur & Scénariste : Christopher Nolan.
Casting : Leonardo DiCaprio, Ellen Page, Joseph Gordon-Levitt, Cillian Murphy, Marion Cotillard, Ken Watanabe, Michael Caine, Tom Hardy, Dileep Rao, Tom Berenger, Pete Postlethwaite, Lukas Haas.

Galerie : Inception

mercredi 30 juin 2010 à 19:25

Voilà un petit moment qu’il n’y a pas eu de galerie dans le coin, et d’ailleurs, je ne peux pas dire être branchée cinéma actuellement, à cause du temps. La chaleur tend à me pousser à ne rien faire, et je préfère ma télévision éteinte, que voulez-vous ! Quoi qu’il en soit, aujourd’hui, des photos de Inception, un film qui a eu pas mal de promotions, mais dont on n’a quasiment pas parlé ici. En fait, je crois que l’on n’a même pas posté le trailer. Pour ne pas aider notre affaire, j’avoue que ne pas savoir de quoi parle le film n’a clairement pas aidé cette histoire. J’ai donc préféré me tenir à l’écart de cette promotion intensive pour éviter que le système me ronge et que je ne puisse plus voir l’œuvre en peinture avant même de l’avoir regardé.

Je ne suis donc pas impatiente de le voir, mais Nolan étant un de mes réalisateurs préférés, je le verrais (tardivement, j’en suis convaincue). En attendant, le film sort le 21 juillet chez nous, quelques jours après les USA, et ci-dessous les photos sur lesquelles on peut voir Leonardo DiCaprio, Michael Cane, Joseph Gordon-Levitt, Ken Watanabe, Christopher Nolan, Cillian Murphy, Tom Barenger, Ellen Page, Tom Hardy, Marion Cotillard, Dileep Roa :
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Layer Cake (2004)

dimanche 07 mars 2010 à 20:43

Résumé : « XXXX », un dealer de cocaïne respecté au sein de l’élite de la mafia anglaise, désire prendre sa retraite. Mais Jimmy Price, un grand ponte du milieu, lui confie une mission difficile : retrouver la fille aînée de son vieil ami Eddie Temple, un puissant criminel…

Toujours pris dans ma volonté de voir de bons films, je me suis tourné vers une valeur sûre personnifiée par mon DVD de Layer Cake. J’adore ce film que j’ai donc vu à plusieurs reprises déjà et je ne me suis pas encore lassé.

Bref, c’est le premier film de Matthew Vaughn qui produisait les films de Guy Ritchie avant de se retrouver derrière la caméra, ce qui fait que l’association entre les deux hommes a été mise en avant quand le film est sorti, surtout que l’on a droit à une histoire de gangsters avec pas mal de twists et de joueurs. Malgré ça, il faut reconnaitre à Layer Cake de distiller bien plus de classe que Snatch, par exemple.

C’est une des choses qui fait que j’aime tant ce film, ça et Daniel Craig et l’excellent casting qui l’accompagne, la B.O. impeccable et le montage inventif qui montre une excellente maitrise de l’histoire d’un bout à l’autre. La chose sur laquelle j’ai toujours accroché très légèrement, c’est le personnage de Sienna Miller. Je ne sais pas si elle aurait dû en faire plus où si elle aurait simplement dû être enlevée. D’un autre côté, sans elle, le casting manquerait un peu de féminité.

Je n’entre pas plus que ça dans les détails, peut-être que je le ferais la prochaine fois que je le verrais, mais quand je connais trop bien un film je manque d’objectivité et ça me fatigue de prendre du recul, donc on va rester sur le fait que j’adore ce film.

Réalisateur : Matthew Vaughn ; Scénariste : J.J. Connolly.
Casting : Daniel Craig, Kenneth Cranham, Dexter Fletcher, Jamie Foreman, Michael Gambon, Colm Meaney, Sienna Miller, Natalie Lunghi, George Harris, Tom Hardy, Ben Whishaw, Jason Flemyng, Steve John Shepherd.

Affiche : Inception

mardi 15 décembre 2009 à 22:31

J’avoue que je ne sais pas vraiment de quoi il retourne avec ce film, sauf bien entendu que c’est avec DiCaprio et qu’il a assemblé un casting plutôt impressionnant autour de lui, dont Tom Hardy, Cillian Murphy, Michael Caine, Marion Cotillard, Ken Watanabe, Joseph Gordon-Levitt, Tom Berenger,  Lukas Haas, Talulah Riley, et Ellen Page. Je crois que je n’oublie personne.

Bref, l’affiche a de la gueule.

Inception

Star Trek X : Nemesis (2002)

dimanche 22 novembre 2009 à 18:22

Star Trek X : Nemesis (2002)

Vous pouvez retrouver cette critique sur Critictoo.

Résumé : L’équipage de l’Enterprise est appelé dans le territoire des Romuliens afin de parler paix. Picard se retrouve alors face à Shinzon une version jeune de lui-même qui prône l’unification tout en planifiant la destruction de la Terre.

Dernier opus cinématographique de la Franchise avant sa refonte, Nemesis marque donc l’ultime aventure de l’équipage de Jean-Luc Picard. Jonathan Frakes laisse sa place à Stuart Baird derrière la caméra, ce qui, selon certains, est la raison de l’échec du film au box-office. Une déclaration qui n’a pas été faite sans fondements, car le montage final a principalement été allégé de ce qui constituait le développement des personnages, laissant ainsi place à l’action.

Mais passons. L’histoire nous emmène donc vers un affrontement entre Picard et Shinzon, un clone romulien du célèbre capitaine de l’Enterprise qui va pousser l’originale dans ses retranchements. Ça et l’arme surpuissante face à laquelle le vaisseau de la fédération est presque impuissant.

Mais avant de partir dans le gros de la bataille spatiale, on nous offre un mariage – celui de Troy et Riker – qui aborde une thématique assez claire dans cet opus qui laisse croire qu’à ce niveau, la franchise commençait à envisager un futur différent. En fait, Star Trek fut enterrée plus d’une fois, mais a toujours résisté. L’équipage de The Next Generation commence peut-être à aller de l’avant, comme on nous le fait comprendre, mais cela n’était pas forcé de devenir immédiatement une réalité.

Quoi qu’il en soit, Picard ne va pas prendre sa retraite tout de suite, surtout avant d’entamer un possible processus de paix avec les romuliens. Pris des mêmes doutes que Kirk a connus à l’époque avec les Klingons, le capitaine n’a pas confiance et cela va être amplifié par la confusion créée par les révélations de Shinzon. Il est son double, mais il n’est pas lui, ce qui va être difficile à accepter, surtout quand les plans pour la Terre seront révélés. Jean-Luc se sent responsable, comme s’il culpabilisait d’être lui-même. Il n’a pas de raison de l’être, car comme Data va le comprendre, ce n’est pas parce que l’on est construit pareil que l’on est les mêmes.

Encore une fois, l’androïde hérite lui aussi d’une storyline conséquente avec l’arrivée d’un prototype signé Dr. Soong qui lui est extérieurement identique, mais qui se révèlera bien moins évolué. Cela sert avant tout de parallèle avec Picard/Shinzon, mais pas seulement, car avec le sacrifice final de Data, Brent Spiner se voit offrir une possibilité de retour.

Bref, difficile de s’étaler longuement sur l’histoire, car il est vrai que l’action domine. De ce côté-là, c’est assez efficace. La bataille spatiale finale est impressionnante, bien que tirant un peu en longueur.

Sans être un ratage, Nemesis ne délivre pas ce que l’on aurait pu attendre de son histoire. Un potentiel mal exploité, en particulier à cause de l’aspect redondant de l’angle choisi. Malgré ça, renouer avec l’équipage de l’Enterprise est toujours bien agréable et le divertissement offert maintient l’intérêt d’un bout à l’autre.

En location

Réalisateur : Stuart Baird ; Scénariste : John Logan
Casting : Patrick Stewart, Brent Spiner, Dina Meyer, Gates McFadden, Jonathan Frakes, Levar Burton, Marina Sirtis, Michael Dorn, Ron Perlman, Tom Hardy.

Bronson (2009)

samedi 22 août 2009 à 22:30

Bronson (2009)

Avec le temps, j’ai appris à apprécier Tom Hardy, notamment parce que dernièrement, il trouve des rôles qui lui vont plutôt bien. Avec Bronson, c’est également le cas. Il fait une chose qu’il maitrise bien, le rôle du gars socialement instable. Dans le cas de Charly Bronson, ça va même plus loin que ça. En gros, il est le prisonnier le plus violent d’Angleterre, et ce film est son histoire. Le problème, c’est que le film parle de sa période en prison, s’arrête sur les 69 jours qu’il a passé en liberté en 1988, puis s’arrête en prison, quelques temps plus tard.

Techniquement, le film est plutôt bien foutu. Pas mal d’imagination dans la narration, surtout dans la première partie, le seconde moitié est bien plus linéaire. Au niveau de l’histoire, ce n’est pas vraiment intéressant et c’est bien là le gros problème du film. Quand on regarde la bio du vrai Bronson sur Wikipedia, on se rend compte qu’il y a beaucoup de choses qui aurait pu être raconté, mais le film semble s’être arrêté avant cela, à croire que le réal/scénariste n’était pas intéressé par la vie du prisonnier quand celle-ci n’est pas faite de violence. Et encore, c’est à n’y rien comprendre, car ses plus grands faits d’armes sont vite expédiés. L’émeute durant laquelle il causant tant de dégâts est vite résumée, et on a droit à un petite prise d’otage à la fin, alors qu’il en fait fait une vraiment grosse  1998. Ensuite, il s’est même remarié, il a publié des livres, gagné un prix spécial pour les prisonniers pour ses écrits en poésie et son travail en art. Mais tout ça, non, ce n’est pas dans le film. Du coup, c’est un peu vide, mais les scènes d’action sont pas mal et Matt King et James Lance ont des rôles bien sympathiques, ce qui est un plus.

C+

RocknRolla (2008)

samedi 10 janvier 2009 à 23:32

RocknRolla (2008)Caïd londonien, Lenny travaille à l’ancienne. Ce qui ne l’empêche pas de savoir à qui graisser la patte et de pouvoir faire pression sur n’importe quel ministre, promoteur immobilier ou malfrat en vue. D’un simple coup de fil, Lenny est capable de soulever des montagnes. Mais comme le lui dit Archy, son fidèle lieutenant, Londres est en train de changer : les mafieux des pays de l’Est, comme les petits voyous, cherchent tous à bouleverser les règles du milieu. Désormais, c’est toute la pègre londonienne, des gros bonnets aux petits poissons, qui tente de se remplir les poches en se disputant le coup du siècle. Mais c’est Johnny Quid, rock star toxico qu’on croyait mort, qui a les cartes bien en main…

Guy Richie s’est débarrassé de son poids mort et revient à ce qu’il sait faire. Avec la bande-annonce, on pouvait s’attendre à voir un Snatch en plus classe, vu qu’il y a, semble-t-il plus de fric et que les players sont plus classes… Résultat ? Tu te demandes. Et bien, non, Ritchie n’est pas vraiment de retour.

Bien entendu, il est assez clair que l’absence de Matthew Vaughn à la prod est certainement la principale raison de ce qui manque au film. Je ne dis pas que c’est mauvais, attention, mais même si Ritchie réussit à nous fournir un film plastiquement réussit, il n’en reste pas moins mou du bide.

Certaines scènes ont du punch, on retrouve par-ci par-là de belles réparties, il y a des plans artistiquement recherchés, mais l’ensemble manque de rythme, car ce brave Guy a voulu trop en dire, mais a perdu du temps sur du vent et il y a au final de gros manques.

Ce qui a de plus enthousiasmant c’est bien entendu le casting avec Tom Wilkinson que je vois, sans le faire exprès, pour la seconde fois de la semaine, Gerard Butler, Idris Elba, Mark Strong, Tom Hardy, Toby Kebbell, Matt King, mais également des Américains : Ludacris et Jeremy Piven. Ce dernier n’a malheureusement pas l’occasion de sortir le grand jeu, dommage. La partie féminine est un peu maigre, mais joliment représentée, avec une Thandie Newton totalement sous-exploitée et Gemma Arterton malheureusement presque anecdotique.

Du beau monde, mais la majorité ne sortira pas vraiment du moule. Butler étant celui qui s’en sort le mieux, tandis que Wilkinson est juste imposant comme d’habitude.

Bref, je me suis un peu ennuyé. Les scènes se suivent, simplement. Je pensais que l’imbroglio serait plus dur à suivre, mais c’est finalement assez linéaire vu qu’il n’y a que trop peu de joueurs à suivre.

Pour finir, le pire du film : la fin. Si ça ne sent pas le Layer Cake ! Non, mais franchement, là, c’est un peu énorme.

Petite déception donc, car je m’attendais, vu les critiques, à quelque chose de plus réussi et à moins de poudre aux yeux.

C+