The American (2010)

jeudi 28 octobre 2010 à 23:08

Résumé : Jack est un tueur à gages habile et expérimenté. Toujours en alerte, il n’a aucune attache. Quand une mission tourne mal et lui coûte la vie de la femme qu’il aime, il se fait la promesse que son prochain contrat sera le dernier. Cette ultime mission le conduit dans un pittoresque village italien niché dans de hautes collines. Mais pour Jack, chaque lieu peut se révéler un piège et chaque personne une menace. Toutefois, il prend goût aux confidences échangées autour d’un armagnac avec le prêtre du village, et se laisse entraîner dans une liaison avec une belle Italienne. Mais en baissant la garde, Jack prend peut-être des risques.

George Clooney est The American, tueur à gages prenant un dernier travail, avant une hypothétique retraite. Un pitch qui ne sonne pas des plus originaux, j’en conviens. Apparemment, les assassins partant à la retraite, cela les travaille un peu dans le cinéma. Quoi qu’il en soit, c’est Anton Corbijn qui se charge de donner le jour à ce thriller fort tranquille, tellement calme en fait que je n’ai ressenti quasiment aucune tension pendant minimum la première demie-heure du film. En gros, il y a la scène d’ouverture – très bien faite -, puis la prochaine tentative d’assassinat, et au milieu, des petits éléments de l’histoire sont installés. On suit le quotidien de George, et si cela n’a rien de désagréable, que ce soit visuellement ou dans sa fabrication d’armes, je dois bien dire que je ne suis pas du tout rentrée dedans, me demandant si on allait finir par avoir un enjeu plus palpable.

Dès que la menace devient plus concrète, le film m’a plus captivée, surtout que c’est approximativement au même moment que l’histoire avec Violante Placido prend de l’importance, et elle vient donner une énergie différente – et plus que nécessaire.

Le fait que Jack/Edward, comme on veut, soit un tueur à gages distant, dont on ne sait quasiment rien si ce n’est qu’il est américain, n’est pas un problème en soi, car c’est la nature même du personnage. Il occupe l’écran du début à la fin, mais d’une certaine manière, le personnage ne semble réellement prendre vie que dans ses interactions avec autrui, et si le prêtre a un petit rôle sympathique, c’est Violante qui fait réellement toute la différence.

A l’arrivée, j’ai fini par me prendre au jeu, mais cela a mis un peu trop de temps à démarrer, surtout pour une histoire où la plupart des pas sont visibles de loin. Certaines scènes s’imposent réellement, mais elles ne sont pas suffisantes pour faire oublier que le film, derrière ses belles images, manque au final quelque peu de substance.

Réalisateur : Anton Corbijn; Scénariste : Rowan Joffe, d’après le roman de Martin Booth
Casting : George Clooney, Violante Placido, Thekla Reuten, Paolo Bonacelli, Irina Björklund