The Avengers (2012)

mercredi 22 août 2012 à 11:58

Après 3-4 ans de préparation à l’aide des Iron Man, Thor et Captain America, Disney et Marvel ont délivré ce qui peut être perçu comme l’aboutissement du portage de l’univers de super-héros Marvel sur grand écran : The Avengers.

Il semble que cela implique que l’univers X-Men soit tenu à l’écart (mon rêve de voir Wolverine faire un caméo ne se réalisera donc pas !), ainsi qu’approximativement tout ce qui a précédé Iron Man ; pour Hulk, je ne sais pas vraiment ce que je suis censée prendre en compte au vu du background exposé ici, alors je vais faire comme si de rien n’était et passer à la suite.

L’univers Marvel s’étant vu clairement définir par Tony Stark – et son interprète Robert Downey Jr. – le ton s’inscrit dans la lignée des films Iron Man, si ce n’est qu’il n’est pas tout seul. Pour autant, c’est lui qui dominera d’une certaine façon, car son histoire et sa technologie occupent une place plus importante que les autres, malgré le fait que Loki, le demi-frère de Thor, soit l’ennemi.

The Avengers tente de légitimer la création de l’équipe en se reposant sur les bases des précédents films – ou sur rien du tout. De ce côté-là, on retrouve ce pauvre Hawkeye qui est tout simplement sous-exploité et pour lequel j’aurais dû me sentir concernée. La question qui se pose réellement est de savoir pourquoi Clint Barton et pas un autre Avenger vu le peu de lignes de dialogues que prononcent Jeremy Renner – et l’absence de développement du personnage qui en aurait bien eu besoin, étant donné qu’il n’a pas eu de long-métrage dédié à sa personne. L’agent Natasha Romanoff est légèrement mieux lotie, mais pas tant que cela au final, car elle se montre assez dispensable à plusieurs niveaux (et pour les passages importants, ce n’était pas difficile de mettre quelqu’un d’autre à sa place). Elle a juste l’avantage d’être le quota féminin, mais certainement, elle n’est pas la super-héroïne que j’attends désespérément sur mon écran (ça va bien finir par arriver un jour …).

Il y a donc quelques batailles d’égo et d’idéologies, mais tout cela est traité avec assez peu de finesse et surtout avec des one-liners à la qualité variable qui viennent enlever par moment de la crédibilité à certaines scènes. Les acteurs manquent d’espace pour s’exprimer, mais au moins, la plupart des échanges entre Bruce Banner/Hulk (qui est vraiment bien fait), Iron Man et Captain America se révèlent efficaces, voire ce qu’il y a de mieux dans le film. Par contre, Joss Whedon, réalisateur et scénariste, peine à fournir des plans de plus grandes envergures pour que le film prenne une dimension plus épique. Les évènements sont cloisonnés dans l’espace – dans l’air ou à Manhattan –, ce qui est légèrement ridicule au vu du plan de grandeur de Loki. Apparemment, envoyer Natalie Portman sur une île est suffisant pour la protéger d’un Dieu ; je tends à penser que c’est plus le fait qu’il avait d’autres chats à fouetter, mais ce n’est que mon avis. Les scènes d’action ne sont pas mal orchestrées, elles sont juste quelque peu frustrantes.

The Avengers possède tous les ingrédients qu’on peut s’attendre à trouver dans un tel film, mais il offre une application bancale. Des passages sont inutiles, les personnages sont exploités de façon assez basique (et certains restent unidimensionnels) et il y a un certain manque d’équilibre dans le récit avec des scènes d’action qui s’étirent et qui sont majoritairement situées dans la seconde partie du long-métrage. Sans compter l’exploitation de l’agent Coulson, qui doit délivrer de l’émotion et jouer un rôle non négligeable dans l’intrigue – ce qui est plus que discutable, franchement.

The Avengers fournit un certain divertissement, car après tout, comme je viens de l’écrire, il contient tous les éléments classiques pour une telle histoire. Le résultat ne m’a, par contre, pas enthousiasmée et l’œuvre est aisément perfectible.

Réalisateur et scénariste : Joss Whedon.
Casting : Robert Downey Jr, Chris Evans, Mark Ruffalo, Chris Hemsworth, Scarlett Johansson, Jeremy Renner, Tom Hiddleston, Clark Gregg, Cobie Smulders, Stellan Skarsgård, Samuel L. Jackson.