The Bourne History ou la vie et l’oeuvre de Jason Bourne

mercredi 15 février 2012 à 15:42

Avec l’arrivée du premier trailer de The Bourne Legacy, je me suis dit que revoir The Bourne Trilogy (comme on l’appelle désormais) ne serait une mauvaise chose, histoire de bien replacer tout ce que l’on sait de l’histoire de Jason Bourne, de Treadstone et de tout le reste. Il faut dire qu’il faut commencer par la fin pour avoir le début et, justement, la fin, je ne m’en souvenais plus trop. Après avoir revu The Bourne Ultimatum, je pense que le problème de ce film est qu’il n’a pas de véritable premier acte, ce qui m’indispose toujours. Pourquoi commencer directement au cœur de l’action comme si le second volet de la trilogie n’était qu’une simple introduction ?

Bref, à la fin, nous apprenons qui est Bourne. Et donc… la suite est pleine de spoilers !Jason Bourne se nomme en fait David Webb. Il semble qu’il était militaire et qu’il avait de bonnes raisons pour rejoindre volontairement le projet Treadstone. Il n’est pas dit comment il en a entendu parler.

Treadstone est une opération de la CIA qui avait pour but de créer le tueur parfait. Cela passait bien entendu par une reconfiguration de la personnalité. Webb a été brisé pour renaitre en Bourne. À Treadstone, nous avions Alexander Conklin (Chris Cooper) et son supérieur Ward Abbott (Brian Cox) qui dirigeaient les opérations, mais c’est le Dr. Albert Hirsch (Albert Finney) qui a développé le programme du point de vue technique, dirons-nous. Il était aidé par Neal Daniels (Colin Stinton) de la CIA, dont le rôle n’est pas précisé – il était là, c’est la seule certitude.

Bourne était le premier. Il a été suivi par « Castel » (Nicky Naude), « The Professor » (Clive Owen), « Manheim » (Russell Levy) et Jarda (Marton Csokas). Jarda révèle à Bourne qu’il était le dernier agent Treadstone en vie.

Enfin, nous avons Nicky Parsons (Julia Stiles) qui était technicienne pour Treadstone à Paris et qui, dans The Bourne Ultimatum, sous-entend qu’ils avaient une histoire personnelle commune, mais aucun détail ne sera dévoilé.

Bourne a donc été un tueur sous les ordres de Conklin qui menait son business sans donner de précisions à Abbott, même si ce dernier était celui qui lui disait qui devait être éliminé. La première mission était officieuse. La cible était un russe du nom de Nevski dont la mort était commanditée par Yuri Gretkov (Karel Roden), un magnat du pétrole qui était associé avec Abbott afin de partager les 20 millions de dollars découlant des affaires reprises à Nevski.

Par la suite, Bourne poursuivit ses activités sans une faute, jusqu’à ce qu’il échoue à tuer le dictateur Nykwana Wombosi (Adewale Akinnuoye-Agbaje). En s’enfuyant, il est blessé et se retrouvera amnésique, ce qui est plus un contrecoup du lavage de cerveau que des balles.

En tout cas, Bourne va tenter de savoir qui il est et, à Berlin, il rencontre Marie Kreutz (Franka Potente) qu’il paie pour qu’elle le conduise à Paris. Avec son aide, il assemblera les pièces du puzzle (cf. The Bourne Identity). Après avoir fait le ménage, Abbott met un terme à Treadstone et propose l’ouverture d’une nouvelle opération du nom de Blackbriar.

Deux ans plus tard, Pamela Landy (Joan Allen) de la CIA mène une opération à Berlin pour découvrir l’identité d’un traitre. L’indic est tué et l’empreinte de Bourne est présente sur place. Bourne et Marie sont pourtant de l’autre côté du Monde, en Inde, où ils vivent tranquillement jusqu’au moment où Kirill (Karl Urban), un agent du FSB, s’attaque à eux et assassine Marie.

À partir de là, Bourne part à la recherche des responsables (cf. The Bourne Supremacy) et il finira par se retrouver face à Abbott et Kirill. Il obtient la vengeance qu’il cherchait, mais il veut surtout savoir qui il est à présent. Il commence donc par remonter la piste en se reposant sur ses souvenirs qui sont de plus en plus précis.

Simon Ross (Paddy Considine), un journaliste travaillant pour The Guardian, parle à Neal Daniels qui lui apporte le matériel nécessaire pour écrire un article sur Bourne et sur Treadstone. Quand Ross évoque Blackbriar, le directeur de cette opération, Noah Vosen (David Strathairn), le fait suivre et abattre. Tout le monde part à la recherche de Daniels et Bourne reçoit alors l’aide de Nicky, ce qui les mène au Maroc.

Bredouille, Daniels étant tué avant qu’il ne l’approche, Bourne se rend à New York où il obtient l’assistance de Pamela Landy. Cette dernière devait le capturer, mais a été reléguée au second plan par Vosen qui comptait,  en cas d’échec, la piéger avec l’aide le directeur de la CIA Ezra Kramer (Scott Glenn). Landy offre ainsi à Bourne l’adresse du bâtiment où il est devenu l’homme qu’il est aujourd’hui, et lui, il apporte les informations nécessaires pour faire tomber ceux qui sont derrière Blackbriar.

Bourne peut enfin rencontrer Hirsch et découvrir la vérité sur son engagement, Vosen et Kramer seront jugés pour les dérives liées à Blackbriar.

Et maintenant… la suite, je suppose. Jason Bourne n’est pas dans The Bourne Legacy, mais les autres personnages clés devraient être présents (sauf Nicky). Le nouveau super assassin globe-trotter se présente comme étant la dernière réussite d’Hirsh, certainement formé au moment où Blackbriar a vu le jour.

Vous avez en tout cas ici dans l’ordre l’histoire de Jason Bourne selon les films. Ce n’est pas la même chose dans les livres, mais je ne les ai pas lu, donc pas de résumé.

Et pour bien conclure, tout Bourne qui se respecte a le droit à son Moby