The Bourne Ultimatum (La vengeance dans la peau – 2007)

samedi 21 juillet 2012 à 18:19

Pour une raison qui m’échappe, le troisième Bourne se trouve dans le Top 250 Imdb – ce qui n’est pas le cas des deux autres. Non pas que la série ne mérite pas sa place dans le classement, mais plutôt que ce n’est pas le meilleur qui s’y trouve.

The Bourne Ultimatum possède quelques défauts qui l’empêchent d’atteindre le niveau de qualité du précédent opus. Tout d’abord, sa construction narrative s’emboite dans celle du second film. On reprend alors que Bourne échappe à la police après la course poursuite avec Kirill (Karl Urban) et il va falloir plus de la moitié du film pour revenir à la fin de The Bourne Supremacy.

En soi, ce n’est pas si gênant que cela, si ce n’est que ce Bourne ne tient pas debout tout seul, à la différence des deux autres. On arrive à un niveau de la mythologie où c’est peut-être nécessaire, mais il y avait sûrement moyen pour le rendre cohérent sans pour autant lui enlever ce qui lui revient de droit : être un long-métrage à part entière, et non juste le troisième de la série.

La caméra nerveuse de Paul Greengrass fera aussi des siennes pendant quelques scènes d’action, au point que j’ai trouvé certains moments moyennement lisibles. Clairement, il en fait beaucoup pour booster son métrage qui est un peu trop un enchainement de courses poursuites dans sa plus grosse partie. Pour calmer le rythme, il y a la CIA avec Landy (Joan Allen) et Noah Vosen (David Strathairn ) qui se confrontent sur ce qu’il faut faire, la première soutenant Bourne à sa façon, tandis que le second le veut mort. Il y a une répétition de la dynamique relationnelle qu’avait Landy avec Abbott (Brian Cox) et qui réussit surtout à se démarquer grâce aux acteurs.

Pour autant, je ne veux pas diminuer la qualité générale du film qui est, dans son registre, toujours efficace, que ce soit dans des scènes d’action très bien orchestrées ou dans la montée de tension.

Enfin, à ce niveau-là, il est temps d’avoir quelques éclaircissements sur Bourne, ce que fournira le dernier acte. Pour le coup, je vous renvoie à l’article de Fabien The Bourne History ou la vie et l’oeuvre de Jason Bourne pour les révélations (ou simplement vous rafraichir la mémoire).

The Bourne Ultimatum conclut donc comme il se doit la trilogie Bourne, en délivrant tout ce qu’on peut en attendre– soit Jason Bourne intense et bad-ass, quelques twists et des explications (sans trop en faire de ce côté-là). Il n’y a pas de déception au visionnage, l’ensemble tient ses promesses, c’est juste que je regrette qu’il soit si rattaché au second film. Tony Gilroy a donc fait un petit imbroglio entre les deux – histoire d’être sûr que l’on ne regarde pas un, mais les deux ! Ma foi, ça fonctionne.

Réalisateur : Paul Greengrass ; scénaristes : Tony Gilroy, Scott Z. Burns et George Nolfi.
Casting : Matt Damon, Julia Stiles, David Strathairn, Scott Glenn, Édgar Ramírez, Albert Finney, Joan Allen, Joey Ansah, Colin Stinton.