Smells Like Cheese : The Darkest Hour (2011)

mercredi 04 avril 2012 à 18:23

Il y a quelques années, sur ce même blog, je disais qu’Olivia Thirlby était en route pour devenir la nouvelle reine du ciné indépendant US. C’était le cas, mais sa carrière a soudainement pris un détour étrange. Donc, avant de la voir dans Being Flynn qui ressemble plus au type de films auxquels elle a l’habitude, et dans Dredd qui devrait lui ouvrir quelques portes (je dois dire que j’ai été surpris de voir qu’elle était dans ce film), elle se retrouve à faire le minimum syndical dans une série B dont le scénario est aussi creux que les dialogues sont super cheesy.

Avec elle, on retrouve Emile Hirsch, dont la carrière a également pris un virage inquiétant, et qui n’est vraiment pas très bon ici. D’un autre côté, coincé entre Max Minghella qui ne délivre pas beaucoup de ses dialogues avec conviction et Rachael Taylor qui est aussi inconsistante que son personnage, Hirsch n’est pas le pire du lot. Au milieu, Joel Kinnaman pleure ne pas avoir l’occasion de mourir plus tôt pour retourner faire du bon travail ailleurs.

The Darkest Hour n’est pas foncièrement horrible et, dans quelques années, si quelqu’un tombe par accident dessus, il pourra bien rire en le prenant au 15ème degré, car son potentiel pour devenir un nanar culte ne demande qu’à être reconnu. Malheureusement, pour le moment, on doit probablement le prendre au sérieux et, dans le genre, c’est tristement plat et ça sent vraiment le fromage.

Réalisateur : Chris Gorak ; Scénariste : Jon Spaihts.
Casting : Emile Hirsch, Olivia Thirlby, Rachael Taylor, Max Minghella, Joel Kinnaman, Veronika Ozerova, Dato Bakhtadze, Yuriy Kutsenko, Nikolay Efremov, Vladimir Jaglich.