The Disney 50 : Home on the Range (La ferme se rebelle – 2004)

vendredi 17 février 2012 à 21:19

Home on the Range est le 45e classique Disney et se situe au cœur d’une période plutôt mitigée pour la Souris, alors que Pixar asseyait solidement sa réputation et sa domination – cette année là avec The Incredibles.

Cerise sur le gâteau : il s’agit là d’un des Disney (ce n’est pas le seul) que je n’ai pas vu. Ce visionnage est donc une découverte dont j’aurais pu au fond me passer. Pas que l’ensemble soit mauvais d’un bout à l’autre, mais Home on the Range se révèle trop fade pour réellement valoir le détour.

L’inspiration ne devait de toute façon pas trop être là, car à quelques minutes près, le film atteint à peine l’heure (générique compris, il fait 1h13). Clairement, le scénario de Will Finn et John Sanford ne s’encombre pas de détours inutiles, ni de développements pour ses personnages d’ailleurs.

Home on the Range tire son titre de la chanson country d’État du Kansas ; l’histoire suit un trio de vaches – Maggie, Mrs. Calloway et Grace – qui tentent d’attraper un criminel pour toucher la prime et ainsi sauver leur merveilleuse ferme.

C’est Maggie l’instigatrice de ce plan pensé à moitié qui vient tout juste de débarquer car il se trouve que son propriétaire vient, lui, de perdre sa ferme. À ce trio qui se veut coloré vient surtout s’ajouter Buck, le cheval du shérif qui rêve de grandes aventures et surtout d’être monté par Rico, le chasseur de primes.

Si Home on the Range échoue, ce n’est pas tant à cause d’un concept qui ne tient qu’à moitié la route, mais bien parce qu’au fond, le film semble faire peu d’efforts pour nous convaincre et surtout, faire vivre la grande aventure. Pas un plan sur les terres désertes ne coupe le souffle, la triste vérité est que cela laisse de marbre. Alors, en plus d’avoir un début qui nous balance dans l’intrigue sans se donner la peine de vraiment accrocher et concerner, le résultat filmique manque de passion, prenant trop de raccourcis et de facilités. Quelques passages et la musique country rendent le visionnage un minimum plaisant, mais cela n’ira pas plus loin.

Les personnages ne sont pas désagréables à suivre, mais ils sont surtout définis à travers leurs mimiques, ce qui est rapidement répétitif. Il y a peu de place pour les approfondissements ou les évolutions. Buck, par exemple, est présenté en cheval assez égoïste qui vit en pleine désillusion. Si les vaches auront quelques opportunités pour se moquer de lui, c’est bon enfant et Buck finit par découvrir de quoi est vraiment fait un héros, et cela, en deux minutes même pas.

Si le film vend une idéologie, c’est celle de la famille et de son chez soi, mais on reste très à la surface du sujet.

Home on the Range n’est pas mauvais, mais il n’en est pas bon pour autant. Il est surtout plutôt insignifiant et manque de profondeur pour y trouver totalement son compte. Enfin, j’imagine que les plus jeunes peuvent se prendre au jeu, mais sur la distance, ce n’est pas un Disney qui mérite beaucoup d’attention.

À noter qu’à l’époque, il avait été annoncé comme le dernier en 2D qui devait alors laisser sa place au 3D. Cela changea en 2006, quand John Lasseter et Ed Catmull prirent la tête de la compagnie – ce qui donna alors Princess and the Frog. Il s’agit par contre du dernier long-métrage des classiques Disney réalisé avec le procédé CAPS (Computer Animation Production System) – le court The Little Matchgirl étant la dernière œuvre réalisée ainsi.

Scénaristes et réalisateurs : Will Finn et John Sanford
Casting (vocal) : Roseanne Barr, Judi Dench, Jennifer Tilly, Cuba Gooding, Jr., Randy Quaid, Charles Dennis, Charles Haid, Carole Cook, Joe Flaherty, Steve Buscemi, Richard Riehle, Lance LeGault, G.W. Bailey, Patrick Warburton, Estelle Harris, Sam J. Levine, Ann Richards.

La prochaine fois : Pinocchio