The Disney 50 : One Hundred and One Dalmatians (Les 101 Dalmatiens – 1961)

samedi 04 mai 2013 à 10:11

One Hundred and One Dalmatians (Les 101 Dalmatiens – 1961)

Après une pause de plusieurs mois pour finir la rétrospective Pixar, je poursuis celle de Disney en retournant en 1961 avec le 17e classique du studio, Les 101 Dalmatiens. Il fait suite à Sleeping Beauty qui fut un bide.

Walt Disney adapte le roman de Dodie Smith qui met en scène Pongo, un dalmatien et son « animal de compagnie », Roger, musicien célibataire. L’histoire inverse à sa façon la perspective humaine/animale, Pongo étant le narrateur avec son regard personnel sur les évènements. Du coup, il s’agit de sa vie de famille à lui plus que celle de Roger et Anita, le couple de propriétaires de dalmatiens.

One Hundred and One Dalmatians (Les 101 Dalmatiens – 1961)

Cela provoque un certain effet comique, l’équipe ayant clairement joué avec cet effet de miroir que ce soit avec la rencontre orchestré par Pongo pour trouver une épouse à Roger ou la naissance des petits de Perdita, la dalmatienne d’Anita. S’ensuit aussi le développement d’un réseau animal qui se repose sur des codes humains – mais qui est adapté aux chiens.

Alors que Lady and The Tramp quelques années plus tôt retranscrivait avec ingéniosité le point de vue de son animal grâce à une réalisation ingénieuse, Les 101 Dalmatiens profite du fait qu’un dalmatien est justement plutôt imposant dans son registre pour offrir un autre champ de lecture fournissant au récit sa propre saveur.

One Hundred and One Dalmatians (Les 101 Dalmatiens – 1961)

Techniquement, il s’agit du premier film à utiliser la technique de la xérographie dans le domaine de l’animation – ce qui permettra alors de donner le jour à tous ces dalmatiens. Cependant, le coup de crayon manque par moment de finesse, et il y a une image à la luminosité variable qui donne le jour à des dalmatiens aux poils plus ou moins blancs.

Ces détails d’ordre visuel ne viennent pas gâcher le plaisir du visionnage, Les 101 Dalmatiens étant un Disney fort sympathique, aujourd’hui principalement connue pour sa méchante emblématique : Cruella De Vil (Cruella d’Enfer en France). Cette dernière est haute en couleur et totalement caricaturale, autant dans son style vestimentaire que dans sa gestuelle. Elle en impose alors juste par sa simple présence, Roger et Anita étant qui plus est de bons humains. Rien d’étonnant à ce que Roger nous compose un hit rien qu’avec son nom !

One Hundred and One Dalmatians (Les 101 Dalmatiens – 1961)

Le long-métrage est aussi particulièrement ancré dans son époque contemporaine, les dalmatiens regardant plus d’une fois la télévision ; d’ailleurs, le récit prend assez bien son temps sur ce plan-là, la première scène devant le poste étant utilisé pour se familiariser avec quelques chiots de Pongo et Perdita. S’ils sont au départ 15, peu sont suffisamment mis en avant pour être identifiés et avoir leur propre personnalité.

Les 101 Dalmatiens est un film qui repose sur les valeurs familiales, avec les parents Dalmatiens prêts à tout pour retrouver leurs chiots, et qui délivre un message simpliste sur la protection animale à travers une méchante aussi riche que mal intentionnée. L’ensemble se révèle assez léger, les moments de tensions n’étant pas ce qu’il y a de plus efficace en la matière d’un point de vue adulte ; cependant, je ne doute pas trop de l’effet sur les plus jeunes, car cela reste vraiment bien fait. Même si je trouve que par certains aspects, le long-métrage manque quelque peu de couleurs (au figuré), c’est donc au final un Walt Disney plutôt énergique toujours agréable à visionner.

One Hundred and One Dalmatians (Les 101 Dalmatiens – 1961)

Réalisateurs : Clyde Geronimi, Hamilton Luske, Wolfgang Reitherman. Scénariste : Bill Peet, d’après le roman de Dodie Smith.
Casting (vocal) : Rod Taylor, Cate Bauer, Betty Lou Gerson, Ben Wright, Bill Lee, Lisa Davis, Martha Wentworth, Frederick Worlock, J. Pat O’Malley, Thurl Ravenscroft, David Frankham, Barbara Baird, Mickey Maga, Sandra Abbott, Mimi Gibson, Tom Conway.

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