The King’s Speech (Le Discours d’un roi – 2010)

mercredi 19 janvier 2011 à 23:36

Je ne sais pas trop pourquoi, mais il y a pas mal de scénaristes qui ont décidé de se pencher sur l’Angleterre des années 1930 – et en particulier la royauté. Pour le coup, j’ai le sentiment qu’à force de voir l’histoire, je vais finir par en connaître toutes les facettes.

The King’s Speech à l’avantage de se pencher sur l’histoire du roi George VI, qui n’est pas la partie la plus contée, donc cela fournit un angle d’attaque et une perception différente. Le futur roi d’Angleterre avait des problèmes et n’arrivait pas à s’exprimer en public. Cherchant à se soigner, il finit par consulter Lionel Logue aux méthodes peu orthodoxes, mais efficaces. Ce que sait Lionel (et ce n’est plus vraiment un secret de nos jours), c’est que le tout trouve son origine dans des problèmes psychologiques qu’il faut surmonter pour véritablement vaincre le mal.

Le film est donc là pour relater les difficultés que traverse Bertie – futur George VI – à travers ses relations familiales et les angoisses que son père et son frère ont fait naitre en lui et qu’il n’arrive pas à se débarrasser. Colin Firth se montre assez émouvant quand il s’agit d’aborder cet angle, et son duo avec Geoffrey Rush est tout en sobriété, maintenant une certaine distance royale tout en y montrant la naissance d’une relation qui va dépasser la simple thérapie pour prendre une forme d’amitié solide. J’ai bien aimé la découverte sur le véritable statut professionnel de Lionel, qui met en avant bien des choses encore valables aujourd’hui.

Le réalisateur Tom Hooper n’est pas un manchot en ce qui concerne la mise en scène pour les faits historiques, vu qu’il a quand même fait les miniséries John Adams, Elizabeth I, et le téléfilm Longford. Il y a donc des plans qui sont plutôt superbes, surtout dans les extérieurs (même s’ils sont en quantité moindre), et c’est un plus non négligeable pour un film qui souffre quand même d’être un peu trop codifié à cause de son sujet.

L’ensemble est en tout cas bien mené, et le sujet est abordé avec beaucoup de sincérité, ce qui le rend régulièrement touchant.

Enfin, rayon petite anecdote personnelle liée à mon visionnage, j’ai trouvé le moyen de ne pas tout de suite identifier Jennifer Ehle, qui incarne la femme de Lionel et c’est la deuxième fois que Ramona Marquez joue la fille Helena Bonham Carter, vu que la première fois c’était dans Enid.

Réalisateur : Tom Hooper; Scénariste : David Seidler.
Casting : Colin Firth, Helena Bonham Carter, Guy Pearce, Michael Gambon, Geoffrey Rush, Timothy Spall, Jennifer Ehle, Derek Jacobi, Anthony Andrews, Eve Best