The Last of the Mohicans (Le Dernier des Mohicans – 1992)

jeudi 24 février 2011 à 19:32

J’aime beaucoup le cinéma de Michael Mann et c’est pour ça que je voulais voir depuis longtemps The Last of the Mohicans qui, même si on n’entend plus souvent parler de lui aujourd’hui, possède une excellente réputation. Et je dois dire qu’elle n’est pas volée.

Certes, le film n’est pas exempt de défauts, certains étant peut-être à imputer à l’époque à laquelle il a été fait, je pense notamment à la bande-son parfois un peu trop confuse, ponctuée d’envolées lyriques qui sont légèrement poussives. Cela dit, le film se montre rapidement plein de surprises, engageant souvent l’histoire dans une direction qui n’est pas la plus attendue, ce qui lui permet de prendre par surprise et d’offrir une intensité remarquable dans certaines scènes qui sont pourtant simples.

D’ailleurs, Michael Mann n’était pas encore aussi précis et incisif qu’il peut l’être aujourd’hui, mais il parvient à utiliser ses superbes décors dans son approche sans emphase de l’action et de la violence. Il va droit au but en suivant la vitesse effrénée de ses protagonistes.

L’histoire se montre, comme je le disais au début, assez engageante de par le fait qu’elle ne résonne pas de trop de classicisme, même si je dois avouer que l’installation de la romance entre les personnages de Daniel Day-Lewis et de Madeleine Stowe m’a paru un peu bâclée au départ. Je me rends compte qu’à ce stade je n’ai pas encore pris le temps de vous dire de quoi ça parle. En gros, Nathaniel « Hawkeye » Poe a été élevé par des Mohicans. Pris au milieu du conflit armé entre les anglais et les français pour le contrôle de l’Amérique du Nord en 1757, il va se retrouver à aider les filles du colonel Munro. Magua, un indien, tire profit des oppositions pour tenter d’obtenir sa vengeance contre Munro. Il compte les tuer, lui et ses filles, mais Hawkeye qui s’est épris de Cora Munro va tout faire pour les sauver.

Et donc, je disais, la relation entre Cora et Hawkeye n’a pas été un point fort pour moi dans le film, car un peu trop rapidement introduite. Elle reste cohérente dans le contexte, mais ça donne quelques scènes légèrement trop théâtrales, tout particulièrement durant les périodes de calme qui sont, avouons-le, peu nombreuses.

The Last of the Mohicans possède en tout cas un certain souffle épique qui sert à nous délivrer une histoire intense et prenante d’un bout à l’autre. Un film qui est parfois littéralement à couper le souffle et qui ne souffre que très peu des effets du temps, ce qui rend sa découverte, malheureusement tardive, aussi plaisante que possible. J’aurais quand même dû le voir plus tôt.

Dans cet esprit, je vous rappelle que l’on a commencé une liste de film comme celui-ci que l’on veut découvrir depuis longtemps afin d’être encore plus encouragé à le faire. Nous l’agrandissons d’ailleurs à chaque fois qu’un titre nous vient à l’esprit et voir ici Daniel Day-Lewis m’a rappelé que je n’avais toujours par vu In the Name of the Father, et il va falloir que je change ça.

Réalisateur : Michael Mann ; Scénaristes : Michael Mann & Christopher Crowe.
Casting : Daniel Day-Lewis, Madeleine Stowe, Wes Studi, Russell Means, Eric Schweig, Steven Waddington, Jodhi May, Patrice Chéreau, Terry Kinney, Pete Postlethwaite, Colm Meaney.