The Princess Bride, le classique du conte de grand amour et de grande aventure

lundi 13 février 2012 à 14:48

En début d’année, j’ai lu The Princess Bride, le grand classique de S. Morgenstern abrégé par William Goldman. Mais comme ce dernier nous le signifie lui-même au début, si aujourd’hui, on connaît The Princess Bride, c’est avant tout pour son adaptation cinématographique.

À sa sortie en 1987, le film ne fut pas un hit, mais avec les années, il est devenu un classique du cinéma, une œuvre culte qui passe d’une génération à l’autre – du moins, aux États-Unis, je ne pense pas qu’on puisse en dire autant chez nous.

William Goldman, qui est donc l’auteur du livre (qui fait croire qu’il abrège le roman de Morgenstern) est aussi le responsable de l’adaptation. Il n’y a alors pas grand-chose à critiquer sur ce plan-là, on y retrouve tous les ingrédients de l’histoire. La plus grosse difficulté devait être de dépasser l’aspect meta du roman. Dans le long-métrage, Peter Falk joue alors le grand-père qui vient lire le roman à son petit-fils malade (Fred Savage), ce qui permet de conserver cette approche narrative connecté à notre temps, de couper le récit pour y mettre un peu d’humour ; et si vous avez lu le livre, ceci a tout son sens et même un peu plus. Goldman est un homme ingénieux, il n’y a pas de doute là-dessus.

The Princess Bride est donc une véritable histoire d’amour, celle de Buttercup et Westley, et dont les aventures seront périlleuses, dangereuses, romantiques. Mais, ce qui compte aussi, c’est Inigo Montoya :

Avec maintenant 25 ans au compteur, le film fait kitsch dans ses décors et ses costumes. Mais, c’est surtout une œuvre de fantasy satirique, ce qui fait qu’honnêtement, on s’en fout un peu que cela fasse pauvre, ridicule ou moche, cela fait même partie du charme du film.

Malgré tout, il serait mentir de dire que cela n’a pas un impact sur la façon dont je peux appréhender le long-métrage, surtout que j’ai un gros faible pour Stardust, qui est juste le Princess Bride du 21e siècle avec une approche plus familiale.

Aujourd’hui, The Princess Bride est une œuvre suffisamment chéri pour qu’Entertainment Weekly se soit donné la peine de réunir le casting pour une photo réunion. C’est, à l’image du roman, beaucoup de répliques qui traversent le temps et qui font délirer les gens.

Comme j’ai bien aimé le lire, j’ai bien aimé regardé le film. Malheureusement, dans mon cas, cela s’arrête là. The Princess Bride est un film que je trouve plaisant sans être transcendant, sympathique mais pas exceptionnel, divertissant sans que cela aille plus loin. Qui plus est, à l’écran, le Prince Humperdinck est bien moins charismatique (mais il n’a pas non plus beaucoup le temps de l’être, ce qui est bien dommage).

Ah, et la musique est signée Mark Knopfler. So ’80s.

Le cast de The Princess Bride 24 ans plus tard.
À mon avis, Mandy Patinkin devait tourner Homeland au moment de la photo.

Réalisateur : Rob Reiner ; scénariste : William Goldman.
Casting : Cary Elwes, Mandy Patinkin, Robin Wright, Chris Sarandon, Christopher Guest, André the Giant, Wallace Shawn, Peter Falk, Fred Savage, Billy Crystal, Carol Kane, Peter Cook, Mel Smith, Anne Dyson, Willoughby Gray.