The Singing Detective (2003)

dimanche 10 janvier 2010 à 0:17

Résumé : Un écrivain rongé par une lente maladie du cerveau ne peut trouver la guérison qu’en s’immergeant dans un monde imaginaire qu’il a créé pour les besoins de l’un de ses ouvrages.

Pour mon deuxième film du petit challenge autour de Robert Downey Jr., j’ai posé mon dévolu sur The Singing Detective, film qui n’a pas très bonne réputation. C’est d’ailleurs une des raisons pour lesquelles je l’ai choisi, attiré par le concept, qui pourtant me séduisait. Robert s’imaginant dans un univers de polar très film noir, cela ne pouvait pas être foncièrement mauvais.

Donc, disons-le, The Singing Detective n’est pas un mauvais film. Du moins, il n’est pas aussi mauvais que certaines critiques que j’avais lu pouvait le laisser supposer. Seulement, c’est un film qui a un style particulier auquel l’absence d’information peut déstabiliser. En tout cas, cela a été le cas pour moi, car je me suis retrouvé devant une œuvre complètement différente de ce à quoi je m’attendais.

En fait, le film s’articule autour de trois intrigues :  (1) La première se trouve être la réalité, dans laquelle Dan Dark, le personnage qu’incarne Robert, est tourmenté par une douleur causé par une maladie de la peau. Paranoïa et hallucinations s’ensuivent entrainé par la colère et le désespoir. Il choisit alors de prendre le chemin d’une douce folie, qui nous entraine dans une autre partie de l’histoire qui est le côté The Singing Detective (2) avec un détective privé/chanteur qui se retrouve sur une affaire. En parallèle est développé une partie plus complexe lié à des traumatismes de Dark, expliquant quelque peu son comportement aujourd’hui en rapport avec le sexe (3).

Autant dire que ce n’est clairement pas ce que je m’attendais à voir. Au début, j’étais donc assez sceptique par la partie Singing Detective, qui se révèle un peu confuse, et jamais tangible. Ajoutons à cela que d’un point de vue décor, ce n’est pas très recherché, la sauce ne prend pas. Le film souffre d’ailleurs dans son ensemble d’une réalisation assez plate.

Pour le coup, alors qu’au début, il est difficile de faire face à un Dark a la peau complètement abimé, on va finir par trouver dans cette storyline un développement psychologique qui se révèle plus intéressant que tout le reste. Si une partie de son évasion nous livre des clés sur son comportement, et qu’on devine par soi-même la relation entre ce qu’on voit et le personnage, au départ, c’est assez mal exposé, et on peut se demander l’intérêt.

Le film a donc une mise en place trop lente, qui n’est pas aidé par le fait qu’il faut aussi saisir dans quel type d’environnement nous allons évoluer. On peine donc sur les passages menant de la réalité à ce monde créé de toutes pièces par Dark, pour une œuvre qui se révèle être en fait plus porté sur le drama et le développement psychologique de son personnage, que ce que j’avais réellement imaginé.Une oeuvre plus sérieuse et mature que ce que j’en attendais. J’aurais dû me renseigner, on en convient. Enfin, Robert Downey Jr. est excellent, jouant avec les émotions de Dark avec splendeur.

Pour information, il s’agit de l’adaptation d’une minisérie de BBC de 1986, avec Michael Gambon, écrite par le créateur lui-même.

Réalisateur : Keith Gordon; Scénariste : Dennis Potter.
Casting : Robert Downey Jr., Robin Wright Penn, Mel Gibson, Jeremy Northam, Katie Holmes, Adrien Brody, Jon Polito, Carla Gugino, Saul Rubinek, Alfre Woodard, Amy Aquino, David Dorfman, Eddie Jones, Clyde Kusatsu.