The Wrestler (2008)

samedi 02 janvier 2010 à 23:49

Résumé : Dans les années 1980, Randy “The Ram”  Robinson était une star du catch professionnel. 20 ans plus tard, il continue à combattre sur le ring, mais quand il fera une crise cardiaque, on va lui dire qu’il doit mettre un terme à sa carrière. Sans ça, Randy n’a rien. Il est épris d’une strip-teaseuse qui le repousse et sa fille ne veut pas le voir. Il va alors essayé d’arranger les choses.

Début janvier 2009, Fabien écrivait sur The Wrestler. Il m’a fallu un an pour le voir, et comme il l’a dit, avec le changement d’année, rien ne nous empêche de reparler de films qui ont déjà été traité dans le coin. Pour le coup, je me dis que The Wrestler s’y prête bien, car après tout, je suis une femme, et lui un homme, par conséquent, deux angles d’approches différents sur un film dont le sujet de départ à de quoi rebuter la gente féminine.

Malgré cela, je ne suis peut-être pas un bon exemple, car si je ne regarde pas de mon plein gré le catch, ce dernier se classe pour moi dans un registre qui a toujours eu à moitié tendance à me fasciner quand je me retrouvais devant, simplement impressionnée par ce qui se passait sous mes yeux. Je trouvais cela bluffant. Seulement, au bout du compte, le milieu du catch se révèle être la grande originalité du film, qui, dans le reste de son développement, se révèlera moins inspiré.

L’histoire de Randy (Mickey Rourke – plus besoin de parler de sa performance, n’est-ce pas ?) va pas mal se dérouler hors du ring, et se construira autour d’une strip-teaseuse interprété par la magnifique Marisa Tomei, ainsi que sur un tentative de reconstruction relationnelle avec sa fille (Evan Rachel Wood). Le tout manque singulièrement de profondeur en terme de background, il est un peu difficile de toujours comprendre les conflits avec sa fille, quand on ne sait pas véritablement comment ils en sont arrivés là. Bien sûr, on nous fournit ce qu’il faut pour y donner du sens, mais pas suffisamment pour que l’ensemble se révèle complètement tangible. Malgré cela, sur le plan émotionnel, le film est impeccable, et la solitude de Randy, le désert de sa vie, la place du catch au sein de celle-ci, et de ce que cela représente, j’ai trouvé que c’était plutôt criant de vérité. Au fond, les storylines et les développements sont les points faible d’un film qui pourtant regorge d’une étrange et poignante vérité émotionnelle.

A la fin, ce n’est pas vraiment un film dans le milieu du catch, mais l’histoire d’un homme dont sa vie est défini par ce sport. Subtile différence, mais qui a de l’importance.

Réalisateur : Darren Aronofsky; Scénariste : Robert D. Siegel.
Casting : Evan Rachel Wood, Marisa Tomei, Mickey Rourke, Todd Barry, Mark Margolis, Judah Friedlander, Ernest Miller, Ron Killings.