The Wrestler (2008)

lundi 05 janvier 2009 à 21:51

The Wrestler (2008)

Dans les années 1980, Randy « The Ram »  Robinson était une star du catch professionnel. 20 ans plus tard, il continue à combattre sur le ring, mais quand il fera une crise cardiaque, on va lui dire qu’il doit mettre un terme à sa carrière. Sans ça, Randy n’a rien. Il est épris d’une strip-teaseuse qui le repousse et sa fille ne veut pas le voir. Il va alors essayé d’arranger les choses.

The Wrestler n’est pas un film que j’attendais avec une grosse impatience. En fait, les critiques étaient un peu trop unanime à mon goût. Je me suis donc préparé à ce que ce ne soit pas le chef d’oeuvre que certains vendent. Du coup, la déception n’est pas trop grande.

Certes, c’est un bon film. Les qualités cinématographiques sont indéniables, mais je crains que certains perdent leur objectivité parce que c’est Aronofsky qui dirige. C’est donc plutôt bien fait, mais l’histoire ne suit pas toujours. Je n’irais pas jusqu’à dire « clichée », cependant, les évènements s’enchaînent sans surprendre.

La grosse force du film réside donc dans ses interprêtes. Mickey Rourke a fait un sacré boulot sur le plan physique et cela crédibilise fortement les combats. Pour avoir à une époque, un peu suivit le catch, j’ai d’autant plus apprécié le travail fait dans les scènes de combats. Certes, ce n’est pas filmé comme un match de catch est réellement filmé, du coup, ça perd en impact (pour ne pas dire que c’est un peu mou), mais les enchainements, les mouvements, et les réactions de la foules donnent le change.

Dans les scènes hors ring, l’histoire avec la fille de Ram est un peu… non pas sous-exploitée, mais disons plutôt qu’elle est trop evasive. Par contre, cela donne les plus belles scènes du film, à la fois touchante et magnifiquement mises en scène. Evan Rachel Wood m’a même surpris, mais je n’attendais pas grand chose d’elle, donc…

Pour finir, nous avons l’histoire avec Cassidy la stripeuse. Marisa Tomei est sublime, comme toujours, mais là encore, cette story-line – plus développée que celle de la fille – n’est pas assez aboutie.

Au final, c’est un bon film. On peut difficilement le nier, mais je n’irais pas dire que c’est plus que cela.

B

P.S. : Encore un film indé !